Pierre Guillemot. Le Roi de Bignan

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1789. Un vent d’espoir souffle sur la France engagée sur la voie du changement pour la liberté, l’égalité, la fraternité.



Mais l’espérance fait vite place au cauchemar. On proclame les Droits de l’Homme et du Citoyen, mais partout les libertés
sont bafouées, l’intolérance et la terreur se répandent sur le pays.



Loin de Paris, dans un coin du Morbihan, un homme va se lever contre l’oppression, entraînant derrière lui toute une région
qui va le suivre sans faillir durant huit ans, de 1794 à 1802.



Cet homme, c’est Pierre Guillemot, le « Roi de Bignan ».



Ce livre nous raconte son histoire, une véritable épopée qui le conduira au sacrifice suprême, pour son roi, sa religion et son
pays. L’histoire d’un homme qui vécut comme un héros et mourut comme un saint.

Publié le : vendredi 1 janvier 2010
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EAN13 : 9782952935104
Nombre de pages : 136
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1789 – Juillet 1794 La Révolution Espoirs et désillusions Les débuts de l’insurrection dans le Morbihan Lorsque le Roi Louis XVI ordonne la convocation des er Etats généraux décidée par le ministre Brienne, pour le 1 mai 1789, la population bretonne dans son ensemble est favorable aux nouvelles idées et aspire à de profondes réformes. A cette époque, la densité moyenne de population dans 2 l’ouest (60 habitants au km ) est supérieure à celle du royaume 2 (50 habitants au km ) et le taux de croissance est de 10%, ce qui prouve la disparition des grandes famines et un progrès de la productivité dans le monde agricole. Néanmoins le paysan était las de la multiplicité des impôts et certains droits féodaux irritaient la classe rurale. Cela explique pourquoi les débuts de la Révolution et les premières décisions furent plutôt bien accueillies. Quand se réunissent les Etats Généraux, le 5 mai 1789, le Tiers Etat et le bas clergé breton sont bien décidés à s’en prendre aux droits féodaux et aux privilèges fiscaux de la noblesse. C’est là qu’apparaît le rôle fondamental du curé dans le milieu rural. Ces curés, qui seront souvent les rédacteurs des cahiers de doléances, sont les vrais médiateurs de la communauté rurale.
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A partir du mois de mai les événements, vont aller vite à Paris jusqu’à la prise de la Bastille. Les nouvelles de tous ces mouvements dans la capitale se répandent ; ils finissent par échauffer les esprits dans une bonne partie de la France et provoquer une grande agitation dans les campagnes. Des paysans vont s’armer devant un péril imaginaire (on dit que des brigands pillaient les récoltes et les maisons). Dans certaines régions ils s’en prennent aux châteaux et détruisent leurs archives (150 furent détruits en France). C’est ce que l’on a appelé la Grande Peur, qui cessa aussi vite qu’elle était apparue. Cette agitation est peu ressentie en Bretagne et dans la région de Bignan. Lorsque, la nuit du 4 août 1789, les représentants des trois ordres (Noblesse, Clergé, Tiers Etat), pris d’un délire collectif, abolissent les privilèges, c’est une vaste révolution sociale qui s’accomplit. Mais une série de décisions vont être prises qui viennent peu à peu jeter le trouble et l’incompréhension dans les esprits et qui finiront par rendre les changements odieux et inacceptables pour la population. Il y a d’abord la loi du 2 novembre 1789 qui nationalise et confisque au profit de l’Etat tous les biens de l’Eglise. Elle suscite au départ peu de réactions au sein de la population. Mais les choses vont vraiment se gâter après le vote, le 12 juillet 1790, de laConstitution Civile du Clergé. Cette loi va réformer toute l’organisation de l’Eglise en France et porter à l’exercice du culte un coup qui va lui être fatal. Elle vise surtout à enlever le catholicisme à l’autorité de Rome en le fonction-narisant. Les prêtres et les évêques seront désormais élus par les électeurs des départements. Cette constitution est élaborée sans en avoir référé au pape. La plupart des évêques la condamnent fermement et les curés en Bretagne s’élèvent dans leurs sermons contre cette décision hostile aux intérêts de la religion. La plupart
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des Bretons, attachés à leurs prêtres et à leur religion, prennent aussitôt le parti de leurs pasteurs. L’Assemblée Nationale décide alors, le 12 novembre 1790, que tous les évêques et les prêtres devront prêter serment en public et jurer le maintien de la Constitution civile. Le conflit devient désormais évident avec l’Administration. Tous les prêtres de Bignan (85,5 % en moyenne dans le Morbihan) refusent de se soumettre. On distinguera alors : les prêtres jureurs ou asser-mentés et les prêtres non-jureurs ou « réfractaires ». Les autorités feront tout pour remplacer les curés qui ont refusé le serment par des prêtres élus par les électeurs des départements. Mais ces intrus seront très mal accueillis. Des réfractaires sont arrêtés et internés à La citadelle de Port-Louis et à Josselin. Le mécontentement est à son comble devant ce qui est ressenti comme une atteinte profonde aux libertés. Le 21 juin 1991, Louis XVI est arrêté à Varennes et doit jurer de se soumettre à la nouvelle Constitution qui ne lui laisse que le pouvoir exécutif (12 septembre 1991). C’est désormais un Roi sans autorité qui n’est plus que le « mandataire » de la Nation. Et le 10 août 1792 il est démis de ses pouvoirs par l’Assemblée Législative qui se sépare le 20 septembre pour faire place à la Convention. A peine élue la nouvelle assemblée vote aussitôtl’abolition de la Royautéle21 septembre 1792. Finalement le Roi est condamné à mort et exécuté le 21 janvier 1793. La nouvelle fut mal ressentie dans toute la France. « Louis XVI est tombé et une stupeur mêlée d’épouvante s’est répandue sur la France » (Abbé Le Falher – Le Royaume deBignan). Car, si chacun attendait de profondes réformes, la majorité de la population respectait la personne du Roi. En le faisant mourir on touchait à quelque chose de sacré dans le cœur des Français. Le 26 août 1792, une nouvelle loi avait été votée, obligeant tous les prêtres réfractaires à quitter la France. Ce fut la loi d’exil.On déporta ceux qui restaient. De la même façon on
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s’attaqua aux familles des nobles qui avaient émigré en s’en prenant à leurs épouses, à leurs enfants. Un événement vint couronner cette suite de décisions gouvernementales. Le 24 février 1793 la Convention décida la levée trois cents mille hommesrenforcer les effectifs de pour l’armée. Le recrutement confié aux autorités locales se fit le plus souvent par tirage au sort, les juges, les membres des muni-cipalités, des districts et des départements n’étant pas soumis à l’appel sous les drapeaux. Ce fut un refus général qui sonna le soulèvement de la population dans le département du Morbihan. Mais sans organisation au départ. Du 13 au 20 mars la moitié du département se lève brusquement et spontanément dans un mouvement tel qu’il pourrait faire penser à une insurrection préméditée. Dans la matinée du 14 mars, Vannes fut tout à coup investie par des rassemblements d’hommes en colère. Le groupe continua à grossir et les défenseurs républicains de la ville se préparèrent à la riposte par les armes. Les paysans non armés finirent par céder et le rassemblement se dispersa, laissant 150 prisonniers qui furent conduits devant le juge de paix. Le même jour, à Pluméliau, les paysans firent feu sur l’escorte venue pour effectuer le recrutement. Vingt-cinq hommes furent tués. Dans la nuit du 14 au 15, un attroupement considérable de paysans envahit Locminé. Au milieu de la nuit les gendarmes attaquèrent, sabre au poing. Il y eut des morts. Devant cette série d’événements et de mesures prises par les nouveaux gouvernements installés par la Révolution, la population est exaspérée. Cette dernière loi ordonnant le tirage au sort pour le recrutement de soldats sera la goutte d’eau qui fera déborder le vase. Toute une région va alors entrer en rébellion. C’est à ce moment qu’à Bignan, en plein cœur du Morbihan, on voit apparaître un homme, qui va cristalliser le
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mécontentement et entraîner tout son pays derrière lui. Il s’appellePierre Guillemot.Tout de suite il s’affirme comme un chef. Mais avant de nous intéresser à lui, il nous faut remarquer que cette expression de colère populaire dès le printemps de 1993 n’est pas le fait de la seule Bretagne, mais que l’insurrection va gagner une bonne partie de l’ouest de la France. La Vendée, le Bas Poitou, le Maine, une partie de la Normandie jusqu’aux confins du Perche, vont se soulever en une vaste insurrection. C’est vers le printemps 94 que le nom de chouans apparaîtra progressivement pour désigner ces insurgés. La répression se fait sentir durement et des massacres auront lieu de part et d’autres. Aux vexations et aux oppressions des patriotes républicains répondront parfois des violences des antirévolutionnaires qui sont un peu comme une réponse aux massacres de septembre à Paris en 1792. Au début, les Vendéens remportèrent des succès. Les insurgés prirent des villes comme Cholet, Saumur, Angers. Mais ils furent ensuite repoussés par les armées de Marceau et Kléber envoyés en renfort par la Convention. Et ces paysans révoltés finirent par se faire écraser à Savenay en décembre 1993. Il arriva qu’une partie de ces Vendéens se dirigea vers le Morbihan. Et c’est ainsi que deux d’entre eux, deux officiers, de Fay (avec son domestique le petit Jacques) et Auguste de Béjarry, arrivèrent début mars 94 sur la commune de Bignan et vinrent frapper à la porte d’une ferme exploitée par les trois frères Le Brazidec au village de La Ferrière. A ce sujet on peut se demander pourquoi, comme l’écrit L’Abbé Le Falher, « la ferme des Guillemot étant si rapprochée de la leur, les officiers Vendéens n’allèrent pas plutôt y demander un gîte. Car Guillemot, lui, tout le pays le connaissait ». Et Le Falher poursuit : « Ce n’était pourtant qu’un simple paysan, ce Pierre Guillemot…Il était du terroir essentiellement et nul n’en
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sortait mieux que lui. Sa race était de meuniers, sa profession de cultivateur et, ce qui donne un cachet particulier à l’une et à l’autre, les hasards de l’existence ne cessèrent de les déraciner toutes les deux et de les transplanter à travers le pays. De paroisse en paroisse, de moulins en métairies, les Guillemot voyagèrent de Bignan où Pierre naquit à Pleugriffet où se passa son enfance, puis à Buléon où il vécut sa vie de jeune homme puis encore à Plumelec où il se maria, enfin de nouveau à Kerdel de Bignan qu’il habitait en 1793. Rien de meilleur que cette vie errante pour connaître et pour être connu ? Le frottement mûrit ses qualités personnelles, sa loyauté, sa droiture, son imperturbable bon sens, sa religion austère ; il développa son énergie tenace, il donna du champ à son habileté et à son intelligence qu’éclairait d’ailleurs une instruction qui n’était pas commune. C’en était bien assez pour lui gagner l’estime. Mais son âme si puissante animait de plus un corps d’une vigueur et d’une agilité merveilleuse ; et alors dans ce pays passionné pour tout ce qui est la force, l’ensemble des qualités de Guillemot répandait autour de sa personne une atmosphère étonnante de respect et d’admiration…Tel était Pierre Guillemot quand les Vendéens fugitifs pénétrèrent à La Ferrière au commencement de mars 1794 ». Etant donné la proximité des villages, les deux officiers rencontrèrent inévitablement le fermier de Kerdel, chez qui ils décelèrent immédiatement l’homme qu’il fallait pour organiser le mouvement de résistance dans la région. Il faut dire que Pierre Guillemot occupait déjà une place dans l’administration locale. Dès le mois de décembre 1789, l’Assemblée Constituante s’était attaquée à la réorganisation ad-ministrative de la France, divisée désormais en quatre-vingt trois départements, eux-mêmes subdivisés en districts, cantons et communes. C’est ainsi qu’il devint membre de la municipalité de Plumelec, procureur syndic et délégué à l’administration du district.
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Il se laissa assez vite convaincre par les fugitifs Vendéens de rentrer en lutte contre la République. Ils convinrent d’entraîner la population du pays et de la soulever dans les plus brefs délais. Pour organiser le mouvement, décision fut prise d’organiser un rassemblement à la chapelle de Mangolérian à Plaudren, suivi d’une marche sur Vannes pour affronter l’Administration. Aussitôt Guillemot se met en route de paroisse en pa-roisse, le fusil sur le dos, accompagné de son domestique. Autour de lui d’autres Bignannais s’activent : Jean Le Priol, avec Le Mercier fils du notaire de Bignan, Jéhanno de Kérichein avec Le Thieis de Kérauffret. Ce dernier, qu’on surnommera l’abbé de Kéraufret parce qu’il avait été séminariste, était cousin de Pierre Guillemot. Tous ameutent parents et amis et leur donnent rendez-vous près de la chapelle de Mangolérian, pour le matin du 14 mars 1794.. Des groupements se forment et grossissent dans toutes les paroisses environnantes, qui se dirigent vers Vannes. Guillemot lui-même, en compagnie de son cousin Le Thieis et de nombreux amis, s’est mis en marche. Les routes se couvrent de groupes de paysans armés et de déserteurs, la cocarde blanche épinglée aux chapeaux, et qui prennent le temps de s’arrêter dans les auberges le long de la route. Si bien qu’au jour convenu, le 14 mars au matin ils ne se retrouvent qu’à cinq cents hommes à peine sur les hauteurs de Mangolérian, autour de de Fay qui avait pris la direction de l’opération. Cent cinquante à peine parmi eux étaient armés de fusils. Il décida donc d’attendre pour marcher sur Vannes et se dirigea avec ses hommes vers Grandchamp qu’ils envahissent et où ils s’emparent de la caisse du receveur des contributions. De Fay envoie des courriers dans toutes les paroisses des environs pour rameuter la population. Il laisse le temps aux insurgés pour le rejoindre. Et le 15, à trois heures du matin, il reprend le chemin de Mangolérian où ils arrivent à
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sept heures. Le rassemblement compte à ce moment environ 1500 hommes armés de 600 fusils. On imagine facilement qu’un tel mouvement depuis quarante-huit heures ne pouvait pas passer inaperçu et que des nouvelles parvinrent à Vannes dès le 14 mars. L’Administration s’inquiète et prévient la municipalité Lorientaise. Le 15 mars, Auray demande aussi des secours. Des troupes marchent alors sur Vannes où elles arrivent le soir du même jour. Mais entre-temps la force armée de Vannes était sortie en direction de Meucon puis de Mangolérian après avoir pris et fusillé un homme décoré de la cocarde blanche. La troupe des insurgés, bien rangée en ordre de bataille, résiste et repousse dans un premier temps la cavalerie de la République. Mais, après une heure de combat, elle sera repoussée par l’infanterie. Une poignée d’hommes résiste jusqu’à la fin, probablement des Bignannais, car dans la foule des insurgés on entendait crier : « vive Bignan ». On lit dans un rapport de l’Administration que Pierre Guillemot s’était battu avec fureur. Néanmoins les insurgés doivent battre en retraite, poursuivis par l’ennemi, et finissent par disparaître dans la campagne et regagner leurs domiciles. Mais cet insuccès, que l’on peut comprendre, quand on sait le manque d’organisation de l’insurrection, n’arrêtera plus l’élan donné par de Fay et de Béjarry. Les événements de Mangolérian eurent pour effet immédiat d’inquiéter le district de Josselin. Un détachement de 100 hommes, sous les ordres de Jouault, est envoyé sur Bignan. Au manoir de Kervio ils arrêtent le propriétaire, Monsieur de Raymond, et sa famille et les maltraitent. D’autres personnes sont arrêtées, interrogées, emprisonnées. Malgré ces violences, malgré la peur qui anime les personnes interpellées, on en tire peu de renseignements et tous finiront par être relachés. A Josselin on donne l’ordre suivant : « Tâchez de vous saisir de Pierre Guillemot et de son domestique (Jérôme Le Calonnec) ». On donne l’ordre aussi d’incendier certaines maisons. « N’oubliez
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pas non plus la maison du maire, qui doit être démolie ». Le district oublie la maison de Guillemot et on se borne à enlever le toit du maire Pierre Le Goff. L’administration procède à la mise à sac de tous les foyers compromis ou suspects de Bignan. Les meubles, les bestiaux sont saisis et vendus ; et les acquéreurs ne manquent pas. Les récoltes sont enlevées au bénéfice de la République. Mais les paysans réquisitionnés pour le transport, résistent à ces ordres vexatoires et finissent par refuser d’obéir. Pendant quelques semaines, les insurgés restent tran-quilles. L’Administration continue les interrogatoires des pré-venus sans rien obtenir de plus. L’affaire de Mangolérian se termine sans qu’il y ait d’exécution de personne. C’est la période de la Grande Terreur inspirée par Robespierre. La persécution reprend contre les prêtres réfractaires et les religieux qui, depuis deux ans, tentaient de se faire oublier. Trois prêtres vont êtres arrêtés ainsi que quelques civils dont le seul crime est de faire partie de leur entourage. Ils sont em-prisonnés, interrogés et condamnés à mort. Il y a d’abord l’abbé Noël Briend, agé de 51 ans, ex-vicaire de la paroisse de Sérent, guillotiné le 16 mai 1794. Avec lui on arrête trois personnes qui l’ont hébergé et qui sont condamnées à la déportation à Cayenne mais seront finalement relâchées (Jeanne Briend sa nièce, Pierre Gicquel maire de Saint Vincent, et Marc Denoual qui avait assisté à l’une de ses messes). Puis ce sera le tour de Pierre Mahieux (30 ans), vicaire aussi à Sérent, guillotiné à Lorient le 26 mai. Deux femmes de Sérent, Jeanne Trégaro et Jacquette Merlet, subissent le même sort pour avoir hébergé leur prêtre. Le troisième prêtre est l’abbé Bertrand Carel, un homme de 59 ans vieilli par les souffrances et les privations, qui desservait la chapelle des Brières à Guégon. Il sera guillotiné le 9 juin à Lorient ainsi que Anne Le Maître qui lui avait donné asile. Tous ces martyrs meurent dignement, avec héroïsme. Quant aux chouans ils restent insaisissables.
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Les désertions continuent, les conscrits reprennent le chemin de leurs villages. Au mois de juillet 94 il y avait 94 déserteurs à Bignan. L’autorité militaire n’arrive pas à les découvrir. On signale leur présence tantôt dans un coin, tantôt dans un autre, et dès qu’on y court il n’y a plus personne. Voici ce qu’écrit l’abbé Le Falher : « Les insurgés usaient de prudence et savaient se précautionner : dispersés, ils rôdaient le jour, et la nuit couchaient à la belle étoile dans les « crières des champs, le fusil auprès d’eux ; les rondes nocturnes des Bleus devenaient de ce fait plus menacées que redoutables. Peu à peu leurs habitudes se modifient, ils acquièrent progressivement les qualités nécessaires à leur genre de vie nouvelle ; réfractaires, déserteurs, paysans se chouannisent ».
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