Raid sur Saint-Nazaire

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Depuis septembre 1939, la bataille de l’Atlantique mobilise les forces navales de l’Atlantique Nord. Pour les navires de l’Axe, l’objectif est d’établir un blocus du Royaume-Uni, de couler le maximum de navires de commerce et de paralyser ainsi l’économie britannique. Pour la Royal Navy, il est vital de neutraliser la flotte allemande, notamment en anticipant ses mouvements le long des côtes françaises. Il apparaît dès lors clairement aux Alliés que le port de Saint-Nazaire et ses installations allemandes fortifiées est une cible à détruire.

Après de longs mois de préparation, le 28 mars 1942, durant la nuit, les commandos de Sa Majesté, emmenés par le lieutenant-colonel Newman, remontent l’estuaire de la Loire à bord de frêles vedettes. Leur plan est simple : convoyer un vieux destroyer maquillé en navire allemand, le Campbeltown, avec plusieurs tonnes d’explosifs à son bord et le faire exploser une fois parvenus au centre des installations ennemies.
L’objectif à détruire : la Forme Joubert, une gigantesque cale sèche. Elle a été initialement construite pour abriter le Normandie, le paquebot transatlantique fleuron des chantiers de Saint-Nazaire. Mais les Alliés pensent que les Allemands vont l’utiliser pour abriter ou réparer leur plus grand cuirassé, le Tirpitz, stationné en Norvège. Géant des mers invincible, il faut absolument lui couper la route de l’Atlantique.

Entraînés intensivement pour contrecarrer les plans de la Kriegsmarine et par-venir à détruire le maximum de leurs équipements, les commandos vont parve-nir à leurs fins sous les feux nourris de plus de 5000 soldats et marins alle-mands. Au prix de nombreuses vies, la porte de la forme Joubert est finalement projetée hors de son rail lors de l’explosion à retardement du Campbeltown. Dans la panique, de nombreux civils seront blessés ou tués.

L’opération Chariot fut la plus importante opération de commandos de la Se-conde Guerre mondiale. Elle nécessita plus de 600 raiders, plus de 150 com-mandos furent tués, 200 faits prisonniers. Il y eut plus de 400 morts côté alle-mand. Raid sur Saint-Nazaire est le récit de cette opération extraordinaire qui démontre comment le courage d’une poignée d’hommes a pu changer le cours de la guerre.

A propos de l'auteur
Citoyen britannique, Robert Lyman est un historien réputé, spécialiste de l’histoire militaire et de la Seconde Guerre mondiale. Il est membre de la Royal Historical Society et auteur notamment d’Opération Suicide paru chez Ixelles éditions.

Un livre publié par Ixelles éditions
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Publié le : mercredi 12 juin 2013
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EAN13 : 9782875154651
Nombre de pages : 368
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Depuis septembre 1939, la bataille de l’Atlantique mobilise les forces navales de l’Atlantique Nord. Pour les navires de l’Axe, l’objectif est d’établir un blocus du Royaume-Uni, de couler le maximum de navires de commerce et de paralyser ainsi l’économie britannique. Pour la Royal Navy, il est vital de neutraliser la flotte allemande, notamment en anticipant ses mouvements le long des côtes françaises. Il apparaît dès lors clairement aux Alliés que le port de Saint-Nazaire et ses installations allemandes fortifiées est une cible à détruire.

Après de longs mois de préparation, le 28 mars 1942, durant la nuit, les commandos de Sa Majesté, emmenés par le lieutenant-colonel Newman, remontent l’estuaire de la Loire à bord de frêles vedettes. Leur plan est simple : convoyer un vieux destroyer maquillé en navire allemand, le Campbeltown, avec plusieurs tonnes d’explosifs à son bord et le faire exploser une fois parvenus au centre des installations ennemies.
L’objectif à détruire : la Forme Joubert, une gigantesque cale sèche. Elle a été initialement construite pour abriter le Normandie, le paquebot transatlantique fleuron des chantiers de Saint-Nazaire. Mais les Alliés pensent que les Allemands vont l’utiliser pour abriter ou réparer leur plus grand cuirassé, le Tirpitz, stationné en Norvège. Géant des mers invincible, il faut absolument lui couper la route de l’Atlantique.


Entraînés intensivement pour contrecarrer les plans de la Kriegsmarine et par-venir à détruire le maximum de leurs équipements, les commandos vont parve-nir à leurs fins sous les feux nourris de plus de 5000 soldats et marins alle-mands. Au prix de nombreuses vies, la porte de la forme Joubert est finalement projetée hors de son rail lors de l’explosion à retardement du Campbeltown. Dans la panique, de nombreux civils seront blessés ou tués.

L’opération Chariot fut la plus importante opération de commandos de la Se-conde Guerre mondiale. Elle nécessita plus de 600 raiders, plus de 150 com-mandos furent tués, 200 faits prisonniers. Il y eut plus de 400 morts côté alle-mand.
Raid sur Saint-Nazaire est le récit de cette opération extraordinaire qui démontre comment le courage d’une poignée d’hommes a pu changer le cours de la guerre.
A propos de l'auteur
Citoyen britannique, Robert Lyman est un historien réputé, spécialiste de l’histoire militaire et de la Seconde Guerre mondiale. Il est membre de la Royal Historical Society et auteur notamment d’Opération Suicide paru chez Ixelles éditions.

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