Saint-Sauveur – Un couvent perpignanais retrouvé

De
Grâce à leurs travaux de recherche historique, les auteurs de cet ouvrage ont retrouvé le « convent de les monges riques », couvent des riches religieuses de Perpignan. Dans cet ouvrage, ils retracent l’histoire de cet ensemble architectural imposant et de son mobilier religieux et nous font pénétrer dans le quotidien et les péripéties de la vie conventuelle menée par des centaines de chanoinesses pendant plus d’un demi-millénaire. Ils nous amènent à découvrir comment ces moniales nobles ont transformé, au XVIIIe siècle, le couvent Saint-Sauveur en un véritable établissement bancaire, participant notamment au financement de la construction du canal de Corbère et à celle de… l’Université toute proche.
Publié le : dimanche 1 février 2015
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EAN13 : 9782350739823
Nombre de pages : 122
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Présentationdes auteurs
C’es une bîen érange Hîsoîre que celle de la genèse de ce lîvre auquel rîen ne me prédesînaî au dépar. Éan de orma-îon scîenîIque, proesseur de maHémaîques e doceur en asropHysîque, j’aî aî mes premîers pas vers l’Hîsoîre de Per-pîgnan grâce à des recHercHes généalogîques sur ma propre a-mîlle, puîs beaucoup plus récemmen grâce à des ravaux publîés sur l’Hîsoîre de la care à jouer à Perpîgnan.
C’es précîsémen par le bîaîs de cete dernîère, don je suîs erven collecîonneur, que ou a commencé. En efe, un bro-caneur de l’es de la France, que j’avaîs connu lors d’un acHa de cares, me reconaca pour me dîre qu’îl avaî rouvé dans un cofre, au In ond de sa bouîque, quelques documens concer-nan Perpîgnan e le Roussîllon. Je us parîculîèremen Heureux de les récupérer e de leur aîre rerouver leur régîon d’orîgîne. Parmî eux se rouvaî une bîograpHîe manuscrîe de 170 pages, daan de 1726, d’une relîgîeuse du couven Saîn-Sauveur de Perpîgnan. C’es aînsî que je Is la connaîssance dans un premîer emps de Teresa de Rocabruna y Vîlallonga, puîs, ayan décîdé d’exploîer ce documen, je us ratrapé par l’Hîsoîre du couven.
Peu de personnes dans Perpîgnan on enendu parler de ce éablîssemen, Hormîs bîen enendu les Hîsorîens locaux. Les vesîges les plus représenaîs de ce ancîen couven se rouven pouran dans une zone du cenre-vîlle culurellemen rîcHe,
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regroupan l’Hôel Pams, l’ancîenne unîversîé, le muséum d’Hîsoîre naurelle, ancîen Hôel de Çagarrîga, e la médîaHèque. Pouran, seule la oponymîe évoque encore son exîsence : la rue Côe Saîn-Sauveur, quî relîe la rue Emîle Zola à la rue Peîe-la-Real, doî en efe son appellaîon au couven.
Mes recHercHes Hîsorîques sur ce éablîssemen convenuel avançaîen depuîs deux ans quand j’aî renconré MîcHelle Pernelle…
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Jean-Pîerre Garrîgue
J’aî découver Saîn-Sauveur en 1995 en ravaîllan à une exposîîon sur l’Hîsoîre des ancîens couvens de Perpîgnan. Comme les Grands Augusîns, les Carmes décHaussés, les Au-gusîns décHaussés, les Mercédaîres e les Dames Enseîgnanes de Bézîers, îl aî parîe de ces grandes maîsons relîgîeuses ou-blîées de nore cîé, don les murs, pas oujours démolîs ou e-ondrés, on éé noyés dans le bâî après la Révoluîon rançaîse ou paroîs même avan. Conraîremen aux couvens que l’Ar-mée a occupés, îl ne rese, de ces grands éablîssemens conven-uels, que peu de vesîges.
Menîonné dans un paragrapHe, voîr une page des premîères Hîsoîres de la vîlle de Perpîgnan, Saîn-Sauveur n’a aî, depuîs lors, l’obje d’aucun ouvrage. Sî l’Hîsoîre de ce couven es res-ée méconnue, la généalogîe des cHanoînesses, en revancHe, a éé dépeîne par PHîlîppe Lazerme de Règne. Pouran, son sur-nom, «convent de les monges riques»*, une parîe de son mobî-lîer rerouvée dans l’églîse de Vînça, e sa vase éendue rès bîen maérîalîsée dans les plans de la vîlle, me ascînaîen. Tous les jours, en ouvran les voles de mon bureau, j’en avaîs devan moî le vesîge le plus remarquable : l’ancîenne églîse convenuelle, don les conreors son encore mîeux vîsîbles depuîs la errasse de la médîaHèque voîsîne.
ïl y a deux ans, dans le cadre de la sîgnaléîque de la Vîlle de Perpîgnan, un panneau reraçan l’Hîsoîre de ce couven a éé însallé împasse Emîle Zola. A l’occasîon de sa concepîon, j’aî renconré Jean-Pîerre Garrîgue, e nous avons décîdé d’écrîre ce lîvre ensemble.
* Couven des relîgîeuses rîcHes.
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MîcHelle Pernelle Archiviste de la ville de Perpignan
Remerciements
Les ArcHîves déparemenales des Pyrénées-Orîenales (CHrîsîne Langé, Denîs Fonaîne e ou le personnel)
La MédîaHèque
Les ArcHîves de la vîlle de Perpîgnan Lucîla Grau Ayma Caaau
Marcel Delonca
Francîs Jampy Yves Escape Les sacrîsaîns de l’églîse Saîn-Jacques de Perpîgnan e de l’églîse paroîssîale de Pézîlla-la-Rîvîère
Francesca Fabre
E nos relecrîces Danîèle Sîcre e Renée-Lîse Gomez
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Première page de la biographie de Teresa de Rocabruna.
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La biographie de Teresa de Rocabruna
Ce manuscrî de 162 pages, probablemen écrî enre 1720 e 1723, es l’œuvre d’une relîgîeuse anonyme, rès procHe de Teresa de Rocabruna, quî pourraî bîen êre Marîa Teresa de Tord y Pî. ïl es composé de deux parîes. La premîère, înîulée«llibre primer de la vida y virtuts de dona Teresa», rerace le parcours de cete monîale Augus-îne, de sa naîssance à Barcelona jusqu’à son décès au cou-ven Saîn-Sauveur. La seconde,«llibre segon de las virtuts de dona Teresa», décrî de açon rès déaîllée oues les qualîés que pouvaî avoîr cete relîgîeuse, ateîgnan pra-îquemen la perecîon. La bîograpHîe se ermîne par une descrîpîon précîse de la maladîe quî a enrané son décès.
Ce documen ayan éé le moeur de la concepîon de ce ouvrage, nous avons décîdé qu’îl en seraî aussî, en quelque sore, l’îllusraeur prîncîpal. Nous en présenons donc, dans des encadrés, de nombreuses cîaîons, ra-duîes en rançaîs, l’orîgînal éan en caalan.
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Avertissementlinguistique
Ce averîssemen lînguîsîque a éé înîîé par la remarque d’une amîe Hîsorîenne e lînguîse à propos de l’écrîure du paronyme de Teresa de Rocabruna y Vîlallonga. Elle nous précîsa, à juse îre, que le « y » éaî une marque d’écrîure casîllane e qu’îl allaî uîlîser le « î », orme du caalan normaî, e écrîre aînsî Teresa de Rocabruna î Vîlallonga.
La remarque éaî ou à aî perînene. Pouran, dans les nom-breux documens consulés, nous n’avons renconré que la versîon cas-îllane (« y ») uîlîsée à l’époque dans ou le Roussîllon. Que dîre de e l’écrîure du paronyme à parîr du XVïïï sîècle : hérèse de Rocabrune e Vîlallongue ?
Laquelle cHoîsîr parmî les roîs possîbîlîés quî s’ofraîen à nous ? L’écrîure paronymîque e oponymîque înégralemen caalane, celle înégralemen rançaîse ou bîen l’écrîure mîxe au gré des époques e des sources uîlîsées ? Nous avons aî le cHoîx de cete dernîère, c’es-à-dîre, dans la grande majorîé des cas, le cHoîx de la langue e de l’usage correspondan à celuî rerouvé dans le documen.
Par conre, les noms de lîeux on éé rancîsés quand îls ne son pas dans une cîaîon.
Nous avons égalemen conservé dans de rares cas le erme caalan en lîeu e place du mo rançaîs, aînsî, par exemple le mo «censal »
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e son plurîel «censals» (au lîeu de « cens » ou « censîve »), maîs aussî les unîés de mesure commeaymina,aymines,ayminata,ayminates. Nous avons aussî paroîs employé «escolana » en lîeu e place de « novîce » pour une relîgîeuse non encore proesse, les ermes pouvan avoîr suîvan les exes des nuances légèremen dîférenes. EnIn, nous avons reprîs les ermes spécîIquemen caalans, voîre roussîllonnaîs, pour lesquels aucune encyclopédîe ou dîcîonnaîre n’a pu nous donner l’équîvalen en rançaîs.
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