Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Lire un extrait Achetez pour : 13,99 €

Téléchargement

Format(s) : PDF

avec DRM

Vous aimerez aussi

Surprises sous-marines

de les-presses-litteraires

Les contes de Paris

de les-presses-litteraires

Transes digitales

de les-presses-litteraires

suivant
Présentationdes auteurs
C’es une bîen érange Hîsoîre que celle de la genèse de ce lîvre auquel rîen ne me prédesînaî au dépar. Éan de orma-îon scîenîIque, proesseur de maHémaîques e doceur en asropHysîque, j’aî aî mes premîers pas vers l’Hîsoîre de Per-pîgnan grâce à des recHercHes généalogîques sur ma propre a-mîlle, puîs beaucoup plus récemmen grâce à des ravaux publîés sur l’Hîsoîre de la care à jouer à Perpîgnan.
C’es précîsémen par le bîaîs de cete dernîère, don je suîs erven collecîonneur, que ou a commencé. En efe, un bro-caneur de l’es de la France, que j’avaîs connu lors d’un acHa de cares, me reconaca pour me dîre qu’îl avaî rouvé dans un cofre, au In ond de sa bouîque, quelques documens concer-nan Perpîgnan e le Roussîllon. Je us parîculîèremen Heureux de les récupérer e de leur aîre rerouver leur régîon d’orîgîne. Parmî eux se rouvaî une bîograpHîe manuscrîe de 170 pages, daan de 1726, d’une relîgîeuse du couven Saîn-Sauveur de Perpîgnan. C’es aînsî que je Is la connaîssance dans un premîer emps de Teresa de Rocabruna y Vîlallonga, puîs, ayan décîdé d’exploîer ce documen, je us ratrapé par l’Hîsoîre du couven.
Peu de personnes dans Perpîgnan on enendu parler de ce éablîssemen, Hormîs bîen enendu les Hîsorîens locaux. Les vesîges les plus représenaîs de ce ancîen couven se rouven pouran dans une zone du cenre-vîlle culurellemen rîcHe,
9
regroupan l’Hôel Pams, l’ancîenne unîversîé, le muséum d’Hîsoîre naurelle, ancîen Hôel de Çagarrîga, e la médîaHèque. Pouran, seule la oponymîe évoque encore son exîsence : la rue Côe Saîn-Sauveur, quî relîe la rue Emîle Zola à la rue Peîe-la-Real, doî en efe son appellaîon au couven.
Mes recHercHes Hîsorîques sur ce éablîssemen convenuel avançaîen depuîs deux ans quand j’aî renconré MîcHelle Pernelle…
10
Jean-Pîerre Garrîgue
J’aî découver Saîn-Sauveur en 1995 en ravaîllan à une exposîîon sur l’Hîsoîre des ancîens couvens de Perpîgnan. Comme les Grands Augusîns, les Carmes décHaussés, les Au-gusîns décHaussés, les Mercédaîres e les Dames Enseîgnanes de Bézîers, îl aî parîe de ces grandes maîsons relîgîeuses ou-blîées de nore cîé, don les murs, pas oujours démolîs ou e-ondrés, on éé noyés dans le bâî après la Révoluîon rançaîse ou paroîs même avan. Conraîremen aux couvens que l’Ar-mée a occupés, îl ne rese, de ces grands éablîssemens conven-uels, que peu de vesîges.
Menîonné dans un paragrapHe, voîr une page des premîères Hîsoîres de la vîlle de Perpîgnan, Saîn-Sauveur n’a aî, depuîs lors, l’obje d’aucun ouvrage. Sî l’Hîsoîre de ce couven es res-ée méconnue, la généalogîe des cHanoînesses, en revancHe, a éé dépeîne par PHîlîppe Lazerme de Règne. Pouran, son sur-nom, «convent de les monges riques»*, une parîe de son mobî-lîer rerouvée dans l’églîse de Vînça, e sa vase éendue rès bîen maérîalîsée dans les plans de la vîlle, me ascînaîen. Tous les jours, en ouvran les voles de mon bureau, j’en avaîs devan moî le vesîge le plus remarquable : l’ancîenne églîse convenuelle, don les conreors son encore mîeux vîsîbles depuîs la errasse de la médîaHèque voîsîne.
ïl y a deux ans, dans le cadre de la sîgnaléîque de la Vîlle de Perpîgnan, un panneau reraçan l’Hîsoîre de ce couven a éé însallé împasse Emîle Zola. A l’occasîon de sa concepîon, j’aî renconré Jean-Pîerre Garrîgue, e nous avons décîdé d’écrîre ce lîvre ensemble.
* Couven des relîgîeuses rîcHes.
11
MîcHelle Pernelle Archiviste de la ville de Perpignan
Remerciements
Les ArcHîves déparemenales des Pyrénées-Orîenales (CHrîsîne Langé, Denîs Fonaîne e ou le personnel)
La MédîaHèque
Les ArcHîves de la vîlle de Perpîgnan Lucîla Grau Ayma Caaau
Marcel Delonca
Francîs Jampy Yves Escape Les sacrîsaîns de l’églîse Saîn-Jacques de Perpîgnan e de l’églîse paroîssîale de Pézîlla-la-Rîvîère
Francesca Fabre
E nos relecrîces Danîèle Sîcre e Renée-Lîse Gomez
13
Première page de la biographie de Teresa de Rocabruna.
14
La biographie de Teresa de Rocabruna
Ce manuscrî de 162 pages, probablemen écrî enre 1720 e 1723, es l’œuvre d’une relîgîeuse anonyme, rès procHe de Teresa de Rocabruna, quî pourraî bîen êre Marîa Teresa de Tord y Pî. ïl es composé de deux parîes. La premîère, înîulée«llibre primer de la vida y virtuts de dona Teresa», rerace le parcours de cete monîale Augus-îne, de sa naîssance à Barcelona jusqu’à son décès au cou-ven Saîn-Sauveur. La seconde,«llibre segon de las virtuts de dona Teresa», décrî de açon rès déaîllée oues les qualîés que pouvaî avoîr cete relîgîeuse, ateîgnan pra-îquemen la perecîon. La bîograpHîe se ermîne par une descrîpîon précîse de la maladîe quî a enrané son décès.
Ce documen ayan éé le moeur de la concepîon de ce ouvrage, nous avons décîdé qu’îl en seraî aussî, en quelque sore, l’îllusraeur prîncîpal. Nous en présenons donc, dans des encadrés, de nombreuses cîaîons, ra-duîes en rançaîs, l’orîgînal éan en caalan.
15
Avertissementlinguistique
Ce averîssemen lînguîsîque a éé înîîé par la remarque d’une amîe Hîsorîenne e lînguîse à propos de l’écrîure du paronyme de Teresa de Rocabruna y Vîlallonga. Elle nous précîsa, à juse îre, que le « y » éaî une marque d’écrîure casîllane e qu’îl allaî uîlîser le « î », orme du caalan normaî, e écrîre aînsî Teresa de Rocabruna î Vîlallonga.
La remarque éaî ou à aî perînene. Pouran, dans les nom-breux documens consulés, nous n’avons renconré que la versîon cas-îllane (« y ») uîlîsée à l’époque dans ou le Roussîllon. Que dîre de e l’écrîure du paronyme à parîr du XVïïï sîècle : hérèse de Rocabrune e Vîlallongue ?
Laquelle cHoîsîr parmî les roîs possîbîlîés quî s’ofraîen à nous ? L’écrîure paronymîque e oponymîque înégralemen caalane, celle înégralemen rançaîse ou bîen l’écrîure mîxe au gré des époques e des sources uîlîsées ? Nous avons aî le cHoîx de cete dernîère, c’es-à-dîre, dans la grande majorîé des cas, le cHoîx de la langue e de l’usage correspondan à celuî rerouvé dans le documen.
Par conre, les noms de lîeux on éé rancîsés quand îls ne son pas dans une cîaîon.
Nous avons égalemen conservé dans de rares cas le erme caalan en lîeu e place du mo rançaîs, aînsî, par exemple le mo «censal »
17
e son plurîel «censals» (au lîeu de « cens » ou « censîve »), maîs aussî les unîés de mesure commeaymina,aymines,ayminata,ayminates. Nous avons aussî paroîs employé «escolana » en lîeu e place de « novîce » pour une relîgîeuse non encore proesse, les ermes pouvan avoîr suîvan les exes des nuances légèremen dîférenes. EnIn, nous avons reprîs les ermes spécîIquemen caalans, voîre roussîllonnaîs, pour lesquels aucune encyclopédîe ou dîcîonnaîre n’a pu nous donner l’équîvalen en rançaîs.
18