Stoïcisme et christianisme à la Renaissance

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Cahier V.L. Saulnier n° 23


Le christianisme a entretenu depuis l'origine des rapports étroits et ambivalents avec les sagesses païennes. La relecture des philosophes de l'Antiquité n'a certes pas commencé avec la Renaissance, mais elle a pris alors un tour nouveau, grâce aux progrès de la philologie et aux possibilités offertes par la diffusion imprimée.

Le stoïcisme, en particulier, cristallise au XVIe siècle à la fois la critique et l'éloge, l'incompréhension et la connivence, la fascination et le rejet. Faut-il se scandaliser de l'orgueil du sage, incompatible avec l'humilité chrétienne ? S'inquiéter de la justification du suicide ? Faut-il au contraire exalter la vertu des stoïciens, leur mépris de la mort, leur confiance en la Providence ? Entre stoïcisme et antistoïcisme chrétiens, toutes les positions théoriques semblent alors possibles. En réunissant une documentation d'une ampleur sans précédent, en faisant émerger les questions cruciales et en isolant les pierres de discorde, la Renaissance prépare les débats qui, du classicisme aux Lumières, opposeront la foi et la raison.

Ce volume ouvre des pistes de réflexion nouvelles en évoquant d'une part les auteurs incontournables du néostoïcisme chrétien (L'Hospital, Pibrac, Du Vair, Lipse) et d'autre part des auteurs plus célèbres mais dont les prises de position par rapport à ce mouvement d'idées sont peu connues (Pétrarque, Budé, Rabelais, Montaigne, Casaubon, d'Aubigné, d'Urfé). L'enquête ici menée replace la question du stoïcisme chrétien dans la longue durée, de la fin du Moyen Age au début du XVIIe siècle, en explorant à la fois la littérature de langue française et la littérature néolatine.

Publié le : dimanche 1 janvier 2006
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EAN13 : 9782728839254
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STOÏCISME ET CHRISTIANISME DANS LES LETTRES DE CONSOLATION DE PÉTRARQUE
LaureHermand-Schebat
Dansl’Antiquité,laconsolation–enparticulierlaconsolationfaisantsuite àundeuil–n’estpasungenrespécifiquementstoïcien:noussavonspar CicéronetDiogèneLaërcequelephilosopheacadémicienCrantoradressa uneconsolationàHippoclèssurlapertedesesenfants,œuvreparfois 1 appelée«Surlechagrin»(De luctu).C’estd’ailleurscetextequeCicéron pritcommemodèledelaconsolationqu’ilécrivitpourlui-mêmeaprèsla 2 mortdesafilleTullia.Maisaprèslapertedutextecicéronien,lemodèle delaconsolationantiqueenlanguelatinedemeuraSénèque,philosophe stoïcienauteurdetroisœuvres,adresséesrespectivementàMarcia,àHelvia etàPolybe,etdelettresdeconsolationintégréesaurecueildesLettres à Lucilius(enparticulierleslettres63,93et99).Empruntantauxconsolations sénéquiennesleursexemplaetleurslieuxcommuns,Pétrarques’inscritdans lacontinuitédelaconsolationphilosophiqueantique.Enoutre,seslettres
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Cicéron,Tusc(51,.1,ITusculanesG.Féd.,J.ar.d,nthoel,isarPt,ermbHurtteLselleBseLse, 1931,vol.I,p.70):«Simile quiddam est in Consolatione Crantoris: ait enim Terinaeum quendam Elysium, cum graviter filii mortem maereret, venisse in psychomantium quaerentem, quae fuisset tantae calamitatis causaylI«(»saldnagoeuanalaitntrauConsolationr.tolItdieenffteednarC quuncertainElysiusdeTerina,ressentantunprofondchagrindelamortdesonfils,serendit dansunlieuoùlonévoquaitlesombres,pourdemandercequiluiavaitattirésidure épreuve»);Ac1.,13,:5«Legimus omnes Crantoris veteris Academici de luctu; est enim non magnus verum aureolus et ut Tuberoni Panaetius praecipit ad verbum ediscendus libellus»suotsnovasuNo(« lulelivreSur le deuilepittffteunesteneémie;cenndacAAleicnphsodeepr,lohinaoterC,douvrage,brefmaisquivautdeloret,commelerecommandePanétiusàTubéron,à apprendreparcœurmotpourmot»).VoiraussiDiogèneLaërce,IV,27.Àcesujet,voir G.O.Hutchinson,Cicero’s Correspondence: A Literary Study,sserPno,8991,d,orxfOndrelaC p. 49. Cicéron,Phil. frg.,IX 7(Consolatio,fragment7):«Crantorem sequor»(«JeprendsCrantorpour modèle»).SurcetexteperdudeCicéron,voirK.Kumaniecki,«ÀproposdelaConsolatio perduedeCicéron»,Annales de la faculté des lettres et sciences humaines d’Aix-en-Provence46,, 1969,p.369-402.
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1 deconsolation(FamiliaresVIII 1etXIII 1;SenilessontX 4etXI 14) parseméesdargumentsstoïciensprovenantnonseulementdeSénèque, maisaussidelathérapiedudésiretdespassionsdéveloppéeparCicéron danslesTusculanes,ouvragetisséd’empruntsaustoïcismedeChrysippe. DanslatroisièmeTusculane,l’Arpinateabordeeneffetlegenreconsolatoire quandiltraitedelaquestionduchagrin(aegritudo)quiestlapiredes 2 passions etdontladouleurdeperdreunêtrecherestlaformelaplus 3 redoutable . Parlinsertiondarguments,etdexemplesspécifiquementchrétiens, parl’introductiondecitationsbibliquesetpatristiques,Pétrarques’inscrit égalementdansuneautretradition,celledelaconsolationchrétienne, représentéeàlafindel’AntiquitéparJérôme,AmbroiseetAugustin,tradition quiperduretoutaulongduMoyenÂgeetqui,toutenreprenantquelques élémentsauxconsolationsantiques,viseàdémontrerl’inanitédesconso-lationspaïennesdevantlaforcedesargumentschrétiens.Legenrelittéraire etphilosophiquedelaconsolationpermetdoncd’interrogerlesrapports entrestoïcismeetchristianisme,questionnementquenousélargironsavec l’étudeduSecretum,dialogueimaginaireentreAugustinetPétrarquedont larédactionfutachevéeàFontaine-de-Vaucluseaudébutdesannées1350. Pourguérirlepoètedesonacedia,lesaintydéveloppedesarguments stoïciens(forcedelavolonté,idéaldel’apatheia,possibilitéd’extirperles passionsdel’âmehumaine),cequin’estpasundesmoindresparadoxesde cedialogue.Plutôtqued’yvoiruneignoranceouunemaladressedelapart d’unécrivainquiconnaîtparfaitementladoctrineaugustiniennedela grâce,ilfaudras’interrogersurlesrapportsqu’entretiennentdanslaphilo-sophiepétrarquiennel’autonomiemoraledel’individuetlaconception
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LesFamiliaresrarcPetescoranc,asontcitéedsèrpalstidéniotinaalon(FeLe Familiari [Rerum familiarium libri],éd.V. RossietU. Bosco,Florence,Sansoni,1933-1942,4vol.)etaccompagnées dematraduction;leurréférenceestindiquéeentreparenthèses(Fam.,volume,page).LesSeniles sontcitéesdaprèsuneéditionfrançaiserécente(Pétrarque,Lettres de la vieillesse VIII-XIéd,. E. NotaetU. Dotti,trad.C. Laurens,Paris,LesBellesLettres,2004);leurréférenceestindiquée entreparenthèses(Sen.,volume,page).Signalonstouslesvolumesparusdecetteédition françaiseencoursdelacorrespondancedePétrarque(sontdéjàdisponiblesdeuxautresvolumes pourlesSenilesselaueqrtrtueopFamiliares):Lettres de la vieillesse I-III,éd.E.teatoNU.Dotti,trad.F.Castelli,F.FabreetA.deRosny,Paris,LesBellesLettres,2002;Lettres de la vieillesse IV-VII,éd.E. NotaetU. Dotti,trad.F. Castelli,F. Fabre,A. deRosnyet L.Schebat,Paris,LesBellesLettres,2003;Lettres familières I-III,IV-VII,VIII-XIetXII-XV, éd.U.Dotti,trad.A.Longpré,Paris,LesBellesLettres,2002-2004. Cicéron,Tusc(vol.II,p.98:).28,VI,«[…] aegritudinis, qua nullum homini malum maius est» («[]lechagrin,quiestbienpourlhumanitéleplusgranddesmaux»). Ibid.I,II86,41):«,.p4-0v(lo.II[…] quod idem adfingimus huic aegritudini, in qua luctus inest, quae omnium maxuma est»suosiaronnodsn«N(ulisaigtedleaolfamrsoeretdelorsq chagrinlaplusredoutable,cellequicomporteledeuil»).
STOÏCISMEETCHRISTIANISMEDANSLESLETTRESDEPÉTRARQUE
chrétiennedusalutparlagrâce.Nouspourronsainsimettreenlumièrela positionvis-à-visdesécolesphilosophiquesantiquesd’unhumanistequi revendiquesanscessesonidentitéchrétiennesansrenierl’héritageculturel païen.
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Motifs stoïciens et motifs chrétiens dans les lettres de consolation LaFamiliarisVIII 1,adresséeàStefanoColonnaetdatéedu8 septembre 1348,deuxmoisaprèslamortdesonfilslecardinalGiovanniColonna,est 1 d’inspirationessentiellementsénéquienne .Pétrarqueyfaitl’élogede l’âmedusagequi,fortifiéeparlaméditation(iugi meditatione,meditatio), résisteauxassautsdelafortuneetdemeureinaccessibleàlapassionqu’est lechagrin: Nichil metuit armatus et iugi meditatione preparatus animus; improvidum et sibi 2 leta omnia promittentem quelibet adversa deiciunt. Que cum ita sint, non debet intolerabile damnum esse, quod tanto ante previsum est; armat enim meditatio animum. Quid pateris quod te non passurum scires? Nemo plorat 3 filium se genuisse mortalem, nisi sit idem amens et proprie mortalitatis oblitus. Lerappeldelaconditionmortelledel’humanité(mortalem,mortalitatis) 4 estuntoposlraegemtnuitilelaconsolationrapènéSeuq.esédétloveéppdEnoutre,l’appelàlamaîtrisedesoietl’exhortationàsepréparerauxassauts delafortuneparcouraientdéjàlespremierschapitresdelaConsolation à 5 Marciasoàdeninstaiatqerleuesebluien.rarqPéteceuenedrsseelrpaep désirableestdesepossédersoi-mêmeetqu’ilestl’apanagedupetitnombre:
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VoirM.Spanneut,Permanence du stoïcisme. De Zénon à Malraux1,,t,379olxueGbmucol,uD p. 200. Pétrarque,FamteeémraemâenUunrpaerierguaitnoidateém.,10v(loVIII,1149):«.II,p. incessantenecraintrien;nimportequelmalheurabatuneâmeinsouciantequinenvisage quelebonheur.» Ibid.VII,451.p,«:)551-131,III.ol(vequetulapertuttaoi,nuVlaispatseneiodsaibus êtreintolérablepuisquetulasprévuebienavantquellenarrive;eneffet,laméditation aguerritlâme.Quendures-tuquetunaiessudevoirendurer?Personnenedéploredavoir engendréunfilsmortel,àmoinsdêtrefouetdavoiroubliésaproprenaturemortelle.» VoirparexempleAd Lucil9,98;6,31;5.,Ad Marc.,XI5,.1-LeschapitresVteVIcafemâocxuaeélàntdtéligaqèeu,leelappupsdusort:SénAd Marc., V,6(inDialoguest,II.:IConsolations3,921s,rettLeselleBseL,siraPtz,Wal.R.tradeté.d, p. 20):«Nulla re maior inuidia fortunae fit quam aequo animo»;ibid.3I,:V,«Quare regamur, nec nos ista uis transuersos auferat!»déenenRi(«faltnatuaetipeâmuunneqortuseieneuq troublepas.»)LechapitreIX (ibidalrustissecéneundé.,I,X5,.p2)3insistedavantage préparationpréalabledel’âmeparlaprévisiondecequipeutsurvenir:«Error decipit hic, effeminat, dum patimur quae numquam pati nos posse prouidimus. Aufert uim praesentibus malis qui futura prospexitueqellerabtira.«(»lioVedàetupesquoipouruosnonsedosmmsuonmanquonsdevigueurquanddesreversquenousnavionsjamaisprévusnousassaillent.On ôteauxmauxprésentsleurforcequandonlesavusvenirdeloin.»)
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1 Se ipsum habere paucis contigit. Contra autem, quid desperes? de tot filiis nullum habes; si habes te ipsum, satis est: 2 nulle divitie maiores, nulla clarior possessio quam in potestate animum habere. Lensembledelalettreestdailleursfortementmarquéparlestoïcisme; sil’onometuneoudeuxdiscrètescitationsbibliques,«ellepourraittout 3 aussibienavoirétéécriteparunstoïcienpourunstoïcien ».Pétrarque,à 4 l’instardeSénèque,dénietoutevaleurauxbiensquiproviennentdelafortune ; 5 l’uniquebienestlavertu .Laconstancedel’âmeestseulecapabledeproduire levraibonheurpuisqu’iln’yaqu’ellequipuissenousôterlacraintedes reversdefortune;l’humanisteconclutainsisalettreàStefanoColonna: Monstro tibi felicitatem contrariam prime: bonis tuis esse contentum; scire, quibus ornatus videbaris, tua non fuisse, discussis demum erroribus, veras opiniones assecutum, licet sero; ante omnia formidatum gentibus fortune imperium non 6 timere .
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Pétrarque,Famédersoi«Seposssetodnnm-mêenquéàVI,..15I,p2):1-15,91II1.lI(ov unpetitnombre.» IbidAcunudeetsV,.ol.8(v1,1III«uA15:).p1II,urpo,reaitronc?rerépsesédiouq nombreuxfilsnesttapossession;tepossédertoi-mêmeestsuffisant:nullerichesseplus grande,nulbienpluséclatantquedemaîtrisersonâme.» VoirPétrarque,Perdre un être cher (Consolations à Guy de Boulogne, Stéphane de Colonna l’Ancien, Donato Albanzani)zé,,ReenceSéqu.dRtaronri.eLin,et.odtrtiuc»,on.p:172,s,300nI«dort «Aucuneétrangetédecetteconsolation:aucunecitationbiblique,aucunappelàlamiséri-cordedivine,aucuneexhortationàlaprièreouàlapiété.Cetteconsolationtranchesurles autresexercicesdecegenre,surtoutescellesquiontétéécritesparPétrarque;ellepourrait toutaussibienavoirétéécriteparunstoïcienpourunstoïcienetsintitulerDe la constance du sage.uatlIffeioottuancesnuabserl»chrétieéférencenn.eAuatitnioenccdeteredlbibeuqi paragraphe4delalettre,àloccasiondelacomparaisondeStefanoColonnaavecMetellus, Pétrarquerappellelaprééminencedelareligionchrétienne,etàlafindelalettreilintroduit unediscrètecitationduLivredeJob. CethèmevientdeSénèque,Ad MarcX.(,2Dialogues:4)-223.pe,icétdé.II,.tI,«Itaque non est quod nos suspiciamus, tamquam inter nostra positi: mutua accepimus. Vsus fructusque noster est, cuius tempus ille arbiter muneris sui temperat»Ai(«nesuonen,isnaccrpasonsfaisqiu:ecioer nousentourenenousappartientpas;nousnensommesquedépositaires.Nousenavons lusageetlajouissancepouruntempsdontlepossesseur,maîtredeseslibéralités,limitela duréecommeilluiplaît»);voiraussiibid,,X.:4)2p.(3«Saepe admonendus est animus omnia amet ut recessura, immo tamquam recedentia: quicquid a fortuna datum est tamquam exemptum auctore possideas»(«Habionstonrtlesxuuqstaacheattursecœilàsuon-snoutjeobsleequedé appelésànousquitter,mieuxencorequilsnousquittentdéjà:songeonsquelapossession desbiensquenoustenonsdelafortunenenousestgarantieparrien»). VoirPétrarque,Fam.XI,nsladaeagsspaecnsosylanatesnotiusc.No328)p.I,Iov.l01(3, troisièmepartiedecetarticle,infra82,.psq. Ibid.uqiulecàésIoVpp,tuebnuelèoruehnojueqlàévrtee.51,IpV«io)6:,37II1l.I(vo asconnuauparavant:tecontenterdetesbiens,savoirquecequiàtesyeuxfaisaittagloire nétaitpasàtoi,aprèsavoirenfindissipéteserreurs,adhéreràdesopinionsvraies,mêmetard, etsurtoutnepascraindrelepouvoirdelaFortunequifaittremblerlespeuples.»
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Lesautreslettres,quoiquemoinsmarquéesparlaphilosophiedu Portique,recourentponctuellementàdesargumentsstoïciens.Lethèmedu naturam sequiestsous-jacentquandPétrarque,danslaFamiliarisXIII 1 adresséeàGuideBoulogne,exhortesondestinataireànepasselamenter surlamortdesamère,puisquesurvivreàsesparentsestconformeàl’ordre delanature(nature ordinem, nature lege, rectum ordinem natura): Noli igitur inconsolabiliter illam flere, ne nature ordinem accusare videaris; ita necesse fuit ut vel illa tibi vel tu illis superviveres; hoc ultimum illa optaverat, hoc nature lege dignum erat, hoc accidit. Solare animum, vir magnanime, nec evenisse doleas cuius contrarium inenarrabili illam mestitia confecisset. Utinam tam bene 1 servet in reliquis rectum ordinem natura, ut servavit in vobis. Demême,danslaSenilisXI 14,l’idéequeceuxquimeurentnefontque nousprécéderetqueparconséquentnousnelesperdonspas,provientde Sénèque,demêmequel’emploiduverbepraemittere(avecunjeudemots 2 chezPétrarqueentreamittereetpraemittere) : Ipsum, inquam, non amisimus sed praemisimus qui nobis ad caelum suis precibus 3 viam pandat, nos ibi alacer ac iocundus exspectet.
LeslettresdeconsolationduFlorentinpuisentdoncbonnombredargu-mentsdanslefondsstoïcienquePétrarqueconnaîtparl’intermédiairede 4 5 Sénèque .C’estàcedernieraussiquesontempruntéslesexemples qu’il présenteàsesdestinataires.
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Ibid.«eN55:)p.II,Iureasssepverisemralsedellfiaesbllasoonncned1,011-1v(lo.,XIII nepasdonnerlimpressiondaccuserlordredelanature;ilétaitinéluctablequelletesurvive ouquetuluisurvives;cettedernièrehypothèseétaitplusconformeàsesvœux,plus conformeauxloisdelanature,etcestcequiestarrivé.Consoletonâme,hommemagnanime, etnetedésolepasquelasituationcontrairenesoitpasarrivée,ellel’auraitaccabléed’une tristesseineffable.Puisselanaturegarderpourlesautresunsibonordrecommeellelafait pourvous.» Pourlemploiduverbepraemittereetnoetxsnoctalodsancuneu,oire,voirSénèqAd Lucil,.,6316;ibid,99,.;7Ad Marc.XI,dévussistaéeeedimmê.aL,X1elueèqarpzehcnéSpoleeép termeantecedere(Ad PolybIX,9)..,Pétrarque,SenI,II.p0-381)38L«:m-iu,emêsid.,XI41,2v(lo.nou-je,lasnepsaovsn perdumaisenvoyéenéclaireurpourquilnousouvreparsesprièreslarouteverslecielet nousyattendedanslallégresseetdanslajoie.» Lestoïcisme,centrésurlethèmedesrapportsentrelavertuetlafortune,estdailleursau cœurduvastetraitépétrarquienDe remediis utriusque fortuneripsudéni,De remediis fortuitorum sénéquien.VoirK.Heitmann,Fortuna und Virtus. Eine Studie zu Petrarcas Lebenweisheit, Cologne-Graz,BöhlauVerlag,1958. Surlefficacitérhétoriquedesexemplesdanslegenredelaconsolation,voirCicéron,Tusc., IV,63(vol.II,p.88):«Est autem utilis ad persuadendum ea quae acciderint ferri et posse et oportere enumeratio eorum qui tulerunt»sspoleibtédruop,trapetrauD(«setilnuqtcoionvilacnerermi etaussiquilestavantageuxdesupporterlesmalheurs,ilestbondepasserenrevueceuxqui lessupportèrent»).
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