Travaux pratiques de géologie pour géographes

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En dépit des nombreuses mutations qu'a subies la géographie ces dernières décennies – passant d'une étude des relations homme-milieu à une étude de l'espace social – cet ouvrage a pour but de permettre aux jeunes géographes d'appréhender l'espace étudié à travers toutes ses composantes et particulièrement sa composante géologique. N'oublions pas que la géologie a été pendant longtemps le pendant naturel de la géographie, car elle permettait de décrire et d'expliquer les formes du relief à partir des données structurales.

Bien que ces notions paraissent inutiles à certains, nous pensons que plus le géographe maîtrisera de disciplines, plus il pourra expliquer facilement les mécanismes dynamiques qui régissent le milieu et l'espace qu'il occupe. La dimension physique de la géographie nous semblant primordiale et inaliénable, cet ouvrage se veut un outil pédagogique à la portée de tous.

Publié le : samedi 1 janvier 2011
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EAN13 : 9782844506986
Nombre de pages : 64
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TRAVAUx PRATIqUES DE GéOLOGIE POUR GéOGRAPhES
cHapitre 1
Présentation de la carte géologique
Si la Carte gÉologiQue est toujours prÉsentÉe Comme l’outil de base du gÉologue, elle sert aussi au gÉomorpHologue dans sa Quête d’inFormations relatives à la genèse et à l’Évolution des relieFs ; Ce sont d’ailleurs Ces inFormations Qui lui permettent de bâtir son Commentaire morpHologiQue. JusQu’au dÉbut des annÉes 1970, les Cartes gÉologiQues Françaises Étaient ÉditÉes par le ServiCe de la carte GÉologiQue de franCe ; leur ÉCHelle variait selon les rÉgions du 1/80 000 au 1/50 000. Aujourd’Hui, C’est le Bureau de la ReCHerCHe GÉologiQue et Minière (BRGM) Qui Édite et Com-merCialise les Cartes gÉologiQues ; l’ÉCHelle la plus Courante est le 1/50 000. La Carte gÉologiQue est un doCument syntHÉtiQue – mais nÉanmoins très FÉCond – Qui Fourmille d’inFormations relatives à la litHologie des ter-rains, à leurs âges (relatiFs ou absolus), à leurs dÉFormations, à leurs struC-tures, à leur palÉogÉograpHie, etC. Toutes Ces inFormations disposÉes sur une surFaCe plane sont nÉCessairement reprÉsentÉes par des Couleurs et des signes Conventionnels Qu’il Faut savoir dÉCoder. c’est la raison pour laQuelle sans un minimum de ConnaissanCes stratigrapHiQues, il est illu-soire de pouvoir lire une Carte gÉologiQue et eFFeCtuer une Coupe.
Éléments de stratigraphie La stratigrapHie est par dÉfinition l’Étude des CouCHes de terrains (sÉdimentaires), C’est-à-dire l’Étude des strates de l’ÉCorCe terrestre, du double point de vue de leur suCCession CHronologiQue et de leur rÉpartition gÉograpHiQue. La stratigrapHie a donC pour but de dÉterminer l’âge relatiF des CouCHes et parFois même leur âge absolu dans le Cas des roCHes dÉpourvues de Fossiles (roCHes Éruptives). ce Faisant on se rÉFère, même inConsCiemment, au prinCipe d’aCtualitÉ enCore appelÉ prinCipe d’uniFor-mitarisme, selon leQuel les pHÉnomènes anCiens et aCtuels se sont dÉrou-lÉs de manière Fondamentalement semblable.
La chronologie relative Elle est basÉe sur des prinCipes très simples, Car elle s’intÉresse à des CouCHes sÉdimentaires non dÉFormÉes, C’est-à-dire des strates Qui ont gardÉ leur HorizontalitÉ originelle. ces prinCipes sont au nombre de trois : superposition, ContinuitÉ et identitÉ palÉontologiQue.
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PAScALSAffAchE
Le principe de superposition c’est un prinCipe gÉomÉtriQue très simple selon leQuel dans une sÉrie sÉdimentaire A, B, c, la CouCHe A situÉe à la base est la plus anCienne, alors Que la CouCHe c plaCÉe au sommet est la plus rÉCente. Autrement dit dans Cette sÉrie, A est plus anCienne Que B et c ; B plus rÉCente Que A et plus anCienne Que c (figure 1). On Établit ainsi des Coupes loCales Qui peuvent être ComparÉes à des Coupes voisines, de manière à synCHroniser les CouCHes dans un espaCe limitÉ (prinCipalement dans des bassins sÉdimentaires ÉpiContinentauX).
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B A
Figure 1Principe de superposition
Signalons Qu’il eXiste trois eXCeptions à Ce prinCipe de superposition : les terrasses alluviales (figure 2a), les plis CouCHÉs (figure 2b) et les mas-siFs ÉruptiFs intrusiFs (figure 2C).
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Figure 2aLes terrasses alluviales
 Niveau initial où coulait la rivière n° 2
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Niveau actuel de la rivière
MalgrÉ sa position supÉrieure la terrasse n° 1 est la plus anCienne et la terrasse n° 3 la plus rÉCente. La terrasse intermÉdiaire n° 2 est plus rÉCente Que la terrasse n° 1 et plus anCienne Que la terrasse n° 3.
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Figure 2bLes plis couchés
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Suite à une poussÉe teCtoniQue tangentielle, un pli (antiClinal plus syn-Clinal) s’est CouCHÉ (partie en tiretÉ). Le traitPest le profil topograpHiQue après Que l’Érosion a Fait disparaître la partie en tiretÉ. Dans la partieAla suCCession est normale : la CouCHe 4 – plus rÉCente – se trouve au-dessus de la CouCHe 3 plus anCienne ; la CouCHe 3 se trouve au-dessus de la CouCHe 2 Qui se trouve, elle-même, au-dessus de la CouCHe 1 (la CouCHe 1 Étant la CouCHe la plus anCienne). Dans la partieB, la CouCHe 1 – la plus anCienne – repose sur la CouCHe 2 Qui est plus rÉCente et ainsi de suite.
Figure 2cLes massifs éruptifs intrusifs
 +  + + + + + + +BC + + + + +  + + +A+ + + + ++ + + + +  + + ++ + + +++++ + + Métamorphisme de contact (C) Batholite granitique intrusif dans une formation calcaire
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