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Crise de l'école école de la crise

De
118 pages
L'école, en Occident, est passée sous la coupe de la mondialisation. L'idéologie néolibérale entend la contraindre à aligner ses programmes et les qualifications de ses diplômés sur les exigences du marché. Cet ouvrage s'attache ainsi à resituer en perspective sociologique les « jeunes » dont le système scolaire fait des usagers, qu'il s'agisse de leurs relations familiales, de leur culture spécifique ou encore de leur situation face aux rapports entre classes sociales.
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CRISE DE L’ÉCOLE ÉCOLE DE LA CRISE
Anne VAN HAECHT
CRISE DE L’ÉCOLE Anne VAN HAECHT ÉCOLE DE LA CRISE
 ÉCOLE DE LA CRISE
CRISE DE L’ÉCOLE
CRISE DE L’ÉCOLE ÉCOLE DE LA CRISE
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.f ISBN : 978-2-336-00559-1 EAN : 9782336005591
Anne VANHAECHT
CRISE DE L’ÉCOLE ÉCOLE DE LA CRISE
Des Hauts et DébatsCollection dirigée par Pascal LARDELLIER, Professeur à l’Université de Bourgogne pascal.lardellier@u-bourgogne.fr Titres parus ou à paraître : Serge Chaumier,L’inculture pour tous. La nouvelle Utopie des politiques culturelles(2010) Sarah Finger et Michel Moatti,L’Effet-médias. Pour une sociologie critique de l’information(2010) Arnaud Sabatier,Critique de la rationalité administrative. Pour une pensée de l’accueil(2011) Claude Javeau,Trois éloges à contre-courant(2011) Christophe Dargère,Inconcevable critique du travail(2012) Elise Müller,Porteurs d’encre. Une anthropologie esthétique du tatouage(2012) Daniel Moatti,Le débat confisqué. L'école, entre Pédagogues et Républicains(2012)
Remerciements
Je remercie tout particulièrement Pascal Lardellier pour avoir accueilli cet ouvrage dans sa collection. Et aussi Philippe Vienne et Hugues Delforge pour les nombreuses discussions amicales autour des thèmes que j’y ai abordés. Et bien sûr Claude Javeau qui, pour moi, avant d’être l’éminence sociologique que l’on sait, est d’abord le sociologue de mon cœur.
SOMMAIRE
AVANT-PROPOS ......................................................................9 PREMIÈRE PARTIE : UN ÉTAT DES LIEUX INSTITUTIONNEL ................................................................13 Comment s’est construite l’école en Occident ? Quelques repères historiques....................................................13 L’ampleur des inégalités ............................................................19 Décentralisation/déconcentration des compétences de l’État depuis la crise économique .......................................28 Vers une gouvernance néo-libérale..........................................38 Évaluation versus humanisme..................................................47 DEUXIÈME PARTIE : ÉCOLES, FAMILLES, ENFANCES...............................................................................65 Les enfances................................................................................65 Un enfant roi ? ......................................................................69 Enfant-adulte et adulte-enfant ............................................71 L’adolescence aujourd’hui ou la difficile entrée dans la vie .79 La figure de l’extrême en éducation : Retour sur la Journée de la jupe ...............................................89 CONCLUSIONS.....................................................................101 BIBLIOGRAPHIE .................................................................109
AVANT-PROPOS L’ouvrage part de l’hypothèse, jugée pertinente aujourd’hui, d’une double crise à laquelle l’école doit faire face : d’abord celle du projet d’émancipation confronté à la pression d’inégalités économiques et culturelles qui perdurent, voire s’accentuent au fil du temps ; ensuite celle de l’autorité qui problématise la nature du lien intergénérationnel. Pour en traiter, deux parties se succèdent pour nourrir la réflexion. Dans la première partie, il est proposé, à partir de l’émergence de la forme scolaire occidentale, puis de celle de l’État-éducateur, de suivre l’évolution des politiques publiques éducatives européennes en matière de démocratisation des études et de lutte contre les inégalités sociales à l’école. Les espoirs mis dans cette voie grâce aux réformes structurelles et pédagogiques des années 1960 et 1970 ont été largement déçus. Par la suite, avec la mise en doute de l’efficacité de l’État-providence et le tournant néolibéral qui l’a accompagnée, le référentiel de l’État régulateur l’a emporté au cours des années 1980 sur celui de l’État redistributif. À côté d’un souci grandissant pour le local (niveau de l’école, contexte du quartier, etc.), des dispositifs de décentralisation et de déconcentration ont été mis en place. Ces dispositifs ont justifié la nécessité d’une évaluation des résultats obtenus par les établissements scolaires. Dans cette mouvance, une expertise particulière s’est développée, qui a trouvé de solides encouragements à la faveur de l’engouement de certains pays et des organisations internationales pour la comparaison des performances scolaires enregistrées dans les États membres de l’OCDE, et l’établissement de classements récurrents des pays concernés. La recherche des « bonnes pratiques » a trouvé sa justification dans un contexte davantage en relation avec un marché qu’avec un service public. La légitimation stratégique