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De l'éducation morale de la jeunesse

De
164 pages
L'enfance et la jeunesse sont les garants de la qualité du monde à venir. Leur prise en charge mérite une considération toujours croissante de tous les maillons de la chaîne éducative. Une société ne mérite que les hommes et femmes qu'elle a elle-même façonnés. Les progrès enregistrés dans son sein reposent sur la mentalité et la quantité de la qualité des modèles de citoyens formés. Son développement devrait s'étendre sur le double point de vue matériel et spirituel.
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Joachim OLINGA
De l’éducation morale de la jeunesse
Propositions de quelques paradigmes
L’enfance et la jeunesse sont les garants de la qualité du monde
à venir. Leur prise en charge, pour des mobiles écologiques, De l’éducation morale
démographiques et de socialisation, mérite une considération
toujours croissante de la part de la communauté et requiert
la contribution de tous les maillons de la chaîne éducative. de la jeunesse
Une société ne mérite que les hommes et les femmes qu’elle
a elle-même façonnés. Les progrès enregistrés dans son
sein reposent sur la mentalité et la quantité de la qualité des Propositions de quelques paradigmes
modèles de citoyens formés. Son développement devrait
s’entendre et s’étendre sur le double point de vue matériel et
spirituel. D’où la nécessité de ne pas escamoter le paradigme
divin dans nos existences.
Joachim OLINGA est né en 1965 à Yaoundé.
Il est titulaire d’une licence en philosophie et d’un
diplôme de conseiller d’orientation (DIPCO)
de l’École Normale supérieure de Yaoundé I.
Il occupe actuellement les fonctions de chef
de service d’orientation au Lycée d’OKOLA (Région
Préface de Richard OKENEdu Centre, Département de la Lékié).
ISBN : 978-2-343-01251-3
16,50 e
De l’éducation morale de la jeunesse
Joachim OLINGA
Propositions de quelques paradigmes
ENSEIGNEMENT ET ÉDUCATION EN AFRIQUE





De l’éducation morale
de la jeunesse



















Enseignement et éducation en Afrique
Dirigée par Magloire KEDE ONANA
En ces temps de crise généralisée, l’Afrique, comme beaucoup d’autres
continents de la planète, traverse des moments extrêmement difficiles dans
tous les secteurs d’activités. Au plan de son secteur éducatif objet de nos
investigations, la crise ne cesse d’assombrir la vie des différents acteurs de
nos communautés éducatives : les parents pour la plupart démissionnent
chaque jour devant leurs responsabilités ; les enseignants qui pourtant ont
entre autres tâches celles d’exercer dans les jeunes esprits la faculté de penser
et de développer en eux le sentiment de la valeur de l’homme deviennent de
plus en plus comme des bouches inutiles. Premiers passeurs culturels, ils ont
toujours du mal à affirmer leur autorité devant une jeunesse devenue esclave
dans l’usage de nouveaux moyens sophistiqués de diffusion de la seule
culture moderne. Une telle situation installe tous les acteurs ainsi désignés
dans un malaise profond, accentué par leur porte-monnaie qui ne répond plus
à tous les défis. La conséquence au niveau des apprenants va être la langueur,
la désertion, l’angoisse ou la phobie permanente des échecs et le
désenchantement sur les lendemains de l’école.
Pour s’élever au-dessus de toutes nos limitations, l’alternative qui semble
s’imposer à nous tous c’est : créer ou disparaître. Nous devons pour ainsi dire
nous employer à la production radicale de nouvelles manières de voir, de
faire et d’être ; autant d’orientations et de combinaisons originales sous
l’effet desquelles un nouveau re-décollage est possible au risque de devenir
comme des balafons crevés. Une telle entreprise nécessairement collective
doit donc s’ouvrir et nous ouvrir aux autres, parce qu’elle contribuera à
mesurer désormais l’avenir de nos Etats à leur capacité de stimuler
l’intelligence de leurs concitoyens.
C’est suite à ce constat et surtout sous l’impulsion des Editions
L’Harmattan, que l’idée de créer la collection « Enseignement et éducation
en Afrique » s’est imposée.
Déjà parus
Bah Jean-Pierre KOUAKOU, Perception et prise en charge du
paludisme en médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire, 2013.
Alphonse Zozime TAMEKAMTA (dir.), L’illusion
démographique, La natalité africaine entre fatalisme et
optimisme, 2013.
Alphonse Zozime TAMEKAMTA (dir.), Propos sur l’Afrique,
2013.
Alphonse Zozime Tet Jean KOUFAN MENKENE
e(dir.), Le Cameroun au 21 siècle, L’urgence d’une révolution
verte, 2013. Joachim OLINGA




De l’éducation morale
de la jeunesse


Propositions
de quelques paradigmes



Préface de Richard OKENE






© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris
www.harmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-01251-3
EAN : 9782343012513A toi ma mère, pour tout ce que tu fis pour moi,
je dédie cette œuvre. REMERCIEMENTS
Une seule main ne pouvant attacher convenablement
un paquet, la civilité me prescrit le devoir d’adresser mes
sentiments de profonde gratitude, notamment à :
Richard OKENE pour m’avoir montré le chemin qui
mène vers « L’Harmattan ».
Magloire KEDE ONANA dont les paroles
encourageantes ne cessaient de me stimuler dans la
conception, la rédaction et l’accompagnement dans tout le
processus de fabrication de cet ouvrage.
Que tous ceux qui, de près ou de loin ont apporté leur
concours à cette modeste réalisation trouvent également
ici l’expression de ma sincère reconnaissance.
7
PREFACE
« De l’éducation morale de la jeunesse : propositions de
quelques paradigmes » est un ouvrage truffé de conseils
qui s’adresse de prime abord aux élèves, parents de
demain. Cependant les milieux éducatifs et de décisions
tels que : les familles, les chefferies traditionnelles, les
collectivités décentralisées, les Etats y trouveront
également de la matière. De la stigmatisation des maux qui
minent la société à l’appel à la foi, en passant par
l’éducation des individus, c’est une œuvre de collaboration
entre tous les membres de la communauté éducative. La
préoccupation et le vœu de l’auteur sont de parvenir à la
formation d’un modèle de citoyen responsable, capable de
contribuer au développement de la société. Cela passe par
l’exhumation de certaines valeurs qui existaient déjà dans
nos milieux et qui constituent le côté positif de nos
cultures. Il importe de freiner la tendance à la disparition
au jour d’aujourd’hui de toutes ces vertus. Les accusations
et les torts se rejettent alors que la responsabilité devrait
être collective, sans exclusion d’un seul maillon de la
chaîne, dans ce vaste chantier de l’Education. Comment
résister à la tentation de s’interroger sur le faible
engagement des décideurs face à cette menace ? Ne leur
revient-il pas le devoir d’y intégrer toutes les composantes
sociales au rang desquelles les conseillers d’orientation ?
Peut-on vouloir imiter l’occident à beaucoup d’égards sans
faire comme lui là où il a réussi merveilleusement ?
Comment vouloir et ne pas vouloir en même temps ?
Pour mieux accompagner l’enfant dans sa maturation,
son développement, son insertion dans la vie active et
9 sociale, il faut plusieurs acteurs parmi lesquels les
conseillers d’orientation occupent une place de choix. Si
tel est le cas, il conviendrait de bien les former et de leur
donner les ressources nécessaires à leur expression
optimale sur le plan professionnel. Sinon, il serait
judicieux de ne plus les former et de supprimer le corps
des conseillers d’orientation vu son inanité au sein du
système éducatif. Dans cette dernière perspective, ce serait
une méprise que de sevrer nos jeunes apprenants de
l’orientation personnelle, sociale, éducative et
professionnelle dont ils ont le plus besoin (consciemment
ou non) en cette période de la mondialisation, des
fluctuations économiques et des perturbations climatiques.
Le mérite de cette publication est d’avoir mis l’accent sur
l’orientation sociale qui touche les domaines aussi bien
spirituel que psycho-social. Il est temps d’améliorer le
rapport entre l’individu et la société d’une part et d’autre
part, entre l’enfant et les milieux religieux dans la
perspective de l’aider à établir une saine relation avec le
CREATEUR.
Richard OKENE
10
PROLOGUE
La vie d’un être humain commence dès sa conception.
Le fœtus est déjà un sujet de droit dont l’existence et
l’essence méritent d’être protégées. Par ailleurs, la vie a un
principe sacré. Aussi devons-nous être confus de remords
chaque fois que l’on a failli à la préserver chez notre
prochain et a fortiori, lorsque nous avons contribué à
l’escamoter. Il est clair que des pratiques comme
l’avortement, l’abandon des bébés à des endroits hostiles à
leur survie (poubelles, fossés, etc.) méritent d’être
légalement sanctionnées. Le tout n’est pas de préserver la
vie de l’enfant, encore faudrait-il assurer son encadrement
de manière à en faire un homme responsable, épanoui,
capable de rendre ultérieurement le même service à sa
progéniture. Il devrait exister de ce fait une sorte de
solidarité agissante qui se manifeste par une
coresponsabilité dans le but de la préservation de la
dignité, de la survie de l’espèce humaine.
Toute société organisée devrait comporter en son sein
des milieux chargés d’éduquer les enfants : la famille
(noyau de la société), l’école (société en miniature), les
milieux de formation socioprofessionnels (cadres où l’on
apprend à remplir une fonction d’utilité sociale), les
milieux religieux (où la découverte de la volonté divine
s’opère par excellence et où la relation avec la
transcendance s’apprend). D’autres milieux tels que
l’internet, la radio, la télévision, la rue… apportent eux
aussi leur concours au développement de la personnalité.
Il est donc important que dès la jeunesse l’on prenne
connaissance de l’existence et de l’importance de
11 l’éducation qui se donne dans chacun de ces milieux.
Qu’on sache dans quelles mesures les fréquenter et ce
qu’on devrait en tirer comme avantages devant participer à
l’enrichissement de l’individualité. Il est utile de savoir
également comment fonctionne chacun de ces milieux. De
fait, tout milieu structuré a un règlement intérieur et des
personnes morales ou physiques qui animent ces
structures. L’absence de ces éléments structurels expose le
milieu au désordre, à l’indiscipline dont les retombées sont
rarement bénéfiques. La réussite scolaire, professionnelle
ou sociale dans le désordre n’est sinon qu’hasardeuse du
moins impossible.
Compte tenu du caractère délicat de l’éducation de
l’enfant, il importe de connaître les enjeux de la sexualité.
En fait l’acte sexuel, tout jeune devrait le savoir, conduit à
la procréation. Cela suppose de la part de celui (ou de
celle) qui s’y engage un examen de conscience. Il doit
passer en revue un certain nombre d’interrogations.
- En faisant mon rapport sexuel, ai-je déjà besoin d’un
enfant ou alors je voudrais tout simplement satisfaire ma
libido ou mon désir du sexe opposé ? La réponse à cette
première question donne lieu à un choix, celui de faire son
acte sexuel avec ou sans préservatif ou alors de s’abstenir
tout simplement.
- Dans le cas où j’aurai besoin d’un enfant, ai-je déjà
les moyens de subvenir à ses droits (santé, nutrition,
éducation etc.) ?
- Suis-je capable de garantir déjà un avenir digne, une
transition vers la responsabilité à mon enfant ?
- Au regard de la complexité de cette mission, avec
qui vais-je assumer cette charge ? Cette question fait
penser à la délicate problématique du mariage.
12 - Qu’est-ce que le mariage ? suis-je capable d’y
apporter ma contribution de façon efficace et efficiente, si
je m’y engage tout de suite ?
Lorsqu’on se rend compte qu’on ne peut pas déjà
endurer ces problèmes ou qu’on n’est pas encore capable
de respecter les engagements liés à l’union conjugale, on
diffère donc son intention de se marier, ou l’on se protège
lors du rapport sexuel ou on l’évite tout simplement. Par
l’abstention sexuelle, on est à l’abri des maladies
sexuellement transmissibles (M.S.T), des infections ent issibles, ainsi que des grossesses
indésirées.
-La jeune fille et l’esquive des grossesses indésirées.
En grande partie, les avortements seront évités si l’on
commence par éviter les grossesses de cette nature.
Je suis une jeune fille, si je voudrais concevoir (ou pas)
je vais dans les services de planning familial ou dans un
Centre hospitalier rencontrer un spécialiste pour me faire
expliquer les notions de cycle menstruel. Il existe en effet
des périodes pendant lesquelles le rapport sexuel peut
donner lieu à une fécondation, à une conception. Refuser
la grossesse oblige la jeune fille à s’abstenir pendant ce
temps de fécondité, à avoir de rapports sexuels. S’il lui
arrive cependant de succomber à la tentation d’en avoir,
elle doit recourir absolument à l’usage du préservatif
féminin ou alors obliger son partenaire d’utiliser le
préservatif masculin.
Il faut se montrer ferme dans cette prise de décision car
il y va de l’avenir, voire de la santé de la jeune fille.
Tout refus du garçon d’utiliser le préservatif doit tout
de suite être perçu comme un manque d’amour de sa part
pour son amie. Car, en effet, celui qui aime ne doit pas ne
pas se soucier de l’avenir de l’autre. L’acceptation de la
13 procréation, le consentement de procréer doit être mutuel.
Il existe une pléthore de méthodes contraceptives ; les
services de planning familial sont mieux posés pour nous
éclaircir à ce sujet.
Assurer le rôle de mère et celui d’élève simultanément
revient à poursuivre deux oiselets à la fois. Et le plus
souvent, le risque d’en attraper aucun est grand.
Il est donc urgent de discipliner sa vie sexuelle au lieu
de se familiariser à la pratique de l’avortement qui
constitue un désastre.
- Du désastre de l’avortement.
Un désastre est une calamité, un évènement
malheureux, une catastrophe. L’avortement est
catastrophique parce qu’il est l’expression de la
suppression d’une vie humaine. C’est le processus de
naissance interrompu dès ses débuts. Cette interruption
peut être volontaire ou involontaire. L’avortement peut
être le résultat de l’incapacité de l’organisme féminin à
entretenir le processus de foetalisation jusqu’à terme. Dans
ce cas, la responsabilité humaine est difficilement
engagée. Mais les instigateurs des cas d’avortement
méritent des poursuites juridiques et judiciaires.
Instantanément et instinctivement, ils négligent la gravité
du crime commis, mais ils sont dans l’incapacité de
démontrer par anticipation le caractère vain de l’avenir de
la vie supprimée.
L’avortement constitue un désastre sur le plan
physiologique en ce sens qu’il détruit les organes, les
cellules qui favorisent la procréation chez la femme. D’un
point de vie socio-économique, il prive l’activité
économique d’une main-d’œuvre indispensable à la
production. Les coupables d’avortement font fi des
considérations relatives à l’éthique et à la foi. Or, que vaut
14 l’homme sans Dieu ? Que vaut la nourriture sans la vie ?
Ou le vêtement sans le corps ?
Beaucoup de couples se séparent à cause de
l’impossibilité pour la femme de concevoir, ou de
l’impuissance ou absence de virilité de l’homme. Il
faudrait noter en fait que l’absence d’enfants dans le
couple ne devrait plus s’expliquer unilinéairement,
l’homme (genre masculin) peut également en être la cause.
Il est donc recommandé d’éviter les MST et les IST
(maladies sexuellement transmissibles et infections
sexuellement transmissibles) dès la jeunesse puisqu’elles
sont sources, si mal soignées, de stérilité, de malheur et
même de décès dans la vie. Comment les éviter ? En
s’abstenant ou en se protégeant lors des rapports sexuels.
En privilégiant d’abord ses études, tant que ceux qui s’en
occupent des frais sont encore actifs et vivants. L’enfant
doit prendre conscience du fait que le parent n’est pas
éternel ; son assistance ne l’est pas non plus. Il (l’enfant)
doit donc de ce fait vite et bien faire l’école pendant que le
temps s’y prête encore. Car il y a des circonstances
imprévues qui viennent souvent mettre un terme à
l’harmonie d’une famille. Lorsqu’elles (ces circonstances)
arrivent et trouvent que l’enfant est déjà capable de
prendre la relève du parent, ce dernier peut s’en aller
tranquille, fier d’avoir rempli sa mission sur terre.
Avant de parler mariage, le jeune doit se montrer
capable de répondre à ces questions essentielles :
- Au regard de la complexité de la mission qui
consiste à éduquer un enfant, avec qui vais-je assumer
cette charge ? Il se pose là la question du choix du
partenaire dans la vie conjugale.
- Qu’est-ce que le mariage sur le plan du droit civil, et
quels sont les devoirs et les droits des époux dans cette
union légale et sacrée ?
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