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Des animateurs parlent

De
152 pages
Rassembler et analyser dans une démarche qualitative les représentations d'étudiants en animation et celles de professionnels de ce secteur, tel est l'objectif de cet ouvrage, résultat d'une recherche réalisée auprès de plus de 700 personnes. L'objectif de l'étude a consisté à tenter de répondre aux questions suivantes : Quelle représentation d'eux-mêmes ? Quelle représentation de la société ? Quelle conscience ont-ils de leur profession ? Quelle identité sociale ? Quelle capacité à élaborer une pensée collective ?
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SOMMAIRE

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INTRODUCTION

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Rassembler les représentations d’étudiants et de stagiaires de formation continue sur une partie de leur activité professionnelle telle qu’elle peut s’exprimer dans des productions écrites imposées par l’enquêteur, voilà ce qui a constitué l’objet de ma démarche. D’abord qu’est-ce que cela peut signifier d’utiliser la notion de représentation ? Chez Marx, notamment, mais pas seulement, avec l’Idéologie allemande, La misère de la philosophie et Le dix-huit brumaire, on sait qu’elle constitue pour un individu ou un groupe, avec les idées, les productions psychiques en général (les convictions, les valeurs, des sentiments) le reflet de son idéologie : tantôt imaginaire ou illusoire lorsqu’elle est déconnectée des rapports de classes réels, tantôt fondatrice d’une désaliénation possible lorsque le prolétariat pense et agit à partir du travail vivant pour aboutir à la nécessité de la disparition du mode de production capitaliste. Mais il serait vain de croire à l’absence de contradictions chez Marx à ce sujet. Pour le socio-philosophe Jean Baechler le système des représentations sociales est une idéologie fondée sur un discours lié à l’action, laquelle est élaborée à leur origine sur des passions et des valeurs, le tout s’incarnant au final dans la recherche de la satisfaction des intérêts individuels ou collectifs qui sont liés à leur structuration1. Valeurs et passions permettent lorsqu’elles sont partagées collectivement de constituer l’identité d’un groupe défendant sa position dans le champ social. Edmond Marc Lipiansky, professeur à l’université de Paris X, pense pour sa part que la représentation « est une forme définie de cognition, tendant à constituer un objet précis, ainsi que les mécanismes qui président à sa genèse et à sa structuration », n’excluant évidemment pas qu’elle soit « une image reconstruite et déformée de l’objet réel »2. N’oublions pas en effet que Imago en latin signifie imitation, fantôme, copie, ombre, apparence,
Il est toujours difficile et frustrant de résumer en quelques lignes le travail d’un auteur quel qu’il soit. C’est ce que nous faisons ici pour des raisons pédagogiques. Je renvoie le lecteur à Qu’est-ce que l’idéologie ?, Jean Baechler, coll. « Idées », éd. Gallimard, 1976. 2 E. M. Lipiansky, « Représentations sociales et idéologies. Analyse conceptuelle » in Idéologies et représentations sociales de V. Aebischer, J.-P. Deconchy et E. M Lipiansky, éd. Delval, 1992, p. 35-63.
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simulacre. « Modestiæ imagine » : « Sous le masque de la modestie », dit le Gaffiot, citant Tacite. Certes ce débat sur la nature des représentations est riche et ouvre de nombreuses portes explicatives, mais, au-delà des divergences des uns et des autres dans le champ de la psychologie sociale, le fait est reconnu que ces discours donnent donc « corps au langage des groupes en train de se faire et de se défaire » dans la société, comme le résume Jean Maisonneuve3. Cette hypothèse de la possibilité du changement des fonctions jouées par les groupes sociaux nous renvoie au débat plus philosophique que scientifique certes, mais indispensable à la recherche scientifique dans l’établissement de ses postulats, concernant l’évolution des sociétés humaines : dans L’animation professionnelle nous écrivions que l’on voulait souvent imposer des choix réducteurs entre une perspective humaniste et une perspective critique : « Il existe une interaction des déterminants probables et des interventions possibles d’un acteur social (…), donc sujet, lui-même orienté dans ses actions par la situation sociale qui détermine à son tour la nature, l’ampleur et la portée de l’interaction. Il est dès lors envisageable de considérer l’animation comme relevant d’une philosophie de la praxis, c'est-à-dire que les structures sociales dans lesquelles elle s’inscrit sont à la fois des déterminants, mais aussi produits de l’action humaine, la rendant tout à la fois possible et limitée. La praxis, c’est le point de rencontre de ces oppositions entre production et reproduction, c’est l’idée d’un faire qui peut aussi être créateur de réalités et de sens nouveaux ». Façons d’agir et de concevoir sont ici dialectiquement liées4.
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J. Maisonneuve, Idéologies et représentations sociales, op. cit., p. 82. Nous n’entrerons pas de nouveau ici dans les contradictions issues du débat intervenu entre P. Bourdieu et A. Touraine concernant les représentations : d’un côté l’idéologie comme cohérence interne du discours et production inconsciente de leurs auteurs et de l’autre distinction introduite entre idéologie, produite par les classes sociales, et modèle culturel, langage commun devenu enjeu du conflit de classe, mais référence obligatoire pour tous. Il fut longuement expliqué en son temps dans Animation et Animateurs. Le sens de l’action. 4 Une phrase de K. Marx dans Les manuscrits de 1844 pourrait résumer notre pensée : « De même que la société elle-même produit l'homme en tant qu'homme, elle est produite par lui ». Par ailleurs, Olivier Corpet et Yann Moulier-Boutang ont permis une réédition des œuvres de Louis Althusser L’avenir dure longtemps, suivi de Les faits, Stock/Imec 2007. Le second a fait paraître une réédition de la biographie de Louis Althusser en Livre de poche (en 2 tomes) : on y voit bien que celui qui semblait être parmi les plus mécanistes des philosophes déterministes se réclamant de Marx élaborera, au milieu des années soixante-dix, une pensée dite du « matérialisme

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On comprendra dès lors pourquoi, sur la question des représentations sociales, nous nous rapprochons de la pensée d’Antonio Gramsci à propos des déterminations qui engendreraient de façon exclusive la production cognitive des individus et des groupes. Il écrit : « Si ce concept était vrai, le monde et l’histoire seraient toujours immobiles. En effet, si l’individu, pour changer, a besoin que toute la société change avant lui, mécaniquement, en raison d’une force extra-humaine, aucun changement ne se réaliserait jamais. L’histoire est au contraire une lutte continuelle d’individus et de groupes afin de changer ce qui existe déjà ; cependant pour que la lutte soit efficace ces individus et ces groupes devront se sentir supérieurs à l’existant,… »5. C’est en ce sens qu’ils peuvent devenir « éducateurs de la société ». Le point de vue est identique chez Cornelius Castoriadis qui nous explique que l’historicité de la société n’est gouvernée par aucune « ruse de la raison », par « aucune pensée héritée » et que c’est avant tout l’imaginaire des individus et des collectifs qui donne sens aux actions humaines6 (souvent de façon inconsciente). Même les institutions sont les produits de cette action humaine et peuvent donc être transformées à nouveau, quelles que soient les pesanteurs qu’elles ne manquent de provoquer. On trouvera une pensée proche dans les ouvrages de Jacques Rancière sur la notion d’émancipation en particulier lorsqu’il explique, en opposition à Pierre Bourdieu notamment, que « ce qui entretient la soumission n’es pas tant l’ignorance que le doute sur sa capacité de faire changer les choses 7». Notre curiosité, dans le droit fil du travail que nous présentons dans cet ouvrage, consistait à tenter de savoir, concernant les animateurs, comment « ils se sentaient » à partir des représentations de leur profession que nous allions recueillir. Quelle représentation d’eux-mêmes ? Quelle représentation de la société ?

aléatoire » plus proche de l’action politique, de la rencontre, de la situation du moment, que d’une théorie implacable, d’une loi idéologique qui réduirait l’homme à « un simple support de structures ». Son chemin de Damas sera encore plus dramatique par la suite. 5 A. Gramsci, Cahiers de prison 14,15,16,17,18, coll. Bibliothèque de philosophie, éd. Gallimard, 1990. L’extrait cité ici vient du cahier 16. 6 C. Castoriadis, Les carrefours du labyrinthe, t. IV, La montée de l’insignifiance, Seuil, 1966 (« Je tiens que l’histoire humaine…est essentiellement définie par la création imaginaire »). 7 J. Rancière, « Repenser l’émancipation », Sciences humaines, n° 198, novembre 2008.

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Quel « système d’interprétation8 » proposent-ils ? Comment disent-ils agir ? Quelle conscience ont-ils de leur profession ? Se rassemblent-ils autour de valeurs communes ? Sont-ils unis sur un sens commun (qui leur est commun) ? Bref quelle identité sociale pour ce groupe des animateurs professionnels ? Montrent-ils une capacité à élaborer une pensée collective ? Traduisent-ils l’idée de la passivité ou ont-ils une vue de transformation de la société, avec un projet mettant en tension les aspirations conscientes de leur action et les conditions concrètes de celle-ci, ainsi qu’une perception de sa limitation éventuelle ? Quelles occultations laissent-ils entrevoir, puisque nous savons qu’un individu ou un groupe a plutôt tendance à donner une bonne image de luimême, tout en étant amené par ailleurs à intégrer dans sa construction identitaire les représentations positives ou négatives existant dans son environnement social au contact des autres groupes sociaux, bref ce que l’on appelle aussi les effets en retour des interactions ? En conclusion, dans cette compréhension d’eux-mêmes et dans leur interprétation du monde, s’accordent-ils sur un système culturel commun, avec un langage partagé, des symboles à signifier, des repères à organiser ? Sur cette question de l’identité professionnelle des animateurs qui reste l’axe heuristique permanent de notre travail depuis presque vingt-cinq ans maintenant, peu de travaux d’ordre général ont été réalisés. Une sociologie de type quantitatif existe, tel le travail de Francis Lebond, Un groupe professionnel en évolution ? Les animateurs socioculturels et de loisirs, qui se présente comme une analyse secondaire de l’enquête Emploi (1982-2005), rapport remis à l’INJEP en 2007. Nous avons largement mis en cause dans L’animation en questions les présupposés d’une pseudo théorie fonctionnaliste de prolétarisation accentuée des animateurs et les fondements épistémologiques de cette étude : conditions de recueil des données par l’INSEE tout à fait aléatoires, fondées sur une définition des animateurs qui a été créée au moment de l’apparition des premiers pionniers de l’animation il y a maintenant plus de 30 ans ; mélange dans les échantillons traités des animateurs volontaires, des étudiants9 ou des jeunes s’intitulant animateurs avec comme
Cette expression est issue de l’ouvrage de Gustave-Nicolas Fischer, Les concepts fondamentaux de la psychologie sociale, Ed. Dunod et Presses universitaires de Montréal, 1987. Sur ce thème des représentations on peut consulter les pages 116 à 124. 9 L’enquête réalisée par ORSEU (voir note 9) signale que 20% d’étudiants travaillent dans l’animation. Si l’on enlève cette catégorie de la totalité de l’échantillon pris en
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bagage leur seul BAFA, des saisonniers, des temporaires et des vacataires, bref des non-professionnels et des professionnels10 ; exclusion de tout un ensemble d’animateurs qui ne font pas partie du champ du ministère de la jeunesse et des sports, commanditaire à travers l’INJEP de ce document ; etc. Certes cette réalité socioéconomique est bien réelle, mais pour prendre une comparaison, ce n’est pas en mélangeant pompiers volontaires et pompiers professionnels que l’on peut identifier la professionnalité des salariés de la seconde catégorie. Par cet effet de brouillage de l’animation, ce type de production revendiquée par l’INJEP aboutit en définitive à conforter une image fragilisée de ce secteur, renforçant bien évidemment l’idée d’un accroissement permanent de la précarité (qui ne peut que satisfaire les syndicats dans leur combat, puisque c’est une des bases de leur mission) et légitimer en même temps la pratique de certains employeurs dans leur refus de participer à une réelle logique de professionnalisation puisque, partagée par leurs confrères, elle dominerait le champ du salariat de l’animation. Il est vrai que les propos du ministre Xavier Darcos11 sur

compte dans l’enquête, il demeure 63% d’animateurs permanents et 37% d’animateurs vacataires, dont plus d’un quart déclare avoir choisi le temps partiel : enfin 44% des temps partiels ont plusieurs employeurs (dans les centres de vacances essentiellement). 10 Des salariés à temps partiel peuvent être bien sûr considérés comme des professionnels, surtout s’ils sont en CDI. Mais certains envisagent ce job essentiellement comme une opportunité de revenu : c’est ainsi que l’Observatoire emploi formation de la CPNEF des centres sociaux, développement social local et accueil jeunes enfants rappelle à juste titre dans une note de synthèse écrite après l’enquête réalisée sur « Le temps partiel dans notre branche est-il subi ou choisi ? », publiée en mars 2008, que « La branche attire des salariés qui souhaitent travailler à temps partiel (étudiants, artistes, …), car de nombreux postes du secteur offrent la possibilité de travailler à temps réduit ». C’est aussi le cas d’animateurs qui occupent deux postes à temps partiel dans deux sites différents par exemple. Autre chiffre intéressant : 39% des associations interrogées dans l’enquête déclarent comme troisième raison du temps partiel le fait qu’il soit souhaité par les salariés, sans oublier le fait que des contrats aidés ne sont qu’à temps partiel bien sûr. Bien sûr on va trouver plus de temps partiel subi chez les jeunes que chez les moins jeunes, parmi les CDD que parmi les CDI, chez les hommes que chez les femmes. La question de la reconnaissance du temps partiel se pose dans le secteur de l’animation et dans toute la société. Mais d’un point de vue sociologique et statistique, une enquête sérieuse sur le monde professionnel de l’animation ne peut ignorer les enjeux d’identification que pose, par exemple, la prise en compte d’un monde indifférencié de salariés et de non-salariés. 11 « Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués pat l’Etat, que nous fassions passer des concours bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des

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certaines catégories d’enseignants donnent une crédibilité renforcée à ceux qui pensent que l’animation n’étant après tout qu’une affaire de gardiennage, pourquoi faudrait-il s’encombrer de professionnels qualifiés ? L’enquête réalisée par ORSEU, sur La qualité de l’emploi dans les métiers de l’animation publiée en septembre 2007 opère bien cette distinction entre volontaires et professionnels dans la partie de son travail qualitatif, mais reste prudemment sur la définition de l’INSEE de 1983 reprenant celle du début des années soixante-dix. Elle explique que « la professionnalisation du secteur encourage la polyvalence des animateurs permanents »12, alors que les techniques seraient le lot des vacataires extérieurs, parce que, reprenant tels quels les propos d’un directeur de centre social, « le travail de l’animateur consiste à appliquer un ensemble de techniques sans que ces techniques ne soient enseignées aux animateurs ». Outre que cette affirmation prête à sourire13, il faut rappeler que c’est depuis le début des années quatre-vingt que Jeunesse et sports, en créant le BEATEP a ouvert la boîte de Pandore et commencé à scinder les professionnels de l’animation à la grande satisfaction des employeurs pouvant ainsi tirer vers le bas les qualifications et les salaires des professionnels. Dans une approche plus quantitative, l’enquête nous apprend enfin que 67% des animateurs sont permanents et que 78% travaillent à temps plein. D’autres travaux mieux fondés sur leurs assises existent bien sûr, issus du CNFPT, de la convention collective de l’animation

enfants ou de leur changer les couches ? » (Audition à la commission des finances du Sénat le 3 juillet 2008). 12 Nicolas Farvaque, La qualité de l’emploi dans les métiers de l’animation, Rapport final présenté par le Centre Henri Aigueperse-UNSA éducation, septembre 2007, Lille. A noter que cette enquête a été réalisée par Internet, ce qui induit certainement une approche du public très aléatoire ne correspondant pas avec évidence à la réalité socioprofessionnelle du secteur. 13 L’affirmation suivante de ce même directeur fait l’objet même de notre étude : est-il vrai (comme il semble l’affirmer) que « la logique professionnelle dans l’animation prime aujourd’hui sur ce qui était la logique d’action militante d’antan », supposant donc implicitement que logique professionnelle et logique militante seraient antagoniques ?

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et de la CPNEF qui en est l’émanation, de celle des centres sociaux14, parfois du ministère des affaires sociales15. Des questions fondamentales d’orientation scientifique se posent donc en permanence pour le chercheur : en ligne continue avec notre orientation philosophique, nous avons privilégié plutôt une « sociologie clinique », qui serait proche de celle de Vincent de Gaulejac, professeur de sociologie à Paris VII, affirmant, dans son ouvrage qui porte le même intitulé16, qu’il s’inscrit au cœur des contradictions entre objectivité et subjectivité, entre structure et acteur, entre le poids des déterminismes socio-historiques et la capacité des individus d’être créateurs d’histoire. En ce sens il est essentiel de comprendre et par conséquent d’intégrer la façon dont les individus vivent la société et ses phénomènes, dont ils se les approprient et comment ils se les représentent. Le sociologue G. Lapassade expliquait aussi que « la sociologie interprétative considère que les formes sociales sont l’émanation des individus, que les normes sociales sont problématiques et que les systèmes de vérité sont discutables »17 . Nous sommes proche ici d’une démarche ethnométhodologique18 dont les fondations reposent justement sur le refus de l’idée que l’ordre social ne serait que le résultat d’une détermination dominante pesant sur les individus et leur dictant leur conduite. En recueillant les propos d’animateurs par l’intermédiaire d’écrits qu’ils nous ont confiés, nous
Il est possible de lire sur internet la dernière enquête intitulée « Qu’est-ce qu’un animateur en centre social ? », publiée en septembre 2007. Disponible sur www.cpnef.com, rubrique « Observatoire », dossier « Les publications ». 15 On en trouvera une présentation critique dans le premier chapitre de l’ouvrage que nous avons écrit en 2006, L’animation en questions, paru dans la collection Trames chez Erès à Toulouse. 16 Vincent de Gaulejac, Fabienne Hanique, Pierre Roche (sous la dir. de), La sociologie clinique, coll. sociologie clinique, Erès, Toulouse, 2007. On peut aussi consulter La société malade de la gestion. Idéologie gestionnaire, pouvoir managérial et harcèlement social, coll. Economie humaine, éd. du Seuil, 2008. 17 G. Lapassade, Les microsociologies, coll. Poche ethnosociologie, éd. Anthropos, 1996. 18 Et nous sommes donc solidaire de notre collègue anthropologue Bernard Traimond, professeur à l’université Victor Segalen à Bordeaux, qui, dans l’annonce d’un atelier sur « Littérature et anthropologie », dans le cadre d’Espaces Marx Bordeaux Gironde, écrivait en le regrettant à juste titre : « Les différentes tentatives pour penser les sciences en dehors des cadres établis par ses acteurs se voient systématiquement disqualifiées au profit d’un discours positiviste et vulgarisateur ».
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