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Économie du savoir

De
108 pages
Nos propres rapports avec les savoirs, leur création et leurs usages ont changé au point d'imaginer une nouvelle société, la « société de la connaissance ». Aujourd'hui nous serions dans l'ère de l'économie du savoir. Ce présent numéro de Savoirs en souligne les enjeux, les composantes, les dynamiques et les failles, et nous soumet des propositions pour entrer dans une économie du savoir plus juste, plus équitable, moins « privée ».
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34 - 2014
Note de synthèse Économie du savoir
ArƟcles de recherche Savoir (s) et apprentissage : comment apprécier l’intelligence organisationnelle ?
Des stratégies pour le développement et le maintien du sentiment d’efcacité personnelle en tant que formateurs d’adultes
Savoirs
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-03181-1 EAN : 9782343031811
Savoirs Revue internationale de Recherches en éducation et formation des adultes
2014 – 34
Économie du savoir
Revue publiée avec le concours :
- de l’association Interface recherche - de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris - de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense
L’Harmattan
Le Comité d’orientation s’est constitué en association de droit français dénommée Association internationale pour la promotion des recherches en éducation et formation des adultes (Aiprefa). /·$LSUHID D pWp HQUHJLVWUpH DX -RXUQDO RIÀFLHO GX  IpYULHU  /·DVVRFLDWLRQ GRQW OH VLqJH VRFLDO VH VLWXH j O·XQLYHUVLWp GH 3DULV 2XHVW 1DQWHUUH /D 'pIHQVH HVW SURSULpWDLUH GH OD UHYXH Le bureau du conseil d’administration est composé deJean-Marie Barbier, Jean-Pierre Boutinet, Philippe Carré, Solveig Fernagu-Oudet, Cédric Frétigné, Françoise F. Laot.
Comité éditorial d’orientation BrigitteAlberoProfesseure de sciences de -O·pGXFDWLRQ 8QLYHUVLWp 5HQQHV  Jean-MarieBarbier-Professeur au Cnam ChristianBatal -PDG Interface Études et Formation Jean-MichelBaudouin -Professeur de scien-FHV GH O·pGXFDWLRQ 8QLYHUVLWp GH *HQqYH Jean-PierreBoutinet -Professeur émérite de VRFLRORJLH 8&2 $QJHUV PhilippeCarré -Professeur de sciences de O·pGXFDWLRQ 8QLYHUVLWp 3DULV 2XHVW 1DQWHUUH La Défense PierreCaspar– Professeur émérite Chaire de IRUPDWLRQ GHV DGXOWHV &QDP DenisCristol- Directeur de l’ingénierie et des GLVSRVLWLIV GH IRUPDWLRQ &1)37 PierreDominicé -Professeur émérite de VFLHQFHV GH O·pGXFDWLRQ 8QLYHUVLWp GH *HQqYH
Fondateur : Directeur de publication : 5HVSRQVDEOHV VFLHQWLÀTXHV 
5HVSRQVDEOH pGLWRULDOH  Secrétaire de rédaction : 7UDGXFWLRQV IUDQoDLVHVSDJQRO  7UDGXFWLRQV IUDQoDLVDQJODLV  Web management :
JérômeEneauMaître de conférences en -VFLHQFHVGHO·pGXFDWLRQ8QLYHUVLWp5HQQHV SandraEnlartDirectrice Générale Entre- – prise et Personnel SolveigFernagu-Oudet-Maître de confé-UHQFHV HQ VFLHQFHV GH O·pGXFDWLRQ 8QLYHUVLWp Paris Ouest Nanterre La Défense CédricFrétigné –Professeur de sciences de O·pGXFDWLRQ 8QLYHUVLWp 3DULV (VW &UpWHLO ChristopheJeunesse- Maître de conférences HQ VFLHQFHV GH O·pGXFDWLRQ 8QLYHUVLWp 3DULV Ouest Nanterre La Défense Françoise F.Laot 3URIHVVHXUH GH VRFLRORJLH 8QLYHUVLWp 5HLPV VéroniqueLeclerc 3URIHVVHXUH GH 6FLHQFHV GH O·pGXFDWLRQ &8((3 8QLYHUVLWp /LOOH  ClaudieSolar- Professeure d’andragogie et de SV\FKRSpGDJRJLH XQLYHUVLWp GH 0RQWUpDO
JackyBeillerotPhilippeCarré Jean-MarieBarbier -HDQ3LHUUHBoutinet CédricFrétigné,Françoise F.Laot SolveigFernagu-Oudet FrançoiseLemaire DyanneEscorcia StephenBrewer GérardJean-Montcler
Revue SAVOIRS
8QLYHUVLWp 3DULV 2XHVW 1DQWHUUH /D 'pIHQVH 8)5 636( %kW &   DYHQXH GH OD 5pSXEOLTXH   1DQWHUUH &HGH[ UHYXHVDYRLUV#XSDULVIU KWWSVDYRLUVXSDULVIU
Savoirs, 34, 2014
Économie du savoir
Éditorial................................................................................................................7.......................... Note de synthèse Jean-Pierre BOUCHEZAutour de « L’économie du savoir » : ses composantes, ses dynamiques et ses enjeux......................................................................................................1.1....................... Articles de recherche Corinne BAUJARD,Savoir(s) et apprentissage : comment apprécier l’intelligence organisation-nelle?.............................................................................................................................................. ClaireDUCHESNEet NathalieGAGNON,Des stratégies pour le développement et le maintien GX VHQWLPHQW G·HIÀFDFLWp SHUVRQQHOOH HQ WDQW TXH IRUPDWHXUV G·DGXOWHV...............................................71 Comptes-rendus de lecture Claude DUBAR(en collaboration avec VanildaPAIVAet AlvinoANDRADEMACUXI)  Le secret d’Alvino : récits de vie d’un Indien du Brésil............................................. 2&'(  Comment apprend-on ? La recherche au service de la pratique............. Véronique BEDINHW /DXUHQW 7ALBOT GLU  Les points aveugles dans l’évaluation des dispositifs d’éducation ou de formation............................................................................................... DominiqueKERN  GLU  Formation et vieillissement. Apprendre à se former après 50 ans : quels enjeux et quelles pertinences ?.................................................................................... Vie de la recherche /HV WKqVHV HQ IRUPDWLRQ G·DGXOWHV..........................................................................
&KqUHV OHFWULFHV FKHUV OHFWHXUV &KqUHV DXWHXUHV FKHUV DXWHXUV 8QH QRXYHOOH UXEULTXHDébatsplace dans la prendra revueSavoirsdans les mois qui viennent. (OOH DFFXHLOOHUD GHV WH[WHV SRUWDQW VXU GHV TXHVWLRQV « vives » dans le champ de la formation des adultes HW GH OD IRUPDWLRQ SURIHVVLRQQHOOH HW GRQQDQW OLHX j SUREOpPDWLVDWLRQ LQWpUHVVDQW j OD IRLV OHV PLOLHX[ VFLHQWLÀTXHV HW OHV PLOLHX[ SURIHVVLRQQHOV Ces contributions pourront prendre des formes variées : DUWLFOHV G·RSLQLRQ UpDFWLRQV j GHV WUDYDX[ SXEOLpV GDQV OHV GLIIpUHQWHV UXEULTXHV GH OD UHYXH FRPSWHV UHQGXV G·H[SpULHQFHV RX G·LQQRYDWLRQV HW DXWUHV W\SHV GH WH[WHV G·LQWpUrW SURIHVVLRQQHO HWRX VFLHQWLÀTXH &HV DUWLFOHV VDQV rWUH VRXPLV j OD SURFpGXUH G·H[SHUWLVH GHV DUWLFOHV GH UHFKHUFKH IHURQW O·REMHW G·XQH pYDOXDWLRQ HQ FRPLWp de rédaction à partir de la lecture d’au moins trois de ses membres. La taille des contributions attendues est DX PD[LPXP GH  VLJQHV HVSDFHV FRPSULV  /HV UHFRPPDQGDWLRQV DX[ DXWHXUV SXEOLpHV GDQV FKDTXH numéro de la revue et sur le site www. http://savoirs.u-SDULVIU V·DSSOLTXHQW DX[ DUWLFOHV VRXPLV SRXU SXEOL-cation dans la rubriqueDébats. &RPSWDQW VXU FHWWH LQLWLDWLYH SRXU RXYULU GH QRXYHDX[ D[HV GH UpÁH[LRQ GDQV OD UHYXHSavoirs HW GDQV O·DWWHQWH GH YRV SURSRVLWLRQV Le Comité éditorial
Éditorial Times are changing…
Au commencement, nous avons pris conscience du développement d’une nouvelle culture susceptible de changer profondément nos façons de penser, de travailler et de vivre. « Une société de l’information » en est née. Nous avons ensuite vécu l’émergence d’une « société cognitive », considérée par l’Union européenne comme une façon de faire face à la mondialisation, à l’accélération foudroyante des apports des sciences et des technologies, à la multiplication des réseaux et à l’apparition d’apprentissages autonomes. Nos propres rapports avec les savoirs, leur création et leurs usages ont changé au point d’imaginer une nouvelle société, la « société de la connaissance ». C’est une généreuse utopie européenne, une société « ouverte en permanence et en tous lieux, à tous et à tous les savoirs » ; y compris « les savoirs en miettes » que la rapidité du numérique nous laissait croire en faire partie. Une utopie aide à vivre. Celle-ci a joué au sein de l’Union un grand rôle, souvent sous-estimé. Mais les objectifs et les valeurs ont beaucoup changé lorsque cette société a été transformée entre « une économie de la connaissance » voulue OD © SOXV FRPSpWLWLYH DX PRQGH ª ,O VXIÀUDLW G·\ DMRXWHU OD ÀQDQFLDULVDWLRQ j tous niveaux pour construire et devenir une « économie du savoir », voire une « économie fondée sur le savoir ». Le savoir à portée de la main ? À maints égards nous y sommes, comme nous ne l’avons jamais été. Mais aujourd’hui les mains sont pleines de bien d’autres éléments, de bien d’autres visions que nous allons retrouver dans ce numéro 34. Il n’est bien sûr pas question de tenter ici une synthèse de la « note de synthèse » et des textes qui la suivent. Nous allons très vite étudier et com-SUHQGUH OHV FRPSRVDQWHV GH O·pFRQRPLH GX VDYRLU VDYRLU ÀQDQFHV WHFKQR-logie de l’intellect et territoire). Puis leurs liaisons interactives qui constituent la dynamique du système. En revanche face à l’amplitude et à la complexité de cette analyse, nous pouvons nous demander ce qui peut avoir un impact direct sur nous ; en particulier lorsque l’on exerce les « métiers du savoir » chers à Jean-Pierre Bouchez. En voici simplement trois exemples : – Commeil est dit dans la note, la marchandisation et la privation du savoir qui vont croissant et tous les gains ou appropriations que l’on 7
peut faire en retour, constituent aujourd’hui le plus grand des « risques DVVRFLpV ª /·DFTXLVLWLRQ ÀQDQFLqUH RIÀFLHOOH RX RFFXOWH GH EUHYHWV RX de droits de propriété, la valorisation des actifs incorporels, ou encore OHXU PLVH VRXV PRQRSROH HQ IRQW SDUWLH DX[ ÀQV GH FH TXL GHYLHQW XQH économie de marché. Sur un autre plan, la quête ou le rapt des savoirs et GH FHOOHV HW FHX[ TXL OH GpWLHQQHQW SHXYHQW FRQGXLUH j GHV SURÀWV EHDX-coup plus rapides et beaucoup plus conséquents que ceux qu’apportent les organismes de recherche. Les savoirs stratégiques et les personnes qui les portent, se vendent, s’échangent et s’achètent. Parfois tous les moyens sont bons.
– L’accèsaux savoirs, la capacité de les construire et d’en faire usage soulèvent un lourd problème, de l’ordre de l’équité et des rapports de SRXYRLU /HV UHVVRXUFHV pQHUJpWLTXHV ÀQDQFLqUHV HW ORJLVWLTXHV OH GHJUp d’éducation n’en sont pas les seules variables ; des choix politiques déli-bérés peuvent jouer un rôle de restriction au niveau de tout un pays.
5HVWH j YpULÀHU FH TXH O·RQ PHW UpHOOHPHQW GDQV XQ © VDYRLU ª &DU OD majorité des éléments obtenus sur le web sont des données ou des infor-mations ; ou un fatras de références quasiment inexploitables faute de savoir les mettre en ordre, les structurer, les prioriser pour leur donner du sens face à ce que l’on recherche et à ce que l’on est. Dans l’esprit des externalités de connaissances évoquées par JP Bouchez, il y a une extériorité du savoir. C’est une extraction d’un gisement d’informations. C’est aussi le temps passé à la cerner, à l’analyser, à la construire. Le savoir n’est pas le résultat d’un clic, c’est avant tout une pensée.
C’est aussi dans cette partie invisible de l’économie du savoir, dans cette société de l’immédiateté et des rapports constants entre savoirs et pouvoir que nous vivons. Il nous reste souvent à apprendre à y naviguer et à s’y protéger.
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Pierre Caspar
Note de synthèse