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Le boulou est une langue bantoue du Cameroun proche du Albert Ze Ebanga
fang, qui est parlée au Gabon et en Guinée équatoriale et
proche de la langue ewondo du Cameroun.
Cet ouvrage est divisé en deux parties :
La première est une « grammaire pour tous » qui vulgarise
sa morphologie et ses types de phrases.
La seconde partie présente certains aspects de la théorie
syntaxique initiée par le grand linguiste Noam Chomsky et Éléments de syntaxe développée par de nombreux chercheurs (enseignants et
étudiants) du monde entier.
appliqués au boulou Ce livre est destiné à toute personne qui s’intéresse à l’étude
des langues en général.
Approche minimaliste
Albert Ze Ebanga est né en 1955 à Kribi au Sud
Cameroun. Il est titulaire d’une maîtrise d’Anglais
obtenue à l’université de Paris XII et d’un D.E.A. en
Sciences du langage obtenu à Paris VIII. Il prépare
actuellement une thèse de doctorat sur les aspects
de la négation de phrase en boulou et travaille par
ailleurs au ministère de la Culture depuis 30 ans.
Les impliquésISBN : 978-2-343-04306-7
Éditeur23,50 €
Éléments de syntaxe appliqués au boulou Albert Ze Ebanga
Les impliqués
É di teu r
1Les impliqués Éditeur
Structure éditoriale récente et dynamique fondée par les
éditions L’Harmattan, cette maison a pour ambition de
proposer au public des ouvrages de tous horizons,
essentiellement dans les domaines des sciences humaines et
de la création littéraire.

Éléments de syntaxe
appliqués au boulou © Les impliqués Éditeur, 2014
21 bis, rue des écoles, 75005 Paris
www.lesimpliques.fr
contact@lesimpliques.fr
ISBN : 978-2-343-04306-7
EAN : 9782343043067 Albert Ze Ebanga
Éléments de syntaxe
appliqués au boulou
*
Approche minimaliste
Les impliqués Éditeur « Les linguistes ne sont pas en passe de manquer
de faits à expliquer ! »
Jean Yves Pollock. (2007)
La grammaire générative
et le programme minimaliste.
Editions de l’Herne
78
Remerciements
Je tiens à remercier Jean-Yves Pollock, qui m’a initié à la
théorie de la grammaire à l’université de Paris XII, m’a fait
connaître de nombreux enseignants du département des sciences
du langage de l’université de Saint Denis. Je n’oublie pas qu’il
m’avait dit un jour que la recherche en linguistique est un
travail à vie. Je n’ai jamais cessé de me documenter pour
connaître l’évolution de la théorie linguistique de Chomsky.
Je remercie Caroline Serré, mon supérieur hiérarchique au
ministère de la culture (musée d’Orsay) qui, grâce à ses
compétences en informatique m’a aidé dans la mise en page de
ce travail et m’a permis de mieux me documenter. C’est en me
cherchant un stage dans les formations proposées par le musée
que m’est venu l’idée d’aller voir le professeur Anne
ZribiHertz que j’ai connu autrefois dans les séminaires auxquels j’ai
assisté à Paris.
Je remercie donc Madame Zribi-Hertz, qui m’a bien
accueilli cette année 2012 à l’université Paris VIII, a accepté la
charge supplémentaire de lire les papiers que je lui ai donnés et
de me conseiller.
Je rends hommage aux missionnaires américains de l’église
presbytérienne qui nous ont laissé de nombreux documents.
Hommage également à de nombreux membres de ma famille :
– à Foh Elom Joseph qui ma donné quelques livres Boulou
edu début du XX siècle.
– à son fils André, ancien instituteur et inspecteur des écoles,
qui m’a permis d’avoir mon certificat d’études primaires

9– à ma mère Ngon Esther et à mon père Ebanga jean
valentin qui m’ont longtemps soutenu avant de nous quitter.
Je remercie mon grand frère Ndounga Max qui m’a fait
venir en France en 1975 pour y poursuivre mes études et m’a
hebergé jusqu’en 1978.
Merci également à mon épouse Da Silva Maria Alice et à
mes enfants Nat, Franck, et Vanessa.
Je ne peux pas oublier de remercier le docteur Dumontier et
le professeur Sogni de l’hopital Cochin Paris qui m’ont sauvé la
vie en 2009. Un véritable miracle !
« […]. C’est déguelasse, on refuse de vous admettre parce
que vous êtes de nationalité étrangère. Ils disent qu’il faut qu’on
vous fasse un barrage pour la fac » Un certain professeur
français juste (1976 : session de rattrapage au baccalaureat dans
un lycée près du métro Anvers à Paris.
10
Introduction
Le boulou est une langue bantoue du Cameroun proche du
fang, qui est parlée au Gabon et en Guinée équatoriale et proche
de la langue ewondo du Cameroun. L’inter-compréhension
entre les locuteurs de ces trois dialectes et autres dialectes
proches est tout à fait possible.
Le parler décrit dans ce travail est celui de la région de
Kribi. Il n’est pas très distinct de celui d’Ebolowa, ni de
Sangmelima, L’église presbytérienne américaine qui a
évangélisé les populations du sud Cameroun, a beaucoup
contribué à la connaissance de ce dialecte. Les missionnaires
américains qui ont également joué un rôle dans l’éducation
des peuples d’Afrique, ont laissé une abondante littérature
produite dans leurs imprimeries. Les exemples de ce travail
sont écrits à l’aide de l’alphabet de l’église presbytérienne
camerounaise (E. P. C). Cet alphabet est facile à réaliser
contrairement à l’alphabet phonétique international.
Ce travail est destiné à toute personne qui s’intéresse à
l’étude des langues en général. Certaines parties de cet essai
sont toutefois réservées aux étudiants initiés aux méthodes
d’analyse en grammaire générative.
ALPHABET DE L’E.P.C
Voici comment cet alphabet est présenté dans un site
Internet : l’alphabet boulou de l’église presbytérienne du
Cameroun comprend 25 lettres : a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m,
n, ñ, o, ô, p, r, s, t, u, v, w, y, z.
Sur le plan phonétique, ces lettres se prononcent de la façon
suivante. Pour les voyelles :

11« a » comme dans table, bas, as.
« e » comme dans meuble, gueule, peul.
« i » comme dans image, bile, cil.
« o » comme dans homme, or, fort.
« ô » comme dans paume, hôte, hôpital.
« u » comme dans ou, boule, hibou.
Il existe des associations de voyelles qui produisent des sons
rendus différemment, en français notamment :
« aé » qui se lit ail quand elle est placé en fin de mot.
Exemple ésaé le travail
« oé » qui se lit « oy » comme dans boy quand il est placé en
fin de mot. Exemple foé (nouvelle), boé (pourrir).
« ôé » qui est une variante de oé mais avec le son « ô ».
Exemple : bôé (casser), mvôé (ami).
Pour les consonnes, elles sont rendues de la même façon
qu’en français à l’exception de :
« g » qui ne prend jamais la consonance « j » comme dans
mange mais se prononce toujours comme « gue ».
« h » qui se prononce toujours « heu » comme dans homme.
« j » se prononce comme dje.
« ñ » qui se prononce ng comme dans étang, gang à ne pas
confondre avec ñ espagnol qui est rendu en boulou par le son
nye.
« s » qui se prononce toujours comme comme dans ce, sot,
sale qu’il soit au début ou à la fin d’un mot.
« z » qui se prononce ze comme dans zèle, base… il
remplace le « s » en milieu de mot pour ce son.
Il existe des associations de consonnes particulières à la
langue boulou :
gbw, ngb, nkpw.
Cette citation se trouve dans Wikipedia.

12
a a
e ə
i i
u u
é é
o
ô
ñ ŋ
b b
h h
j dz
k k
l l
m m
n n
p p
s s
ny
v v
w w
y j
z z
aé aj
oé Л
ôé oj
ty t ∫

Les tons du boulou
Tons simples Haut Bas Moyen
/ \ __
Tons /\ \/
modulés Haut-bas Bas-haut

1314
re1 Partie

Préliminaires typologiques
et morphologiques à l’étude
du boulou

1516

Qu’est ce qu’une classe nominale ?
La plupart des noms boulou commencent par un préfixe
correspondant à un nombre et un genre. Mais ce genre ne peut
prendre aucune des valeurs d’une langue IE comme l’allemand
(masculin, feminin, neutre). Chaque nom est compatible avec ce
que Rebuschi (1999) appelle schème d’accord (chaine d’affixes
d’accord). Les différents tableaux qui suivent montrent les
schèmes d’accord du boulou. Les noms préfixés de m- comme
môt = « homme » et des noms sans préfixe comme nyia =
« mère » sont en classe 1 parcequ’ils ne sont compatibles
qu’avec les affixes d’accord m-, a-, w-, ny-
Pour Carstens (1991) la classe nominale est un système de
genre. Les différentes classes des tableaux qui suivent peuvent
être regroupées par paires :
Genre classes genre classes
A 1/2 B 3/4
C 5/6 D 7/8
E 9/10 F 11/12
Qu’est ce qu’une langue SVO ?
Parmi les différences qu’on a pu observer entre les langues,
il y a celle concernant l’ordre des mots. Logiquement, si on
prend un sujet « S », un objet « O » et un complexe verbal
« V », on peut par permutation obtenir les six ordres suivants :
SVO ; SOV ; OSV ; VSO ; VOS ; OVS. Pour le boulou l’ordre
des éléments d’une phrase déclarative est incontestablement
SVO. Comme d’autres langues bantoues, le sujet est plus haut
dans la structure de la phrase que le temps T et la négation. En

17Boulou, contrairement au Japonais chaque mot doit être à sa
place dans une construction à double objet. Pour illustrer ce fait
on peut se servir des deux phrases que donne Ura (2000 : 256)
Japonais
John-ga Mary-ni hon-o ageta/ okutta/ miseta
– NOM – DAT book-ACC gave/ sent / showed
John-ga hon-o Mary-ni ageta/ okutta/ miseta
Jean a donné/ envoyé/ montré un livre à Marie
Boulou
John a nga ve Mary kalate (* John a nga ve kalate Mary)
Jean MS P3 donner Mary livre (Jean MS P3 donner livre Mary)
La comparaison de ces deux langues montre la différence
qu’il y a entre une langue SOV et une langue SVO La présence
d’une marque d’accord ne permet pas de permuter librement ces
trois éléments en Boulou.
Le boulou est-il une langue prépositionnelle ?
Mis à part les noms comme Yôp = le ciel, en haut ; Si = la
terre, en bas ; été = à l’interieur, dedans qui sont employés
comme postpositions, les autres particules qui s’emploient avec
un nom précèdent le nom et sont dissociés du verbe : ils sont
distincts d’un morphème de l’applicatif qui ajoute un argument
au verbe intransitif comme so qui devient soo devant un nom ou
un pronom, ou zu qui devient zuu comme dans l’exemple
suivant qui montre un sytagme prepositionnel :
A ye zuu mia bebé be émien
Il va venir avec vous près de lui. même
Nous parlerons à nouveau du syntame prépositionnel au
chapitre 2. section 2. 3
18
Chapitre I
Le syntagme nominal
1. 1 Langue à classes nominales
Le boulou est en effet une langue S- (AUX.) V O à tons.
Une partie des noms de cette langue porte un préfixe de classe
singulier ou pluriel ; d’autres en reçoivent un dans les
configurations qui les contiennent. Une propriété importante du
boulou est résumée dans cette remarque de Creissels (2003) :
« Les noms ne peuvent varier en classe que de manière
limitée, alors qu’il n’y a pas de limitations aux possibilités de
variation en classe des adjectifs »
Nous allons commencer par esquisser des tableaux des
différentes relations d’accord qui jouent un rôle crucial dans la
syntaxe de cette langue. Les éléments qui reçoivent une marque
d’accord sont généralement des racines qui doivent être
contrôlées par un autre élément placé devant eux – les noms ou
pronoms. Certaines racines commencent par une voyelle ;
d’autres par une consonne. Les racines des tableaux qui vont
suivre sont les suivants :
FE = autre ; SE = tous, TE = ce ; VOK = autre ; MIEN =
même, comme dans lui-même / elle-même ; AÑEMBE =
combien ; AM = ma, mon, mes ; OE = ton, ta, tes ; E = sa, son,
ses ; ANGAN = notre ; ENAN = votre ; AB>AP = leur, leurs.
Nos tableaux ne contiennent pas les adjectifs NEN et TOK
qui sont plus employés en Béti et Fang qu’en boulou. Le boulou
préfère employer les mots « anen » = gros et « tyôtyoé » pour
les remplacer.

19Les noms choisis pour représenter une classe sont :
nyia (mère), nye’ele (maître), môt (homme) pour la
classe 1 ; nlô (tête), mbe’e (charge) pour la classe 2 ; amañ
(joue), asu (visage), dis (œil) pour la classe 5, élé (arbre), ésaé
(travail) pour la classe 7, mvu (chien) pour la classe 9 et ôlam
(piège) pour la classe 11. Les noms des classes 2, 4, 6, 8, 10 et
12 sont les formes au pluriel correspondant à celles qui
précèdent.
CLASSE EXEMPLES -fe -se -te 'vok éziñ
nyia, n-ye'ele,
1 m-fe a-se a-te m-bok éziñ
m-inga
3 nlô, mbe'e ô-fe ô-se ô-te ô-vok éziñ
5 a-mañ, asu, d-is é-fe é-se é-te a-vok éziñ
7 é-lé,, é-saé é-fe é-se é-te é-vok éziñ
9 mvu -fe é-se é-te é-vok éziñ
11 ô-lemô-fe ô-se ô-te ô-vok éziñ
be-nyia;
be2 be-fe be-se be-te be-vok b'éziñ
ye'ele
mi-ñlô;
4 mi-fe mi-se mi-te mi-vok mi- éziñ
mi-mbe'e
6 me-mañ; m-is me-fe me-se me-te me-vok me-éziñ
8 bi-lé; bi-saé bi-fe bi-se bi-te bi-vok bi-éziñ
10 be-mvu be-fe be-se be-te be-vok be-éziñ

CLASSE EXEMPLES mien 'añembé
1 nyia, n-ye'ele, m-inga émien
3 nlô, mbe'e ô-bien
5 a-mañ, asu, d-is é-bien
7 é-lé,, é-saé é-bien
9 mvu é-bien
11 ô-lem ô-bien
2 be-nyia; be-ye'ele be-bien b-añembé
4 mi-ñlô; mi-mbe'e mi-bien mi-añembé
6 me-mañ; m-is me-bien m-añembé
8 bi-lé; bi-saé bi-bien bi-añembé
10 be-mvu be-bien b-añembé

20 CLASSE EXEMPLES -am ôé -é -angan -enan -ab /-ap
1 nyia (=mère) w-om w-ôé w-é w-angan w-onan w-ab / w- ap
3 nlô (tête) w-om w-ôé w-é w-angan w-onan w-ab / w-ab
5 a-mañ (joue) d-am d-ôé d-é d-angan d-enan d-ab / d-ap
7 é-lé (arbre) j-am j-ôé j-é j-angan j-enan j-ab / j-ap
9 mvu (chien) j-am j-ôé j-é j-angan j-enan j-ab / j-ap
11 ôno, (oiseau) w-am w-ôé w-é w-ongan w-onan w-ab / w-ap
benyia
2 b-a b-ôé b-é b-angan b-enan b-ab / b-ap
(mères)
4 minlô (têtes) mi-am mi-ôé mi-é mi-angan mi-enan mi-ab / mi-ap
memañ
6 m-am m-ôé m-é m-angan m-enan m-ab / m-ap
(joues)
8 bilé (arbres) bi-am bi-ôé bi-é bi-angan bi-enan bi-ab / bi-ap
bemvu
10 b-am b-ôé b-é b-angan b-enan b-ab / b-ap
(chiens)
anon
12=5 d-(am d-ôé d-é d-angan d-enan d-ab /d-ap
(oiseaux)

CLASSE EXEMPLES INT (quel(s),quelle(s)
1 nyia (=mère ) m-bé
3 nlô ( tête) ô-vé
5 a-mañ ( joue ) a-vé
7 é-lé ( arbre ) é-vé
9 mvu ( chien) é-vé / fé
11 ôno, ( oiseau ) ô-vé
2 benyia (mères) be-vé
4 minlô ( têtes ) mi-vé
6 memañ ( joues ) me-vé
8 bilé ( arbres ) bi-vé
10 bemvu ( chiens ) be-vé
12=5 anon ( oiseaux ) a-vé
Dans ce tableau, les numéros impairs correspondent au
singulier, les pairs au pluriel. Comme le fait remarquer Bonvini
(1996 : 81) : l’observation d’un morphème isolé ne suffit pas à
l’identifier, il faut tenir compte des deux dimensions du tableau.
Ainsi, dans le tableau ci-dessus, les noms nyia et mvu qui forment
leur pluriel de la même façon (be-nyia/be-mvu) ne sont pas dans la
même classe parce qu’ils déclenchent différents accord :
(1) a mvu é-se
9-chien PP-chaque
b nyia a-se
1-mère
En (1), l’abréviation PP correspond à l’expression « préfixe
pronominal » dans la terminologie de Bonvini. Comme dans
d’autres langues, le boulou a des noms dénombrables et des
noms non-dénombrables. Ainsi, le nom « meñdim = eau(x) »
n’a pas de singulier. Il est en classe 6 mais n’a pas de singulier
en classe 5. Il en va de même pour le nom « mañ = mer ». Le

21boulou n’a pas de classes locatives comme le kimbundu, mais a
un indice sujet que nous allons comparer à deux séries de
préfixes : une série pré-consonantique et une série
prévocalique. Nous allons utiliser un verbe commençant par une
consonne et un verbe commençant par une voyelle, pour
montrer la similitude entre l’accord qui prend effet dans le
groupe nominal et celui entre le sujet et le complexe verbal :
CLASSE EXEMPLES -SE = -AM = ma, - SE = A-ZU =
chaque, mon, mes copule
PRtout(e)(s) négative venir
1 Nyia =mère a-se w-am a- se a-a-zu
3 Nlô = tête ô-se w-am ô-se ô-a-zu >
w-a-zu
5 A-mañ= joue é-se d-am é-se d-a-zu
7 E-lé=arbre j-amj-a-zu
9 Mvu= chien j-am
11 O-noô-se w-amô-se ô-a-zu
>w-a-zu
2 Be-nyia= be-se b-am be-se b-a-zu
mère
4 Mi-ñlô= mi-se mi-am mi-se mi-a-zu
têtes
6 Me-mañ = me-se m-am me-se m-a-zu
joues
8 Bi-lé bi-se bi-am bi-se bi-a-zu
arbres
10 Be-mvu= be-se b-am be-se b-a-zu
chiens
12 A-non= é-se d-am é-se d-a-zu
oiseaux
REMARQUES :
– La transcription que nous avons choisie n’est pas parfaite.
Elle ne montre pas clairement les différences de tons entre le
« SE-copule » et le « SE-adjectif indéfini ». Il y aura aussi le
cas des éléments qui s’écrivent NGA que le ton distingue. Nous
verrons qu’il y a un NGA qui correspond au passé, un NGA qui
correspond au présent un NGA qui correspond au futur et un
quatrième qui correspond à « n’est ce pas ». Nous laissons ces
problèmes aux spécialistes de la phonologie.
– Il y a des cas d’ambiguïté : ESE est singulier en classes 5,
7, 9 mais pluriel en 12 = 5.
– En classe 1, la règle A-->W qui apparaît quand on
compare les deux premières colonnes, ne s’applique pas devant
le complexe a-zu ; en classe 3, la règle O-->W semble
s’appliquer dans les quatre cas ô-am » w-am/ô-a-zu

22