Méthodologie scientifique en sciences sociales

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Ce livre porte sur les questions que pose l'usage de méthodes de recherche dans la production des connaissances en sciences sociales. Pour l'auteur, c'est la forme scientifique qui reste la plus fiable, malgré la complexité de l'objet d'étude. Il faut alors se plier à l'usage rigoureux de certains procédés et techniques méthodologiques conventionnels. L'auteur expose les actions opératoires inscrites dans des étapes ciblées de la démarche scientifique.
Publié le : dimanche 15 novembre 2015
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EAN13 : 9782336396019
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Jean Gérard Baende EkungolaJean Gérard Baende Ekungola
METHODOLOGIE SCIENTIFIQUE EN SCIENCES SOCIALES Jean-Gérard Baende EkungolaJean-Gérard Baende Ekungola
Un regard sur les procédés de la recherche
METHODOLOGIE SCIENTIFIQUE EN SCIENCES SOCIALES
Un regard sur les procédés de la rechercheLa méthodologie de la recherche occupe beaucoup d’espace dans bon
nombre de discours et aussi d’écrits. En République démocratique du Congo,
La méthodologie de la recherche occupe beaucoup d’espace dans bon quantité d’enseignements et de publications y sont consacrés dont certains
nombre de discours et aussi d’écrits. En République démocratique du Congo,
inondent les bibliothèques jusqu’à repousser, un peu comme la mauvaise
quantité d’enseignements et de publications y sont consacrés dont certains monnaie en chasse la bonne, les synthèses édifantes.
inondent les bibliothèques jusqu’à repousser, un peu comme la mauvaise Par ce précieux outil, dont l’un des mérites est la démonstration de
monnaie en chasse la bonne, les synthèses édifantes. l’opérationnalisation de la recherche scientifque, nous avons voulu
Par ce précieux outil, dont l’un des mérites est la démonstration de donner à tout chercheur l’opportunité de s’afranchir des discours et
l’opérationnalisation de la recherche scientifque, nous avons voulu
écrits peu orthodoxes. Avec lui, le chercheur averti n’afrmera rien, ni par
donner à tout chercheur l’opportunité de s’afranchir des discours et écrit, ni verbalement, qui ne fasse l’objet du doute, de la systématisation,
écrits peu orthodoxes. Avec lui, le chercheur averti n’afrmera rien, ni par de l’objectivité, de la rationalité, etc. C’est la preuve qu’il aura acquis un
écrit, ni verbalement, qui ne fasse l’objet du doute, de la systématisation, METHODOLOGIE esprit inventif et imaginatif, l’habitude du sens critique, de la preuve, du
de l’objectivité, de la rationalité, etc. C’est la preuve qu’il aura acquis un raisonnement juste et de l’argumentation rigoureuse, de l’art de rédiger METHODOLOGIE esprit inventif et imaginatif, l’habitude du sens critique, de la preuve, du
correctement les synthèses. SCIENTIFIQUE raisonnement juste et de l’argumentation rigoureuse, de l’art de rédiger Au bout du compte, la formation d’un chercheur exige à la fois une
correctement les synthèses. SCIENTIFIQUE pratique théoricienne et une théorie pratique, meublées toutes deux des
Au bout du compte, la formation d’un chercheur exige à la fois une EN SCIENCES SOCIALES connaissances praxis-académiques et expérimentales. Ceci invite donc
pratique théoricienne et une théorie pratique, meublées toutes deux des les gouvernants à réserver une particulière attention aux innovations et EN SCIENCES SOCIALES connaissances praxis-académiques et expérimentales. Ceci invite donc Un regard sur les procédés de la rechercheinventions qui découlent de la recherche scientifque, étant donné que les
les gouvernants à réserver une particulière attention aux innovations et enjeux de celle-ci constituent une afaire publique d’importance capitale, Un regard sur les procédés de la rechercheinventions qui découlent de la recherche scientifque, étant donné que les qui impliquent la nécessité et la légitimité d’une intervention de l’Etat.
enjeux de celle-ci constituent une afaire publique d’importance capitale,
qui impliquent la nécessité et la légitimité d’une intervention de l’Etat. Préface d’Emile Bongeli Yeikelo Ya a to
Jean-Gérard Baende Ekungola est Docteur en Sciences Politiques Préface d’Emile Bongeli Yeikelo Ya a to
et Administratives. Il est Professeur Associé à l’Université de
Jean-Gérard Baende Ekungola est Docteur en Sciences Politiques Kinshasa et enseigne également à l’Université Catholique du
et Administratives. Il est Professeur Aersité de Congo et à l’Université Protestante au Congo. Connu pour ses
Kersité Canalyses ainsi que pour le pragmatisme de sa pédagogie, il est
Cersité Protestante au Congo. Connl’auteur d’un ouvrage devenu quasi classique, Les Normes de la , il est rédaction scientifque, publié à Kinshasa, en 2006 aux éditions Cedi. Il mène ses
l’autage devenu qu, Les Normes de la recherches en Politiques de développement et coordonne son Centre d’Analyses et
rédaction scientifque, publié à Kde Recherches Scientifques (C.A.R.E.S.).
recherches en Poorentre d’Analyses et
de Recherches SC.A.R.E.S.).
ISBN : 978-2-343-07573-0
32 €
32 €
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Méthodologie scientifique
en sciences sociales

Jean -Gérard BAENDE EKUNGOLA







METHODOLOGIE SCIENTIFIQUE
EN SCIENCES SOCIALES
Un regard sur les procédés
de la recherche




Préface d’Emile BONGELI Yeikelo Ya Ato









L’Harmattan









Du même auteur :
Les normes de la rédaction scientifique,
éd. CEDI, Kinshasa, 2006, 132 p.
























© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-07573-0
EAN : 9782343075730
DÉDICACE

A toi Marylou, à nos enfants Christian, Naomi, Gédéon
et Olivier Baende, et à tous ceux qui leur sont affectueux ;
A l’Abbé Georges Njila pour sa proxime pastorale au
chevet de notre foi.



























PRÉFACE
Voici un ouvrage de haute utilité pratique que l'auteur me
fait l'honneur de préfacer. Ce livre, de lecture aisée, porte sur
les questions toujours controversées que pose l'usage des
méthodes de recherche dans la production des connaissances en
sciences sociales.
En effet, les hommes ont, depuis la nuit des temps, cherché
à savoir et à comprendre les phénomènes naturels dans leur
environnement physique ainsi que le type des relations qui se
nouent entre individus au sein de la société. Ce qui requiert
différents types de savoirs, produits selon qu’il existe
différentes façons de les produire.
Cependant, de toutes les formes de connaissances produites,
seule la forme scientifique reste la plus fiable, la plus à même
d'être partagée, discutée, remise en question et améliorée par
l'ensemble de la communauté scientifique mondiale. L’accès à
cette forme de connaissance recommande de se plier à l'usage
rigoureux de certains procédés et techniques méthodologiques
conventionnels. Car, si dans les sciences physiques, les
pratiques méthodologiques ont été relativement clarifiées,
voire codifiées pour tous les praticiens de la recherche, celles
des sciences sociales se posent de manière autrement plus
complexe et s'avèrent difficilement codifiables. Cela est dû au
fait que dans les sciences sociales, l'objet d'études est d'autant
plus complexe que le sujet cherchant est lui-même impliqué
dans l'objet. Ce qui rend difficile l'objectivation des
phénomènes étudiés.
Cette complexité de l'objet d'étude et cette implication
biaisant du chercheur imposent la constitution des règles
opératoires relativement rigoureuses et des procédés techniques
susceptibles de crédibiliser les connaissances produites.
En effet, ai-je toujours pensé, la façon de savoir vaut mieux
que ce que l'on sait. Car ce que l'on sait reste, à tout moment,
9
soumis à la critique, à d'incessantes remises en question ou peut
être tout simplement dépassé par les événements. On est donc, à
tout moment, à la recherche de nouveaux savoirs.
C'est ainsi qu'en plus du fait que le cours de méthodes de
recherche est programmé dans toutes les filières
d'enseignement, des débats en ont découlé et des ouvrages écrits
à ce sujet. Jean Gérard Baende s'y essaie lui aussi, à sa manière,
mais d’une manière rationnelle et féconde. Il parle du processus
d'élaboration et de pratique méthodologiques en vue de produire
des connaissances qualifiables de scientifiques dans tous leurs
aspects, dans toutes leurs dimensions, assorties de toutes les
combinaisons autorisées, tout en relevant les difficultés que l'on
rencontre souvent dans ces opérations. Il en parle jusqu'aux
moindres détails, dans un style proprement didactique.
Cet ouvrage sort de l'ordinaire, justement parce que l'auteur
s'est "juché sur les épaules des géants", pour reprendre ces mots
de M. Olson parlant de Newton. En effet, en plus de ses
nombreuses lectures sur l'objet de sa réflexion, Jean Gérard
Baende tire sa maîtrise de la méthodologie des contacts qu'il n'a
cessé, en toute humilité propre au métier de chercheur, de nouer
avec les grands dans ce domaine, notamment le très regretté
Professeur Matthieu Tshungu Bamesa et le Professeur Sylvain
Shomba Kinyamba, auteur d'ouvrages et d'articles qui font
autorité en matière de méthodologie en sciences sociales.
L'originalité de cet ouvrage réside dans son caractère
résolument opérationnel, où l'instrumentation ainsi que les
actions à poser, les aptitudes à adopter, souvent négligées dans
de nombreux ouvrages, y sont amplement abordées avec force
détails. L'auteur privilégie également la dimension synthétique
des démonstrations scientifiques.
Son mérite est de libérer la pratique scientifique de
l'illusion qu'on lui prête souvent d'être un exercice hasardeux,
alors qu'il s'agit d'une pratique soumise à la rigueur
méthodologique, elle-même bâtie sur des principes liants,
nécessitant des comportements appropriés, le tout reposant sur
des aptitudes que nécessite l'art du métier de chercheur.
10
Outil didactique par excellence, l'ouvrage arbore des
chapitres logiquement enchaînés. Non seulement l'auteur y
expose systématiquement les actions opératoires inscrites dans
des étapes ciblées de la démarche scientifique, mais il prend
aussi le lecteur par la main grâce au recours à des exemples tirés
de la pratique locale.
Ce livre, je n’en doute pas un seul instant, aura un impact
souhaité aussi bien auprès des étudiants élaborant leurs travaux
de fin de cycle (Graduat et Licence) qu'auprès des doctorants,
sans oublier toute personne désireuse de produire un travail
scientifique.
Emile BONGELI Yeikelo ya Ato
Professeur Ordinaire.

11
AVANT-PROPOS

Les procédés de recherche, exprimés souvent par la "
méthodologie de la recherche", occupent beaucoup d’espace,
surtout dans bon nombre de discours et d’écrits. Quantités
d’enseignements et de publications, quelque fois en marge de la
pratique scientifique y sont consacrées et continuent d’envahir
les communautés scientifiques, allant jusqu’ à inonder les
bibliothèques des synthèses pour la plupart peu orthodoxes,
mais dont la prolifération envahissante en arrive assez souvent à
repousser, un peu comme la mauvaise monnaie en chasse la
bonne, des synthèses édifiantes et fécondes pour la société.
Cependant, il s’observe donc une absence d’école
1d’initiation de nouveaux chercheurs , étant donné que le
système éducatif, au lieu de valoriser une formation à la
responsabilité personnelle, c’est-à-dire qui fait du chercheur le
premier responsable de sa formation, lui, cultive la formation
des ‘’répétiteurs du maitre’’.
En conséquence, cette nouvelle génération de chercheurs,
faute de puiser dans le savoir de leurs ‘’ maitres ‘’ un ordre
logique et une cohérence interne qui conduisent à une
formation adéquate et à des informations solides, continue de
payer les frais de ce vide de modèle d’initiation. Elle se noie
dans cette inflation d’écrit qui aggrave le fossé sans remédier à
l’impasse.
A ce niveau du débat, le défunt Professeur Matthieu
Tshungu Bamesa fut heureux de nous passer le relais. Il nous
encouragea à cet exercice de réflexion sur la pratique

1 Le terme est pris dans son sens le plus large possible, qui comprend,
selon les cas, les étudiants, les apprenants du 3è cycle, les doctorants,
les enseignants-chercheurs, les chercheurs œuvrant dans les centres
professionnalisés de recherche ainsi que les chercheurs occasionnels.
13
scientifique en sciences sociales et mit à notre portée quelques
données y relatives. Comme il nous fit l’honneur de préfacer
notre premier ouvrage, intitulé Les Normes de la rédaction
Scientifique, paru en 2006 aux éditions CEDI, il s’engagea
également à préfacer celui-ci, n’eut-été sa mort.
Mais plus que le premier, ce deuxième du genre
constitue le fruit de nombreuses discussions avec des collègues
intéressés par le sujet, spécialisés chacun dans l’un ou l’autre de
ses aspects.
C’est pourquoi, nous exprimons notre reconnaissance à
ceux et à celles qui ont été si nombreux à nous aider, mais qu’il
nous parait risqué de citer en détail pour ne pas en omettre
quelques-uns, sachant tout de même que la plus grande partie
de leurs concours transparaitra des notes de référence.
Qu’il nous soit donc permis d’inaugurer ce registre de
remerciements en citant à titre posthume le défunt Professeur
Matthieu Tshungu Bamesa Zakama. En plus de nous passer ce
relais, celui-ci a examiné minutieusement les drafts de cet
ouvrage, nous a gratifié de précieux commentaires sur certains
points, et nous a aidé par son apport à sa mise en forme. Aussi,
nous-a-t-il gratifié de précieux commentaires sur certains
points. Hélas, juste le temps de lui retourner le corrigé de cet
ouvrage qu’il était disposé à préfacer, le destin l’a arraché de
notre affection.
Ensuite, nous remercions le Professeur Sylvain
ShombaKinyamba, une autre référence en matière de
méthodologie en Sciences sociales. Ses encouragements ont été
illustrés entre autres par la promptitude avec laquelle il
s’engagea en Septembre 2006, toutes charges décanales
cessantes, à porter sur les fonts baptismaux, avec des mots
aimables et exprimés dans une rhétorique que nous lui
reconnaissons, ce premier ouvrage.
Aussi, sommes-nous fiers d’exprimer notre gratitude au
Professeur Emile Bongeli Yeikelo Ya Ato, non pas seulement
comme titulaire lui aussi d’un enseignement de ’’ Méthodes de
14
Recherche en Sciences Sociales’’, mais également pour avoir
accepté d’assumer volontiers la co-direction de nos dissertations
doctorales. Confiant en la pertinence de nos recherches, il n’a
pas hésité à nous stimuler par ses encouragements. Il a su
combler pour nous le vide créé par la brutale disparition du
Professeur Pierre Marien Olofio Ben Olomy, que le destin
arracha de notre affection alors que les défis à relever pour nous
étaient encore nombreux.
Avec eux, nous remercions bien d’autres collègues de
la Faculté des Sciences Sociales, Administratives et Politiques
pour leur soutien à nos recherches. Particulièrement, les
Professeurs Jean Liyongo Empengele et Léon Nsambuqui ont
consacré leur temps à la relecture de quelques points du draft
de cet ouvrage. Et nous mentionnons aussi le Chef de Travaux
Jodin Makala Makambu de l’Institut Supérieur des Statistiques
pour nous avoir interprété en analyse quantitative les données
issues de notre analyse qualitative, le Chef de Division Roger
Tshudy de la Direction de la Documentation à l’Assemblée
Nationale pour avoir mobilisé ses services d’Archives en notre
faveur ainsi que Claude Nzanga et Danny Chicco Mbuyi pour
leur apport en traitement des différents textes qui charpentent ce
livre. Dans cette série, nous renouvelons nos remerciements à
tous les lecteurs de notre premier ouvrage, en raison de leurs
encouragements grâce auxquels nous avons tenu à améliorer
notre culture méthodologique. Nous pensons également à
l’accompagnement dans la foi chrétienne des Abbés Georges
Njila, André Massamba, Paulin Léon Kulumba et Oswald
Bagaza, chacun selon sa pastorale. Sans omettre ceux qui ont
prêté leur concours à la dactylographie et à la mise en forme du
draft de cet ouvrage, y compris ceux qui lui auront apporté tous
les soins de relecture à l’édition.
Grace à eux tous, nous pensons avoir trouvé également
de l’appui qui nous stimule à mêler inextricablement des
contingences ‘’sociales’’ à notre démarche intellectuelle en vue
de répondre aux défis contemporains de la recherche.
Jean Gérard Baende Ekungola
15


INTRODUCTION

De plus en plus, il s’observe que d’une part le déficit de
maitrise des procédés de recherche dans l’élaboration des
synthèses et d’autre part la négligence des gouvernements à
exploiter des recherches fécondes constituent la source
fondamentale de la marche à reculons de nombreuses sociétés.
En conséquence, notre devoir de chercheur-enseignant
nous invite à offrir à l’attention de nouvelles générations de
chercheurs cet ouvrage comme un guide d’apprentissage
séquentiel des étapes essentielles de la démarche scientifique
afin que ces derniers observent les voies, dans le sens des
procédés, qui leur permettront d’y poser leurs pas, sachant que
le défi pour l’homme de transformer sa société, de la
développer, tient au départ de sa propre transformation ou de
son propre développement. D’où, l’importance pour les
gouvernements des Etats, garants de surcroit du bien –être des
populations, d’accorder un peu plus d’attention aux recherches
et aux acquisitions qui en découlent, dans le sens de les
encourager et de s’impliquer à la matérialisation des résultats
de celles qui sont fécondes pour la requalification de la vie des
populations.
Cependant, pour qu’un chercheur ‘’ fasse le terrain’’,
c’est-à-dire qu’il mène ses recherches, il devra partir d’une
préoccupation, de quelque chose qui l’intrigue, qu’il comprend
à peine et en réponse à laquelle il s’engage, à la faveur des
données d’appui, à livrer des synthèses édifiantes. Un tel
exercice n’est bien réussi qu’à condition d’observer les
procédés idoines, au risque de sombrer dans la médiocrité.
17

Mais, pour contourner cette exigence, certains se
résolvent souvent de se faire rédiger les travaux par des
2 3« nègres », même pour l’obtention des grades académiques. A
l’extrême, certains autres vont jusqu’à opérer le plagiat sur les
synthèses d’autrui sans en redouter les effets.
Bien plus, l’effective conduite des recherches n’observe
pas que des règles méthodologiques abstraites, universellement
applicables. Elle constitue en soi un processus social de
caractère contingent, étant donné que sa mise en œuvre
concrète reste tributaire des décisions et des jugements
individuels et collectifs des scientifiques, eux-mêmes tributaires
de leurs ressources intellectuelles et du contexte organisationnel
de la recherche qu’ils entreprennent. Et dans ce sens, Paul de
Bruyne postule que « les variations observables dans les

2Le terme « nègre » exprime ici, comme dans certains milieux le statut
de celui qui rédige des synthèses pour le compte des autres, et n’a rien
de commun avec le nègre, dérivé du latin" niger" qui signifie noir.

3 Le titre constitue le prix gagné ou à gagner à la suite d’un concours,
d’une compétition, de la fin des études, tel le titre de champion assorti
d’une ceinture, d’une coupe à la suite d’une victoire à la compétition,
le titre de gradué, de licencié, etc. assorti d’un diplôme à la suite de la
fin des études, etc. Le grade, lui, est professionnel et constitue un
échelon dans la classification professionnelle ou dans la hiérarchie
administrative(voir expression de Claude et Paul Auge, Larousse
Classique Illustré, Paris,21è éd, 1952), tel le grade de Directeur, de
Chef de Division, ou encore de Professeur, de Chef de Travaux, etc.
selon la nomenclature du service concerné, qui correspond soit au titre
pour les recrues, soit à la requalification du titre par la
promotion(avancement en grades) pour les anciens employés(agents
de l’Etat) à la suite de leurs anciennetés ou de leurs mérites dans le
grade et la fonction. S’agissant des "grades académiques", ils
équivalent aux titres, tels qu’ils ont été explicités, dans une
classification particulière du cursus académique, et n’ont rien avoir
avec le grade tout court tel que ci-haut évoqué. Tel le grade
académique de Docteur, d’Ingénieur, de Licencié équivalent aux titres
de Docteur, d’Ingénieur, de Licencié, qui ne doivent nullement être
confondu aux simples grades dans la profession.
18
pratiques de recherche sont liées à la structure des
ressources intellectuelles qui caractérise chaque discipline ou
domaine de la science, à leur degré de standardisation et de
formalisation. Si le consensus en science est l’aboutissement de
négociations sociales, les propositions scientifiques ne sont
jamais acceptées définitivement, ni validées unanimement en
vertu de critères immuables ; elles valent pour des acteurs et
dans des contextes donnés. Sous cet angle, l’évaluation des
produits de la science est, comme leur construction, le fruit
4contingent d’un processus social», pourvu d’un esprit
scientifique
Vu sous cet angle, l’enracinement social des
connaissances ne signifie cependant pas que celles-ci soient
toutes également valables ou acceptables sur le plan
épistémologique, ni qu’il n’existe pas de critère de validité pour
en juger, que ces critères ne sont ni préétablis, ni universels,
mais constamment réinterprétés et négociés par les acteurs
sociaux que sont les scientifiques dans le contexte de leurs
recherches.
Ces derniers assument individuellement des rôles
professionnels, parfois multiples, qui contraignent leur
démarche à divers degrés. Et comme la reconstruction du
processus dévoile les styles personnels de recherche différents,
dont la complémentarité assure l’évolution du savoir
scientifique, il arrive que ces acteurs mettent à profit un
ensemble de valeurs épistémologiques (objectivité, clarté,
cohérence,…) et éthiques (curiosité, honnêteté, rigueur,
désintéressement), qui commandent la sélection d’une
problématique de recherche. Et ils finissent par y ajouter
quelques intérêts indirects de leurs connaissances respectives,
c’est-à-dire cachés, professionnels et personnels, aux multiples
influences, sur la conduite de leurs travaux. Ce qui encourage la

4 Paul de Bruyne, op. cit.,p 22.
19
5liberté des scientifiques de se choisir leurs problèmes, leurs
approches, leurs méthodes et leurs solutions, c’est-à-dire
d’inventer, et si possible, de modifier leur stratégie de recherche
à la lumière du travail en cours.
Au bout de compte, le chercheur, se construira un esprit
scientifique, comme il n’affirmera, ni par écrit, ni verbalement
quoi que ce soit qui ne fasse l’objet du doute, de la
systématisation, de l’objectivité, etc. Ceci lui exigera à long
terme, l’acquisition d’un esprit inventif et imaginatif,
l’habitude du sens critique, de la preuve, du raisonnement juste
et de l’argumentation rigoureuse, et enfin de l’art de rédiger
correctement les synthèses.
Aussi, acquerra-t-il une mentalité scientifique, gage de
son intégration dans la communauté scientifique, où il devra
désormais partager avec les autres membres la culture
scientifique universelle, qui exige à la fois, une pratique
théoricienne et une théorie pratique, meublées toutes deux des
connaissances praxis-académiques et expérimentales.
Une fois acquis la maitrise de ce faisceau complexe qui
donne à la recherche son sens, le chercheur pourra accéder au
statut de ‘’ philosophe’’, tel le cas des ‘’Philosophai Doctor ’’,
en sigle Ph. D., au sens d’éclaireur comme on peut imaginer
l’entreprise des ‘’Philosophes de Lumière’’ en Europe aux
XVII et XVIII siècles.
Il va s’en dire que les exigences linguistiques,
méthodologiques et aussi épistémologiques ou thématiques
seront de stricte observance non seulement pour mener une
recherche, pour en publier les résultats, mais aussi pour en
évaluer le contenu. Telle est l’expression de la logique de cet
ouvrage que nous avons intitulé ‘’ La Pratique Scientifique en
Sciences Sociales: un regard sur les procédés de recherche’’,

5 Cette liberté de la recherche scientifique requiert de la part des
chercheurs qu’ils se fixent eux-mêmes un programme en fonction de
nécessités internes.
20
dont la vocation est d’entrainer le chercheur à l’acquisition de
nouvelles connaissances qui permettent de transformer les
sociétés et de l’affranchir lui-même de certains écrits des
énigmes qui, souvent n’ont comme apport que d’exhiber le
propre savoir de leurs auteurs.
C’est pourquoi, nous avons voulu que cet ouvrage soit un
outil à la fois d’initiation et d’approfondissement
méthodologique. Nous avons tenu à l’affranchir d’un certain
langage qui empuantit bien d’écrits, et l’avons circonscrit en
des termes moins savants, au risque d’entamer son objectif
pédagogique, celui de conduire ceux qui le liront avec lucidité
et intérêt à s’y informer et à s’en former. Car, pour marteler
6avec Benoit Gauthier « des travaux bien présentés seront plus
convaincants et donc pertinents pour la communauté», étant
donné qu’une étude doit son impact direct à la perception de sa
pertinence. Et pour s’engager à rédiger ou à communiquer, il
importera au chercheur d’identifier au préalable son public.
Celui-ci comprend toutes les catégories qui s’intéressent à
l’acquisition du savoir.
A propos de sa structure, nous l’avons morcelé en trois
parties, à savoir les théories générales sur la recherche
scientifique, la phase décisive de la recherche et
l’opérationnalisation de la recherche. Chacune de ces parties est
à son tour subdivisée en chapitres, sections et autres points. De
sorte que la première partie aborde respectivement au premier
chapitre la préparation de la recherche, stigmatisant au passage
l’avantage d’une théorie dans la recherche, des visages et
vocations de la recherche, des modes d’investigation. Le
deuxième chapitre, axé sur le cycle de la recherche, part de la
conception de la recherche, ses clés, et sa mise en œuvre. Le
troisième chapitre stigmatise le système de la recherche, en

6 Benoit Gauthier, (Sous la Dir. de), Recherche Sociale, De la
problématique à la collecte des
données, Presses de l’Université
du Québec, Québec, 2003, p.,
180.
21
martelant sur la récolte, le traitement, l’analyse des données tant
au point de vue qualitatif que quantitatif. Le quatrième chapitre
aborde la présentation des résultats de la recherche, tandis que
le cinquième explicite la phase méthodologique de la recherche.
La deuxième partie, quant à elle, porte sur la phase
décisive de la recherche. Elle décrit au sixième chapitre le
processus de rédaction de la recherche, avec l’impératif
d’observer les normes requises, c’est-à-dire les procédés
d’écriture, l’attention aux pièges que suscite la recherche, entre
autres l’excès de confiance en soi et dans l’appareillage
méthodologique, l’abord superficiel de l’objet d’étude. Le
septième chapitre rend compte de l’organisation de
l’information, avec en toile de fond l’examen de la structure de
la rédaction. Le huitième chapitre touche l’épicentre de la
recherche, c’est-à-dire les parties essentielles d’une étude, alors
que le neuvième examine la finalisation de la recherche. Il s’y
discute les questions de la mise en public de la recherche, de
l’analyse des résultats de la recherche et de contenu, en même
temps que la discussion des résultats.
La troisième partie porte sur l’opérationnalisation de la
recherche. Elle insiste au chapitre dixième sur l’essence de
l’opérationnalisation. Nous stigmatisons le rôle combien
important du plan du travail et la nécessité de recourir aux
techniques dans la collecte des données. Le onzième chapitre
élucide l’utilisation des méthodes en vue d’une meilleure
opérationnalisation de la recherche. D’abord, il éclaire le débat
sur la confusion que certains entretiennent entre les notions
d’approche et de méthode. Ensuite, il dégage la nomenclature
des méthodes, leur mise en œuvre dans la recherche, avec en
toile de fond l’examen à la fois des principes généraux
applicables à toutes les méthodes et les spécificités liées à
chacune d’elles (du moins, ce qui concerne l’échantillon
pédagogique choisi).
La quatrième et la dernière partie est consacrée à la
finalité de la recherche, à savoir l’acquisition des connaissances
et de la mentalité scientifique. Son chapitre unique, le
22
douzième, traite du chercheur et de ses connaissances, jusqu’à
mettre en exergue les nouvelles acquisitions, telles la mentalité
scientifique et la culture que celui-ci acquiert au bout de ses
recherches.
En définitive, cet ouvrage part de l’idée que l’univers
scientifique est complexe et hérissé de difficultés. De sorte qu’il
apparait impossible de résumer en quelques mots la nature des
dilemmes qui se posent aux chercheurs, comme de suggérer des
solutions simples. En revanche, nous pensons que le lecteur
attentif percevra clairement la difficile situation créée par les
problèmes qui hantent les chercheurs, et aussi ceux de leurs
publics qui se préoccupent de la recherche, du développement
des connaissances et du progrès social.
















23

I ÈRE PARTIE
THÉORIES GÉNÉRALES
SUR LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE















ER CHAPITRE 1
LA PREPARATION DE LA
RECHERCHE

La recherche, avant de revêtir sa forme finale,
c’est-àdire un travail rendu public, elle se prépare. Cette préparation
observe quelques exigences et doit donc se réaliser
méthodiquement.
Il en ressort que la meilleure manière de préparer la
recherche est de tenir compte de l’état actuel de la recherche
sur le thème choisi.
En effet, chacun de nous observe quotidiennement une
masse de faits, mais pour qu’il en retienne un, il faut que
celuici soit pour lui plus porteur de signification que les autres, qu’il
le captive plus en raison de ses préférences, de sa situation
personnelle, ou qu’il s’inscrive dans l’actualité. De sorte que le
choix d’un sujet et/ ou thème de recherche devra s’opérer en
fonction de la formation antérieure du chercheur. Celui-ci le
fera au regard de son domaine, de ses connaissances et dans sa
7discipline. Ainsi, Masiala ma Sonsa et alii posent comme
préalable à tout choix du sujet ou du thème d’abord l’
"inventaire sauvage" de tous les sujets souhaitables ou
possibles, c’est-à-dire qui défilent dans la tête du chercheur.

7Masiala ma Sonsa, et alii, Rédaction et présentation d’un
travail scientifique, guide du
chercheur en sciences
humaines, Enfances et Paix,
ULPGL, Kinshasa, 1993,
p.5.
27

Ensuite, celui-ci se choisira dans cet inventaire, un seul sujet
qui lui soit plus souhaitable, et aussi le plus porteur de chances
d’ être réalisé, compte tenu de l’aire de la documentation, du
profil et/ou de l’agenda des promoteurs et/ ou encadreurs, de la
disponibilité financière ou non dans le chef des donateurs
potentiels, etc.
Malgré tous ces détails, l’originalité de la recherche se
précisera au bout de l’examen de l’état actuel de la recherche,
notamment après la revue de la littérature.

Section 1ère :
Le cadre théorique

1. Notion de théorie

Diverses constructions de la pensée ne correspondent
souvent pas à l’acception retenue pour la théorie par les
sciences sociales. D’ores et déjà, toute théorie a vocation de
définir avec précision ses concepts, tant sur le plan abstrait des
concepts universels, que sur le plan empirique des concepts
particuliers. De sorte que lorsque la problématique est soumise
à une théorie, il s’impose inévitablement la réduction du
thème de la recherche à un processus de spécification de la
problématique.
Au-delà des définitions disponibles, nous retenons avec
Benoit Gauthier que la théorie est « un cadre de référence, un
paradigme, mieux un ensemble de règles implicites ou
explicites orientant la recherche scientifique, pour un certain
temps, en favorisant, sur la base de connaissances généralement
reconnues, des façons de poser des problèmes, d’effectuer des
recherches et de trouver des solutions. Elle n’est pas seulement
une formulation en des termes plus exacts du savoir déjà acquis,
mais encore une stimulation à poser de nouvelles questions, en
termes généraux ou incitant à de nouvelles orientations de
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8recherche, pour améliorer notre savoir » Autant dire avec Jean
9Ladriere qu’« à chacun des moments du processus, la théorie
joue un rôle prioritaire, pour suggérer les problèmes, fournir le
cadre approprié à l’élaboration des hypothèses, interpréter les
résultats »
Ainsi comprise, la théorie se présente comme une
totalisation abstraite de pratiques antérieures, susceptible de
décoder le récit d’une pratique individuelle et de lui donner sa
pleine signification et son poids historique, en raison à la fois
de la quantité et du sens qu’elle introduit dans le vécu
individuel. Il s’agit d’expliquer comment faut-il passer de
l’individuel au collectif, du subjectif à l’objectif, du fait au
concept, du pratique au théorique.
En effet, l’individu est le dépositaire d’une somme
d’informations et de souvenirs dépassant de loin sa propre
expérience, mais qu’il peut totaliser grâce à son enracinement
dans le groupe. Sa pratique sociale renvoie à la praxis du
groupe. Il en est de même au cours de l’échange intersubjectif,
si celui-ci est bien conduit de part et d’autre, que l’informateur
peut dépasser son niveau de perception et de conscience
spontanée , pour se rapprocher d’une compréhension critique de
la totalité.
D’où, il est admis que la théorie adopte une démarche
systématique reliant entre eux, et de façon logique, plusieurs
phénomènes sociaux observables, qu’elle constitue le cadre de
référence c’est-à-dire « ce qui guide habituellement les
interprétations des spécialistes.»

8 Benoit Gauthier, op. cit., pp. 102-126.
9 Jean Ladriere, cité par Paul de Bruyne, Politique de la
Connaissance, analyse des
enjeux et décisions, Ed.
Universitaires, Bruxelles,
1988, p. 78.
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2. L’aménagement du cadre théorique

Il y a toujours nécessité d’aménager un cadre théorique
pour qu’il aide à une question de recherche et à des
résultats producteurs d’un intérêt parmi les
chercheurs. Ceci évite aux non avisés de se choisir des
cas à la hâte, qui ne prennent pas souvent en
considération la pertinence théorique de l’étude.
Au menu de ce cadre théorique, se retrouvent les
questions de recherche, les théories apparentées, les hypothèses
et les indicateurs, qui font que celui-ci se base en premier lieu
sur la recension des écrits (la revue de la littérature).
En principe, c’est au terme d’une série d’écrits (travaux)
antérieurs dans son champ d’investigation ou par rapport à son
10étude que le chercheur devient capable de se choisir un cas ,
une idée originale, donc propre à lui, à partir de laquelle il
élabore le thème ou l’intitulé (titre) de sa recherche. Ce choix
du titre, une règle d’or de la démarche scientifique, consiste à
choisir comme objet d’investigation un phénomène important,
qui peut consister à mettre en doute même ce qu’on tient pour
vrai.

3. L’avantage de la théorie dans la recherche

S’il est affirmé que la théorie sert de cadre de référence à
la recherche, il va de soi qu’elle offre à celle-ci de l’avantage.
En effet, pour être avantageuse, « la théorie joue un rôle
prioritaire pour suggérer les problèmes, fournir le cadre
approprié à l’élaboration des hypothèses, interpréter les
11résultats. » , jusqu’à sous-tendre la croissance scientifique. Il

10 Ce cas peut bien faire référence à un phénomène, à un événement, à
un groupe ou à un ensemble d’individus.
11 Jean Ladriere, cité par Paul de Bruyne, op. cit., p. 78.
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va de soi que les progrès scientifiques consistent en l’extension
des théories, dans le sens de produire des explications toujours
plus exhaustives, c’est-à-dire en la construction des théories
plus générales, qui expliquent les domaines plus étendus de la
réalité et qui englobent et unifient les théories antérieures, tout
en les dépassant sans les supprimer.
Dans ce sens, les idées contenues dans une théorie sont
aussi productrices d’une autre théorie, liée à une problématique
différente. Et l’élaboration des théories implique des
augmentations du domaine, de la rigueur, de la précision ou de
l’adéquation empirique d’une théorie.
Dans un autre registre, TshunguBamesa que nous avons
interrogé au sujet des avantages de la théorie, en énumère en
complément d’autres, notamment ceux qui consistent à fournir
des hypothèses, des démarches méthodologies, la grille de
lecture ou d’interprétation, et à orienter la collecte des données.
Pour sa part, Frédéric EsisoAsia-Amani affirme ce qui
suit: « Du choix et de la définition de l’objet d’étude jusqu’à
l’opérationnalisation des instruments méthodologiques en vue
d’atteindre l’explication, le chercheur en sciences sociales est
tenu à définir les concepts fondamentaux constituant le cadre
épistémologique à la base du courant méthodologique de sa
recherche. Il doit respecter ce cadre, s’y conformer totalement
et en préciser les limites s’il veut correctement parvenir à
12l’explication.»
Il en ressort que la théorie ordonne la réalité, trace un
schéma d’observation, émet des hypothèses et conduit à des
explications. Voilà pourquoi, dans la pratique, il est fréquent
que la première partie de la rédaction d’une recherche
commence habituellement par un cadre théorique, qui permette

12Frédéric EsisoAsia-Amani, Manuel de méthodologie de
recherché en sciences sociales,
Presses Universitaires de
Kisangani, Kisangani-RDC,
2012, p. 2.
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