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L'école va bien

De
95 pages
Enseignante de terrain, l'auteur s'oppose aux lamentations d'usage. Elle montre que l'éducation et l'instruction restent vraiment possibles malgré les mutations du système éducatif. Ces mutations peuvent même être très profitables, à certaines conditions. La crise actuelle du système éducatif français peut être l'occasion d'un travail pédagogique et même d'un travail sur soi tout à fait salutaires. L'école reste ainsi un lieu de construction du lien social et de la personne, malgré la crise et parfois grâce à elle.
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L'école va bien...

(Ç)L'Harmattan,

2004

ISBN: 2-7475-7142-4 EAN : 9782747571425

Anne Hébrard

L'école va bien...

L'Harmattan 5-7,rue de l'ÉcolePolytechnique

L'Harmattan Hongrie Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

75005 Paris FRANCE

HONGRIE

Mise en page: Cécile Hébrard Illustration de couverture: Béatrice Rodriguez www.cyberbea.com

à mes élèves

Préface
Je ne sais pas si L'École va bien comme l'écrit Anne Hébrard, mais Anne Hébrard, elle, va bien. Son livre échappe à la longue plainte qui colore depuis plusieurs années l'essentiel des témoignages et des analyses de l'école. Il est rafraîchissant parce qu'on y retrouve parfois quelques-unes des idées et des convictions qui, voici quelques décennies déjà, aéraient un peu le monde scolaire et qu'il est désormais convenu de considérer comme une des causes de la « décadence de l'école» et du malheur des enseignants : critique de l'autorité traditionnelle et de la discipline, raideur des programmes, fermeture sur soi... Mais ce livre témoigne de bien autre chose: une volonté de sortir de la crise scolaire par le haut, par l'optimisme et la générosité, par l'espoir, par le désir d'éduquer les élèves alors que règne souvent la volonté de les réduire à un ordre scolaire qui n'est plus qu'une nostalgie. Anne Hébrard annonce moins des programmes, des principes et des justifications philosophiques qu'elle ne témoigne de son travail de professeur auprès des élèves tels qu'ils sont quand il est devenu si facile et si banal de dénoncer les élèves réels au nom des élèves tels qu'ils devraient être. Anne Hébrard n'est pas une héroïne, elle n'est certainement pas la seule à considérer que l'école doit former les individus, les libérer, les armer d'une véritable culture, sans confondre ces objectifs avec les rites, les programmes, les traditions et les disciplines scolaires. Elle n'est certainement pas la seule à choisir les élèves contre l'ordre scolaire, les solidarités de corps, les petites lâchetés et les mille routines qui font la trame quotidienne de la vie scolaire. Mais au lieu d'accuser «le système », ce qui est toujours justifié mais confère aussi une belle âme à peu de prix, elle « lâche le morceau» en disant ce que beaucoup pensent mais qu'il ne faut pas dire sous crainte de scandale, les secrets de polichinelle étant les mieux gardés.

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