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A n n e - M a r i e V i l l e n e u v e
Extrait de la publicationL’Embarras dEs LanguEs
Extrait de la publicationL’Embarras dEs LanguEs
Origine, conception et évolution
de la politique linguistique québécoise
Extrait de la publicationDu même auteur chez Québec Amérique en collaboration avec Ariane Archambault
Le Dictionnaire Visuel et toutes ses éditions
L’Embarras dEs LanguEs
Extrait de la publicationJean-Claude Corbeil
L’Embarras dEs LanguEs
Origine, conception et évolution
de la politique linguistique québécoise
PréfacE dE LouisE bEaudoin
QUÉBEC AMÉRIQUE
Extrait de la publicationCatalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du
Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Corbeil, Jean-Claude
L’embarras des langues
Comprend des réf. bibliogr. et un index.
ISBN 978-2-7644-0562-8 (Version imprimée)
ISBN 978-2-7644-1419-4 (PDF)
ISBN 978-2-7644-1779-9 (EPUB)
1. Politique linguistique - Québec (Province). 2. Français (Langue)
- Québec (Province) - Histoire. 3. Français (Langue) - Qualité -
Québec (Province). I. Titre.
P119.32.C3C67 2007 306.44’9714 C2007-940703-X
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par
l’entremise du Programme d’aide au développement de l’in d us trie de
l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour
l’édition de livres – Gestion SODEC.
Les Éditions Québec Amérique bénéficient du programme de subvention
globale du Conseil des Arts du Canada. Elles tiennent également à
remercier la SODEC pour son appui financier.
Québec Amérique
e 329, rue de la Commune Ouest, 3 étage
Montréal (Québec) Canada H2Y 2E1
Tél. : 514 499-3000, télécopieur : 514 499-3010
eDépôt légal : 2 trimestre 2007
Bibliothèque nationale du Québec
Bibiou Canada
Mise en pages : André Vallée – Atelier typo Jane
Révision linguistique : Liliane Michaud
Conception graphique : Isabelle Lépine
Illustration : Marie-Eve Tremblay, colagene.com
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés
©2007 Éditions Québec Amérique inc.
www.quebec-amerique.com
Imprimé au CanadaJe dédie ce livre aux enfants de la loi 101 qui
n’ont pas connu l’époque où la langue française
était, au Québec, une langue de seconde zone
dominée par la langue anglaise, dans l’espoir
qu’ils reprennent à leur compte l’avenir d’un
Québec de langue et de culture françaises.
Et à la mémoire d’Ariane Archambault qui a
accompagné la conception de ce livre pendant
des années et qui aurait été si heureuse de le
voir paraître.
Extrait de la publicationExtrait de la publicationTABLE DES MATIÈRES
Préface
Introduction
Prologue : De quels embarras s’agit-il ?
1- Les rapports du locuteur individuel
à sa langue maternelle
2- Le rôle de la langue dans la société
3- La variation sociale
4- La concurence entre les langues
5- La fragilité de la terminologie
Pre mière Partie
L’invention de la politique linguistique québécoise.
De Canadiens à Québécois
Chapitre premier
La genèse du projet de politique linguistique au Québec L’arrière-plan historique
1. L’introduction de la langue française dans la
vallée du Saint-Laurent : diversité linguistique de la
population
2. L’irruption de la langue anglaise dans la vallée
du Saint-Laurent et la réaction des Canadiens
3. La langue française à la recherche d’un statut
L’approfondissement de la situation du français
face à l’anglais
1. Nouveaux regards sur la langue française
et son avenir durant les années 1950 et 1960
2. La commission Parent (1961) ou comment
mettre fn à la sous-scolarisation des Québécois
de langue française
3. La commission Laurendeau-Dunton (1963) :
mandat et contribution à la perception
de la situation de la langue française au Canada
4. La commission Gendron (1968) : mandat, travaux,
rapport, infuence sur la conception
de la politique linguistique qué bécoise
5. Les acquis de l’approfondissement de la situation
de la langue française
Chapitre ii
L’élaboration des premières lois linguistiques
1. La crise de Saint-Léonard
2. L’affaire du bill 63
3. La mise en œuvre de la loi 63
par l’Offce de la langue française
4. L’échec de la loi 63 et la promulgation de la loi 22,
Loi sur la langue offcielle du Québec
Extrait de la publication5. L’élection du Parti québécois et l’adoption
de la Charte de la langue française (loi 101)
Chapitre iii
La politique québécoise d’immigration
1. Les objectifs de la politique d’immigration
2. La participation du Québec à la sélection
des immigrants
3. Les étapes de l’intégration
4. L’intégration sociale
5. L’intégration linguistique
6. L’autre modèle d’intégration : le multiculturalisme
Deu xième Part ie
L’actualité de la politique linguistique
Chapitre premier
Les principes et objectifs
de la politique linguistique au Québec
1. Les principes du livre blanc du ministre
Camille Laurin (1977)
2. Les principes sociolinguistiques et linguistiques
de la Charte (1977)
3. Les principes de l’énoncé de politique
de la ministre Louise Beaudoin (1996)
4. Une remarquable continuité
Chapitre ii
L’évolution de la législation linguistique
1. Les modifcations apportées à la Charte
de la langue française
La législation et la justice
Extrait de la publicationL’accès à l’école de langue anglaise
L’affchag e public et les raisons sociales
La francisation des entreprises
Les nouvelles technologies de l’information
et de la com munication
L’emploi et la qualité de la langue française
dans les établis sements d’enseignement collégial
et universitaire
Les organismes de la Charte
L’avenir de la Charte, une responsabilité collective
2. Les gains et les points faibles
de la législation linguistique
Le français, langue de travail
La fréquentation des écoles françaises
par les enfants allo phones
Les raisons sociales et l’affchage public
La langue de service
Le mécanisme des plaintes et des enquêtes
Chapitre iii
La qualité de la langue
1. La notion de norme linguistique
2. Les fonctions de la norme linguistique
3. Y a-t-il deux normes linguistiques au Québec?
4. Esquisse d’une description de la norme du français
au Québec
5. La description du lexique du français québécois
6. L’enseignement du français au Québec
est-il adéquat ?
7. L’usage du français au Québec s’est-il amélioré ?Chapitre iV
Le dossier de la langue est-il encore une préoccupation?
ConClusion
Quels sont les défs d’aujourd’hui
t ro isième Partie
DoCuments repères
1973
Essai de défnit ion du bilinguisme fonctionnel :
l’expérience québécoise
1974
Notes sur les rapports entre le français
et le franco-québécois
1983
Éléments d’une théorie de la régulation linguistique
1989
Comment orienter l’usage d’une langue
1996
Les politiques linguistiques au Canada
2007
Le rôle de la terminologie en aménagement linguistique :
genèse et description de l’approche québécoise
a nn exes
i. Principales dispositions de la Loi sur la langue
offcielle (loi 22) ii. Principales dispositions de la Charte de la langue
française (loi 101)
iii. Comparaison entre la loi 22 et la loi 101 de 1977
iV. Statistiques de l’immigration de 1996-1997
à 2005-2006
repères Chronologiques
BiBliographie
inDex
Extrait de la publicationPRÉFACE
J’ai rencontré Jean-Claude Corbeil pour la première fois en 1996. Je
savais cependant déjà qu’il avait été l’un des acteurs importants de
la grande aventure linguistique des années 1960 et 1970 auxquels
nous devions les premières réfexions et les premiers rapports à
l’origine du mouvement qui a conduit à l’adoption, en 1977 par
l’Assem blée nationale du Québec, de la Charte de la langue
française. Je connaissais sa participation très active aux travaux de la
commission Gendron (1968-1973). Je savais aussi qu’en tant que
direc teur linguistique de l’Offce de la langue française, il avait
exploré les principaux thèmes d’une politique linguistique qui
pourrait avantageusement succéder à la loi 63, notamment la langue de
travail, l’affchage public, les raisons sociales, l’emploi du français
dans le commerce et les affaires. Ces travaux exploratoires avaient
servi de base à la rédaction de la Loi sur la langue offcielle (1974).
Par la suite, à l’instigation de Camille Laurin et sous la
responsabilité des sociologues Guy Rocher et Fernand Dumont, il avait
collaboré à la préparation du livre blanc sur La politique québécoise de la
Extrait de la publicationlangue française et à la rédaction du projet de loi 1, devenu par la
suite la loi 101.
Jean-Claude Corbeil avait quitté la fonction publique depuis 1991
et il était alors intensément engagé dans le monde de l’édition
quand, en 1996, à titre de ministre responsable de l’application de
la Charte de la langue française, je lui ai demandé d’accepter de
préparer une nouvelle Proposition de politique linguistique que
le gouvernement du temps souhaitait soumettre à la consultation
publique. C’est ainsi qu’a commencé une étroite collaboration qui
a duré quatre ans. Dans cette proposition intitulée « Promouvoir
l’usage et la qualité du français, langue offcielle et langue commune
du Québec », on trouve clairement exposés les principes au cœur
de la pensée de Jean-Claude Corbeil, principes que, d’entrée de
jeu, j’ai fait miens : la langue française est au centre de l’identité
québécoise, la langue française est le fondement de la cohésion de
la société québécoise, les apports de toutes les minorités à la société
québécoise sont une richesse et un avantage, la connaissance d’autres
langues est un enrichissement personnel et, enfin, l’approche
légis lative doit être complétée par une approche sociale et une
approche de concertation internationale. Cette idée de concertation
internationale pour mieux maîtriser les nouvelles technologies en
français et pour permettre l’élaboration d’une stratégie en faveur
du plurilinguisme était alors relativement neuve. Elle portera des
fruits et suscitera des développements extrêmement porteurs en
faveur de la diversité culturelle et linguistique.
En 1997, je propose à Jean-Claude le poste de sous-ministre associé
à l’application de la politique linguistique. Les trois années qui ont
suivi ont été intenses, agitées même, sur le front linguistique. Il y eut
plusieurs crises très médiatisées : attaques de Howard Galganov et
1d’Alliance-Québec contre l’existence même de la loi 101, tentatives
1. Groupe de pression créé en 1982 pour défendre les droits des anglophones
au Québec. Il fit une lutte acharnée à la Charte de la langue française. Il cessa
ses activités en 2005, lorsque ses membres devinrent peu nombreux et surtout,
lorsque les subventions du ministère canadien du Patrimoine cessèrent.
Extrait de la publicationde rebilinguiser l’affchage interne dans les grands magasins du
centre-ville de Montréal, multiplication des causes portées devant
les tribunaux, résistance dans le quartier chinois à la nécessaire
prédominance du français, échange de correspondance aigre-douce
avec Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l’Académie française,
au sujet de la féminisation chère aux Québécoises, etc. Dans tous
ces dossiers, pour gérer toutes ces situations délicates, la présence de
Jean-Claude à mes côtés s’est révélée inestimable. Non seulement
a-t-il toujours été de bon conseil, mais il s’est personnellement
investi en acceptant, par exemple, de jouer les médiateurs dans le
quartier chinois.
Outre la proposition de politique linguistique, Jean-Claude Corbeil
a participé à la rédaction de deux autres documents importants :
le rapport du Groupe de travail interministériel chargé de situer
le dossier linguistique dans la perspective des années 2000 et celui
de la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de
la langue française au Québec rendu public en 2001. Sans oublier
la conception des amendements apportés à la Charte de la langue
française pour la moderniser dans un secteur qui lui tenait à cœur,
celui des nouvelles technologies.
Comme l’auteur l’explique dans son introduction, l’idée de ce
livre lui est venue à la suite d’une conférence prononcée devant
les étudiants du Département de linguistique et de traduction de
l’Université de Montréal en mai 2004. Cette idée s’est renforcée
dans son esprit tout au long des années suivantes. En 2006, il faisait
l’essai du contenu d’un éventuel ouvrage lors d’un séminaire sur la
politique linguistique québécoise au programme de la session d’hiver
du même département.
À la même époque, et dans le même esprit, Howard Galganov profitait de
son poste d’animateur de radio pour s’attaquer violemment aux natio
nalistes québécois. Il vit maintenant en Ontario.
(Notes de l’auteur.)
Extrait de la publicationNon seulement les nouvelles générations, celles des enfants de la loi
101, lui seront reconnaissantes de combler un grand vide en retraçant
l’histoire et l’évolution de la politique linguistique québécoise,
mais aussi – et ils sont nombreux – le remercieront tous ceux
qui se préoccupent de l’avenir de notre nation majoritairement
francophone en Amérique du Nord. Personne n’était mieux placé
que lui pour nous faire comprendre les origines, les hauts et les
bas, les grandeurs et les misères, les enjeux passés et actuels de la
politique linguistique en la situant d’emblée, comme elle doit l’être,
dans un contexte qui dépasse largement la question de la langue
elle-même, voire la portée d’une loi, si structurante soit-elle.
L’intérêt principal de ce livre réside ainsi, de mon point de vue,
dans l’ampleur du propos de Jean-Claude Corbeil. Il décrit
minutieusement la fascinante histoire de la politique linguistique du
Québec en prenant en compte toutes les dimensions qu’elle doit
englober pour être effcace. Il nous raconte, bien sûr, l’évolution des
lois, mais il s’interroge aussi des effets, sur les immigrants, des deux
modèles concurrents d’intégration, le canadien et le québécois.
Il examine les conséquences de la mondialisation et se demande si
la volonté des citoyens de se mobiliser pour maintenir le français
bien vivant au Québec est toujours présente. Il aborde, enfn, de
front, la question de la qualité de la langue, parlée et écrite. Tous ces
éléments sont importants et en interrelation : il en fait une analyse
remarquable.
L’on comprend mieux en fermant ce livre pourquoi le gouvernement
du Québec a dû intervenir dans le dossier linguistique, comment il
l’a fait et en quoi la politique linguistique est toujours d’actualité. À
la toute fn, Jean-Claude Corbeil affrme, avec raison, que « la source
de la pression sur la langue française s’est déplacée ». Il précise :
« Ce n’est plus comme à l’époque de l’adoption de la Charte de la
langue française, la force économique de la minorité anglophone,
mais celle de la langue anglaise comme langue internationale. » Voilà
abordé un dernier point fondamental : celui de l’avenir de la langue
française comme grande langue de communication dans le monde.
Comment faire en sorte que le français fgure encore parmi les dix Saint-Léonard, esprit de
Terminologie
Territoires du Nord-Ouest
Trudeau, Pierre Elliott
Variation linguistique
Villers, Marie-Éva de
Yukon Extrait de la publication

Un pour Un
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