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L'internationale de l'intelligence

De
234 pages
"Si l'on veut que la mondialisation ne soit pas pilotée selon les impératifs financiers, il est temps que se développe l'internationalisation des savoirs". L'"internationale de l'intelligence" est la solution aux dérives actuelles de la mondialisation et l'enseignement supérieur français, très dynamique dans ce domaine, a une carte à jouer pour le plus grand bien de notre pays.
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Gilles GUYOT
 
6:211
Pour une mondialisation éclairée !
Préface de Francine Demichel
 
l’i de  l intelligence
/501   d   21/01
         L'I NTERNATIONALE DE L ' INTELLIGENCE   Pour une mondialisation éclairée !                           
                               © LHarmattan, 2012 5-7, rue de lÉcole-polytechnique ; 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-336-00557-7 EAN : 9782336005577
Gilles  G UYOT        L'I NTERNATIONALE DE L ' INTELLIGENCE   Pour une mondialisation éclairée !      Préface de Francine Demichel            
 
   
     
   P RÉFACE
 
  Si lon veut que la mondialisation ne soit pas exclusivement pilotée selon des impératifs financiers, il est temps que se développe linternationalisation des savoirs. Louvrage de Gilles Guyot est une contribution essentielle à une telle démarche. Il y démontre magistralement, à travers des analyses claires et rigoureuses, que lenseignement supérieur du 21 e  siècle peut développer une stratégie planétaire, à condition que les universités mettent leur savoir, leur savoir-faire et leur éthique au cur de la société de lintelligence. Mais cette universalisation de la connaissance implique une profonde transformation du système universitaire. Saidant de sa parfaite connaissance des rouages de lenseignement supérieur à la fois français et étranger, le professeur Gilles Guyot analyse de façon fort documentée les dysfonctionnements actuels, notamment du système français : autonomie insuffisante, maniement abusif du principe de précaution, police de la pensée : ces défaillances doivent être dépassées pour que les universités puissent former des citoyens du monde et les préparer au choc des cultures : « Linternationalisation des universités est donc, aujourdhui, le facteur de la réussite du processus de globalisation » (p 37). Ancien président de luniversité Lyon III, à dominante de droit et de gestion, ancien directeur de lIAE de cette université, Gilles Guyot est un fin connaisseur du monde du management et des business schools , ce qui lautorise à mener une étude comparative fort poussée entre les différents types détablissements et den tirer des conclusions originales quant à lavenir des uns et des autres, notamment dans le cadre européen. À travers le processus de Bologne et la mise en place du système dit L.M.D., lEurope est entrée intelligemment dans la globalisation du savoir, son universalité et sa pluridisciplinarité. Les réseaux qui se créent permettent une multiplication des relations, la mise en place de programmes diplômant, de doubles diplômes, de programmes délocalisés : ces mécanismes parviendront à gérer la complexité, à condition que le pilotage des universités saméliore à laide des « bonnes pratiques », en renforçant la collégialité, lesprit déquipe et à condition que les établissements mettent en place un véritable réseau international pour les étudiants. Gilles Guyot développe longuement la défense dune conception organique de luniversité, respectueuse des différences de cultures entre établissements, garantissant une nécessaire souplesse de fonctionnement, et une coopération entre les composantes, une fois débarrassée de notre bureaucratie centrale hyper-taylorienne.
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Certes, la stratégie internationale exige une certaine planification interne, conduite par un « département des relations internationales », si lon veut quelle soit au cur de linstitution universitaire, et donc le moteur de son développement scientifique (programmes de recherches, post doc, professeurs étrangers invités) « Une université globalisée nest plus une institution locale » écrit Gilles Guyot. De la ville au monde, la multiplication des universités ouvertes à linternational permettra de passer dune économie de loffre à une économie de la demande, fondée sur la diversité culturelle, refusant la domination du système américain. LEurope doit y tenir toute sa place, avec par exemple un Master européen original, dans lequel le développement des sciences humaines et sociales y protège le management dune dérive positiviste et scientiste. Pour cela, lUnion européenne doit mettre en place une véritable politique universitaire commune qui freine les pratiques bureaucratiques internes à Bruxelles, qui favorise lautonomie dun service public humaniste et démocratique. Le chemin est long et le système français en est la parfaite illustration : centralisme universitaire outrancier, logique taylorienne des « bureaux » tubulaires, parcellisation des évaluations, multiplication des instances de contrôle, normalisation insidieuse des comportements... La liste est longue des handicaps à surmonter. Les universités françaises sont à un tournant de leur histoire : ou elles se laissent enfermer dans une logique financière et concurrentielle, balisée par des impératifs soit disant économiques, et à court terme, ou elles saventurent, en pionnières, sur des chemins de risque et de liberté, dinnovation et dimagination. Ce qui est le plus important ne se mesure pas en termes financiers : toute véritable création est, quelque part, une transgression des règles, elle exige de lingéniosité, voire de la virtuosité, en tout cas de laudace. La surabondance des contrôles conduit à un surmenage des établissements devant cette obligation permanente de rendre des comptes tout le temps et à tous. Luniversité est forte et maitresse du jeu quand elle fonctionne en collégialité organisée et maitrisée : elle est alors apte à garantir la réussite de la société de la connaissance.   
 Francine Demichel Ancien Directeur Général des Enseignements Supérieurs  
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   I NTRODUCTION
 
  La mondialisation est lobjet dabondantes critiques et la perte de repères, quelle engendre, perturbe gravement les braves citoyens mais aussi  ce qui est plus fâcheux  ceux dont la fonction est de les gouverner, de les diriger, de les informer, bref de veiller à assurer à ce monde une marche aussi harmonieuse que possible. Parmi les nombreux concepts mis en exergue, sil en est un qui mérite une véritable attention dans ce contexte, cest celui de « société de la connaissance ». On voit bien que le monde daujourdhui a besoin, pour fonctionner, dune proportion de plus en plus grande de personnes formées à des savoirs de plus en plus nombreux, au cours détudes de plus en plus longues, en particulier dans le domaine du management des organisations. Dans le même temps, les connaissances se périment de plus en plus vite et les solutions toutes faites sadaptent de moins en moins à un monde complexe, où les entreprises et organisations sinterpénètrent dans un mouvement perpétuel. À tout prendre, si les entreprises semblent tirer plutôt bien leur épingle du jeu, on ne peut en dire autant des systèmes politiques, des bureaucraties administratives et sociales ou des organisations internationales. Le modèle de formation des élites managériales par les Business schools 1  peut-il servir dexemple ? Les écoles ont-elles un rôle à jouer ? Quels doivent être les véritables animateurs de la société de la connaissance ? Il est évident, pour la plupart des gens éclairés, que dans ce monde, pour maîtriser les enjeux, il faut des hommes nouveaux. La société de la connaissance ne peut fonctionner de façon satisfaisante si elle ne dispose délites bien formées assistées de responsables compétents. Ces formations ne sauraient se limiter à des connaissances techniques et les crises actuelles ont fait ressortir limportance des vertus personnelles des dirigeants. Dautres désordres récents ont également montré les limites dune pratique purement bureaucratique ne prenant pas suffisamment en compte les données scientifiques des problèmes et faisant fi de la rigueur méthodologique requise. Or tous ces éléments existent, quil sagisse de savoirs traditionnels ou créés pour répondre aux problèmes nouveaux, de connaissances ou de compétences connues ou répondant à des besoins émergents. Ils constituent lapanage de la                                                  1 Littéralement « écoles des affaires », ces institutions portent en France des noms variés : écoles de management, écoles supérieures de commerce, instituts dadministration des entreprises. Ce terme de « Business schools », universellement connu, nous a semblé plus neutre, générique en quelque sorte.
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communauté scientifique universelle qui uvre sans relâche, par le biais des universités, des écoles, facultés et laboratoires de recherche qui la composent, pour créer et transmettre les savoirs nécessaires au monde daujourdhui et de demain. Cette idée que les institutions denseignement supérieur constituent le levain de la mondialisation et sont les seules capables dassurer à celle-ci un développement équilibré, harmonieux et durable ne peut sexpliquer sans revenir brièvement sur lhistoire des Universités depuis lacadémie de Platon jusquà la création de la première Business school par Joseph Wharton à la fin du XIX e  siècle. Les circonstances de cette création laisseront une empreinte durable sur ces écoles (et pas seulement aux États-Unis dAmérique) et conditionneront leur présent et donc leur futur. Naturellement, la mondialisation en cours implique nécessairement que le système universitaire (et en premier lieu les Business schools ) qui est lui-même une organisation suive lui aussi la voie de linternationalisation. On verra quil sy emploie depuis plusieurs décennies, renouant avec une tradition millénaire ; là aussi, les Business schools  sont à lavant-garde et tracent la voie, inventant les concepts, développant les méthodes, créant de nouveaux dirigeants solidement ancrés dans leurs valeurs mais ouverts aux autres cultures du monde. On découvrira que, si beaucoup a été fait, il reste, pour la plupart des écoles, encore plus à faire, sans parler des autres disciplines. De même, si, dans un petit nombre de pays développés, lenjeu international est vraiment pris en compte par la plupart des Business schools , il reste tellement à faire, partout ailleurs, pour entraîner les écoles locales sur ce chemin du futur que lampleur de la tâche donne le vertige. Aussi est-il apparu nécessaire de mettre en évidence comment les institutions universitaires peuvent dépasser le stade dactivités internationales accessoires pour mettre lobjectif dun développement planétaire au cur de leur stratégie. Bien sûr, les Business schools  sont plus sensibles à cet enjeu que les facultés traditionnelles, mais il faut quelles parviennent à convaincre les autres facultés de suivre cette voie, qui seule peut établir le magistère universel des savoirs et des valeurs, indispensables au succès de la société de la connaissance, c'est-à-dire une société où les organisations et les universités apprennent au travers de leurs interactions réciproques. Le diagnostic étant posé, il faut revenir aux systèmes « leaders » en matière de Business schools pour analyser leurs capacités à faire face à ces enjeux. Il sagit, on la compris des modèles américains et européens. Certes, ce nest pas dévoiler grandchose que de dire que le modèle américain est dominant, mais une analyse plus fine réservera bien des surprises, tandis quon verra apparaître les prémices dun modèle européen prometteur. Reste évidemment le cas français, quon ne saurait éluder, même si son impact planétaire est fort modeste quoi quen pense un certain nombre de responsables. En fait, limpact des Business schools françaises à léchelon mondial nest pas anecdotique et on le doit à lingéniosité et au professionnalisme dune poignée de responsables, souvent appuyés par des Directeurs ou des Présidents
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très soucieux de la réussite internationale de leur institution, en dépit des handicaps innombrables, quils doivent surmonter. Dans le souci dapporter une contribution positive au débat sur lavenir des Business schools  françaises, analyses et propositions concrètes seront donc effectuées, pour clôturer cet ouvrage, en dehors des sentiers battus et des idées toutes faites.    
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