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La professionnalisation

140 pages
La professionnalisation fait désormais partie de nos préoccupations quotidiennes, comme si elle devait souligner le caractère incontournable du travail à moins qu'elle ne traduise ses métamorphoses. Le terme professionnalisation est équivoque ; il ne comporte pas une seule acception et tout l'intérêt de la Note de synthèse de Richar Wittorski est de mettre en évidence les ambiguïtéset enjeux liés à la professionnalisation.
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Savoirs

<Q L'Harmattan, 2008 5-7, rue de l'Ecole polytechnique, 75005

Paris

http://www.Iibrairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan l@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-06301-3 EAN : 9782296063013

Savoirs
revue internationale de

recherches en éducation et formation des adultes
2008 -17
La professionnalisation
Revue publiée avec le concours:
Interface recherche de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris - de l'Université Paris X Nanterre
- de l'association

-

L'Harmattan

Le Comité scientifique s'est constitué en association de droit français dénommée Association internationale pour la promotion des recherches en éducation et formation des adultes (Aiprefa). L'Aiprefa a été enregistrée au Journal officieldu 15 février 2003. L'association, dont le siège socia! est à l'université de Paris X Nanterre, est propriétaire de la revue: elle en a les responsabilités d'édition, de gestion et de diffusion. Le second bureau est composé de AnneGaël Bilhaut, Jean-Pierre Boutinet, Philippe Carré, Sandra Enlart, Gérard Jean-Monteler et Françoise L. Laot.

Comité scientifique Brigitte Albero (professeur de sciences de l'éducation, Université Rennes 2) Jean-Marie Barbier (professeur au Cnam) Christian Batal (pDG Interface Études et Fonnation) Sandra Enlart (professeur de sciences de l'éducation, Université de Genève) Jean-Michel Baudouin (professeur de sciences de l'éducation, Université de Genève) Etienne Bourgeois (professeur de sciences de l'éducation, Université catholique de Louvain) Jean-Pierre Boutinet (professeur de sociologie, uca Angers) Philippe Carré (Professeur de sciences de l'éducation, Université Paris X) Fondateur: Directeur de publication: Responsable éditorial: Secrétaire de rédaction: Responsables scientifiques:
Traductions français-espagnol: Traduaions français-anglais:

Pierre Caspar (professeur, Chaire de fonnation des adultes, Cnam) Pierre Dominicé (professeur de sciences de l'éducation, Université de Genève) Gérard Jean-Monteler (Maître de conférences en sciences de l'éducation, Université Paris X) Françoise F. Laot (Maître de conférences en sciences de l'éducation, Université Paris V) Gilles Leelercq (professeur en sciences de l'éducation, Université de Lille 1) Paul Santelmann (Responsable de la prospective, Afpa) Claudie Solar (professeure d'andragogie et de psychopédagogie, Université de Montréal) André Voisin (Économiste, Paris)

Jacky Beillerot Philippe Carré
Gérard

J ean-Monteler
Boutinet,

Anne-Gaël Bilhaut Sandra Enlart,Jean-Pierre Françoise F. Laot Dyanne Euorçia Stephen Brewer

Revue SAVOIRS Université Paris X Nanterre UFR SPSE, Bât. C. 207 200, avenue de la République - 92001 Nanterre Cedex email: revue.savoirs(QJu-paris10.fr

Savoirs, 17, 2008

Savoirs, 17, 2008 La professionnalisation

Éditorial
Note de synthèse Richard Wittorski - La professionnalisation Rebonds Maryvonne S orel- À propos de la professionnalisation : le retour du sujet Patricia Champy-Remoussenard- Incontournable professionnalisation PhilippeAstier- La professionnalisation comme intention, comme processus et comme légitimation Articles de recherche GenevièveLameul - Les effets des usages des technologies d'information et de communication en formation d'enseignants, sur la construction des po stures pro fes sionnelle s Jean-Michel Peter - L'autoformation par les pratiques sportives de loisir. Analyse de cas dans la pratique du tennis Notes de lecture R Wittorski - Professionnalisation et développement professionnel dra Enlart) P. Dominicé- La formation biographique (Pierre Caspar) Vie de la recherche Les lieux de production

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73 95

(San117 118

de la recherche en formation des adultes: de l'Université 127 129 132
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Le laboratoire « Apprentissage et motivation» catholique de Louvain ... ... Thèses Hommage à Gilles Ferry
Informations sur les travaux du Gehfa

La pwfessionnalisation fait désormais partie de nos préoccupationsquotidiennes, comme si elle devait souligner le caractère incontournable du travail à moins qu'elle ne traduise ses métamorphoses. Sans écarter la première hypothèse, si nous retenons la seconde, nous serions alors en train de passer d'une sociologie des pwfessions avec sa cartographie bien établie à une heuristique de la professionnalisation. Cette dernière nous incite à esquisser les lignes d'évolution possibles des activités liées de près ou de loin au travaiL lignes d'évolution qui déstabilisent ces ensembles bien constitués que l'on appellait jusqu'ici professions. Mais comme le montre Rkhard Wittorski dans sa Note de synthèse, le tenne projessionnalisationest équivoque; il ne comporte pas une seule acception et tout l'intérêt de cette Note qui ouvre ce numéro est de mettre en évidence les ambiguïtés et enjeux liés à la professionnalisation, susceptible ici d'être entendue de trois façons différentes. Tantôt la professionnalisation est abordée d'un point de vue sociologique comme constitution de nouvelles professions, tantôt elle est comprise dans une perspective psychologique comme socialisation des individus par leur activité de travail, u.ne socialisation susceptible de leur assurer un développement personnel et professionnel; tantôt encore elle se laisse appréhender en prenant le parti des sciences de l'éducation et de la formation comme. relevant de la fabrication de professionnels par l'instance de formation appropriée. C'est dire sià ces différentes acceptions correspondent des orientations théoriques contrastées, soucieuses d'inventorier des champs de pratiques à statuts bien spécifiques. Que Richard Wittorski soit ici remercié de nous avoir ainsi organisé ce parcours pluridisciplinaire suggestif en pwfessionnalisation. Sa contribution a suscité les réponses de trois auteurs sous forme de rebonds, qui, tous les trois, insistent d'un commun accord sur la grande actualité de la pwfessionnalisation. D'abord, Maryvonne Sorel, dans un souci de reformulation conceptuelle, revient sur ce construitJocialqu'est la pwfessionnalisation sous l'angle des pratiques et des intentions qui la fondent en se posant trois questions, la première sur les compétences quifont faire, le deuxième sur la nature du sujet détenteur de ces compétences et la signification à lui attribuer, la troisième sur la territorialisatlon de la professionnalité. Quant à Patricia ChampyRemoussenard, dans « Incontournable professio.nnalis.a.tion », elle s'interwge sur la nécessité de se donner une lecture plurielle de la pwfessionnalisation, si on veut l'appréhender d'un point de vue scientifique, triple lecrureà faire au

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regard des sphères de l'éducation, de la formation et du travail. Enfin, dans « La professionnalisation comme intention, comme processus et comme légitimation », Philippe Astier s'arrête pour les questionner, sur trois des concepts mis en scène par Richard Wittorski, professionnalisation, activité, sujet. Mais la professionnalisation n'est pas le tout de la vie! Aussi dans ce numéro, accompagnant la Note de synthèse sur la professionnalisation et les rebonds qu'elle a suscités, deux articles de recherche se font face, l'un pour traiter une forme de professionnalisation spécifique, l'impact des technologies de l'information et de la communication sur les postures enseignantes, l'autre pour se pencher sur une activité de temps libre, gage d'apprenance mais se déroulant délibérément hors champ du travail, donc hors professionnalisation, l'autoformation par la pratique du tennis. Dans « Les effets de l'usage des technologies d'information et de communication en formation d'enseignants sur la construction des postures professionnelles », Geneviève Lameul rend compte de l'influence générée par la médiatisation de la relation pédagogique sur la construction des postures professionnelles enseignantes. Après avoir précisé la problématique et la démarche méthodologique employée, l'article se centre sur les principaux résultats obtenus; il permet notamment de démystifier le pouvoir des TIC sur l'apprentissage en mettant en évidence leur dimension d' « analyseur» des situations pédagogiques. Ce texte se donne un double objectif: faire partager à la communauté scientifique les savoirs émanant de ce travail et interpeller les praticiens à propos des pratiques d'ingénierie à développer, susceptibles de favoriser l'apprenance. Le second article écrit par Jean-Michel Peter traite de « L'autoformation par les pratiques sportives de loisir. Analyse de cas dans la pratique tu tennis ». Aujourd'hui le travail ne représente plus en moyenne que 12 % de notre temps de vie, contre 40 % au début du siècle dernier. Dans ce temps libéré, des individus novateurs acquièrent des compétences transférables et utilisables dans les autres temps sociaux. Ces nouvelles formes d'apprentissage, appelées auto formation, sont à relier aux évolutions économiques, sociales et culturelles, appelant à un développement personnel de son capital humain dans une société de l'apprenance tout au long de la vie. Que peut donc être une auto formation par la pratique du tennis dans le recueil de récits de soi auprès de 42 joueurs classés de tennis? À ces différents textes s'ajoute un hommage à Gilles Ferry, rédigé par Pierre Dominicé. Ainsi avec cette livraison de juillet nous vous souhaitons bonne lecture d'été en vous donnant la possibilité par l'intermédiaire de la professionnalisation de ne pas quitter la sphère du travail en guise de devoir de vacances, mais sans pour autant trop mordre sur votre temps de vacances! 8

Note de synthèse

Note de .rynthèse La professionnalisation -

La professionnalisation Richard WITTORSKI
Professeur de sciences de l'éducation, IUFM de l'université de Rouen, laboratoire CIVnC

Le thème de la professionnalisation rencontre aujourd'hui un vif succès non seulement dans le champ de la formation mais aussi dans celui du travail1. Les raisons régulièrement avancées insistent notamment sur la nécessité de fmaliser davantage les apprentissages par rapport aux situations de travail, d'articuler plus étroitement travail et formation, de développer des expertises multiples... dans des contextes d'activité qui changent de façon quasi-permanente. Notre projet consiste ici à présenter, en les ordonnant, les principaux débats et les principales orientations disponibles sur cette question (sans faire le choix de l'exhaustivité des thèses développées dans chacune des orientations). Nous commencerons par explorer les conditions sociales d'apparition d'une intention de professionnalisation et les enjeux qui l'entourent dans trois espaces: espace social, du travail et de la formation. Puis, nous rendrons compte des orientations conceptuelles disponibles venant d'horizons et de champs disciplinaires différents ayant pour visée commune de mieux comprendre ce qui est en jeu dans la professionnalisation.

Les conditions d'apparition d'une intention de professionnalisation et , 1es e n Jeux qUI 1 e nt oure nt
o

Le mot professionna~sa. non est apparu succeSSlve° . ment dans des espaces et a des époques différentes (groupes sociaux dès la fm du XIxe siècle, entreprises et milieu de la formation depuis quelques décennies, singulièrement en France) pour signifier des inten-

1 Certains passages de cette note de synthèse sont inspirés de l'ouvrage de R. Wittors!ci, Professionnalisation et développement professionnel». Paris: L'Harmattan (2007).

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tions variées: entre volonté d'un groupe d'individus partageant la même activité de s'organiser sur un marché libre, intention des institutions de « faire bouger» les salariés de manière à accompagner une flexibilité grandissante du travail et souhait de contribuer au développement des compétences des individus par la formation, tout en augmentant l'efficacité de l'acte de formation. Nous allons insister sur l'idée que les conditions d'apparition et d'utilisation du mot ne sont pas anodines et qu'elles structurent des enjeux qui suscitent parfois des débats sociaux vifs.

La professionnalisation sions

Le mot professionnalisation vient de la sociologie américaine fonctionnaliste (travaux de Parsons, notamment) et indique, dans sa première acception, le processus par lequel une activité devient une profession libérale mue par un idéal de service. Comme le note Paradeise (2003), le mot profession apparaît dans un contexte de marché libre où les acteurs économiques ressentent le besoin de développer une rhétorique concernant leur contribution au marché pour conquérir et accroître leur place. C'est probablement à ce niveau qu'il convient de situer l'apparition, dès le début du xxe siècle, du mot profession dans les pays anglo-saxons, associé d'ailleurs à l'image de la profession libérale. En France, il apparaît dans un contexte différent qui est caractérisé par un état hiérarchique: dès lors, la profession ne repose pas tant sur le modèle de la profession libérale mais davantage sur celui des corps d'État. L'enjeu est donc ici la mise en reconnaissance de soi dans l'environnement à des fins de conquête d'une meilleure place dans une hiérarchie étatique.

: constitution des profes-

Selon Bourdoncle (1993), il existe alors deux voies de constitution des professions assorties d'enjeux distincts: en France, une lutte politique pour contrôler les places dans une hiérarchie étatique élitiste (notamment le modèle des corps d'État: un corps hiérarchisé, légitimé par l'État) ou la constitution de communautés de pairs construisant leurs propres règles (modèle des confréries) ; dans les pays anglo-saxons, une lutte pour le pouvoir (économique) dans les groupes professionnels afin de réguler le marché (le modèle des professions libérales comme moyen d'acquérir un revenu).

La professionnalisation : « mise en mouvement» des individus dans des contextes de travail flexibles et... institutionnalisation de l'activité

Les usages faits du mot professionnalisation par les milieux du travail, notamment par les orga-

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Note de J)mthèse La professionnalisation nisations de production de biens et de services (relevant d'abord, historiquement, du secteur secondaire) placées sur des marchés fortement concurrentiels et sommées de faire évoluer l'organisation de leur activité, nous conduisent à une autre signification. Les enjeux portés par les organisations ne concernent certes pas la constitution des professions dans l'espace social mais la professionnalisation des salariés entendue comme une intention organisationnelle d'accompagner la flexibilité du travail (modification continue des compétences en lien avec l'évolution des situations de travail). En lien avec ce qui précède, le discours des organisations sur la prr!ftssionnalisation est récent et il fait écho à plusieurs évolutions fortement articulées entre elles: le passage d'une logique de production poussée par l'offre ~'entreprise planifie le travail) à une logique de production tirée par la demande ~es salariés sont invités à être « acteurs et auteurs du changement ») ; le passage à une logique du résultat; le passage d'un système contrôlé en son centre à une certaine décentralisation des responsabilités. Il semble bien, comme le notent plusieurs auteurs, que l'appel à la professionnalisation rejoigne, par ailleurs, un appel grandissant aux compétences au service des nouvelles normes de travail. Selon Dugué (1999, p. 14) les enjeux consistent à «faire avaler la pilule de la flexibilité ». Pour Stroobants (1993), l'adaptabilité permanente génère une individualisation de l'évaluation qui conduit, selon Linhart (1999, p. 59), à «resserrer le contrôle ». Pour ce même auteur (art. cité, p. 62), il s'agit là de « stimuler les ressorts individuels ». Le recours à la compétence traduit «un surcroît d'exigence vis-à-vis du salarié, celui d'avoir à s'organiser lui-même pour répondre aux insuffisances du travail prescrit [...], développer une nouvelle forme de performance centrée sur le service rendu aux clients et capable de mobiliser des ressources spécifiquement humaines de raisonnement et de décision» (Lichtenberger, 1999, p. 71). Nous sommes là dans le cadre d'un projet qui consiste à «mobiliser la subjectivité de tous» (Durand, 2000, p. 18), en quelque sorte, il s'agit d'une injonction pour que le sujet construise son expérience (Dubet, 1994). De ce point de vue, la professionnalisation présente une connotation positive au service d'une nouvelle mobilisation des salariés dans des contextes de travail plus flexibles, faisant davantage appel aux ressources subjectives des personnes. Comme on le voit dans bien des secteurs d'activité, ces exigences nouvelles à l'égard des salariés constituent certes une tendance commune mais présentent aussi, dans leur nature, des singularités selon les organisations concernées. Plusieurs exemples récents montrent que l'activité prescrite a tendance à se différencier selon les entreprises faisant appel à un même corps professionne~ de 13

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sorte que les titulaires d'un même groupe professionnel ne réalisent plus tout à fait la même activité selon le contexte de travail dans lequel ils sont (cette tendance se confIrme dans des secteurs d'activité en forte évolution). Il y a alors une tendance réelle à l'institutionnalisation de l'activité (alors même que les organisations parlent de professionnalisation !) se traduisant par un contrôle organisationnel plus fort de la nature du travail à réaliser accompagnant, dans le même temps, une diminution du pouvoir de contrôle des groupes professionnels sur leur activité. Cela constitue, bien entendu, un enjeu de lutte sociale dans les milieux du travail aujourd'hui. Ce paradoxe apparent trouve probablement son explication dans le fait que les organisations cherchent à convertir les identités professionnelles au profIt d'une culture d'organisation (fondée sur des principes d'eŒcacité et d'excellence).

La professionnalisation : «fabrication )) d'un professionnel par la formation et, dans le même temps, recherche d'une efficacité et d'une légitimité plus grande des pratiques de formation

Les milieux de la formation se sont également emparés du mot professionnalisation : quel est le dispositif de formation qui, aujourd'hui, ne se réclame pas d'une visée professionnalisante ? À la fois portée par les orientations nationales et européennes s'agissant de l'organisation de la formation initiale et continue et prônée par les secteurs privés, la professionnalisation a d'évidence «le vent en poupe ». Quelles en sont les raisons et les manifestations? D'une part, on constate une évolution des enjeux liés à l'acte de formation dans les milieux du travail. Ainsi, apparaissent des expériences reposant sur une tentative d'articulation plus étroite entre l'acte de travail et l'acte de formation: il ne s'agit plus seulement de transmettre de façon déductive des contenus pratico-tbéoriques ou, au contraire, d'apprendre sur le tas (formation informelle) mais d'intégrer dans un même mouvement l'action au travail, l'analyse de la pratique professionnelle et l'expérimentation de nouvelles façons de travailler. Ainsi, les logiques liées au recours à la formation changent, elles ne reposent plus tant sur l'adaptation de la main-d'œuvre aux changements mais surtout sur l'élaboration et l'accompagnement de changements organisationnels. Cela engage un ancrage plus fort des actions de formation par rapport aux situations de travail. Cette évolution prend, par exemple, la forme de dispositifs de formation partenariaux plus complexes et multiacteurs. L'enjeu consiste alors à questionner et à articuler trois moments habituellement séparés: l'acte de « production 14