Le doctorat et son avenir incertain

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Aujourd'hui, la massification et la mondialisation de l'enseignement supérieur conduisent à repenser l'insertion socio-économique des titulaires du doctorat. Cet ouvrage tente de répondre à cette question d'insertion selon une double perspective : d'une part, dans une comparaison entre les deux pays aussi différents que la France et l'Argentine et, d'autre part, en prenant en considération des paramètres socio-psychologiques comme le rapport des étudiants au monde du travail, leurs représentations de l'avenir ou leurs motivations internes et externes.
Publié le : vendredi 1 mai 2015
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EAN13 : 9782336377278
Nombre de pages : 180
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Le doctorat et son avenir incertain
Trajectoires et identités : Miriam Aparicio et Françoise Cros
comparaison entre la France et l’Argentine
(Cnam et Université Nationale de Cuyo)
Comme diplôme le plus élevé, le doctorat signe la fn des études
universitaires et donc l’obligation d’entrer dans la vie active. Jusque-là,
l’avenir du doctorant s’inscrivait dans la reproduction professionnelle et
ce dernier devenait à son tour chercheur soit dans le public, soit dans le
privé. Aujourd’hui, la massifcation et la mondialisation de l’enseignement
supérieur conduisent à repenser l’insertion socio-économique des titulaires
du doctorat.
Cet ouvrage tente de répondre à cette question d’insertion selon une
double perspective : d’une part, dans une comparaison entre deux pays
aussi différents que la France et l’Argentine et, d’autre part, en prenant en Le doctorat
considération des paramètres socio-psychologiques comme le rapport des
étudiants au monde du travail, leurs représentations de l’avenir ou leurs et son avenir incertainmotivations internes et externes.
L’originalité de cet ouvrage relève donc de son ouverture internationale et
de la prise en compte à la fois d’indicateurs objectifs (marché du travail) et
d’indicateurs subjectifs (vécu et représentations des doctorants) en liaison Trajectoires et identités :
avec un contexte culturel, linguistique et économique sur trois niveaux :
micro, méso et macro. comparaison entre la France et l’Argentine
Miriam Aparicio est professeur des universités (HDR en (Cnam et Université Nationale de Cuyo)
éducation et HDR en psychologie). Chercheur principal du
CONICET en Argentine (CNRS en France), membre de
quatre laboratoires français, elle conduit des recherches sur
les facteurs qui impactent sur la qualité des organisations
(notamment des processus psychosociaux, décisionnels et
organisationnels) et sur les trajectoires des universitaires. Elle a publié de
nombreux ouvrages et articles, et participé à diverses activités scientifques
dans 27 pays. Elle a reçu de nombreux prix internationaux.
Françoise Cros est professeur émérite au Centre de
recherche sur la formation au Conservatoire national des arts
et métiers. Elle conduit des recherches sur l’innovation, sur
l’écriture professionnalisante et sur l’enseignement supérieur,
notamment sur le doctorat en Europe. Elle a publié des
ouvrages et articles sur l’innovation en formation et sur
l’écriture comme outil de professionnalisation.
ISBN : 978-2-343-05488-9
17,50€
Miriam Aparicio
Le doctorat et son avenir incertain
Trajectoires et identités
et Françoise Cros
Éducations et sociétés









Le doctorat
et son avenir incertain










Educations et Sociétés
Collection dirigée par Louis Marmoz

La collection Educations et Sociétés propose des ouvrages,
nés de recherches ou de pratiques théorisées, qui aident à
mieux comprendre le rôle de l’éducation dans la
construction, le maintien et le dépassement des sociétés.
Si certaines aires géographiques, riches en mise en cause
et en propositions, l’Afrique subsaharienne, l’Europe du
Sud et le Brésil, sont privilégiées, la collection n’est pas
fermée à l’étude des autres régions, dans ce qu’elle
apporte un progrès à l’analyse des relations entre l’action
des différentes formes d’éducation et l’évolution des
sociétés.
Pour servir cet objectif de mise en commun de
connaissances, les ouvrages publiés présentent des
analyses de situations nationales, des travaux sur la
liaison éducation-développement, des lectures politiques
de l’éducation et des propositions de méthodes de
recherche qui font progresser le travail critique sur
l’éducation, donc, sans doute, l’éducation elle-même...

Dernières parutions

Innocent FOZING, L’éducation au Cameroun, entre
crises et ajustements économiques, 2015.
Vladislav RJÉOUTSKI et Alexandre TCHOUDINOV, Le
e eprécepteur francophone en Europe, XVII – XIX siècle,
2013.
Reine GOLDSTEIN, Eveilleurs d’espoirs. Makarenko,
Garric, Freinet…, 2013.
Gaston MIALARET, Pour la recherche et la formation,
2013.
Gilles BOUDINET, Deleuze et l’anti-pédagogue, Vers une
esthétique de l’éducation, 2012.
Salé HAGAM, Le développement de l'éducation en
Afrique subsaharienne, 2012.
Guy BERGER et Augustin MUTUALE, Conversations sur
l’éducation. S’autoriser à éduquer, 2012.
Miriam Aparicio et Françoise Cros




Le doctorat
et son avenir incertain

Trajectoires et identités :
comparaison entre la France et l’Argentine
(Cnam et Université Nationale de Cuyo)





















































































































































































































© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-05488-9
EAN : 9782343054889
PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Les années 2000 posent la question fondamentale de
l’articulation entre la formation et le monde du travail.
En effet, si en Europe, notamment en France, se sont
déroulées les trente glorieuses qui ont permis un
développement industriel et commercial important, les
années suivantes ont été le témoin d’une recomposition
du monde du travail, principalement avec deux
phénomènes importants : d’une part, la mondialisation
des marchés y compris des marchés du travail et, d’autre
part, la professionnalisation des formations.
Si les universités étaient à l’abri des questions posées
au monde du travail, l’arrivée du chômage suite à la crise
financière de 2004, a bousculé l’identité de l’université
qui, jusque-là attribuait aux étudiants des diplômes
basés sur les savoirs savants, théoriques, peu en
articulation directe avec les demandes du marché du
travail. Cette articulation était même parfois rejetée dans
un refus catégorique de participer à une idéologie
capitaliste considérée comme contraire au
développement de la pensée désintéressée.
Une telle situation exige donc un effort des
gouvernements pour répondre à cette recomposition du
tissu éducatif et économique, principalement les
institutions éducatives et de formation. Les diplômes
existants ont dû conjuguer avec ces phénomènes et
insérer dans leur maquette de formation des parties
variables de professionnalisation.
Si cette préoccupation professionnelle peut être
relativement facile pour les diplômes liés à des champs
7 professionnels comme la biologie, le droit ou la
médecine, cela est moins évident pour les sciences
sociales et humaines. En effet, à quels métiers prépare
un diplôme universitaire d’histoire ou de philosophie ?
Cette question est d’autant plus forte quand on parle
du doctorat, diplôme le plus élevé donné par les
universités, qui a nécessité au moins neuf années
d’études après le bac, c’est-à-dire un fort investissement
financier et humain !
L’étude que nous exposons ici concerne ces
étudiants, titulaires ou en cours d’obtention du doctorat
en sciences sociales et humaines. Comment peuvent-ils
affronter le marché du travail ? Sont-ils armés pour le
faire ? Quels sont les facteurs qui pourraient expliquer la
réussite ou l’échec d’un doctorant dans son insertion
dans le tissu économique ?
Des considérations, comme le genre, l’âge, l’origine
sociale, permettent de comprendre les parcours de ces
étudiants, leur réussite ou leur échec dans l’insertion du
marché du travail. Ces données conduisent à mieux
saisir ce qui se joue au niveau de la frustration ressentie
par certains doctorants, qui se sentent souvent
« surdiplômés » par rapport au travail qu’ils
accomplissent. Cela peut dépendre également des
universités dans lesquelles ils se sont inscrits, voire dans
de grandes écoles comme en France.
Il y aurait parfois comme un effet de « plafond de
verre », c’est-à-dire une interdiction liée aux
représentations et aux aspirations, parfois plus
marquées dans certains cas, qui éclaireraient le fossé
creusé entre le système de formation et le marché de
l’emploi. Quels sont alors les facteurs qui favorisent ou
8 entravent certaines trajectoires des titulaires du
doctorat ? Quelle valeur ont les savoirs disciplinaires
face aux compétences procédurales et sociales ? Quelle
influence ont les facteurs psychosociaux au moment de
l’insertion dans le marché du travail ?
Cet ensemble de questions a guidé l’étude que nous
avons menée, notamment à travers la comparaison
entre les doctorants argentins et les doctorants français.
Du côté argentin, cette étude avait été initiée dès 1995
et a permis de dégager un ensemble d’hypothèses liées à
ces trajectoires hors de la simple offre de formation et
ciblées sur des ruptures importantes dans ces parcours.
Cette étude est abordée sous deux aspects, quantitatif
et qualitatif car nous sommes convaincues que si les
données chiffrées peuvent orienter les interrogations,
elles ne peuvent apporter un éclairage plus fin et
permettre d’agir concrètement pour modifier les choses.
Nous nous centrons essentiellement sur les résultats
marquants qui mettent en évidence les facteurs qui ont
une influence déterminante sur les choix professionnels
et le devenir professionnel des titulaires du doctorat en
sciences sociales et humaines. Il resterait sans doute à
faire une étude auprès des doctorants en sciences dites
« dures » (physique, biochimie, etc.).
Nous souhaitons qu’elle puisse aider les décideurs à
améliorer à la fois les dispositifs de formation et leur
articulation avec le marché économique.
9 INTRODUCTION
Cette étude aborde donc la question de l’avenir des
titulaires du doctorat selon deux concepts très
importants de nos jours, à savoir : l’identité et la
professionnalisation. En effet, dans les sociétés
démocratiques, la place du sujet et sa construction
identitaire jouent un rôle central. De même, la
professionnalisation en réponse à un monde
économique mouvant et très évolutif, qui requiert plus
des compétences dites transversales que l’acquisition de
gestes professionnels, est fondamentale.
Développée en France dans les années quatre-vingt,
la question de la professionnalisation a été largement
débattue (Lang 1999). Pourquoi ?
D’une part, les effets de la « massification » de
l’enseignement supérieur (Bourdoncle & Demailly
1998 ; Gelin, Rayou & Ria 2007) ont accrédité l’idée de
la nécessité de l’approfondissement de compétences et
de savoirs indispensables à la pratique d’un métier et
son corollaire, la reconnaissance sociale de l’expertise du
groupe professionnel des enseignants (Bourdoncle
1993 ; Cros 2006 ; Barbier & Galatanu 2000, 2003,
2004 ; Sorel & Wittorski 2005). La professionnalisation
d’individus (formation à une profession existante) ou
d’activités (construction des contours d’une nouvelle
profession ou redéfinition des contours d’une
profession existante) exige la mise en place de nouveaux
dispositifs.
D’autre part, ce qui nous concerne directement ici,
les conditions d’exercice dans le monde du travail ont
11 changé et l’insertion professionnelle ainsi que la
permanence et la promotion constituent un problème
de plus en plus complexe.
En d’autres termes, les changements rapides dans le
monde professionnel exigent des transformations
novatrices dans les institutions de formation et
l’affirmation des nouvelles compétences qui vont
renouveler, sans doute, l’identité professionnelle et
l’identité institutionnelle.
Cependant, les évaluations des effets de ce modèle
montrent bien la résistance des enseignants-chercheurs
et des institutions aux études qui dévoilent les « visages
positifs et les visages négatifs » des réformes censées les
aider. Par rapport à ce dernier point, des interprétations
différentes existent : la demande d’un renforcement du
professionnalisme par le développement formatif et
professionnel, et aussi la reconnaissance de l’existence
des difficultés sur le terrain qui conduit à une
déprofessionnalisation des diplômés du champ
disciplinaire confinant à leur prolétarisation (Ozga &
Lawn 1981). D’autres problèmes surgissent, comme le
statut de « semi-profession », dans un sens large,
assignée aux enseignants-chercheurs (Etzioni 1969), les
enjeux de pouvoir à l’intérieur des organisations de
travail (Tardiff & Lessard 1999), la dévaluation de
l’image de l’enseignant dans la société, accompagnée par
le manque de reconnaissance (Aparicio 2006, 2008,
2013), l’inefficacité des politiques éducatives (Maroy
2006).
En général, la littérature montre qu’il existe une
tension entre le terrain du travail et la formation,
comme il existe une tension entre l’attendu au moment
12 du choix académique et le vécu dans le milieu
professionnel. De plus, la surprescription des
orientations institutionnelles/organisationnelles pour
répondre aux mutations du monde du travail n’est pas
égale à la sous-prescription des moyens concrets pour y
parvenir. Dans ce cadre, les liens entre parcours
personnels, de formation et professionnels deviennent
une préoccupation dans le domaine et notamment, dans
des filières liées aux sciences humaines et sociales.
En Argentine, bien que les recherches et les
statistiques sur le thème n’abondent pas et que les
analyses des pratiques, de l’action et de la
professionnalisation soient moins généralisées, la
situation n’en paraît pas moins conflictuelle. Selon les
résultats avancés par nos dernières recherches sur les
universitaires (Aparicio 2002-2007, 2008-2009), il existe
un grand décalage entre la formation aux savoirs
disciplinaires et les compétences demandées dans le
contexte social, entre la situation « idéale » imaginée par
les étudiants et la situation professionnelle « réelle » des
diplômés ; entre les représentations sociales des
professeurs (des écoles et des universités) et le monde
vécu.
La crise d’identité au sein de bouleversements dans le
monde du travail ressort nettement de leurs
représentations sociales sur le métier, de leurs récits, du
vécu de la formation, du vécu des parcours
professionnels, sociaux et personnels, de l’écart entre les
attentes « organisationnelles/officielles » intériorisées
par rapport aux attentes personnelles/virtuelles
(Goffman 1963), de l’écart entre les « offres
identitaires » des organisations et les « identités pour
soi ».
13 Dans ce cadre, deux sens de la socialisation et de
l’identité émergent : la socialisation « relationnelle » des
acteurs en interaction (les identités « pour autrui ») et la
socialisation « biographique des acteurs engagés dans
une trajectoire sociale » (les identités « pour soi »)
(Dubar 1991, 2000a, b, c ; Dubet & Martucelli 1996a,
b ; Kaddouri 2005). En ce qui nous concerne, les deux
sens de socialisation et les deux types d’identité sont
centraux pour saisir la problématique de ces
doctorants/docteurs affectés dans des contextes
professionnels difficiles. Ces derniers doivent articuler
(bien qu’ils n’y parviennent pas toujours) la partie
officielle du monde du travail ou prescrite et la partie
subjective qu’ils vivent au quotidien.
Nous avons donc abordé ces questions face à une
nouvelle population : les doctorants/docteurs du
Conservatoire national des arts et métiers de Paris
(filières formation des adultes, sociologie du travail et
sciences de gestion), d’une part ; et de l’Université
Nationale de Cuyo (doctorat en éducation et doctorat
en sciences sociales), d’autre part. La recherche a été
menée grâce au soutien du département de recherche de
la Mairie de Paris, à travers un appel d’offres
(20082009d).
Par ailleurs, ce qui concerne les identités
institutionnelles, voire disciplinaires, ainsi que les
processus de reconstruction identitaire, s’accompagnent
d’une autre question, comme nous venons de l’évoquer,
celle des conditions concrètes d’insertion, de
permanence et de mobilité professionnelle ; conditions
qui vont apparaître dans les trajectoires des doctorants.
Deux aspects complémentaires de cette étude sont
abordés : l’insertion réelle et ses conditions
14 (socioculturelles, psychosociales et institutionnelles)
associées aux trajectoires professionnelles qui favorisent
ou empêchent le succès à l’intérieur des organisations
professionnelles et les attentes, les représentations
sociales de la valeur de l’éducation pour la société et des
facteurs associés comme les relations de pouvoir, les
stéréotypes, les valeurs primordiales, les frustrations, les
chances de réussite dans le métier, etc.
Ces deux aspects interagissent dans un mouvement
qui s’entretient en quelque sorte, « auto-entretenu ». Ils
ont mis en évidence, d’une part, le décalage entre la
formation donnée par les universités et celle demandée
par le monde économique (désarticulation entre le
système éducatif et le système productif) ; d’autre part,
les conditions différenciées des publics que chaque
institution reçoit (processus d’auto-sélection et de
sélection institutionnelle), qui influent sur les niveaux de
réussite professionnelle (Aparicio 2005, 2007a et b,
2008a, 2008b, 2009c, 2009d, 2011, 2012, 2013 ; Silva &
Aparicio 2014).
Une telle approche ne peut aboutir que par des
analyses « systémiques », holistiques, qui dépassent les
chiffres, les entrées et les sorties statistiques en oubliant
les processus humains et la place de la décision ;
processus qui, bien souvent, demeurent inconnus du
système national et, plus globalement, du cadre
international.
Tenter de connaître et de comprendre les facteurs
qui permettraient d’anticiper la réussite au niveau
psycho-individuel du doctorant, tout en impliquant le
niveau méso-institutionnel et organisationnel
15 (université, monde du travail), tel est le défi que prétend
relever cette étude.
La réussite des doctorants est analysée en référence à
quatre facteurs : la réussite professionnelle objective, la
réussite subjective ou satisfaction, la mobilité
ascendante de carrière et le statut professionnel.
Cette étude tente de réunir explication et
compréhension, sans toutefois s’inscrire dans une visée
déterministe. Elle emprunte une méthodologie à la fois
quantitative dans le but de décrire, et qualitative dans le
but de comprendre ; elle passe à divers niveaux
d’analyse en utilisant une stratégie
macro-méso-micromacro ; elle comporte une dimension transversale et
une dimension quasi longitudinale (parcours personnels,
etc.) ; une voie diachronique et une voie synchronique
(Aparicio 2005, 2007a et b, 2008b, 2009d, 2012, 2013,
2014).
La recherche ainsi menée poursuit plusieurs objectifs
dont les plus importants sont :
– Connaître les facteurs qui influent sur la réussite
professionnelle des doctorants (français et argentins) ;
– Connaître et comparer (plan descriptif) leurs
aspects sociologiques, psychosociaux et institutionnels
en considérant que l’insertion professionnelle est
aujourd’hui un problème international (conditions du
malaise généralisé dans les institutions de formation au
moment de l’entrée dans le métier et après, à l’intérieur
des organisations) ;
– Connaître les représentations des deux groupes
(français et argentin) sur la valeur du travail, celle du
diplôme, celle d’une formation doctorale, les chances
16 dans l’avenir qui pourraient conditionner les possibilités
1 de réussite ;
– Comprendre les facteurs inhérents aux identités
« héritées » et « pour soi » à partir d’une approche
nonessentialiste qui considère l’identité comme le fruit
d’une histoire et d’un contexte et en tenant compte que
les identités héritées vont susciter des crises d’identité,
qui affectent aussi bien l’étudiant que l’institution dans
laquelle il s’insère.
– Enfin, donner aux décideurs du domaine
éducatif (français et argentin) des éléments de réflexion
pour la mise en place de programmes d’amélioration de
la qualité de la formation et/ou de la formation
continue, qui aident les étudiants à s’insérer et à
s’adapter aux exigences de la Société, ainsi que la mise
en place de programmes qui puissent favoriser
l’insertion professionnelle des doctorants/docteurs.
Notre objectif est de contribuer à comprendre les
processus qui influent sur la réussite et les parcours
professionnels ainsi que sur les constructions
identitaires de ces sujets (niveau micro) et des filières
(niveau méso), avec l’esprit d’amélioration de
l’articulation entre la formation universitaire (niveau
doctorat) et le monde du travail (niveau macro).
En d’autres termes, nous tentons de répondre aux
questions essentielles posées aux formations
universitaires actuelles, à savoir : Que deviennent les
doctorants des filières abordées en matière de

1 Nous appelons réussite pour un titulaire du doctorat, le fait qu’il
ait trouvé à la suite immédiate de l’obtention de son diplôme un
poste de travail correspondant à ses compétences et à ses
aspirations.
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