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Les classes de découverte

De
175 pages
L'activité des classes de découverte est mal connue. Elle concerne annuellement plus de 700 000 enfants et 26 000 classes. Ce livre fait le point sur des sujets tels que : l'histoire des classes de découverte, l'intérêt éducatif de ces séjours, une analyse détaillée du nombre de classes de découverte, leur typologie et leurs retombées économiques. Une seconde partie est consacrées à des expériences pédagogiques innovantes. Suivent ensuite la publication de recommandations qualitatives ou d'organisation. Ce livre se veut un plaidoyer pour la dynamisation des classes de découverte.
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LES CLASSES DE DÉCOUVERTE ou
L'ÉCOLE HORS LES MURS DE L'ÉCOLE

Tourismes et Sociétés

Collection dirigée par Georges Cazes
Déjà parus J. CHAUVIN, Le tourisme social et associatif en France, 2002. F. MICHEL, En route pour l'Asie. Le rêve oriental chez les colonisateurs, les aventuriers et les touristes occidentaux, 2001. J .L. CACCOMO, B. SOLONANDRASANA, L'innovation dans l'industrie touristique, 2001. N. RAYMOND, Le tourisme au Pérou, 2001. GIREST (Groupement Interdisciplinaire de Recherche En Sport et Tourisme), Le tourisme industriel: le tourisme du savoirfaire ?, 2001. R. AMIROU, P. BACHIMON (ed.), Le tourisme local, 2000. G. CAZES et F. POTIER, Le tourisme et la ville: expériences
européennes, 1998. P. CUVELIER, Anciennes et nouvelles formes de tourisme. Une approche socio-économique, 1998. G. CLASTRES, Tourismes ethnique en ombres chinoises. La province du Guizhou, 1998. G. CAZES, Les nouvelles colonies de vacances? Le tourisme international à la conquête du Tiers-Monde. G. CAZES, Tourisme et Tiers-Monde, un bilan controversé. M. PICARD, Bali: tourisme culturel et culture touristique. D. ROZENBERG, Tourisme et utopie aux Baléares. Ibiza une île pour une autre vie. G. RICHEZ, Parcs nationaux et tourisme en Europe. M. MAURER, Tourisme, prostitution, sida. H. POUTET, Images touristiques de l'Espagne. O. LAZZAROTTI, Les loisirs à la conquête des espaces périurbains. M. SEGUI LLINAS, Les Nouvelles Baléares. D. ROLLAND, (ouvrage collectif) Tourisme et Caraïbes. A. DE VIDAS, Mémoire textile et industrie du souvenir dans les Andes. F. MICHEL, Tourisme, culture et modernité en pays Toraja (Sulawesi - Sud, Indonésie). J.M. DEW AILL Y, C. SOBRY, Récréation, re-création: tourisme et sport dans le Nord-Pas-de-Calais.

Jacques CHAUVIN

LES CLASSES DE DÉCOUVERTE ou
L'ÉCOLE HORS LES MURS DE L'ÉCOLE

L'Harmattan 5-7 rue l'école-Polytechnique 75005PARIS FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 BUDAPEST HONGRIE

L'Harmattan Italie Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

Ouvrages du même auteur:

Le Tourisme social et associatif en France. Acteur majeur de l'économie sociale. Collection Tourismes et Sociétés. L'Harmattan. 2002. Les classes de découverte. Conseil National du Tourisme, Section des Affaires Sociales. Session 1999, Documentation Française. 2000.

cg L'Harmattan,

2003

ISBN: 2-7475-5555-0

SOMMAIRE
INTR 0 DUCTI 0 N .. ..... ........ ..... ... ....................7 VOCABULAIRE Il PARTIE I. HISTOIRE ET ENJEUX DES CLASSES DE DÉCOUVERTE . ...... .. 13 CHAPITRE 1. HISTOIRE DES CLASSES DE DÉCOUVERTE 15 1. 1. DE 1946 À 1999 15 1. 2. DES ÉVOLUTIONS IMPORTANTES DEPUIS LES ANNÉES 1990 23 CHAPITRE 2. DES ENJEUX PÉDAGOGIQUES 33 2. 1. L'INTÉRÊT DES CLASSES DE DÉCOUVERTE 33 2. 2. ÉLÉMENTS DE BASE POUR LA RÉDACTION D'UN PROJET PÉDAGOGIQUE. 38 2.3. DES ENJEUX ÉDUCATIFS, SOCIAUX ET ÉCON0 MIQUE S 45 2.4. DES PROPOSITIONS POUR RELANCER L'ACTIVITÉ DES CLASSES DE DÉCOUVERTE 72 PARTIE Il. DOCUMENTS RESSOURCES 89 DOCUMENT 1. TEXTE ÉDUCATION NATIONALE: FINALITÉS ET OBJECTIFS DES SORTIES SCOLAIRES 91 1. 1. FINALITÉS ET OBJECTIFS DES SORTIES SCOLAIRES ..92 1. 2. OBJECTIFS GÉNÉRAUX D'UNE SORTIE SCOLAIRE 94 DOCUMENT 2. DES EXEMPLES D'INNOVATION PÉDAGOGIQUE À LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT. 95 2. 1. LES CLASSES « CITOYENNETÉ - ENVIRONNEMENT DÉVELOPPEMENT DURABLE» 95 2. 2. LES CLASSES « MULTIMÉDIA» 99 2.3. LES CLASSES « VILLE» 104 DOCUMENT 3. UN EXEMPLE D'ENGAGEMENT QUALITATIF: CAHIER DES LABELS DE LA LIGUE DE L' ENSEIGNEMENT. 109 3.1. LA PRÉPARATION DU SÉJOUR 109 3.2. LE FONCTIONNEMENT DU CENTRE 112 3.3. LE VOY AGE 114 3.4. DÉPLACEMENTS EN MINIBUS DANS LE CADRE DES ACTIVITÉS DU CENTRE 116 3. 5. L'ACCUEIL 118 3. 6. LES LOCAUX 119 3.7. LES PERSONNELS 125 5

3. 8. REPAS - ALIMENTATION

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3.9. LA COMMUNICATION 129 3. 10. LA SANTÉ 130 3. Il. LE LINGE 131 3. 12. LE BILAN ET L'ÉVALUATION 132 DOCUMENT 4. L' ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DES CLAS SES DE MER. 135 4. 1. PRÉSENTATION DE L'APCM 135 4.2. CHARTE NATIONALE POUR L'ORGANISATION DES CLASSES DE MER 139 4.3. COMMENT SE DÉROULE UNE CLASSE DE MER? 151 DOCUMENT 5. ORGANISER SA CLASSE DE DÉCOUVERTE..155 5. 1. COMMENT PARTIR? 155 5.2. RESPONSABILITÉ - SÉCURITÉ 163 RÉSDM É 165
BIB L lOG RA PHI E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 1 7 1

REMERCIEMENTS

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INTRODUCTION
Il est toujours difficile de retenir une date de «début» pour une activité qui va se pérenniser au cours des années, dans la mesure où il y a toujours des précurseurs au séjour retenu comme point de départ. C'est la classe de neige en février 1953 organisée à La Féclaz qui est considérée comme première classe de découverte, puisque ce séjour va bénéficier d'une « reconnaissance» officielle de la part de l'Éducation nationale et qu'il sera suivi de nombreux autres. Cependant, il est indispensable de ne pas passer sous silence d'autres séjours organisés par des pionnIers. Ces séjours vont, pour la plupart, être accueillis au centre de L' Abérouat, sur la commune de Lescun, au pied du Pic d'Anie, dans les Pyrénées-Atlantiques, centre géré par la Ligue de l'Enseignement. Dès 1946, il est fait mention de l'accueil de classes «plein air» de l'école de Tardets et de Gurmençon et dès 1948, toujours pour l'école de Tardets, il est fait mention de classes de neige. On peut facilement imaginer la volonté et le «courage» de ces enseignants pour organiser des séjours qui pouvaient paraître «incongrus» à l'époque: sortir de l'école était irréaliste pour la plupart des enseignants et aussi mesurer les difficultés d'organiser des déplacements au lendemain de la deuxième guerre mondiale, dans des conditions particulièrement difficiles. Les enseignants concernés étaient de véritables novateurs pédagogiques qui se réclamaient des méthodes d'éducation active et en particulier de la pédagogie « Freinet ». Il est également à remarquer que ces séjours bénéficiaient de la bienveillance des autorités académiques du département.

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Une classe de neige est également mentionnée en HauteSavoie en 19501. À partir de 1953, les classes de découverte vont connaître une progression des départs, continue et exponentielle jusqu'en 1992. À l'origine, beaucoup de ces séjours avaient pour principales motivations des raisons sanitaires et sociales. Il s'agissait notamment, dans le cadre d'un mi-temps pédagogique, de faire profiter du grand air les enfants des villes, par la pratique d'activités physiques et sportives. Le rythme de la journée connaissait deux temps principaux: une demijournée consacrée à l'enseignement scolaire, comme à l'école - chaque classe disposait de « sa » salle de classe -, et l'autre demi-journée était consacrée aux activités d'extérieur: physiques ou sportives, visites, etc. Ces séjours nécessitaient un investissement important de la part des enseignants, en particulier en raison de la durée des séjours: une période de 28 jours était considérée comme une durée minimum pour la « rentabilité» du séjour: rentabilité physique et pédagogique. Très rapidement, et ceci en lien direct avec les évolutions pédagogiques de ces époques: pédagogie «nouvelle », « active» en particulier, c'est l'intérêt éducatif qui motivera le départ en classes de découverte. Les thèmes de ces séjours vont s'enrichir considérablement et les activités physiques et sportives seront suppléées par la découverte de l'environnement, le patrimoine, les activités culturelles, scientifiques, etc. Les évolutions réglementaires vont ramener la durée des séjours à vingt-et-un jours, puis dix et enfin deux jours pour la réglementation datant de 19972 et pour les textes publiés en
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A Praz sur Arly du 9 au 30 mars 1950,un groupe d'enfants du Cours

Victor Hugo de Paris. 2 Circulaire N° 97-176 du 18 septembre 1997 et circulaire N°97-176bis du 21 novembre 1997. 8

19993. Peut-on d'ailleurs qualifier de classes de découverte, des séjours de durée aussi réduite? Le ministère tranchera en les dénommant « sorties scolaires avec nuitées ». Les classes de découverte vont souffrir et souffrent encore de se situer à la croisée de plusieurs «mondes» qui ne se côtoient pas d'ordinaire: celui de l'éducation, nous sommes bien en période scolaire donc sous la responsabilité pleine et entière de l'Éducation nationale, celui du tourisme, les accueils se situent principalement dans des sites touristiques, celui des collectivités territoriales, au titre des aides au départ des classes mais aussi des territoires d'accueil, etc. Ceci aura pour conséquence et a toujours pour conséquence que cette activité n'est véritablement reconnue par personne. Le « monde» de l'éducation a beaucoup de difficultés à prendre en compte les enjeux économiques générés par cette activité et refuse, à juste titre, le qualificatif de tourisme scolaire, dans la mesure où il s'agit avant tout d'un séjour éducatif. Le « monde» du tourisme a, quant à lui, un peu trop tendance à ne voir que les intérêts économiques des retombées locales des classes de découverte. Il faudra attendre la fin des années 90 et la forte baisse de l'activité des classes de découverte et principalement des classes de neige pour que certains responsables commencent à prendre conscience des enjeux des classes de découverte: commande d'un rapport sur les classes de découverte au Conseil National du Tourisme par Michelle DEMESSINE, Secrétaire d'État au Tourisme. Encore une fois, il faut bien constater que c'est le « tourisme» qui tire le signal d'alarme, le ministère de l'Éducation nationale ne marquant pas un intérêt manifeste pour cette activité, pour preuve, ce ministère n'effectuera aucun recensement statistique entre les années scolaires 1994/1995 et 2001/2002 !

3 Circulaire N° 99-136 du 21 septembre 1999. 9

L'objet du présent ouvrage est double: d'une part réaffirmer l'intérêt pédagogique des classes de découverte et il est totalement anormal que moins de 12% des enfants de l'école primaire partent en classes de découverte et d'autre part montrer l'intérêt social et économique d'une activité qui se déroule dans les régions touristiques à des périodes où il n'y a pas de touristes. Les barrières, résultats du cloisonnement administratif sont des obstacles à dépasser pour que les classes de découverte puissent se développer. Tous les acteurs en tireront des « bénéfices », qu'il s'agisse des enfants et des enseignants qui participent à ces séjours ou qu'il s'agisse des territoires d'accueil de ces séjours.

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VOCABULAIRE
Lorsque l'on traite des séjours pédagogiques qui se déroulent sur le temps scolaire, en dehors des murs de l'école, la réglementation de 1999, précise que l'appellation à utiliser est « sorties scolaires». Et plus précisément dans le cas qui nous préoccupe, à savoir des séjours qui se déroulent sur plusieurs jours, nous devrions utiliser l'expression réglementaire: « sorties scolaires avec nuitées ». À notre sens, cette appellation présente plusieurs inconvénients : Elle n'est pas du tout « passée» dans le langage courant. En dehors du cadre Éducation nationale, elle n'est quasiment jamais utilisée. Cette appellation a une connotation très réductrice sur la valeur pédagogique des séjours qu'elle est censée définir. Cette appellation laisse supposer un « vide» pédagogique tout à fait inapproprié. Pendant de longues années, c'est l'expression « classes transplantées» qui a été utilisée avec raison. C'était bien la classe qui se déplaçait sur un terrain d'étude. Depuis, la notion de transplantation a beaucoup évolué, en particulier en raison des progrès de la chirurgie. La réglementation de 1982 a « validé» l'expression « classes de découverte ». Celle de 1993 aurait voulu que ce soit l'expression « classes d'environnement». Nous utiliserons « classes de découverte» pour les raisons suivantes: Elle est maintenant totalement passée dans les usages courants, même si certains continuent de temps en temps à utiliser l'expression classes transplantées.

Il

Les deux notions «classes» et «découverte» sont intimement liées et traduisent bien le projet éducatif qui soustend le départ de la classe.

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PARTIE I HISTOIRE ET ENJEUX DES CLASSES DE DÉCOUVERTE

CHAPITRE 1.
HISTOIRE DES CLASSES DE DÉCOUVERTE

1. 1. DE 1946 À 1999 L'aventure commence en 1953, tout du moins officiellement4. À l'initiative d'un médecin (Jean Fourestier), d'un instituteur (M. Dicours) et d'un professeur de gymnastique (J. Barnier), trente-deux garçons d'une école de Vanves partent pour un mois à La Féclaz. On est dans le cadre d'une initiative pédagogique, le mi-temps pédagogique et sportif (études scolaires le matin, sport l'après-midi) pratiqué à l'école Gambetta depuis 1941. Ce séjour en était l'expression la plus achevée, sous le slogan du médecin-inspecteur «Joues rouges, tableau noir et pistes blanches ». L'objectif était d'abord hygiéniste avec, au deuxième plan, l'idée que l'observation concrète de la nature renforcerait les acquisitions théoriques. Cette première devait faire école. Vexés, peut-être, d'avoir été précédés par des « Parisiens », les Savoyards entrent en piste. Dès l'année suivante, Paul Briglia, alors instituteur aux Allues, invente la classe de ski. Il sélectionne les meilleurs élèves de Savoie, tant pour leurs performances intellectuelles que physiques, avec l'idée qu'il fallait ainsi préparer des jeunes à participer au développement économique et touristique de la Savoie. Le mouvement est lancé: pendant près de 10 ans, les « expériences» vont se multiplier, en dehors de toute réglementation spécifique. Les 32 élèves de 1953 sont 17 000 en 1961 (567 classes), 51 000 en 1967 (1 700 classes), et la pro4

Voir chapitre précédent sur les expériences pédagogiques de 1946, 1948 et 1950. 15

gression va se poursuivre. Il s'agit toujours de classes de neige, officiellement reconnues par l'Éducation nationale, mais laissées à l'initiative des écoles et des municipalités qui en supportent majoritairement les coûts. L'aide de l'État, fort mince, est subordonnée à trois exigences : seules sont subventionnées les classes de neige d'une durée d'un mois, qui font partir la classe entière avec son maître habituel.

1. 1. 1. Les classes se diversifient Cependant, d'autres expériences sont tentées. Elles ont lieu dans le cadre d'un arrêté de 1957 qui définit les « classes et écoles expérimentales» : cette conception, qui va durer, a situé ces classes hors des pratiques habituelles de l'école. C'est ainsi qu'en 1957 on voit partir la première classe de forêt et en 1964 les deux premières classes de mer. Les choses s'accélèrent, à l'initiative d'instituteurs et d'inspecteurs de l'Éducation nationale qui ont compris l'intérêt pédagogique de ces séjours. Apparaissent les classes vertes. On passe en 1971 du «mi-temps» au «tierstemps pédagogique» qui distingue «les disciplines fondamentales, les activités physiques et sportives, et les activités d'éveil ». Ce n'est plus une pratique sportive spécifique et intensive qui légitime le départ des enfants, mais l'approche d'un milieu nouveau considéré comme « le centre privilégié de toutes les activités ». Ainsi se dessine une conception plus globale de la vie de la classe, et l'intérêt d'aller ailleurs, va trouver de nouvelles dimensions, en jouant à la fois sur l'effet de rupture et de curiosité que provoque un milieu nouveau, et sur des pratiques pédagogiques plus actives.

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1. 1. 2. Des durées plus courtes, des départs plus nombreux Si les classes de neige vont demeurer quantitativement majoritaires jusqu'au début des années 90, on voit rapidement progresser les séjours en dehors de l'hiver, et en dehors des massifs montagneux. Ceci pour plusieurs raisons: d'abord, parce que, dès 1971, on autorise les classes de mer et les classes vertes à ne partir que trois semaines, alors que les classes de neige vont pendant dix ans encore devoir durer un mois pour pouvoir être subventionnées par l'État; ensuite, parce que, touj ours en 1971, sont créés les premiers « centres permanents », quatorze en Bretagne, puis dans presque toutes les académies, surtout en bord de mer et en montagne. On en comptera plus de cent en 1984, gérés et animés par des associations qui ont fait la preuve de leur compétence en la matière, et de leur capacité non seulement à accueillir et héberger des enfants, mais à accompagner les projets pédagogiques des classes qu'elles reçoivent. Deux grandes fédérations nationales gèrent la majorité des centres: les Pupilles de l'École Publique, et la Ligue de l'Enseignement. En outre, une collaboration étroite s'instaure, souvent sous forme de relation contractuelle, entre des collectivités locales et ces associations qui ont compris l'intérêt qu'elles avaient à aménager leurs centres de vacances pour en élargir la durée annuelle de fonctionnement. Ceux qui obtiennent du ministère de l'Éducation nationale le label de «centre permanent» non seulement tirent profit de la notoriété que constitue cette reconnaissance officielle, mais bénéficient de la mise à disposition d'un enseignant qui va être chargé de l'animation et de la coordination des activités du centre, de conseiller les collègues qu'il accueille, voire ceux des autres classes hébergées dans le département. Le développement des diverses formes de classes « transplantées» a aussi bénéficié de l'intérêt qu'y ont ap17