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Les NTIC et la modernisation de la société congolaise

De
378 pages
Il s'agit dans cet ouvrage d'aide à la décision de bonne gouvernance, dans l'optique d'une stratégie de développement durable et de modernisation de la société congolaise tout entière, par la vulgarisation et l'enseignement des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), constituées à la base des systèmes d'information (SI), mais aussi pour la civilisation durable du tout-numérique, dorénavant en exergue du fait de la mondialisation et de la globalisation.
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- Congo
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01703-7 EAN : 9782343017037
Circulaire n°436 du 18 septembre 2009, valant feuille de route du Gouvernement et Stratégie nationale de développement durable –SNDD-Recherche opérationnelle ; Théorie des anticipations rationnelles et aide à la décision stratégique.
PRELIMINAIRE Dans le contexte actuel de la globalisation des processus ainsi que du développement durable, de la mondialisation des échanges économiques et culturels tout aussi de l’universalisation du savoir-faire, savoir être et savoir devenir, l’informatique synonyme de modernité rime désormais avec gouvernance et efficacité. Il en va des équipements et infrastructures qui relèvent de différentes stratégies de développement y compris durable, et de ce que la modernisation se rattache durablement à l’informatisation, car elle se pose en termes de plan des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, dans le cadre du programme du Gouvernement congolais. Faut-il rappeler la révolution industrielle de 1815 à l’ère de la mécanique classique dite newtonienne, ainsi que ses innombrables applications. Que dire alors de la mécanique relativiste einsteinienne, avec l’avènement de l’énergie électrique, et ses nombreuses retombées : Les effets du numérique, impulsés par le multimédia intégrateur et globalisant, sont dignes d’une ère nouvelle congrue à la société de l’information, pour une authentique civilisation. Aussi, les frontières analogiques d’antan sont à jamais effacées comme gommées, avec un cortège d’applications et de perspectives tous azimuts, toutes de surcroît nouvelles ainsi qu’inédites et prometteuses. L’informatique est dorénavant au cœur de la société et de la cité, faisant office d’orbite technologique aux Nouvelles technologies de l’information et de la communication, NTIC en acronyme, comme autant d’étoiles en constellation gravitationnelle. Pour une révolution, elle est d’ailleurs naturellement globale. Et c’est un euphémisme, étant donné un contexte historique au demeurant globalisant et mondialisant. Force est de constater que les NTIC sont désormais partie intégrante du développement durable, cela va sans dire. Malgré ce vaste mouvement d’ensemble, des particularismes et spécificités subsistent au niveau des nœuds d’interconnexion de ces réseaux locaux. Chacun ayant un destin individuel national certes propre, nourri d’ambitions d’émancipation et de développement. Ce qui ne va guère ni sans feuille de route, ni sans projet de société à l’instar du Chemin d’avenir ou Nouvelle espérance d’antan. Comment ne pas revenir à la circulaire n°436 du 18 septembre 2009, valant feuille de route du Gouvernement, ainsi qu’à cette ambition manifeste d’émancipation et d’épanouissement de la Nation congolaise qui émane de 7
ce projet de société de son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République, chef de l’Etat. Comme dit le poète, il n’y a guère de hasard au monde, il sied de relever que le forum mondial sur le développement durable, tenu à Brazzaville en octobre 2008 n’en est pas indifférent. Car la stratégie nationale de développement durable est passée par là. Pour un acte si authentique du Gouvernement, assuré par cette nouvelle gouvernance publique attendue, cette feuille de route n’en est pas moins inspirée par la globalisation et la mondialisation, à plus forte raison, elle est pleinement dans l’ère de cette société de l’information naissante. D’où le Document de stratégie de réduction de la pauvreté, DSRP, conséquence logique de l’accession du Congo à l’Initiative des pays pauvres très endettés –IPPTE-, avec le déclencheur très important du point d’achèvement qui sera atteint en décembre 2009. Et à cette accession s’ajoutent d’autres déclencheurs tous aussi importants, à l’instar du Schéma national d’aménagement du territoire –SNAT- qui intègre notamment la nouvelle carte scolaire, tout comme du Cadre de dépense à moyen terme – CDMT-, du Schéma directeur de développement industriel –SDDI-, de la Commission nationale de la lutte contre la fraude, la corruption et la concussion, de la Commission nationale des droits de l’homme, portée par la loi n°05-2003 du 18 janvier 2003. Ce sont autant de paramètres ayant servi à l’élaboration de l’actuel programme de gouvernement du chef de l’Etat, avec comme données et paramètres stratégiques, entre autres, les Objectifs du millénaire pour le développement –OMD- qui intègrent les Nouvelles technologies de l’information et de la communication, le Développement durable –DD- et la pierre angulaire de l’environnemental, du social et de l’économique, autrement dit l’écosystème dudit développement, enfin la mondialisation pour ne citer que ceux-là. Il va de soi que cela ne pas sans les instruments qui y sont nécessaires et les méthodes, parlant en particulier du Nouveau partenariat économique pour le développement en Afrique –NEPAD-, de l’intégration sous-régionale avec la CEMAC et la CEEAC, de la coopération sud-sud, des alliances gagnant-gagnant comme avec la Chine, sans omettre d’invoquer et évoquer les Accords Afrique Caraïbe Pacifique dits ACP de naguère. Mais tout cela n’aurait aucun sens, si jamais il n'y avait guère ni de réalisme politique, ni de pragmatisme dans la mise en œuvre du programme du Gouvernement. C’est ainsi que la Stratégie nationale de développement durable à venir sera cette méthode ou cette stratégie globale d’application, en particulier de la circulaire précitée, en guise de feuille de route de qui de droit, pour ne pas citer le technicien ou le maître d’œuvre à tous azimuts. 8
Le pendant de tout cela étant les NTIC, non seulement comme donnée essentielle et critique à une telle œuvre pour un tel ouvrage, elles qui constituent désormais une civilisation au-delà d’un simple outil technique, mais aussi comme levier déterminant à ce projet nécessaire au développement ainsi qu’à la réduction de la pauvreté, et susceptible de favoriser l’égal accès des populations, y compris marginalisées, aux services sociaux de base. L’Initiative des pays pauvres très endettés et la Stratégie nationale de développement durable, en acronymes IPPTE et SNDD obligent. C’est ainsi que le Pôle socio-culturel d’antan y serait invité à élaborer comme une politique générale des NTIC, par conséquent une stratégie d’informatisation de la société congolaise. Ce qui suppose des ressources très importantes, en particulier financières, et une organisation rigoureuse. Faut-il pour autant gloser de l’organisation scientifique du travail, comme pour se remémorer ce cours encore actuel en l’état, au programme des formations à l’Université Marien NGOUABI, ce qui passe pour un archaïsme. Toujours est-il que la théorie des organisations existe, et elle est désormais très mature, ainsi que pour suggérer un modèle d’organisation moderne et adéquat. D’où les budgets ont connu une croissance exponentielle et soutenue depuis au moins 2009, et celui de l’exercice 2013, qui se situe à plus de trois mille milliards de francs CFA, est très éloquent à cet égard. Il n’est pas vain d’observer que par cette automatisation qui ne dit guère son nom, c’est bel et bien la modernisation de cette société qui est à l’œuvre, pour une société congolaise moderne comme ouvrage en prime. Il s’agit à l’évidence du chapitre4, point 3, page 6 de la circulaire précitée quant à élaborer et adopter le plan d’introduction des NTIC dans l’enseignement supérieur et dans les cycles primaire et secondaire. Ne fallait-il pas y entrevoir le choix d’une option de développement, voire durable, et de modernisation aussi formel de la société. Autrement dit, le Gouvernement congolais ne pariait point sur une introduction réussie des NTIC dans le système éducatif, ainsi comme un facteur clé de succès, non seulement de la modernisation et du développement durable du Congo, par la nécessaire généralisation des systèmes d’information et informatiques, mais aussi de l’éclosion d’une pépinière de ressources humaines bien formées, et d’une variété de pôles d’excellence de qualité en quantité suffisante, ayant à charge la formation tant initiale que permanente et continue desdites ressources, pour relever les nombreux défis du moment. Pour un problème globalisant et mondialisant, cette problématique des NTIC l’est. Il en est ainsi de tout ce qui est complexe, à l’instar des projets de 9