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Fiche de lecture Illusions perdues (résumé détaillé et analyse littéraire de référence)

De
64 pages
La collection « Fichebook » vous offre la possibilité de tout savoir d'Illusions perdues de Balzac grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée.


La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire.

Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique. Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d’enseignants.


Ce livre numérique contient :

- Un sommaire dynamique

- La biographie de Honoré de Balzac

- La présentation de l’œuvre

- Le résumé détaillé (chapitre par chapitre)

- Les raisons du succès

- Les thèmes principaux

- L'étude du mouvement littéraire de l’auteur
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Extrait


llusions perdues paraît pour la première fois au début du mois de février 1837 aux éditions Werdet. Il est encore incomplet, ne comportant que la première partie, mais est déjà intégré à l’ensemble Scènes de la vie de province au tome IV. En juin 1839, Souverain publie la deuxième partie intitulée « Un grand homme de province à Paris », mais que Balzac avait d’abord pensé appeler « Un apprenti grand homme ». La dernière partie paraît en feuilleton du 9 au 19 juin 1843 dans L’État et du 28 juillet au 14 août de la même année dans Le Parisien-L’État sous le titre « David Séchard ou Les Souffrances de l’inventeur ». La première édition des trois parties réunies sous le titre que l’on connaît et constituant le tome VIII de La Comédie humaine est achevée d’imprimer le 1er juillet 1843, et la troisième partie y est intitulée sobrement « Ève et David ». Elle est publiée indépendamment des deux autres chez Dumont en 1844 sous le titre « David Séchard ». Il s’agit de l’un des plus longs roman de La Comédie humaine, et il est considéré par beaucoup, dont Marcel Proust, comme le meilleur livre de Balzac.


Le roman est une étude de mœurs décrivant les succès et les échecs d’un jeune provincial ambitieux dans le grand monde. L’opposition entre la province et Paris, toujours d’actualité mais criante sous la Restauration, est ici symbolisée par l’ascension puis la chute d’un poète de dix-neuf ans, Lucien Chardon, vivant à l’Houmeau, la basse ville d’Angoulême. Il est l’ami intime de David Séchard dont le père lui a vendu son imprimerie, et a pour charmante sœur Ève. Il devra son ascension sociale à Madame de Bargeton, une femme noble éprise de littérature, qui en fait son chaste amoureux et l’emmène à Paris. Là, Lucien, d’abord déçu de l’abandon de sa protectrice, mène une vie misérable et consacrée à l’écriture avant de se laisser tenter par les faciles avantages du journalisme. Il connaît alors une période de gloire avant de tout perdre ; amour, amis, travail et honneur au point de n’avoir comme seul recours que le retour à pied à Angoulême. Il entraînera dans sa chute David et Ève, mariés entre-temps, qui n’avaient comme seule préoccupation que son bonheur.


Balzac livre certainement ici son roman le plus autobiographique. Ainsi, l’imprimerie de David Séchard pourrait bien être celle de Balzac rue Visconti en 1826-1828. Le prix exorbitant que le père Séchard fait payer à son fils pourrait bien correspondre aux 1200 francs que Balzac s’engage à remettre à son père chaque année en 1822. L’admiration et le dévouement qu’Ève porte à son frère sont sans doute une transposition des sentiments et des attentions qu’a pour lui sa sœur Laure. Enfin, le personnage même de Lucien, qui deviendra Lucien de Rubempré comme Honoré deviendra de Balzac, qui monte d’Angoulême à Paris comme Balzac arrive de Tours, a les mêmes penchants et les mêmes tentations que son illustre créateur.

Ce roman est donc, dans l’œuvre de Balzac, celui qui est le plus empreint de réalisme, par la facture littéraire, mais également et surtout car c’est un roman du souvenir plus qu’un roman de l’imagination. Après les Illusions perdues, le roman balzacien se verra bien moins haletant, bien plus tendu vers un destin prédéterminé, quand le récit de celui dont il est question ici se fait presque au jour le jour, le lecteur étant littéralement accroché au destin de Lucien. Illusions perdues marque donc un tournant dans l’écriture et l’œuvre balzacienne, celui du choix de créer un monde représentant la réalité plutôt que de dire le monde et sa réalité.
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