//img.uscri.be/pth/eb369c7117cc73243dc2bd9ca70a745264061740
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 7,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

L'abolition de l'esclavage de 1848

De
109 pages
Pourquoi a-t-on aboli l'esclavage dans les colonies françaises le 27 avril 1848 ? Quels ont été les évènements et les débats qui ont permis de parvenir à cet acte d'abolition ? Quel fut le rôle précis de Victor Schoelcher ? Et celui, moins connu mais tout aussi fondamental des esclaves ? Est-ce qu'une nouvelle société coloniale prend naissance à partir de cette date ?
Voir plus Voir moins

@L'Hannattan, 1998 ISBN: 2-7384-6557-9

L'abolition de l'esclavage de 1848

Collection Chemins de la mémoire dirigée par Alain Forest
Dernières parutions
Jean VERLHAC, La formation de l'unité socialiste (1893-1905). M.-Th. ALLEMAND-GAY et J. COUDERT, Un magistrat lorrain au XVIIIe siècle. Le Premier Président de Cœurderoy (1783-1800) et son diaire. M. GALOPIN, Les expositions internationales au XXe siècle et le bureau international des expositions. COMTE ERNEST DE MUNNICH, Mémoires sur la Russie de Pierre le Grand à Elisabeth 1re (1720-1742). Traduit et annoté par F. Ley. Bernard ALIS, Les Thiard, guerriers et beaux esprits. Léon SCHIRMANN, L'affaire du "dimanche sanglant d'Altona" ,19321997. Autopsie d'un crime judiciaire organisé par les magistrats. Yveline RIOTTOT, Joaquin MAUURIN, De l'anarcho-syndicalisme au communisme (1919-1936). Jean- Yves BOURSIER (dir), Résistants et résistance. Réda BENSMAÎA, Alger ou la maladie de la mémoire. Claude SCHKOLNYK. Du socialisme utopique au positivisme prolétaire. Victoire Tinayre 1831-1895. Dominique POULOT (dir), Patrimoine et modernité. Alain PAUQUET, La société et les relations sociales en Berry au milieu du XIXè siècle. Yvan COMBEAU, Paris et les élections municipales sous la Troisième République. La scène capitale dans la vie politique française. Franck LAFAGE, Le comte Joseph de Maistre (1753-1821). Itinéraire intellectuel d'un théologiende la politique. Louis PERE-DARRE. , Les années 40. Récit d'un Amour Impossible.

Fabienne Federini

L'abolition

de

l'esclavage de 1848
Une lecture de Victor Schoelcher

L 'Harnlattan 5-7. rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris - FRANCE

L'Harmattan Ine 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9

A Benoit Falaize sans qui ce livre n'existerait pas.

Remerciements

Je suis très reconnaissante à Véronique David de sa disponibilité, de ses encouragements, de sa bienveillance et de son amitié. Ses observations pertinentes ont contribué à rendre plus lisible ce travail. Je remercie Emmanuel de Lescure d'avoir su pointer avec justesse les insuffisances et les limites de cet essai. Ses critiques m'ont permis d'y remédier et d'en enrichir le contenu. Merci également à Benoît Hazard à qui je dois d'avoir pu élucider certains points essentiels du texte. Ses questions, ses réflexions m'ont amenée à préciser une partie de mon analyse. Qu'ils trouvent ici l'expression de toute ma gratitude pour l'intérêt et le sérieux qu'ils ont portés à la lecture de ce manuscrit.

7

Introduction

Le 27 avrill848, le gouvernement provisoire issu de la révolution de février 1848 abolit l'esclavage dans les colonies françaises. A l'époque, cela concerne la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Bourbon (aujourd'hui La Réunion). L'initiative de cette mesure revient à Victor Schoelcher (1804-1893), qui fut comme le dit Aimé Césaire "un des rares souffles d'air pur qui aient soufflé sur une histoire de meurtre, de pillage, d'exactions"1. On pourrait s'en tenir à ces quelques lignes. Elles résument parfaitement bien l'événement: son objet, sa date, son contexte et son héros. Pourtant, cela se révélerait insuffisant pour expliquer pourquoi la France abolit définitivement l'esclavage. On donnerait une vision très réductrice des conditions dans lesquelles cette décision fut arrêtée. Comment comprendre qu'il ait fallu presque soixante ans pour qu'à partir de 1789, la France parvienne à prononcer l'émancipation générale des esclaves? Posée et non accordée en 1789, acceptée en 1794 dans un contexte de guerre et rapidement supprimée en 1802 par le Consulat, la fin définitive de l'esclavage n'a été possible que grâce à plusieurs facteurs qui, associés en 1848, permirent l'acte d'abolition. Cela tient bien sûr à un homme, Victor Schoelcher, à des circonstances politiques et à un contexte révolutionnaire favorables, mais
l in Victor Schoelcher, Esclavage et colonisation, Avant-propos de Ch. A. Julien, Intrcxiuction d'Aimé Césaire, Textes choisis et annotés par Emile Tersen, Paris, Presses Universitaires de France, 1948, p. 27. 9