L'HOMME DE DEMAIN A-T-IL UN FUTUR ?

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Les questions cruciales de la mondialisation, de la dictature économique et de la fin du travail - sans compter les perspectives bouleversantes qu'elles ouvrent - sont traitées par Françoise d'Eaubonne dans une réflexion sur ce monde déshumanisé du XXe siècle. Cet angle d'approche renouvelle les critiques et les propositions déjà avancées par Viviane Forrester, André Gorz et Jerem Rifkin. Un essai à ne pas oublier sur le rayon des prophéties contemporaines.
Publié le : mardi 1 janvier 2002
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EAN13 : 9782296288188
Nombre de pages : 173
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L'HOMME DE DEMAIN A-T-IL UN FUTUR?
Combien de temps durera le XXIème siècle?

Collection Questions Contemporaines dirigée par J.P. Chagnollaud, A. Forest, P. Muller, B. Péquignot et D. Rolland
Déjà parus

Robert BESSON, Quelle spiritualité aujourd'hui ?, 1999. Olivier DURAND, Le vote blanc, 1999. Patrick HUNOUT (éd), Immigration et identité en France et en Allemagne, 1999. André MONJARDET, Euthanasie et pouvoir médical, 1999. Serge MAHÉ, Propriété et mondialisation, 1999. Georges KOUCK, L'entreprise à l'école du non-lucratif, 1999. Bernard BARTHALA Y, Nous, citoyens des États d'Europe, 1999. Anne Marie GAILLARD et Jacques GAILLARD, Les enjeux des migrations scientifiques internationales, 1999. ARTIFICES, Art contemporain et pluralité: nouvelles perspectives, 1999. Pierre BERGER, L'informatique libère l'humain, 1999. Laurent GUIHERY, Economie du Fédéralisme: quelle constitution fédérale pour l'Europe? Claire MICHARD, Le sexe en linguistique, 2001. Maxime TANDONNET, L 'Europeface à l'immigration, 2001. Edward GRINBERG, Mobilité restreinte, mobilité étendue, 2001. Lydie GARREAU, L'amour conjugal sous le joug: quelques faits et discours moraux sur la vie intime des français, Sexes, morales et politiques, tome 1 2001. Lydie GARREAU, Une reconnaissance progressive du plaisir sexuel
Sexes, morales et politiques, tome 2, 2001.

Thierry BENOIT, Parle-moi de l'emploi... d'une nécessaire réflexion sur le chômage à des expériences pratiques pour l'emploi, 2001. Lauriane d'ESTE, La planète hypothéquée ou l'écologie nécessaire, 2001. Christian BÉGIN, Pour une politique des jeux, 2001. Joachim de DREUX-BRÉZÉ, Concilier l'homme et le pouvoir, avec Bertrand de Jouvenel, Simone Weil et Henri Laborit, 2002.

Françoise D'EAUBONNE

L'HOMME DE DEMAIN A-T-IL UN FUTUR? Combien de temps durera le XXIèmeiècle? s
-

Essai -

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALlE

@L'Hannatlan,2002 ISBN: 2-7475-2464-7

AVANT-PROPOS

Ce travail tente une récapitulation et une analyse de la nouvelle économie mondiale concernant la société de ces quatre ou cinq dernières années. C'est dire que nous souhaitons une émulation, fût-elle une réponse, qui commencerait et actualiserait cet exposé d'événements tous authentifiés, incontournables, et leur accompagnement de craintes et de réflexions tant politiques qu'écologiques inspirées par un tel constat. La très honnête organisation Attack vient de projeter les transactions informatiques mondiales pour supprimer la pénurie. Projet irrationnel (je ne veux pas utiliser le mot « utopique» qui dévalorise le beau vocable d'utopie) en raison de la nature même du pouvoir: dominance dont la dictature économique mondiale n'est que la garantie!. Le rappel que nous faisons ici des faits dus aux décideurs, aux grandes organisations de ladite dictature qui a phagocyté la politique, des menaces provenant de la disparition annoncée du travail, du «progrès» constitué par la périlleuse culture cybernétique, de la virtualité en tant que valeur succédant à l'ancienne anti-physis (et comme elle, confirmant une théocratie, aujourd'hui l'Economie), bref de tout ce qui amorce une mondialisation totalement différente des vieux espoirs de l'inter-

L'idée, du reste, n'est pas si neuve; elle évoque le calcul effectué il y a quelques années - et que nous citerons en cours de travail - évaluant à 80 milliards seulement, équivalents au revenu des sept personnes les plus riches du monde, le coût de la suppression de la famine.

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nationale, est l'ensemble sur lequel nous voulons attirer la

médiation de tous - et spécialementde toutes.
Fin d'un siècle et fin d'un cycle qui tournent les portes d'un millénaire. Ces toutes dernières années ici réexaminées sont l'antichambre d'une nouvelle ère où les technologies les plus fabuleuses comportent un péril extrême pour le secteur du vivant. Aux femmes si récemment présentes dans l'arène de découvrir et révéler l'ampleur du problème posé par la nature même de ce pouvoir universel: le Profit. Et de rappeler que le rapport de l'homme à elles fut toujours, sous ce signe, son rapport à la nature: l'environnement.

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« Que signifie garantir le droit au travail quand l'automation abolit massivement les emplois? Allons-nous vers l'extinction du salariat, du règne de la
marchandise, de l'économie politique,
comme

le pensait Marx?

Ou vers un capitalisme se renforçant comme système de domination, pour survivre à sa mort comme système économique? »
André GORZ (L'Agonie du Capital, 1983 )

INTRODUCTION Même planète?

Novembre 1996. A Mokwete, Afrique du Sud, grande joie chez les concasseuses de ce village. Ce métier est un des pires au monde; pour un salaire de misère, hommes et femmes dépensent une énorme force musculaire sous un soleil sans merci, avalant une poussière nocive et risquant sans cesse des blessures aux mains et aux yeux, en réduisant à coups de marteau des blocs de roc en petits cailloux. Les travailleuses de cette localité - 300 km au sud de Johannesburg - utilisaient aussi des barres de fer pour ce labeur de forçat et gagnaient 3,50 F. par jour pour une demi brouette de cailloux, seul maximum quotidien obtenu. Une organisation locale nommée Heat Lana Lang (non gouvernementale) fit récemment appel à la société New Dawn Engineering qui conçut un broyeur manuel. Maria Nkadimeng, une de ces travailleuses, exprima la

JOIe de toutes de ne plus rIsquer de blessures. Cette Africaine est âgée de 70 ans. Voilà ce qui fit l'objet d'un long article de fond pour One Country, n° 26 (revue de la communauté internationale bahai'e). Ce texte s'attache surtout à décrire la bienfaisance du progrès, le refus de la compagnie technologique à croire qu'un pays ou une région doivent être autosuffisants (ce dont on se douterait) et la résolution de recourir à une « technologie de pointe », qui ne semble pas contredire la grande simplicité du mécanisme en question, prouvée par le schéma illustrant ce texte de One Country. Un seul bref passage concerne l'élément nouveau dans la vie des travailleuses: «Les femmes auxquelles ce broyeur était destiné sont analphabètes et n'étaient pas habituées à être consultées », dit Roselyn Mazibuko, directrice active d'Hiatlolalang, depuis lors mutée par le gouvernement comme responsable des soins de santé pour le Nord. Aucune réflexion sur le montant du salaire ni sur le circuit de la production-consommation relatif au bénéfice des employeurs qui « construisent les maisons et pavent les routes ». Ni sur leur rapport avec la Dawn Engineering, basée au Swaziland, et à son chiffre d'affaires. Une photo des heureuses concasseuses en
action complète le reportage}

.

Cette publication proclame sa devise: « La terre n'est qu'un seul pays, et tous les hommes en sont les citoyens» (Bahanu' Ilan).
Cette même revue publie des articles ayant pour sujet la mise à l'honneur de la communauté bahai'e dans le monde, au Brésil où le gouvernement (un des plus sanglants despotismes d'Amérique Latine) rend hommage à «la Foi bahai'e », à Internet où s'inaugure un site bahai'e, etc. Plus un texte d'AbdulBaha sur la sécurité alimentaire proclamant comme base communautaire « l'agriculture et le labourage du sol », et un autre de l'E.B.F. (European Baha'i Business Forum ») qui, de Sofia, prône « l'éthique des affaires» (sic) et réclame le retour des valeurs morales dans ce monde du marché. 8
1

On comprend l'enthousiasme de la septuagénaire citée ci-dessus; bien que ce broyeur soit destiné à produire 10 brouettes de cailloux par jour, les femmes en obtiennent à

présent 16 - quotidiennement.
Un seul pays,. tous citoyens. Même année 1996 : «Que nous promet-on encore ?.. Des membranes d'infiltration pour faire de l'eau potable avec nos vidanges, des cultures de bananes en Islande grâce à l'effet de serre, des voitures à hydrogène conduites par un ordinateur qui fait aussi la conversation, des menus génétiques pour choisir des enfants et des logiciels d'apprentissage pour qu'ils deviennent efficaces en s'amusant, la télévision numérique... les greffes de foie résistantes aux hépatites et au cancer du foie, des villes de 45 millions d'habitants, et puis quoi encore? »1 Ce panorama de l'Eden supposé du troisième siècle - brossé par millénaire - ou du moins du XXlème Baudoin de Bodinat pourrait se compléter par les prévisions de Jeremy Rifkin, économiste et non auteur de science-fiction, qui décrit la suppression de l'agriculture en plein air par l'épissage des gènes et la production céréalière en cuve; ce qui semble laisser loin derrière nous l'archaïque appel au labourage et à la culture du sol invoquée par Abduk-Ba'ha. Rien ne saurait mieux illustrer le bizarre patchwork d'une terre au seuil du troisième millénaire occidental (en tant que l'Occident constitue encore une société de référence) que cette confrontation entre une anecdote comme celle-ci, concernant le monde du travail au TiersMonde, et la préoccupation générale d'une fin de cycle qui génère, parmi toute une floraison d'autres essais, les
l La Vie sur terre, Edition de l'Encyclopédie des Nuisances. 9

réflexions d'une Viviane Forrester (L 'Horreur économique), d'un Jeremy Rifkin (La Fin du travail), d'une Dominique Méda (Le Travail, une valeur en voie de disparition ). Paul Virilio a déjà exprimé en 1995 l'inquiétude d'une génération de transition à l'égard de cette nouvelle étape jamais encore envisagée qui, par la magie technologique, risque de modifier si fondamentalement la condition humaine que l'être humain lui-même pourrait, demain, présenter encore quelque analogie avec les animaux transgéniques que nous promet cet essor technoscientifique. Ce n'est pas tant l'éventuelle disparition du travail partout annoncée qui le préoccupe que les découvertes responsables de ce phénomène, davantage grosses de menaces que promesses, éléments d'une redoutable mutation du Terrien. A « l'écologie verte» que nous connaissons et qui n'a pas encore songé à interroger «les pratiques collectives de communication et de télécommunication », succéderait une «écologie grise» concernant la pollution peut-être irréversible du cerveau humainl. Car s'esquisserait déjà un intégrisme des technologies informatiques qui remplaceraient toutes les activités immédiates du quotidien (ouvrir une porte, préparer un repas, conduire une voiture), par les prothèses numériques transformant un être valide en pleine santé en un impotent dont le mental ne pourrait plus fonctionner en prise directe sur la réalité extérieure de la matière. Une chaîne stupéfiante relie les femmes de Mokwete exploitées et harassées qui ovationnent leur broyeur à main et cet invalide promis, dans les pays industrialisés, par la grâce de l'ère nouvelle et de ses prouesses cybernétiques. Les nombreux maillons d'une telle chaîne énumèrent des modes de production et le type de vie qu'ils
1 Paul Virilio, La Vitesse de libération, Galilée. 10

engendrent, tous contemporains et pourtant distants - d'un point à l'autre du globe - comme peuvent l'être les paysages sociaux du XIXème siècle ou du Moyen Age. Si le vertige tend à comparer, à l'intérieur d'une même période, les broyeuses de cailloux africaines et l'Euro-Américain qui inquiète Virilio, on ne doit pas perdre de vue la multiplicité de significations que revêt la notion de travail et la nécessité d'en dégager, au-delà de cette diversité, le commun impératif; de même qu'à travers tant de différents circuits, entre production et consommation on retrouvera l'impérialisme du signe monétaire. Ce qui devra amener à réfléchir sur le lien, le nœud inextricable entre le fait et la valeur travail, d'une part, et de l'autre ce phénomène quasi théocratique: l'économie. Le monde industrialisé embrasse cette faible portion du même globe qui consomme les 80% des biens terrestres en condamnant à la pénurie la majorité des Terriens, dépouillés comme le furent les ancêtres par la colonisation qui contribua à la prospérité occidentale (pour l'Amérique, le fait en question est moins ancien et concerne surtout sa partie latine). Société référentielle, tendant à la diffusion universelle de sa culture, l'Euro-Amérique se trouve aujourd'hui acculée par la menace d'une contradiction quasi insoluble: la disparition progressive de sa base de référence. Dieux et prophètes ont depuis longtemps évacué l'horizon historique; l'Economique est dieu et le Travail son prophète. Quel devenir, si ceux-là s'abolissent?

Il

PREMIÈRE

PARTIE

Vers un gouvernement planétaire?

l

Le travail: fait et valeur

On le sait désormais, le terme de travail n'a pas signifié à l'origine ce qu'il signifie aujourd'hui. Jadis, comme l'a montré Dominique Méda (op. cit.), il y avait des activités, des métiers, il n'y avait pas de travail au sens moderne du mot: ce rapport hypostasié entre production et consommation qui contraint même les puissants, même les bénéficiaires du travail d'autrui, à passer par cette obligation, quelque minime soit-elle - et parfois importante. Pour justifier non pas l'exploitation du plus grand nombre, système universel, mais le privilège de la qualité de consommation. Encore moins eût-on autrefois, aux âges originels, placé sous le même nom les besognes indispensables à la survie, méprisées à la mesure même de leur nécessité, et les créations de l'esprit, les recherches de la science, les desseins et les applications du pouvoir, les produits de l'art, les tâches de l'administration1. C'est le fait de procéder aux humbles corvées d'entretien de la vie qui frappa du même mépris les femmes et les esclaves: si l'on se souvient que travail vient de tripalium, instrument de torture, et qu'en français son synonyme est peine, la femme, doublement précieuse en ce qu'elle entretient la vie et la reproduit dans la souffrance, sera doublement
Au xynèmesiècle, l'ambassadeur de France eut le malheur de dire en visitant à I'Escorial le cabinet royal: « C'est donc ici que ce grand roi travaille! » Un grand d'Espagne voulut tirer l'épée: on insultait son souverain.
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méprisée puisque soumise à cette double torturel. Même si la tradition chrétienne en fait un rachat pour elle, comme l'est pour l'homme le travail « à la sueur de son front », cette dévalorisation se perpétuera bien après la réhabilitation du travailleur. Le labor des serviteurs, des artisans et des ménagères s'oppose aux opera que sont les travaux de l'esprit, fruits des cogitations de l'élite ou des exercices du pouvoir. Le christianisme originel tardera à rendre sa dignité au travail puisque cette épreuve est donnée comme châtiment par le judaïsme dont hérite la nouvelle Parole. Même si l'affirmation du Christ qu'il n'a pas été créé pour détruire la loi mais pour la confirmer n'est pas entièrement véridique, l'Evangile ne reniera jamais le legs de Moïse. Mais au cours de l'évolution historique, le fort afflux médiéval des « barbares », éloignés de la sensibilité et de la culture judaïque, difficilement romanisés, va structurer une société de démographie croissante où le sang neuf, les innovations des rapports collectifs, vont mettre en place une vision nouvelle des diverses activités travailleuses. C'est peu à peu que l'Eglise la ratifiera, comme elle le fera de tout ce que la pression d'un monde en évolution saura l'obliger à faire, au cours des siècles; l'idéologie spécifique de la sexualité demeurera sa dernière et plus tenace forteresse, lorsque sa résistance aura cédé sur la majorité des autres points. On pourra, du reste, trouver plus d'une analogie entre la façon chrétienne d'appréhender le fait du travail pour lui donner une valeur et sa conception de l'incontournable sexualité, autre mal trop nécessaire qui aura désespéré les Pères de l'Eglise. Michel Foucault a scruté la généalogie de cette éthique à partir des textes constitutifs de la culture gréco-romaine. Dans la morale grecque, les aphrodisia,
1

Cf. notre contribution : Féminin et philosophie, 1'Harmattan, 1997.

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domaine des plaisirs de l'Eros, ne comportent pas d'autre péril que la perte de la maîtrise de soi, l'oubli possible des devoirs supérieurs; ce serait là perdre sa dignité d'homme

libre - car cette morale antique ne s'adresse bien entendu
ni aux femmes ni aux esclaves; «le danger que (ces plaisirs) portent en eux, c'est la servitude.»1 Ici se retrouve le mépris que l'antiquité païenne porte au labor, travail servile, exécuté sur l'ordre d'un maître ou d'un client, alors que les opera sont des manifestations de la liberté, voire de l'autorité. Voilà en quoi le christianisme va changer l'optique du vieux monde, non seulement en faisant du tripalium un rachat, mais, plus tard, en rabaissant même la fierté de l'opus que le XVIIème siècle frappera du terme de «concupiscence de l'esprit »2. Egalitarisme par le bas, mais égalitarisme unificateur. Ainsi, dans sa conception du travail-pénitence, la tradition éthique de l'Eglise assimilera le travail au péché de la sexualité dès qu'il ne coûtera plus de peine, étant de libre choix, et surtout procurera quelque gain. Attitude morale qui, du reste, ne se soutiendra pas longtemps, vu son impossibilité d'être vécue par les plus soumis de ses fidèles. Mais beaucoup plus tôt, une égalisation du travail servile et des labeurs de l'esprit, dans le sens d'une valorisation du premier, avait été amorcée par saint Augustin. Déjà, Saül de Tarse proclame aux premiers temps chrétiens « Celui qui ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas! » (Deuxième Epître aux Thessaloniciens), dans un contexte qui, il est vrai, en adoucissait un peu la portée3 ; cette option prévoit de loin celle de la mentalité moderne, exprimée par ce vers de l'Internationale: «L'oisif ira loger ailleurs! » Mais ce sera saint Augustin qui, dans son
I Michel Foucault, L'Usage des plaisirs, Gallimard, 1996. 2 Cf. la correspondance de Blaise et Gilberte Pascal. 3 Cf. D. Méda, op. cil.

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