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L'honorable partie de Vietnam

De
168 pages
Sous son titre général, cet ouvrage cache six récits que Raoul Picault nous fait de son odyssée en Indochine de 1938 à 1945 dans " L'Honorable partie de Vietnam ". C'est avec passion que nous suivons le trajet d'un être d'exception qui, après les combats sur l'île de Tagne, atteindra le continent où il espérera, en vain, un débarquement allié, avant de traverser la chaîne anamitique et de se faire capturer par les Japonais.
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L'HONORABLE
PARTIE DU VIETNAM

Collection Mémoires asiatiques dirigée par Alain Forest
Déjà parus

Philippe RICHER, Hanoi 1975, un diplomate et la réunification du Viêtnam. Dong SY HUA, De la Mélanésie au Viêt-nam, itinéraire d'un colonisé devenu francophile. Gilbert DAVID, Chroniques secrètes d'Indochine (1928-1946) . tome 1 - Le Gabaon . tome 2 - La Cardinale Robert GENTY, Ultimes secours pour Dien Bien Phu, 1953-1954 TRINH DINH KRAI, Décolonisation au Viêt Nam. Un avocat témoigne, Me Trin Dinh Thao Guy LACAM, Un banquier au Yunnan dans les années trente. KEN KHUN, De la dictature des Khmers rouges à l'occupation vietnamienne. Cambodge, 1975-1979. Justin GODART, Rapport de mission en Indochine, 1er janvier - 1er mars 1937. Présenté par F. Bilange, C. Fourniau et A. Ruscio. Joseph CHEVALLIER, Lettres du Tonkin et du Laos (1901 - 1903) Alex MOORE, Un Américain au Laos aux débuts de l'aide américaine (1954 - 1957).. Lê HUU THO, Itinéraire d'un petit mandarin, 1997.

@ L'Harmattan,

1997

ISBN: 2-7384-6170-0

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L'HONORABLE PARTIE DU VIETNAM

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

L'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y

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Préface
Engagé Volontaire dans la Marine Nationale et breveté radiotélé graphiste, Raoul Picault est envoyé en Extrême-Orient fin 1937 et aussitôt embarqué sur l'aviso" La Marne". Ses embarquements successifs lui permettront de vivre une odyssée exceptionnelle qu'il raconte ici avec simplicité et la froide et calme précision du marin qui sait faire le point dans l'oeil du typhon. Pourtant, l'émotion étreint le lecteur à chaque page des six récits qui forment cet ouvrage et dont chacun porte témoignage d'événements exceptionnels, vécus avec lucidité et la ferme détermination de cel ui qui a le courage de regarder la mort en face pour mieux la braver et la vaincre. Après l'aviso" La Marne" en avril 1937, c'est l'aviso "Amiral Charner " qui accueillera Raoul Picault et qui lui fera découvrir Hongkong, Shanghai, pour descendre ensuite le gigantesque Yang-tse jusqu'à Tchungking puis Tien Tsin, Wei Hai Wei etde nouveau, la " Marne" affectée au contrôle des îles Paracels et Spratlys notamment. Détaché sur le bâtiment hydrographe" Astrolabe", il participe à la surveillance de la marine japonaise dans la mer de Chine et plus particulièrement aux Paracels, au moment où la guerre est déclarée en Europe. Avec l'aviso "Amiral Charner" ce sera, dès novembre 1939, l'approche de Singapour, de Batavia et le blocus des Indes Néerlandaises. Java, Sumatra, Banka, Billiton, des noms qui chantent et ponctuent cette nouvelle croisière que Raoul Picault accomplira sur le croiseur auxiliaire "Aramis" qui chasse les cargos soviétiques ravitailleurs de l'Allemagne nazie en nickel canadien et aussi les cargos danois et norvégiens dont les pays viennent d'être occupés par l'armée allemande. ,
L'armistice en métropole le surprend sur le schooner" l'Etale" qui contrôle le trafic en baie d'Along, puis, après les combats de Langson et le débarquement japonais de Hainan, il vivra de

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durs moments d'émotion sur le dragueur de mines "Paul Bert". Pendant que les Japonais débarquent en Malaisie d'abord, puis aux Philippines, notre ami découvre Haiphong, Dalat en Annam, Saigon, Kep au Cambodge et tandis que "l'Astrolabe" est coulé par les Tigres volants, il est détaché sur l'aviso "Tahure" lequel sera torpillé sous le cap Padaran quelques heures seulement après l'avoir débarqué à Saigon. Mars 1945. Les Japonais lancent une attaque générale contre l'Indochine. Affecté à la base navale de l'île de Tagne, Raoul Picault, après les rudes combats sur cette île, réussit à prendre la brousse sur le continent aux environs de la base de Bangoi où il erre pendant 45 jours dans l'attente d'un débarquement allié avant de traverser, dans un périple de trois mois, la chaîne annamitique pour, finalement, être fait prisonnier par les soldats Japonais qui l'amènent à Saigon peu avant la capitulation du Japon.
Nul doute que l'Historien saura tirer profit de ce premier ouvrage qui se lit passionnément et dont les illustrations, à quelques exceptions près, sont tirées d'un album photographique de l'auteur, seule possession miraculeusement récupérée des ruines de l'Arsenal de Saigon, en 1946.

MICHEL EL BAZE

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LA PARTIE

DE GO AU SOLEIL

o CIEL D'UN BLEU MAGIQUE AUX PROFONDEURS SUBLIMES. QUI DONC EST L'AUTEUR DE CE FÂCHEUX ÉTAT DE CHOSES ?
CHINH PHU NGAM

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LA

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Fin 1937.

Dans Nankin, sa capitale, tout préoccupé qu'il est de conquérir, au sud, le reste de la Chine, il ne sait peut-être pas qu'il peut prétendre à la possession de deux beaux archipels, inondés de soleil, frangés de coraux multicolores, paressant dans une mer chaude, turquoise le matin, violette le soir et qui n'ont rien à envier aux plus belles îles de Micronésie. Mais les Japonais, protecteurs et amis de Wang Ching Wei, Président de la Chine du Nord, le savent pour lui. En son nom, ils appuient de leurs navires cette prétention millénaire qui couvre leurs propres desseins sur les Paracels et les Spratlys, ces îles qui, en Mer de Chine, encadrent la voie maritime allant du Japon à Singapour et au delà. Cela date du temps que les puissantes jonques de quelques mille tonnes, de l'Empire du Milieu, chargées de soieries et de porcelaines, transportant des centaines de passagers, descendaient de Tien Tsin, de Shanghai, de Swatow, de Canton, la mousson de nord-est les poussant, sous leurs grandes voiles en paille de riz, jusqu'à Singapour, Penang et Colombo. Sous l'œil vigilant de leur Tai Cong massif, assis à l'arrière, à la vue de tous, tel un gros bouddha tutélaire, et protégées par leurs grands yeux qui, à l'avant, scrutent la nuit, elles remontaient vers le Nord, six mois plus tard, avec la mousson de sud-ouest. Les atterrages des Paracels qu'elles laissaient à tribord, et des Spratlys, à bâbord, constituaient des repères indispensables et familiers sur leur route. De leur côté, les Français, protecteurs de la Couronne d'Annam sont garants des droits de l'Empereur et de son peuple sur ces îles, situées sur les parallèles de Tourane et du cap St Jacques, et depuis toujours fréquentées par les pêcheurs vietnamiens. Pour affirmer les droits de S.M. Baa Dai et de son peuple aux cheveux noirs, la France dispose sur place de deux forces. La première appelée" Forces navales d'Extrême-Orient" comprend un croiseur, trois avisos, deux sous-marins et quelques canonnières fluviales qui parcourant le Yang Tse, assurent la protection de nos concessions de Shanghai, Hankeou et Tchung King.

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La deuxième, plus directement intéressée est la " Marine en Indochine", c'est-à-dire trois avisos, une division hydrographique, cinq canonnières. Nous ne sommes pas en guerre, du moins pas encore, et la confrontation, dans les chancelleries et en Mer de Chine, se déroule à fleurets mouchetés. Évidemment, sur place, cela peut devenir délicat, si l'un quelconque des intéressés décide de saisir le prétexte et l'occasion de faire monter la pression. On n'en est pas là en 1937 et c'est heureux, car la flotte japonaise, la troisième du monde est largement en mesure d'envoyer par le fond ces quelques navires en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Les îles, sans eau, sont désertes, et voient seulement passer pour de courts séjours aux époques favorables quelques pêcheurs Chinois et Vietnamiens de tortues ou d'holothuries. La réglementation internationale, savamment concoctée et approuvée à la S.D.N., prévoit que chaque possesseur doit affirmer sa présence, dans ses possessions inhabitées, au moins une fois tous les trois ans sous peine de déshérence. En conséquence, c'est la tâche, généralement bien agréable, des avisos dits" coloniaux" de se promener par les mers pour montrer leur pavillon et poser des inscriptions régulièrement renouvelées sur les stèles de prise de possession, signalant ainsi leur passage.

Incidemment, on frémit à la pensée du travail des bureaucrates à l'Amirauté de Londres qui tiennent à jour le registre de ces passages, quand on sait que dans leur boulimie insulaire des Anglais possèdent bien la moitié des cailloux émergés du monde. C'est certainement à la faveur de l'oubli impardonnable d'un gratte-papier que nulle prétention britannique n'est venue s'ajouter dans le cas présent aux deux autres. Sarawak n'est pourtant pas loin. Les Philippines non plus d'ailleurs. Mais les Américains, bons princes, se désintéressent de la question, pour l'instant du moins.
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L'ALERTE
L'hydravion de reconnaissance revient des Paracels et il a photographié, mouillé devant PattIe, un chalutier japonais, le Shonan Maru, une vieille connaissance. Et voilà, ça recommence. L'Amirauté donne immédiatement l'ordre à l'Astrolabe, stationné à Tourane, d'aller voir ce qui se passe. La mousson de nord-est, est en pleine forme et le petit navire appareille en pleine tempête. Sa machine le tirant péniblement à dix nœuds, il lutte pendant toute une journée contre les vagues de six mètres qui arrivent en droi ture de Lucon. Il lui est impossible de déboucher de la passe, et même, il est rejeté dans la baie le cul le premier. La moitié de l'équipage est effondré victime du mal de mer. Après trois jours de cet assaut, la mousson mollit, et enfin l'Astrolabe peut sortir. La mer est encore grosse, et le navire de la mission hydrographique, taillé en chalutier, bondit sur les vagues et retombe lourdement dans les creux. A bord, l'équipage, qui perd pied dans ces descentes vertigineuses, doit s'amarrer. On évite de justesse d'être jeté sur Culao Cham, nous voici enfin la mer ouverte, cap à l'Est. Après deux jours de lourd tangage dans une mer agressive, il faut encore ralentir. Les Paracels sont entièrement entourées d'un dédale de récifs coralliens, mal cartographiés, qui ne peuvent être abordés que de jour. La route des paquebots et des cargos passe d'ailleurs largement à l'Est de ces bancs dangereux et aperçoivent rarement l'archipel. Au petit matin, l'Astrolabe pousse la machine et passe de cinq à huit nœuds.

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Le commandant établit un tour de quart dans le nid de pie. Chacun des douze hommes du " pont" ira passer, jumelles aux yeux, une demi-heure là-haut, dans le tonneau, à quinze mètres au-dessus des vagues. Aujourd'hui, cela n'a rien de plaisant, les embardées du navire, tangage et roulis conjugués, sont multipliées par la hauteur du nid de pie dans lequel la vigie doit s'amarrer solidement. Grimper à l'échelle le long du mât qui se couche à 35 degrés de tribord à bâbord, constitue déjà un exploit, quand le matelot se voit suspendu à la verticale du fiot bouillonnant. La vigie commence à apercevoir quelques récifs qu'elle signale à la passerelle, et l'Astrolabe évolue lentement dans les passes. L'après-midi, la situation est jugée inquiétante par certains. En effet un quartier maître, gabier breton intrépide, qui n'a pas la moindre idée de ce qu'est le mal de mer, a offert contre leur quart de vin, de remplacer là-haut les matelots quelque peu pâlots. La proposition rencontre un succès certain, et c'est l'estomac lesté de deux litres de vin rouge, que le gars est parti pour quatre heures de quart en haut du mât. Il reste maintenant à espérer qu'il est encore capable de discerner la frange du récif dans ces conditions. Il y a un dieu pour les ivrognes en général, et pour les marins ivrognes en particulier. Tout se passe bien, et à la tombée du soir, l'Astrolabe mouille devant PattIe à distance respectueuse de la barrière de corail. L'île n'est d'ailleurs qu'un bloc de madrépores couvert d'une végétation arbustive, abritant en sa bordure d'innombrables nids d'oiseaux de mer. La nuit passe. Le navire tire sur sa chaîne qui grince. Cependant la mousson faiblit et la houle, brisée par les lignes de récifs qui affleurent, diminue sensiblement. Les explosions du ressac sur les brisants bercent le sommeil calme des marins, le premier depuis près d'une semaine. Le soleil levant découvre une mer enchanteresse, d'un bleu profond, et une longue plage d'un blanc de sucre. - 14-

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La baleinière est mise à l'eau, et à six avirons, prudemment, le second maître au gouvernail, on avance vers la ceinture de coraux, qu'il faut atteindre et suivre parallèlement, jusqu'à trouver la trouée favorable qui permettra de la sauter à la faveur de la plus haute lame venant du large. L'endroit favorable est trouvé. Les coraux multicolores sont noyés sous un mètre d'eau lors du passage de la vague. La baleinière vient cap à la plage, les matelots sont tendus sur leurs avirons et observent l'enseigne qui regarde venir la lame derrière lui. Souquez. Les a \Tironsarrachent la baleinière sur le dos de la vague. Et on franchit la barrière à toute vitesse. Voici maintenant le calme plat du lagon, et les marins enfin accostent et plantent le nez du bateau dans le sable fin.
Les mouettes protestent à grands cris, une douzaine de lézards fuient dans les foulTés, les crabes par dizaines disparaissent dans leurs trous. Il faut maintenant trouver la stèle de possession en ciment, posée là par un précédant bateau de gueITe. Les marins parcourent la plage, font le tour de l'île sous le soleil qui commence à chauffer, et finissent par trouver l'emplacement de la stèle, que les Japonais ont dynamitée ces jours derniers. Il n'y a pas de surprise. On s'en doutait, et l'on est venu pour cela. On cherche encore, et en plein milieu de l'île, dans une petite clairière défrichée. un matelot trouve une belle stèle en béton toute neuve, façon" torii" portant une plaque en acier qui dit en Anglais et en caractères chinois que la Marine japonaise a pris possession de cette île, sur les instructions et pour compte du gouvernement chinois de Nankin. L'autre, celui de Tchang Kai Shek étant évidemment considéré comme nul et non avenu. Il ne reste plus à l'équipe débarquée qu'à regagner son bord pour déballer la caisse de dynamite. Car on sait se servir de cela aussi bien que les Japonais. Et pendant que la radio du bord infonne l'Amirauté à Saigon de ses constatations, on Hlet à terre l'équipe de démolition. - 15-

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De l'Astrolabe; on entend le " boum", et l'on voit s'élever le nuage de fumée et de poudre de corail. Les marins regagnent leur baleinière, ramenant les morceaux du monument, qui iront, au fond de la mer, rejoindre pour le bénéfice des futurs archéologues sous-marins les restes des précédentes stèles françaises et japonaises. Le pacha pousse un soupir! Car il lui faut étendre la tournée aux autres îles de l'archipel, où l'on va faire probablement les mêmes constatations après le passage du Shonan Maru. Et il Y en a des îles: Robert, Duncan, Drummond, Boisee, Lincoln, Triton, etc... toutes tristement démunies des ravissantes vahinés que l'on trouve beaucoup plus loin, là-bas, dans le Pacifique.

Pendant ce temps, à Saigon, l'Amirauté questionne l'Arsenal sur son stock. La Marine est prévoyante et peut faire face à la demande. Une équipe de maçons coule en continu des stèles en béton, en huit éléments juxtaposables et superposables, d'aspect très artistique, pendant qu'à la fonderie on coule les plaques de bronze imprimées en relief. A l'origine ces stèles étaient constituées simplement de blocs de pierre, trouvés et équarris sur place, mais la consommation aidant, les perfectionnements sont venus. Il en est sans doute de même à l'Arsenal de Sasebo. L'Amirauté rappelle un aviso, " La Marne", pour assurer le relais de l'Astrolabe, et rend compte à Paris, de façon à ce que, par voie diplomatique, une protestation soit adressée à Tokyo.

Celle-ci d'ailleurs se croisera probablement avec la protestation
japonaise à Paris. Quand on pense à cette foule de doctes personnages qui mènent le monde et n'ont pas encore trouvé le temps de se demander s'ils sont adultes, on trouve motif à réflexion.

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