LE DISCOURS DES ESCLAVES DE L'AFRIQUE À L'AMÉRIQUE LATINE

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Traduit du portugais.
Ce livre propose une histoire de l'esclavage qui s'appuie sur les " voix " de ses victimes. Il se réfère à des situations vécues, entre le XVIè et le XIXè siècle, par des groupes bantous en Afrique et par certains de leurs descendants culturels du Brésil et aux Caraïbes. Enfouies dans les papiers d'esclavagistes ou dans des chants liturgique afro-américains, ces " voix " ne sont pas directement audibles. Par le moyen d'une archéologie du discours, l'auteur s'est donc efforcé de les libérer de la " gangue " qui tend à les occulter.
Publié le : lundi 1 janvier 2001
Lecture(s) : 105
EAN13 : 9782296197558
Nombre de pages : 156
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LE DISCOURS DES ESCLAVES
DE L'AFRIQUE AL' AMERIQUE LATINE

Collection Recherches et Documents -Amériques

latines

dirigée par Denis Rolland, Pierre Ragon Joëlle Chassin et Idelette Muzart Fonseca dos Santos

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Martin Lienhard

LE DISCOURS DES ESCLAVES
DE L'AFRIQUE AL' AMERIQUE LATINE
(Kongo, Angola, Brésil, Caraïbes)

Traduit du portugais par Beatriz Lienhard-Fernandez et l'auteur

Préface d'Emmanuel

B. Dongala

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

France

L 'Harmattan Inc. 55, me Saint-Jacques Montréal (Qc) CANADA H2Y IK9

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALlE

Ouvrage publié avec l'appui de l'Académie suisse des sciences humaines (Ç) L'Harmattan, 2001 ISBN: 2-7475-0558-8

[Les Kongos] sont très convaincus de la réalité d'un état futur, mais quant à savoir en quoi il consiste et où il se trouve, leurs opinions divergent beaucoup. Ils ne considèrent pas la mort comme la fin de l'existence. Si quelqu'un meurt, ils pensent que quelqu'un d'autre, vivant ou mort, a établi un contact avec l'invisible monde des esprits et fait disparaître, pour une raison ou pour une autre et comme par un acte de sorcellerie, la personne décédée. Ils n'ont que de vagues notions quant à ce monde des esprits. D'aucuns pensent à un pays situé sous la mer, où les disparus travaillent pour les hommes blancs, fabriquant les vêtements et d'autres objets à leur usage; une autre idée, plus ancienne et peut-être plus générale, prévaut cependant parmi eux: celle que les esprits des disparus habitent un lointain et sombre pays de forêts. Ce pays des esprits est appelé nxi a fwa, le pays des morts, ou mfinda, la forêt. W Holman Bentley: Dictionary and Grammar of the Kongo language (1887)

Titre original:
Omar e 0 mato - Historias da escravidào (Congo-Angola, Brasil, Caribe), Salvador da Bahia, UFBA-CEAO, 1998

TABLE DES MATIÈRES

PRÉFACE D'EMMANUEL B. DONGALA AVANT-PROPOS

9 13

INTRODUCTION. His to ires.

. . .. . .. . . .. .. . . . .. .. . . ... .. . ... . .. .. . . .. . . . .. .. . . . .. . . .. . . . .. . . .. .. . . . .. .. ... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..

15 17

La mer et la forêt Archéologie de la mémoire d'esclaves Chapitre I MAMBO. CHANT RITUEL ET SOUVENIR DE VESCLAVAGE À CUBA.. Palo monte: une religion cubaine d'ascendance bantoue Nkanga mundele : attacher les Blancs Nfinda : laforêt des ancêtres Kalunga: la mer et la mort La plantation de canne à sucre Annexe: La langue des mambos

20 24

29 31 37 41 48 56 62

Chapitre II
MILONGA. LE « DIALOGUE» ENTRE PORTUGAIS ET AFRICAINS DANS LES GUERRES DU KONGO ET DE L'ANGOLA
(XVIE-XVIIE SIÈCLES) .. . . .. .. . ... . .. .. . ... . .. . . . . . .. . . .. . . . . . .. . . . .. . . .. . . . .. .. . . . 67

Une guerre de discours L'esclavage et la traite La forêt-refuge Le langage de la violence Langages diplomatiques Rhétoriques africaines: nongonongo Rhétoriques africaines: milonga Langages gestuels Rumeurs Le discours de la fuite
Co ne I us ion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..

69 73 77 80 84 91 94 95 97 101
1 03

Chapitre III

QUILOMBO. FUITES D'ESCLAVES ET DISCOURS DE LA RESISTANCE (BRÉSIL ET CARAÏBES, XIXE SIECLE) Imaginaires marrons L'insurrection de Manoel Congo Le rêve haïtien d'un groupe d'esclaves portoricains

105 107 116 125

G LOS

S AIRE.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..

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BIBLIOGRAPHIE

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PRÉFACE

Il y a cinq ans, lors d'un passage au Congo dans le cadre de ses recherches, Martin Lienhard m'avait offert un de ses livres, La voz y su huella I, publié en 1992 au Pérou. Ce livre m'avait plus que passionné, il m'avait fasciné. J'y découvrais une dimension de la colonisation que j'ignorais totalement, celle du rôle qu'y joue l'écriture. Lienhard y démontrait magistralement comment l'irruption de l'écriture, transformée en objet quasi magique, sur la scène américaine (et j'ajouterais africaine), eut pour conséquence l'éradication des systèmes de communication autochtones et transforma le discours de 1'histoire de ces pays en un discours unilatéral contrôlé de bout en bout par le colonisateur européen. Cette « fétichisation » de l'écriture fut démontrée de façon caricaturale par Christophe Colomb: son premier acte en posant pour la première fois le pied sur la terre de sa première «découverte» des Caraïbes fut de demander à son scribe de consigner par écrit la prise de possession de ce territoire. La légitimité de telles prises de possession par l'écriture fut confirmée par la suite par un texte unique signé par les souverains catholiques d'Espagne en 1513, el requerimiento, document qui autorisait la conquête des nouvelles terres au nom du Christ. À son tour, la légitimation ultime du requerimiento fut l'Écriture par excellence, la Bible, et la boucle était bouclée. En poussant l'analyse au-delà de l'anecdote, l'on peut constater que le pouvoir de l'écriture n'était pas seulement idéologique, il était aussi puissant que celui des armes. Un épisode spectaculaire de la conquête espagnole de l'Amérique Latine suffit à le démontrer.
I

Lienhard (Martin), La voz y su huella, Lima, Editorial Horizonte, 1992.

Le 16 novembre 1532, à Cajamarca, Pizarro, à la tête d~ 168 soldats de fortune, réussit à infliger une cuisante défaite au roi Inca Atahuallpa à la tête de 80 000 soldats. Comment expliquer la défaite de ce dernier chez lui, sur un terrain qu'il connaissait parfaitement? Comment expliquer que ce roi puissant et vénéré comme un dieu se soit laissé piéger d'une manière si extraordinairement naïve? Jared Diamond, qui raconte cet épisode dans l'un des chapitres les plus dramatiques de son livre Guns,Germs and Steel: the Fates of Human Societies (1997)2, attribue la victoire de Pizarro en grande partie au fait que celui-ci venait d'un continent qui avait une tradition littéraire: l'écriture avait amassé une énorme banque de données sur l'histoire et le comportement humain dans d'autres civilisations. Pizarro puisait dans cette mémoire accumulée par les documents - même si lui-même était parfaitement analphabète - alors qu'Atahuallpa n'imaginait même pas l'existence des Espagnols, jusqu'à cette rencontre fatale. Martin Lienhard le dit encore plus explicitement dans son livre de 1992: si les Européens pouvaient imaginer d'une certaine façon le fonctionnement des civilisations non-occidentales grâce à la lecture d'Hérodote, de Marco Polo et des chroniques des expéditions africaines, les habitants du continent «découvert» par Colomb, face à ces envahisseurs, n'avaient qu'une seule référence à exploiter, le mythe du retour d'une de leurs divinités. Si j'ai longuement évoqué cette « fétichisation » de l'écriture, c'est pour mieux faire ressortir l'importance des travaux comme ceux de Martin Lienhard qui essaient de restituer la vision de l'intérieur du parcours des peuples colonisés à partir des bribes de paroles qui ont pu échapper à la dictature de l'écrit. Encore une fois, ce n'est pas par les armes que les colons ont effacé, détruit et déformé 1'histoire de l'Afrique. Au moment où la colonisation de l'Afrique fut entamée, le prestige de l'écriture était tel que tout ce qui n'était pas écrit, consigné sur un papier, n'avait aucune crédibilité. Ainsi, les principaux moyens de communication des populations autochtones conquises, à savoir le langage parlé (1' oralité) et les langages gestuels, se sont trouvés disqualifiés. La mémoire collective de ces peuples, gardée et transmise de génération en génération par le discours oral et gestuel, s'est trouvée oblitérée par l'autorité - et la dictature - de l'écrit. Du coup, le seul discours audible sur 1'histoire de ces peuples, en particulier ceux de Kongo, de Ngola et des congos de Cuba et du Brésil, est le discours écrit par les conquérants européens et les auxiliaires de leur pouvoir, les
2Diamond (Jared), Guns, Germs and Steel. The Fates of Human Societies, 1997. New York,

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missionnaires, les administrateurs et les hommes de science. Même quand ces derniers veulent faire parler les autochtones dans leur propre langue, comme dans le cas du célèbre Codex florentin, où le rédacteur a pris soin de rédiger un texte à deux colonnes, avec à droite, le discours des informateurs locaux écrit en langue indigène et à gauche sa traduc-

tion espagnole, les autochtones - mexicains en l'occurrence - n'ont toujours aucune prise sur leur discours qui reste subordonné à celui de l'éditeur et de sa culture. ~autochtone parle, certes, mais il n'a aucune autorité sur la façon dont son message est transmis ni aucun droit de réponse. En plus, comme l'a si bien dit Marshall McLuhan, le moyen utilisé étant le message (<< medium is the message»), comment the faire passer la vision du monde de ces autochtones dans des langues européennes véhiculant des valeurs culturelles qui n'avaient rien de commun avec les leurs, comme le fait remarquer Martin Lienhard dans un autre de ses textes ?3 Dans le présent ouvrage, Le Discours des esclaves de l'Afrique à l'Amérique Latine (Kongo,Angola, Brésil, Caraibes) que j'ai l'honneur et le plaisir de préfacer, Martin Lienhard continue son travail de pionnier et de montreur de pistes. Autant dans ses travaux antérieurs il avait montré comment le discours européen - grâce à l'écriture - avait évacué de l'histoire la voix des peuples autochtones de l'Afrique, des Caraïbes et de l'Amérique latine, ou encore comment les écrivains lusophones d'Amérique Latine et d'Afrique, dans un devoir de décolonisation, tentent de réintroduire l'oralité dans la littérature écrite moderne, autant ici il essaie de donner de la voix à ceux dont les voix ont été étouffées en décodant ce qui se cache derrière les bribes des mots qui ont survécu dans les chants témoins de ce génocide culturel. Certes, il n'est pas le premier à utiliser une approche qui privilégie la perspective de l'esclave, mais à ma connaissance, il est le premier à l'avoir utilisée, et de manière systématique, pour dévoiler comment les peuples d'ascendance bantoue en Amérique latine et aux Caraibes, les Congos, ont vécu de l'intérieur leurs tribulations. La tâche n'était pas facile. Pour cela il fallait les talents d'un homme multidisciplinaire capable d'utiliser de façon effective non pas seulement l'ethnohistoire, mais aussi la linguistique, la pragmatique, et l'analyse du discours (en plus d'une possession parfaite du portugais et de l'espagnol). Il lui a fallu faire parler les silences, traquer le sens d'un mot - tel nganga ou nfinda - à travers ses glissements successifs, énoncer les non-dits du
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Lienhard (Martin), « La representation de l'oralité populaire ou marginale dans des textes modernes d'Amérique latine et d'Afrique lusophone », in Versants, revue suisse des littératures romanes (Lausanne), 1996. Il

langage diplomatique (j'ai admiré la subtilité de l'analyse des messages diplomatiques de la reine Nzinga aux autorités portugaises), interpréter un geste, saisir le sens d'un acte comme celui de la « fuite» devant l'ennemi portugais. Ainsi les trois essais qui composent ce livre - l'étude des mambos (chants rituels des congos cubains) dans le premier, du milonga (cet art de parler pour persuader) dans le second, et enfin les quilombos dans le dernier - se croisent et s'entrecroisent pour former une trame d'où se dégage la vision de l'intérieur du monde kongo et congo, monde dont les fondations spirituelles demeurent essentiellement les mêmes des deux côtés de l'Atlantique, la nfinda (la forêt), la kalunga (la mer, la mort ?), les nganga (et leurs nkisi) et ce, malgré les siècles de séparation et tous les avatars historiques. Von me pardonnera d'ajouter une note personnelle. En tant que Kongo d'Afrique, lorsque j'ai lu dans certains mambos des paleros cubains des mots comme nkanga mundele, tata nganga, munanzo etc., mots encore courants dans le kikongo actuel, avec des sens quasi identiques, j'ai eu le sentiment de remonter le courant de I'histoire, d'une histoire perdue, et de renouer spirituellement avec mes mbuta (ancêtres). En partant de ces bris de discours qui ont survécu au naufrage, Martin Lienhard, comme un vrai nganga Kongo, a réussi à faire danser le « squelette des paroles enfouies ». Nous lui en sommes reconnaissants.
Emmanuel DONGALA

12

AVANT-PROPOS

En 1995, au Centre d'Études Afro-Orientales (CEAO) de l'Université Fédérale de Bahia, à Salvador da Bahia, j'ai eu l'occasion de donner un cycle de conférences sur les «histoires d'esclaves» qui font l'objet de ce livre. C'est Jeferson Bacelar, à l'époque directeur de cette institution, qui m'a encouragé à transformer mes notes en livre et qui a édité 0 mar e 0 mato - Historias da escravidào (Congo-Angola, Brasil, Caribe), la première version de cet ouvrage rédigé, à l'origine, en portugais. C'est à lui, en tout premier lieu, que s'adressent mes remerciements les plus sincères. Ce travail est le résultat de recherches menées, en partie, sur des documents déjà publiés, mais aussi sur le terrain, notamment à Cuba, mais aussi au Brésil et au Congo-Brazzaville. À Cuba, c'est la rencontre avec les membres de la maison « congo» Kalunga Munanzambe qui a été décisive. Roselio, en particulier, n'a pas seulement eu l'extrême gentillesse de m'autoriser à enregistrer des séances rituelles, mais aussi de m'aider à transcrire des chants et de m'expliquer bon nombre de concepts religieux. À La Havane, encore, l'auteur de théâtre Gerardo Fulleda, l'ethnologue Lâzara Menéndez et bien d'autres m'ont aidé à mieux comprendre l'ensemble des cultures« afro-cubaines ». Au Brésil, les discussions avec l'historien Joao José Reis et les longues conversations avec Valdina Pinto, makota du terreiro Tanuri Junçara (lieu de culte du rite angola), ont été d'un apport précieux pour m'éclaircir certains points touchant à I'histoire et à la culture des esclaves et de leurs descendants. À Brazzaville, les excellentes leçons de kikongo du linguiste Auguste Miabeto, fils de ngàngà, ainsi que les conversations à bâtons rompus avec Massengo Ma Mbongolo, homme de théâtre, m'ont grandement aidé à saisir certains aspects de la culture 13

kongo traditionnelle. Ce livre doit aussi beaucoup aux travaux de quelques pionniers, dont je veux nommer, au moins, Beatrix Heintze, éditrice de documents de la conquête portugaise de l'Angola, Benjamin Nistal-Moret, éditeur de documents sur l'esclavage à Puerto Rico, et la regrettée ethnologue cubaine Lydia Cabrera, auteur d'un livre capital sur les religions afro-cubaines: El monte. Il va sans dire que je suis extrêmement reconnaissant à Emmanuel B. Dongala, écrivain congolais bien connu, d'avoit accepté d'écrire la préface de ce livre. Mes remerciements vont aussi, bien sûr, à mon épouse Beatriz Lienhard-Fernandez, qui a eu la patience de traduire deux chapitres de ce livre, ainsi qu'à Nathalie Huyghues des Étages, qui a bien voulu se charger de la révision finale de ce texte.

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INTRODUCTION. UNE ARCHÉOLOGIE

DU DISCOURS DES ESCLAVES

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