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Les rapatriés d'Indochine

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EAN13 : 9782296278561
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RAPATRIÉS D'INDOCHINE
deuxième génération

Les enfants d'origine indochinoise à Noyant-d'Allier

IDA SIMON-BAROUH

RAPA TRIÉS D'INDOCHINE

deuxième génération
Les enfants d'origine indochinoise à Noyant-d'Allier

Éditions L'Harmattan 7, rue de l'École-Polytechnique 75005 PARIS

Publié avec le concours du Centre national de la Rechercbe scientifique, ce volume est le quatrième d'une collection du Centre de Documentation et de Recherche sur l'Asie du Sud-Est et le Monde insulindien, C.N.R.S./E.H.E.S.S.
@ L'Harmattan, 1981 ISBN: 2-85802-196-1

Près à Noyant laissés comme ni non adolèscents eux, plus d'Allier, par ces ou que

de

douze et

années distants, auprès Noyant. avec

se notre

sont mémoire proches

écoulées garde ou avons étions ouvrage

depuis vivaces vécu, tous en a été

notre les ne

sp;onr hui ici, parc'est à

pourtant

souver;ir; faisant,

enfants adultes, passer mères par

affectueux,

aujojJrd' les nommer

desquels Nous eux que ne lesquelles

nous nous cet

pourrions

leurs

avec

complicité, fait,

fois même en eux que nous Nous corons, Madame en

amitié. C'est le devons. y et associerons très le proches, Docteur

tous et Moreau

ceux tout dont

qui, la

bien

que

n'habitant Madame et la même s'est

pas

les

sont

particulièrement patience pages qui Que ces de l'amitié

Debost, et en-

Genest

gentillesse longues tissée

ont tant de rébarbatives, tre nous.

fois été soient

mises à l'épreuve. ici un témoignage

Georges Condominas, qui a bien voulu prendre la direction de ce travail a su, par la confiance qu'il a immédiatement mise en nous, encourager le proj et de recherche. Après de nombreuses années de travail quotidien en commun au Centre de Documentation et de Recherche ,sur l'Asie du Sud-Est et le Monde Insulindien, il a permis qu'au sortir d'une longue hibernation, la mémoire de ces petits "rapatriés d'Indochine" reprenne vie. Qu'il en soit ici sincèrement remercié.
Pierre ouvrage. Initiateur J. Simon du est certainement c'est en avons réflexion qu'à qui de celui qui que a nous le plus avons vécu mené cet le

projet,

ensemble

travail de terrain, que nous tion des faits humains et sa inter-ethniques travail, nous ont cependant, Que de ce travail et entre la naiveté savoir tous soient candeur ses n'incombent ceux, ici d'un et

élaboré les résultats. sur les problèmes marquée. moi-même. nous Sans trois du aidée oublier ans, monde à un un moment qui Les

Sa percepde relations de ce

profondément

imperfections

enfin, enfant

ou à un fut,

autre la le sans

remerciés. l'ensemble

David

avec

J,.ntermédiairè

parents

noyantais.

Février

1978

L'étude de terrain a été faite grâce à une ~issionduCentre National de la Recherche Scientifique dans le cadre de la R.C.P. de n° 61, Centre Documentation et de Recherche sur l'Asie du Sud-Est :t le Monde Insulin-

dien.

INTRODUCTION

Village à vingt à kilomètres

du au

Bourbonnais sud-ouest

de

l'actuel Moulins,

département Noyant commencée fut

de l'Allier unvillage

minier fin du

l'activité dès le et

intermittente. 16e siècle, au

L'exploitation a connu début alors des du une 20e.

d'une

manièreartiâla

sanale 1ge

expansion A quelque pour

industrielle cinq loger immigrés, cents

siècle des

surtout

mètres

du

bourg, familles. y

corons A partir

furent de

construits travailleurs

les mineurs

etleurs

1921,

surtoutpolonais,

arrivèrent

nombreux.

En fut fermée.

1943, Les

cependant, s'en

la

mine

qui

n'apparaissait à la mine ce

plus
de qu'à

rentable
Saint-Hison tour

mineurs d'une 1949.

allèrent de tous

travailler

laire, elle sont

voisine ferme, demeurés Ses en

quinzaine Presque

kilomètres, les de de mineurs ceux

jusqu'à

partirent
approchaient animé, était,

alors.
de

Seuls

à Noyant forces vives

quelques-uns en allées,

qui

la re-

traite. père,

vivant,

relativementprosNoyant dépérit.

humainementet

économiquement

équilibré

qu'il

La lage. chose prise et les Pendant soit et

municipalité, longtemps elle sens.

dès

lors,

chercha des

à redonner

vigueur que toute corons

au

vil-

réclama Elle était

pouvoirs

publics

quelque entredéserts

fait toute

en

ce

prête

à accueillir dans les

population désaffectés

désirant de la

s'installer Mine.

bâtiments

C'est 1954, durent en lorsqu'une rentrer avec une

ainsi grande ou la venir

qu'après partie en

les des

Accords

de

Genève

sur français

le

viêt-Nam d'Indochine d'Indochine, à de

en

ressortissants le Service un de

France,

des Rapatriés Centre d'Accueil de transit

accord pour

municipalité, limitée,

ouvri t sorte

Noyant. longue

Conçu

période

cen tre

introduction

3

durée, Bias

ce Centre

d'Accueil

--

il Y en eut d'autres :à Sainte-Livrade et
Le Vigeant permettre
à la vie,

dans

le Lot-et-Garonne,
~

dans la

Vienne,

Saint-Laurent de s'a-

d'Ars dans la Gironde
dapter progressivement parla

devait
au climat, oùelles

aux familles
au travail

démunies
en France

et de

s'intégrer

suitelà

s'installeraient

de manière

définitive.

Le

premier

juin

1965,

ily

avait

à Noyant

1 705

habitants

691 Noyantais

(paysans,

gens

du bourg,

anciens

mineurs)

dont:

504 adultes
187 enfants et adolescents.

1 014

"rapatriés

d'Indochine"

dont:

264 adultes
750 enfants et adolescents.

Deux

fois

moins et

d'adultes

"rapatriés" "rapatriés"

que que

noyantais. noyantais.

Quatre

fois

plus

d'enfants

d'adolescents

Pour elle pour que n'en la l'on lève première découvre

sèchement pas moins fois dans au sortir des

statistique un peu la

que surprise

soit

cette l'on

entrée éprouve

en

matière,

que

enarrivant horizons

à Noyant. ce village de

Cette

population du bocage

venue

d'autres

retiré

bourbonnais

; cette
qui gagnent
Les

effervescence, rapidement corons le leur plus

l'école,

d'enfants

silencieux,

logis souvent

corons.

Le

calme

de la

place

du

bourg.

déserts.

Ils là ces fut

arrivèrent

d'Indochine, rude. Tout le aux enfants

une monde

nuit

d'octobre en

1955.

Cethiverl'image les "Il de

particulièrement arrivés peu

garde

mémoire

nouveaux

préparés les

rigueurs
allaient ne

du

froid:

femmes faudra coup." allés plu-

étaient agrandir Ils là

légèrement le

vêtues,

pieds-nus. tiendront les pas autres

cimetière, le coup. trouvé au

avait-on Certains du sont

dit, 'ils'
encore dans la

le en

tinrent où ils ou

à Noyant; région

ont partis premier

travail, de 1965,

parisienne leur

pour ont de

la

part,

"camp"

Sainte-Livrade. date officielle

D'autres de

succédé, l'accueil

jusqu'au à Noyant.

janvier

l'arrêt

introduction

5

C'est

aussi

en

cette

année

1965

que

nous

avons

séjourné

à

Noyant tats

pour

effectuer

l'étude

de cette qui

communaaté. suivent
Simon, (1). de

Une partie

des résuldes aspects
d'Indochine.

en a déjà

été donnée.
à l'ouvrage

Lespages
de

développent
Rapatriés Dans cette

complémentaires Un village

Pierre-Jean en Bourbonnais

franco-indochinois sur Non leurs avec regard qu'il la

étude
les

qui

porte

essentiellement peu. ou que

population n'y aient ne

adulte été soient ou nés perçus pas

Noyant, partie à ceux

enfants

apparaissent du Mais mérite village

comme liés

intégrante des adultes. leurvie

problèmes leurs

transplantés bien un

parents,

dans

l'émigration,

particulier.

Nous

avons

ici

essayé

d'éclairer

sous

deux

angles

différents

un même

phénomène: d'aspect
les et

la vie des enfants plutôt

rapatriés

d'Indochine nous
celui à

à Noyant: conten-

1 - un angle
tée avec de ce décrire milieu
--

monographique,
leur monde milieu qui les

où nous

sommes
des l'aide

enfants le reste

dans du

; 2entoure,
--

relations d'outils les ques-

de travail
tionnaires,

limités
les

et bien
et

imparfaits,
les dessins

certes
effectués

que
en

sont
classe.

rédactions

Mais, ellement, pays rent venue d'une bodge, ou de ceux

d'abord, qui, nés

qui en

sont

ces

"rapatriés" comme sur enfants. leurs sont

? Certains militaires place, ils

lesont

ré-

France,

partirent Démobilisés

dans
s'y

les

l'ex-Indochine femmes du est

française. pays, un

mariè-

à des en

en

eurent

des Pour

Pour

ceux-là,
parcontre,

leur
et,

France

rapatriement. pour tous

épouses, nés au

manière au Laos,

générale,

ceux

qui

viêt-Nam,

auCam-

à Pondichéry, français Pour les

métis, des

quarterons, il

Viêtnamiensnaturalisés s'agit plutôt d'une expa-

Indiens

citoyens d'un bien exil.

Comptoirs d'une

triation, "rapatriés"

enfants, les englobe

transplantation.

Le

terme

qu'impropre

également.

1 - Pierre-Jean nois en cumentation et

Simon, de

Rapatriés Paris: Ed. sur

d'Indochine. de L'Harmattan du l'Asie

Un

village (coll. du

franco-indochiCentre de Do-

Bourbonnais,

Recherches

Sud-Est),

1981,516p.

6

introduction

De indépendances d'Asie ils purent

multiples du

raisons du prendre

ont

guidé et

cette du

venue Laos, des

en ces

France. citoyens

Lors

des

Viêt-Nam, de

Cambodge la leur lors

Français

choisir ou

citoyenneté ci toyenneté leurs condi connues groupe

pays

dans
La

lesquels
plupart

résidaient pour

de

conserver
mais celles à part sans dès

française. tions de

optèrent assez même

celle-ci de

vie
là.

devinrent
Demembres, ils

différentes si ce n'était des

qu'ils

avaient d'un

jusque colonial

pas

entière, privilèges. Aussi

dominant, profession-

devenaient nelles au mais gré leur des

étrangers

Certaines

activités

furent

interdites. D'autres davantage aux pays

quittèrent-ils il est

peu à peu
vrai, sont Elles pas manqué

ces pays

événements.

raisons, comme des qu'ils

invoquées, sont re-

qui

apparaissent aux dans enfants, des

justifications. n'auraient désormais est venus". c'est C'est pourraient tous les

latives contrer des

difficultés

derencomme en

où ils
pour les

auraient enfants

été qu'on

considérés. Minoritaires ici dans

étrangers. mais

"C'est dans un

France, ils leur vrais

milieu avec

entièrement les habitudes là,

français, de là-bas.

pensaientce devenir I pays, de

qu'ils pays,

rompraient
la ,France,

et
le

seulement
français,

qu'ils comme

Français,

parlant

vivant

Français.

On imaginait l'Indochine
on pas promis, et
--

aussi

que les mères trop de mal
consulats y installer, qu'on et

--

toutes

natives

des pays

de

se feraient
dans les

sans

à la vie en France.
ambassades, qu'on trouverai On qu'on t du

N'avaity aurait
travail t s'en

divers s'

logement aisément,

facilités serait

pour bien

qu'on

reçu,

était

attendus.

pouvai

aller

d'Indochine bien;

sans chez

craintes soi.

ni regrets.

En France

on était

attendu;

on serait

C'est Viêt-Nam nis par

ainsi

qu'arrivèrent chargés d'enfants

à

Marseille en bas jours on les âge

ceux pour dans

qui la des

venaien plupart, cen tres par ou du suite le

t

du

bateau, accueillis la

démud' hétrain

surtout, à

pendant de

plusieurs d'où avion, ou

bergement à Noyant. get, des gés mon ce venant

discipline bateau, Viêt-Nam, nous mais

caserne, par

envoyait

Par du

aussi

débarquant

à Orly "Mlle X., de

auBourservice diri-

du

Cambodge à ne temps est en

du Laos
On nous

rapatriés sur frère qu'on qui Noyant."

attendait "Personne quelque

l'aéroport. nous

a tout

attendait est au

à l'aéroport. venu, sinon des on

Heureusement, ne
sai t pas

rapatrié aurait s'en

avant, allés congés.

fait." occupait

-

"On était

service On

rapatriés. trois

La

per-

sonne

a attendu

heures, de-

introduction

7

hors

sous

la pluie,

qu'on

décide

de notre
à

sort.

Puis

on nous

a mis dans

une voiture et emmenés directement
Noyant, autres: dait pas qu'on l'inconnu. un nom, pour

Noyant."
entendu en Indochine. Pour d'-

certains,

"ça m'a dans

fait

une drôle comme

d'impression. en Indochine.

On ne s'atten-

à se trouver aurait

un village d'une

On

pensait

nous

mis près

grande

ville."

440 Noyant soit

familles

sont

ainsi environ.

passées

en

dix

années

par

leCentre

de

3 000

personnes

Tel 1965, dans un au moins,

était village bourg dans

le

contexte à deux dans cas

lorsque pôles, où

nous une
étai

sommes de

arrivés la

en

janvier séou, l'auou

partie
t là

population, toujours" et

dentaire, tout tre, bien au

ou le

les des

écarts, mineurs, neuf jours.

"depuis

depuis années

fort

longtemps, dans les

mouvante, seulement

installée depuis

depuis quelques

parfois

corons,

Chacun

sait

les

problèmes

que

pose

l enquê '

te

de

terrain.

La

lente traver ici,

adaptation

au groupe

que l'on veut

connaître,

sans

choquer

ni enet

le déroulement

de la vie quotidienne, des

une certaine
à

objectivité entre
n'est

le nécessaire
noyantais des aux

équilibre
et rapatrié. car aux

rapports

main tenir
tenté mais

les deux
pas allé notre d'un

groupes sans

Celui-ci nous enfants voulions

a été

poser

problèmes femmes et (celui récepteur présent

essentiellement en tant

porter qu'éléments leurs ces

attention groupe avec ayant le

rapatriés d'une

particulier milieu

des

rapatriés) d'autre l'un des

part,

dans

relations femmes qui, lanest

noyantais dans

part. pays

Comment

vécu

jusqu'à

d'Indochine, mixte déjà

avec une

gue qui
propre

leur

est propre,
comment

une culture
vont-elles

-

même

-

qui

leur

également,

s'adapter,

vivre ?
cent

Comment

vontet

elles

élever

leurs

enfants?

Comment

ces sept dans
y

cinquante double

enfants

adolescents
tiple

vivent-ils
place cette y

et évoluent-ils
trouvent-ils Comment et

ce village

sinonmul?Comment

? Quelle

ont-ils

effectivement eux-mêmes?

assument-ils

mixité?

s'assument-ils

8

introduction

Que les Pour riche, habitants les uns,

l'on

bavarde

avec

les

gens deux

du

bourg, de

avec

les

mineurs
dominent.

ou

rapatriés il est où

des corons, question les de

sujets du

conversation d'autrefois,

Noyant, polonais

Noyant ou

vivant,

florissant,

mineurs,

bourbonnais,

dépensaient par
les qui les bals.

leur paie;
Pauvre les et ni et

village
triste

animé

le samedi
avec appendice

soir
cette

et le dimanche
population

aujourd'hui,

ajoutée dans

a déçu
corons onn' a

premières qui dépense ni

espérances, surtout d'ailleurs

improductif ces

installé pour

à Moulins; véritable

"Indochinois"

lesquels

amitié,

animosité.

Pour rente beau, dans des de où la la la

les

autres, On

la

conversation du pays

n'est d'où Ici

pas l'on au

dans vient,

le

fond où il on des

difféfaisait perdu qué, les

précédente. vie était on Le

y parle et

aisance est

facilité. ou redevenu

contraire villes, de

est nhà pour

campagne; (1).

devenu

loin des sujet

paysans

groupe presque

d'accueil, pas dans la

souvent

rancoeur

hommes,

n'apparaît

conversation

des femmes.

Sans doute courses la vie la vie au paspré-

existe-t-il,
bourg, sée sente ment mais

mais
on

on n'en
peu

tient pas
aux perdu

compte;
Il chante

on va faire
y a, et pour

ses

parle le

commerçants. que ou Refus l'on entre de

elles, et

"là-bas", "ici", sur soi,

paradis en

pleure,

fermée, sur son

famille

rapatriés l'étranger.

exclusivement.

Replie-

groupe.

Jusqu'à patrié", dans les

ce

qu'il

aille

à

l'école, (la

l'enfant ne

vit fera

en son

milieu

"ra-

principalement foyers puisque rapatriés le père

viêtnamien qu'au n'est

télévision de à l'année la maison fois

apparition

cours présent

1965), au par

essentiellement
mieux que le soir,

maternel

le plus travaille

souvent

en fin de semaine,

ou une

quinzaine

quand

il

à Paris.

Noyantais, tivement antaise enfantine restreint, le système et Sans

rapatriés, on des a tenté relations est

groupes ailleurs entre fois

différents de dégager

dans à Mais

un

espace
la vie

relanoy-

travers cette que la

adul tes. plus au

population population dans cette

adolescente doute

trois

nombreuse premier

adulte.

peut-elle

apparaître

abord,

1

-

Terme

amèrement
condition pas et l'opposé

péjoratif.
sociale qui du est dans une

Il indique
laquelle déchéance: considéré

nouvelle s'attendait l'arriéré,

citadin

de conscience de la à laquelle on ne le nhà guê, c'est le plouc, comme moderne et civilisé.
on se trouve,

une prise

introduction

9

coexistence des adultes, Et amenés du

géographique en eux à marge de

et

humaine,

comme

côte Ils

à n'en

côte,

ajoutésà

la

vie

leurs les

problèmes. adultes, les

ont pas moins leur
de leur vie, vont

place. être ceux

aussi, côtoyer dominant.

comme "les

àun
Noyantais,

moment

autres",

les "vrais

Français",

groupe

Citoyens férents par sont tre (1),

français

comme on l'a

lesNoyantais, vu, supérieurs

maisculturellement au groupe sonten On aura En local,

difperçus ils

numériquement, comme beaucoup et comme

cedernier des une

plus tels voire ne

nombreux un une peu

qu'ilsne

réalité, àleur fait, Des

étrangers certaine ni les

menaçants.

enconni les

méfiance, rapatriés

hostilité à se

latente. rencontrer.

Noyantais,

cherchent

rapports

pourtant
à travers

s'exercent
eux culturel la

qui se font du groupe
globale groupe
poser

majoritaire-les
avec tout le

Noyantais
poids

et

société
--

française,

de son
influence
y répon-

système
ne va pas

au
sans

minoritaire
problème,

(les rapatriés)
et les rapatriés

. Cette
vont

s'exercer

dre, des

de

diverses

manières. d'intégration famille femmes, pays, et

La

plupart sociale

des (par de

hommes le ce

adultes

qui font

trouven vivre

t

possibilités de leur Les leur

travail), point sans là-bas un

l'-

ensemble équilibre. jamais vé cette

parviennent, à elles, un des depuis

devue, espoir :elles de

àun

certain

quant recrèent

exilées, de avec

de retourner ont conser-

dans

univers villes,

culture de
--

viêtnamienne

système

relations, de peti ts

d'amitiés,

connaissances

l'Indochine,

mais

aussi

commerces tibles,

la vente installation
--

ou revente de "soupes

de bijoux, chinoises"

detissus,
(bà

deproduits de

comesou

phd),

couturières

tricoteuses

des jeux et prêts.

1 - Il parlera
dominante tend les des

Y

a plusieurs principalement, ici. Une "culture et les

groupes c'est culture

culturels dans de la culture éloignée certaine se trouve viêtnamienne" une

les corons, viêtnamienne d'ailleurs influence déjà en de dÜe cours puisqu'elle

mais ce dont on très largement ce à que la de l'on endans a subi,

assez

par villes

traditionnelle qui, de ce de fait,

particulièrement, personnes

présence transfor-

Français, chez

mation

Noyant.

10

introduction

Pour selon ant ciété ou qu'il en

les

enfants, d'un

la

situation en bas celui

est âge, qui

évidemment enfant pas à

assez

différente à Noy-

s'agit dehors de

enfant Chez

d'un ne va

scolarisé l'école, un
parce

Noyant. presqu
celui

la somilieu
qU'il

réceptrice

n'a

I aucune
des

influence.
corons,

L' enfan
plus

t vi t dans
fermé

relativement

homogène,

et encore

est

celui

de

sa

mère

avec

laquelle

il

reste

toujours.

S'il

Y a hétéro-

néité

chez

le petit

enfant,

c'est

qu'il

y aura
--

d'abord

eu acculturation
--

chez la mère, qu'elle aura consciemment
consciemmen t

et volontairement lorsque l'enfant

ou in-

transmise. pour

C'est

seulement

va à l'école

qu'il

côtoie

la première
--

fois les petits la plus
une

Noyantaiset classe

qu'il rencontre de maternelle
d'origine

les maîtres qui, eux
dont l'enseignement
--

sauf pour
confié à

petite

est

institutrice

rapatriée

viêtnamienne
l'idéologie d'une et culture amené

sont

des autochtones,
dominantes. à

transmetteurs est
va

de la culture
mis à petit en

et de

française

L'enfant
laquelle il

alors petit

présence

supplémentaire, à plus ou moins

s'habituer

être

faire

sienne.

Il

Y

a donc

dans

la

population

rapatriée
--

de

Noyant

deux

pro__

cessus
une

d'acculturation:
acculturation,

pour

lesparents
plus ou moins

mais surtoutpour
réussie, plusou

les pères
moins pronon-

première

cée en Indochine. pouvoirs
similation souhaité. gommé

En France,

par contre, des
n' est

si la politique rapatriés
pas aussi de la

voulue

par

les

publics français
à tout Le prix,

à l'égard
celle-ci

d'Indochine effective
société

est

l'asest
est

qu'il

volontarisme

assimilationniste l adul te ' pour

réceptrice

à Noyant,

même si
Chez

survi vre

front et s'y plie. se fait en douceur petite
rent

les enfants, familial puis

en dehors

y oppose pas de ne s' de la famille, lepassage extra-scolaire par la

du milieu

au milieu

classe
les

de maternelle,
autres ils classes, devront

soumission
modes de d'une

à un type deculture
penser

diffédifféet

dans

à des obéir

et

d'action de

rents
dont

auxquels

faute

solution

rechange

l'exemple

le plus viêtnamien

marquant entre

est linguistique: eux à l'école

on punira

lesenfants et parce

qui parleront

(mais à la longue n'est

que les instituteurs on les laissera
phénomènes fera par de la ceux culture jamais de

comprennent leur
à la

que la punition maternelle).
dominante, adultes

pas une solution, donc des

utiliser
résistance

langue
société puis y

On observera
mais celle-ci

finalement qui, aspirés faute de

devenus

adolescents devront

desacculturés propre

d'accueil s'y modeler

adapter

leur

système

pouvoir

entièrement.

introduction

11

Si l'on admet d'une part
variable plus suivant les individus, possible

que passé un certain âge (1)
au tour de vingt ans

disons

-

--

âge
a

il n'y

d'assimilation pour

(est-elle

d'ailleurs

souhaitable plasticité, Rocher,

?) que se les enfants

passe-t-il

ceux qui ont encore Et d'autre

une certaine avec Guy

et les adolescents? ture moins est "un ensemble

part,

que la cul tuplusou de à

de manières étant

de penser,

de sentir par

et d'agir

formalisées

qui,

apprises

et partagées

une pluralité et symbolique,

personnes, servent d'une manière à la fois objective
constituer ces personnes admet
culture

en une collectivité que le facteur
l'éducation, avec que dans ses le un

particulière

et distincte" la trans(sans

(2) 1 si l'on
mission pour ici toute des de autant c'est la

encore
c'est

volontaire
nous dirons

et actifde

avec Durkheim

être plus sa

d'accord démarche

exemples, détail)

mais ce qui nous importe
: "[qu'Jil saute imposer aux à yeux que

éducation manières de

consiste voir, de

effort ou d'agir

continu

pour

l'enfant pas

sentir

auxquelles

il ne
nous

serait

spontanément gnons

arrivé.

Dès les premiers à dormir
au calme, à le

temps

de la vie,

le contrainous
tard

à manger,
à la

à boire,
propreté, qu'il

à des heures
à l'obéissance compte

régulières,

le connous le les si

traignons contraignons usages, avec ne le

1 plus
d'autrui, au travail, c'est

pour

apprenne nous

tenir

à respecter etc., etc.

les temps à peu

convenances, cette naissance

contraignons d'être

contrainte à des

cesse habitudes,

ressentie, tendances

qu'elledonqui la

peu

à des

'internes

rendent vent."

inutile, (3)

mais

qui ne la remplacent

que parce

qu'elles

en déri-

c'est Noyant, famille cherché

à partir à analyser

de l'observation le processus d'une

quotidienne d'éducation dans

que nous

avons,

à

à l'intérieur

de la

et du groupe

culturel

part,

les relations

avec lemi-

1 - Cf. P.J. Simon, op. oit., des maladies mentales, Paris: tifique"), 1965, p. 189. 2 - G. Rocher, ciale, Paris: Introduction Ed. du Seuil

p. 213; également, R. Bastide, Sociolo~ie Flammarion ("Nouvelle BibliothèqueScien-

à la sociologie générale, t. 1, L'Actionso(colI. "points"), 1970, p. 111.

3 - E. Durkheim, Les règles de la méthode sociologique, Paris: P.U.F. ("Bibliothèque de Philosophie Contemporaine"), 1956, p. 8 (le éd. 1894).

12

introduction

lieu

extérieur,

de

l'autre.

C'est

ainsi

que

nous

verrons

les

enfants

dans
rOle

leurs

rapports
que

avec

leur

famille
joue

et notamment

avec
se

leur mère
--

le

fondamental

celle-ci

habituellement

trouve

iciconsidé-

rablement

accru;

on essaiera pour
leur
--

de cerner

la culture aux enfants

parentale

etles voir

moy-

ens mis en oeuvre
ceux-ci assument

sa transmission
double (parfois

et de

commen t
comment

leur

triple)

appartenance,

ils se démarquent dans l'approche

s'ils

se démarquent avec

aussi

de la culture

familiale.

Et

de leurs opère

rapports

le monde

extra-familial, amenés

la rupàl'obserle bourg, vont dans dont

ture que celui-ci vation de leur

à leur égard: avec

sera-t-on

contact

la vie noyantaise, hors

les Noyantais, lorsqu'ils

la campagne, d'autres

l'école;

la vie aussi

de Noyant ainsi

villes,

au lycée,

au travail,

etc.

que la

manière

ils répondent

aux sollicitations

de l'extérieur.

On

verra

d'un

autre

cOté,

comment

le

milieu
--

récepteur,

et par-

ticulièrement enfants
former laquelle ethnique, les moules

par

le biais au même
sont en qui du les

de l'éducation régime
--

scolaire

mais à

là, tous
les

les

sont
et

soumis
en

tend

à les modeler, comment la

transdans

quels nous

résultats.

Enfin,

société la se

vivons, ceux

refusant sont

ladiversité, différents sous et les peine

et notamment oblige des à

diversité dans

lamine

couler

préfabriqués

système

d'être

inadaptés.

Lorsqu'en jectif couple, patriés de cette n'était avec pas notre

janvier l'étude enfant avec avec réduite,

1965

nous

sommes des vivre

partis

à Noyant, Nous

notre

ob-

particulière de pour le trois ans,

en fan ts. dans la

allions,

en

communauté les pour

desrarelations nous un

d'Indochine communauté à échelle

préoccupation
groupe de à d'accueil.

essentielle
Noyant d'individus nationale était

exemple, gène

l'adaptation la communauté

d'origine française.

allo-

(ici,

extrême-orientale)

Très

vite

après

notre

arrivée,

une

division

du

travail

s'est

opérée.

Il nous

est en effet

apparu

que denombreux

aspectsde

la réalité

introduction

13

étaient qu'un culine trois que

plus homme et mois

accessibles avait

au

chercheur plus

masculin

ou accès et

au

chercheur

féminin, masque

évidemment à la

facilement féminine dans les

à la

population Ce n'est

une

femme

population

enfantine.

après pour

notre nous

installation les problèmes
--

corons,

devantl'importance et culturelle

prenaient et donc

d'adaptation

sociale

-

d'éducation

pour

les enfants, plus

que nous avons décidé particulière.

de nous

y consacrer

personnellement

de manière

Pour cernant notre avions trie

ce faire,

pour

avions

peu

de documents de

de référence culturels

conen

ces questions

d'enfants

en situation

contacts

possession

à Noyant.

Lesquelques souvent noirs

ouvrages parla

nord-américains oula

quenous psychia-

pu parcourir,

traitaient

psychologie américains pas alors lu

des rapports

des enfants Nous

et blancs

dans les écoles, l'important
aucun

en situation port

de conflit.

ne connaissions Nous

aD-

des travaux

de l'Ecole

de Chicago.

n'avions en France let ne
croit

ouvrage

relatif

aux enfants il n'en
sociologie

de travailleurs existait
de

immigrés à l'époque
en général l'on en

:autant

que nous toupas

le sachions
chant s'être à la

guère

la bibliographie semble
l'équipe d'ailleurs de

l'enfant depuis,

beaucoup

enrichie

si

l'Enfant

en-jeu: tenant
milieux tit â un

"La collecte compte
sociaux constat les comme

des documents

sur la vie quotidienne

de l'enfant, en fonction
totalité

de ses pratiques
et de de

et de ses représentations
analysés en effet dans leur

des
abou-

l'environnement Il existe

carence. et les Une de

très

peu de

d'études
leur

qui

analysent concrète â qui

enfants un tout.

différentes telle

dimensions
peut

situation surprenante (1)

affirmation

sembler à

connaît

l'ampleur

la

littérature

consacrée

l'enfant."

C'est à part les rares

un fait que même ouvrages

dans

les monographies question

courantes (2)
--

-

mis

où il n'est

que d'eux

les en-

1- M.J. Chombart de Lauwe, Ph. Bonnin, M. Mayeur, M. Perrot, M. Soudière, Enfant en-jeu, Paris: Ed. du C.N.R.S., 1976, p. 11.

de la

2 - Notamment C. Dubois, The People of Alor, New York: The Academy Library (Harper Torch Books), 1961 ; Margaret Mead, Coming of Age in Samoa, New York: The New Americain Library (Mentor Book), 1954 (1st ed. 1928) et Growing up in New Guinea, ibid., 1960 (1st ed. 1930) ; J. Middleton (ed.), From Child to Adult, New York: Natural History Press, 1970 ; R. Bastide, Ethnologie de l'éducation, coursmultigraphié âl'Institut d'ethnologie de Paris, année 1962-1963.

14

introduction

sont

soit

absents, rarement

soit et

un

élément

de

description ici et

parmi

d'autres. quelques concernant

Ilsse

détachent Les ture on des études

n'apparaissent sont pleines agraires, adultes viennent plus ou

là quepar

notations. laculetc. mais

monographiques les

d'informations les que rituels voi t

matérielle, sait rarement Les

travaux les ne

religieux, vivre jugés soit sont

comment détails parce

l'on

devenus par

adultes.

qu'aux

moments

importants parce

l'ethnographe, insèrent vilégiée dans tes le dans de la

soit le

que

spectaculaires, qu'ils apparaissent

qu'ilss'pri-

cycle et

annuel, revêtent

àune une réelle

période

vie

alors tels les

effectivement rites de

importance ces peti-

déroulement dont le

social, quotidien

passage.

Maisde

choses

fourmille,

point.

Notre observation tionnaires la le en volonté désir

principe et, tests.

était pour Nous le

de

concilier thèmes tâtonné, et

deux bien prise

méthodes

:celle

de

l'-

directe et des

certains avons

précis,celle que nous d'une part,

desquesétions entre

d'apparaître d'utiliser de de des l'enfant,

moins

possible déjà n'en

d'observer d'autre

part,
non

et
pas

techniques nous

éprouvées pas

sociologie

avions

connaissance,

mais en

psychologie

l'enfant.

1 - L'observation

directe

Il ficile phie sans de bien

n'est

peut-être Et

pas

difficile

d'observer. pratiquer aussi (1).

Mais

il

est

dif-

observer.

d'abord aussi

fallait-il complète, Mauss?

cetteethnograquepossible, de-

intensive, rien

"observation que

poussée Tel un

omettre",

recommandait

naturaliste

vant ions
notée

un bocal, jusqu'au

allions-nous plus infime
risque tout

sytématiquement détail?
d'être noter,

noter vrai

tout

ce que nous
observation Avouloir

voynon tout

Il est
perdue

qu'une

immédiatement tout

parcequ'oubliée.

regarder,

savoir,

n'allions-nous échapper

pas

nous

noyer

dans ?

les détails Il nous

au risque

de laisser

l'essentiel,

le significatif

fallait

ordonner,

systématiser

nos observations.

1

-

M. Mauss, Manuel d'ethnographie, Paris:
Payot"), 1967, p. 13 (le éd. 1947).

Payot

("Peti

te

Bibliothè-

que

introduction

15

Les l'on ni de se fait

corons duvillage ni de

de

Noyant

sont

loin de l'image
à ethnographier.

un peu idyllique que
Ici pasde potier(e), "classique" techniques sont abdes

traditionnel tisserand(.e)... l'observation ne à la

forgeron, l'habitant,

L'entrée
minutieuse

en
des

matière activités

avec et une sents villes la

par du mères

notation Les la

vocabulaire restent Vie où

pouvait maison;

être la

pratiquée. plupart des

Lescorons pères sont

cité. toute

semaine. mais

apparemment les habitants

banale
trainent

d'une

cité-dortoir

occidentales

avec eux
ils n'aiment

un passé, guèrepar-

dont

certains

ne sont moins avec ayant

pas toujours le premier vécu dans

fiers venu.

et dont

1er, encore Enfant

Or ce passé

fait leurquotidien. enfantélevé mythique, résistants soldats... le

abandonné

les orphelinats européen coloniales tenancières
aisément.

pour métis, plus

par unemère adulte

viêtnamienne aux côtés ou membres
choses dont

avec des

un père troupes

ou moins les
à

engagé

contre de bars

viêtnamiens,
il est des

de la police,
on ne parle pas

Avec la méfiance,

silence

s'installe.

Cela

pose

un

problème

de

fond,

maintes

fois

débattu.

Qu'est-

ce qu'un
un un intrus curieux

ethnologue
qui n'a il les

sur le terrain?
aucun faudra portes. droit

Aussi

sympathique
chez doit

soit-il,

il est
séjourne,

sur la population Il ne

laquelleil en aucune

dont

s'accommoder. Sa discrétion

façons'im-

poser, moins

forcer rapidement de

lui permettra
avec lequel de a-t-il ce qui plus

d'être

plus

ou non

jugé qu'il

comme demande,

quelqu'un mais

on peut
tient de liens nécessaire relations.

parler,
à coeur.

seulement doute nes de cette

ce phase

aussi

San~

arrivée,

l'ethnologue Il la semble

aveccertaid'essayer

personnes garder une

qu'avec juste

d'autres. mesure dans

toutefois des

répartition

Nous ne et cette
pour

sommes
pratique

pas partisans
nous choquent.

du travail
Outre

"avec informateurs".
que celle-ci risque

Ce terme
d'être

dangereuse

l'ethnologue plus à difficile,

du

vue partielle
privilège groupe -un d'un il.a,

des problèmes,
trop dans de petit le nombre type de

vérification
d'individus travail comme avec

des données
parrapport celui ses que

l'ensemble faisions

nous

à Noyant,

relent

méthode

policière

indica-

teurs

et ses interrogatoires. de chercher

Force

est de rappeler

ici que c'est

à l'-

ethnologue seignements.

et non à l'ethnographié

de lui apporter

les ren-

16

introduction

Installés les corons et pendant directement et

d'abord une année, avec à

au

bourg, nos

pendant

cinq contacts

semaines, ont plus de avec pu se

puis
faire

dans
aiavec

premiers

sément les

les l'aide

Noyantais des

; beaucoup

lentement Noyant la

rapatriés

grâce en ce

personnages-clés les rencontres qui

: l'asfales au-

sistante mille

sociale rapatriée

qui

concerne

première toutes

connue,

rencontre l'assistante par mois, et sans des

décisive sociale le médecin

a entraîné

tres

; le médecin
deux fois

et

pour pour

les consultations les accouchements
le domaine

de au
de

nourrissons

domicile;
l'école. des Il

les instituteurs
est certain que bien

institutrices leur perception

pour
et

tout leur

compréhension
être faites.

problèmes

à étudier,

observations

n'auraientpu

Nous lettre nions nous à chaque une

nous

sommes

présentés dans laquelle avec et que

à

la nous ses nous

population avons problèmes souhaitions

de expliqué

Noyant, que

par nous

une ve-

famille, étude dans sur les

faire habitions

Noyant

particuliers, rencontrer savait-on
y faire.

que cha-

corons

cune
gros)

d'elles
qui nous

au cours
étions

de notre
(à peu

séjour.
ce

Ainsi
que nous

à

Noyant,
venions

(en

près),

Ne servation un ne res chez choix se en

cherchant

pas nous

à

faire

une pas

monographie "tout" noté. risque des Pour

de

village,

ni c'est

d'obfaire si elle

intensive, dans

n'avons mais

Observer, d'être

l'observation, que feront d'assembler jamais

celle-ci

limitée qui tels idée de avec permette à la

contente tas ne

pêle-mêle un édifice. Noyant un et cadre

éléments, avoir une

despierlaculture legroupe deguifois des nous l'hé-

les

enfants nous

rapatriés avons

de

de de qui

leurs

relations qui compte travers que

récepteur, der

construit nos

travail tienne à

systématiquement culturels les

observations, et et du des

traits pourrions

pertinents percevoir,

techniques

lesquelles représente

facteur

fondamental

térogénéité en général

dans pas

la population
les études

noyantaise
--

problème
de type

qui ne

se pose

dans

ethnographiques

"classique".

Nous quels leur nous avons

avons

suivi ce

les qui

schémas relève

connus des

du

découpage

culturel

aux-

ajouté c'est-à-dire

situations

de

contact

ou de

résultat,

l'observation:

-

des techniques

du corps:

gestes

du repas,

gestes

de

la

préparation

des repas, l'enfant:

manières

de manger;

obstétrique le portage

et naissance
du bébé, le

la mère et
berceau, la

la succion,

le sevrage,

introduction

17

jeu

des

tout-petits, la propreté 1 la

le

sommeil,

les

soins du

du

corps,

les

marques

d'af-

fection, geste du

1 les marche

positions (1)

repos,

l'accroupissement

1 le

salut

- l'enfant
responsabili

à la maison:
tés) 1 cuisine

mobilier
et

1 vêtement

tâches

ménagères

(aide et

nourriture

-

le la

vêtement langue le passé

l'histoire, la religion.

Tous tion. naire Ensemble personnel

points de

qui

relèvent appris au au

de

l'observation et à mesure jours. et Il

et

de

la

conversaquestionpas, rémais

détails se une

fur

duséjour, ne s'agit

qui

remplit moisson

fil

des

pétons-le, des faits

d'avoir et lent

abondante

désordonnée au cours

d'éléments,

observations 1 plus lent qui, fait

significatifs certes

ramassés avions

d'un
notre Mais

travail

parfois naire eût

que si nous

soumis répondu. la

question-

aux sans

intéressés aucun doute son fait

peut-être, manquer de

y auraient tout ce que ce

il nous
courante

conversation n'est

apporte ble et

avec qui qui le

ensemble le quotidien pas

banalités, et peut-être les

tout

qui

pas quantifiadechacun, bien entendu,

aussi

l'originalité faut,

détails rapporter

n'entrent plus

dans

questions

etqu'il

fidèlement

possible.

Un main, voire où où à la

avantage froide où

indéniable distance l'on finit aux du

de

cette

méthode

est

son

caractère la se

hu-

questionnaire par vous parler aux

fai t place sans trop

confiance, surveiller, où les

l'amitié, se qui laisse

l'on

aller

souvenirs, dans vont à une

joies

etaux

rancoeurs, arrivée

enfants maintenant

disparaissaient à vos côtés puis

chambre

à votre

restent

leurs

occupations

ordinaires.

Au maisons des

début corons,

de

notre était

séjour, seule

la

cuisine,

pièce
(la pièce

principale

des

nous

accessible

d'à côté,

la

1 - Nous n'avons in Sociologie et logie

fait que suivre Anthropologie, 1950, pp.

M. Mauss, cf. Paris: P.U.F. 365-386.

"Les

techniques

du

corps"

,

C'Bibliothèque

de Socio-

Contemporaine"),

18

introduction

chambre, grenier me

étant et la le

plutôt pièce soir

la

pièce

commune restant Il faut

à soit

l'ensemble inhabités,

de

la

famille

; le
comté ou

mansardée seulement).

soit utilisés familiari

chambres des à

être

en

grande

avoir pièce

obligations

professionnelles

pour
et

aller

naturellement

d'une

l'autre

; seuls

le

médecin

parfois

- mais
que,
il

pas

toujours

un

l'assistante d'une
des

sociale nous

le peuvent. pas

Il est bien allés
C'est

évident

même de
t

au bout
chacun
r

année,
vingt

ne sommes

dans

toutes

les pièces
fallai

cent

foyers

rapatriés.

pourquoi

amene

cèrtain nous

nombre

de questions

sur les éléments

que l'observation

ne pouvait

fournir.

Pourtant question être une sur la

une

certaine ou effet, de

prudence non, la par

était exemple,

nécessaire:
d'un du d'une téléviseur Centre

la simple
pouvait

possession En

maladresse. aux à rapatriés le

réglementation des objets

d'Accueilincatégorie

terdisait (machine matérielle que ser ceux

posséder voiture, avec

certaine

laver en

linge,

téléviseur), l'esprit ne ce toit, le qui dans la de

preuves l'hébergement. pas donné grenier.

d'une
C'est

aisance
ainsi po-

contradiction avaient non pas des à

qui

téléviseurs l'extérieur, sous le

disaient aurait le

et faisaient

l'antenne des

une
On

meilleure
avait soin

réception de bien

images,

mais

calfeutrer l'appareil. pas cette

avec

d'épais doute

rideaux

fenêtre du

de la pièce
Centre

où se

trouvait n'était-elle ne

Sans

l'administration

d'Accueiln'-

dupe.

Mais

dans
elle

la
ne

mesure
réagissait



aucun
pas.

signe

extérieur
du-

dévoilait

présence,

Cette

situation

ra jusqu'au venait tenne

jour où un rapatrié un téléviseur

(un Indien se rebella.

marié

à une

Indienne)

qui

d'acheter

Il ne voulut

pas cacher l'anIlrefusa, larevenLe 23 qui le

et la fit mettre toute

sur le toit. une série humaine

Il fut sommé del'enlever. dans lesquelles une large

ce qui déclencha dication
ju~-i965 voulaient une sur

de discussions

de la dignité néanmoins,
à les avoir toi ts un des

des rapatriés d'Accueil
et les

prit

part.

le Centre
téléviseur corons.

autorisait
antennes

les rapatriés alors

sortirent

une à

Parallèlement
mes servie de techniques

à ces conversations-observations,
d'enquêtes nous de la avons vie sa aux plus élaborées. eu le Ayant

nous nous
dans

somdes de le

Utilisées souci, été

situations laisser médecin au et

privilégiées, déroulement l'assistante

toujours normalité.

néanmoins, invitée par

sociale

consultations

de nourrissons,

nous

introduction

19

avons

pu

inclure : elles

dans

leurs

propres

questions

quelques

demandes

supplédes tout, du nuocmam '

mentaires petits (saumure (questions pas notés et

relev~ient, exemple, ?", "à "à

pourl'ensemble, quel quel âge âge il essayons âge nos d'une

de l'alimentation à manger

comme de

par

commence-t-il mange-t-il l'avouer, nous

poisson) bien

avec des
car ces notre à

baguettes?
faits ne sont

"

embarrassantes, les parents: à quel à se

faut de

par de

rappeler ont commencé

propreexpémanger couteau; seuls sou-

rience à la

situer puis plus

enfants

cuiller, encore

servir

fourchette, que dans

puisd'un les

venirs

estompés

quand

on sait

familles

rapatriées

la moyenne preté"

des enfants l'enfant

est de six! sur le pot

ou des questions ?, etc.

portant

sur la pro-

: met-on

Nous élaboré
son âge, tache à notre usage

reportions avec
du

ces réponses des éléments

tout de sui te dans un ques tionnaire que l'assistantesociale
mais aussi le

à l'avance
et celui

notaitpour
pOids-

médecin nous

(nourriture, avons ajouté gène

rapport

éléments

auxquels sans

quelques
apparaisse

observations
de la part des

sur la
mamans

mongolique), encontre.

qu'aucune

2 - Les

questionnaires

et

l'utilisation

des

techniques

de

la

psychologie

Nous l'observation. près d'un de d'un groupe petit

l'avons Cependant, nombre

dit,

notre celle-ci

méthode suffisante devient l'est celui

d'enquête
et

privilégiée
aisée

a été
au-

relativement

de

familles, comme cas,

insuffisante des enfants un

lorsqu'ils'agit et adolescents il s'avère

assez Dans

nombreux certains

Noyant.

avant

d'approfondir

point,

nécessaire veut, rapport quels comme

d'avoir cela

une vue d'ensemble a été notre problème

de ce que essentiel,

l'on

cherche.

Orsi

l'on par

situer

les enfants

à leur milieu sont

d'origine,

ou par rapport

aumilieud'accueil,voir ceux de l'as siil nous est

les mécanismes ainsi que

de l'intégration

et peut-être

milation, apparu

la réaction

de la population

enfantine,

nécessaire

d'ajouterà

l~observationd'autres

techniquesd'enquêtes.

a

-

Les

techniques

de la psychologie

Bien qu'il est partie

que

le

sociologue de sa

sache société

qu'un etqu'il

individu

n'existe

passeul, condition-

prenante

est largement

20



par

elle, et

nous

avons

pensé

que

la

psychologie dans nous la

de

l'enfant, de sinon

discipline problèmes

adul te éventuels

éprouvée, des enfants

pouvai et

t nous qu'elle

guider pouvait

recherche

permettre

de mettre des problèen la

au jour des sentiments mes latents. Nous

profonds, tout que

du moins

révéler

peut-être de notre

sommes

à fait consciente la psychologie

hérésie

matière,
présence essayées tenté Test) but

puisque
de

l'on sait

ne doit
techniques,

être utilisée qu'en
nous faire, les nous avons avons

problèmes, d'enfants deux Noire

précisément. apparamment projectifs, en les

Or ces
sains. le

auprès d'utiliser et le Patte

Pour ce
T.A.T. en

tests (1)

(Thematic quelque

Aperception

détournant

sorte

de leur

premier.

En ru qu'aucun

ce

qui

concerne ne se

le

T.A.T.,

il dans avec

nous les leur

est images

immédiatement qu'on lui

appaprésen-

enfant

projetterait aucun ni rapport

tait. menaient

Celles-ci ni

n'ayant

mentalité (2).

collectiven'a-

commentaire

réaction

affective

Le Nous ont que l'avons toujours deux

Patte fait gardé

Noire passer la

semblait, à dix-huit par le

par

contre,

mieux de neuf

adapté et dix

aux

enfants. Elles

fillettes rapport aux

ans.

distance

dessins. ou

Pour

ne prendre

exemples

marquants,

complexe

d'intrusion

d'identification

parentale
nous avons

n'ont
vues.

jamais
Mais

été révélés
--

tout

au moins

chez

les enfants
dans la

que
les moy-

le

complexe où la

d'intrusion
vie collective

a-t-il
est

un sens
etoù

familles

non-occidentales,

intense

enne

des enfants
être

par

famille

est de six?
les

Et

l'identification ne "marchaient" animaux ?

parentale

pouvait-elle le test,

révélée ne

lorsque

enfants jamais

pas

avec

c'est-à-dire

s'identifiaient

aux

1 - L. Corman, Le test P.N. Une dynamique nouvelle de la projection, Paris: P.U.F., 1964, 324 p. Il consiste en la présentation de 16planches. Celles-ci représentent des scènes de la vie "humanoide" d'une famille (père-mère-trois enfants) cochon, dont l'un a comme sa mère une tache noire sur une fesse.
2 - Nous sages. avons Mais on bien ne essayé s'improvise de redessiner pas d'autres de scènes, tests! Il d'autres eût non payseu-

fabriquants

lement fallu redéfinir notre travail mais se particulièrement bien les mentalités tienne, nisation, tamoule, les l'histoire de mais la métissages... aussi

introduire une équipe qui connaisviêtnamienne, cambodgienne, laofrançaise et de ladécolole dessin.

colonisation

introduction

21

b

- Les

questionnaires

Nous tes quel sans lieu, susciter on

avons au

mentionné départ pas la

la

difficulté

d'enquêter COmme avec

auprès dans les

des

adul-

méfiance. les aisé, aux

A Noyant, comme leur épreuves

n'importe adultes. Le

n'enquête pas

avec plus

enfants mais

contact général

n'est moins

forcément ni

susceptibilité (dans le casde

est en
Noyant)

à vif,

soumise

mêmes

que

celle

de leurs

aînés.
le

Si dans
carnet pu,

nos entretiens
et le crayon le

avec

les
moins

adul tes

nous

n'avons phone), l'école, à

jamais nous poser

utilisé avons par de par

(encore

le magnétoque fournit

contre

dans aux

cadre

privilégié des questions

questionnaires leur vie ou à à la

enfants,

relatives

l'organisation à leurs

maison, faire par

à leur
composer

opinion
de

sur leursituarédactions

tion,
ou des

souhaits sur des

leur

courtes

dessins

thèmes

choisis

nous-mêmes.

Sans une nir, Nous bonne nous avons

doute,

ce

procédé et fait

n'a-t-il méticuleuse. consciente, ainsi

pas

les Il des

qualités

derigueur nous

d'four-

observation en vu sommes dans des en

longue tout les à

peut

seulement

informations

globales. certitudes enpar

réponses

obtenues,

non pas
à toute une

des

définitives fantine des

sur

points

donnés, de

généralisables contact, mais

population montrée

immigrée,

situation de Noyant.

tendance

groupes

d'enfants

N'ayant et de type

pas

cherché nous

à

faire

une monographie d'autant

enfantine plus de

exhaustive difficultés

"classique",

avons

rencontré

que nous guider.

n'avions Nous

pas

à notre

disposition bien sûr,

de travaux

semblables

pour nous

avons

eu recours,

aux monographies Villàge
permis les

exemplaires: qui

Middletown,
nous de ontaidée faire le

Nouville,
dans notre tour celles est le des

Vienne-sur-le-Rhône,
démarche et nOliSont

in the Vaucluse,
de sérier et les

problèmes, d'dénous

questions touchaient de

concernant aux

enfants Le

par

là-même que nous que

appréhender crivons ici

qui

mères.

cheminement tâtonnements

résultat

réflexions

et de
surplace

avons

essayé

d'ordonner

et de systématiser

pendant

la première

22

introduction

moitié
nées.

de notre
Si nous des (les

séjour,
pu

afin

de recueillir
les

un ensemble
de la

cohérent
psychologie

de donafin

n'avons éléments

utiliser

techniques

d'acquérir sociologie d'une moitié plus grande de grande

complémentaires, par

quelques-unes
exemple) (1) nous

empruntées
ont par contre la

à la
été

questionnaires, On les

utilité. travail. place à la

retrouvera notre de

essentiellement souci majeur

dans a été

seconde

ce

Cependant, méthode

de

laisser
parti

la
ci-

l'ethnographie,

l'observation

pante.

1 - On nous pardonnera d'ailleurs d'avoir souvent présenté leurs résultats non seulement en chiffres réels, mais sous forme de courbes et de pourcentages. Ces derniers pourront paraître un abus de notre part, puisque la plupart du temps, les questionnaires touchaient moins d'une centaine d'enfants. Mais pour des questions de commodité et de clarté dans la présentation, il nous a semblé préférable de traduire ainsi lesrésultats obtenus.

CHAPITRE I

ELEMENTS DE DEMOGRAPHIE

Comme nous lation actuelle

l' avons

dit,

l'importance

des

enfants

dans la popuest grande. de la populaessayer de re-

de Noyant,

essentiellement numériques juin dans

A l'aide
tion placer

de quelques à la population

données date

1965

chez les rapatriés, qui sont celles

de Noyant cette

du 1er enfantine

-

nous allons
noyantais.

l'ensemble les et deux la

Nous considèrerons antaise
C'est tement

séparément les autochtones,

communautés rapatriée

-

la noy-

proprement
refléter

dite,

d'Indochine.
parfai-

un état

de fait:

les deux populations

demeurent

distinctes.

I LA COMMUNAUTE NOYANTAISE

-

1

PYRAMIDE

DES

AGES

Une noyantaise

brève

comparaison d'écart,

des nous

pyramides confirme

des

âges

de

la du

population village du

à un

siècle

l'évolution

point de vue démographique

mais

tout

aussi

bien

économique que social

(1).

1 - Quelques tableaux de Pierre-Jean Simon,

et figures sont communs à cet ouvrage Rapatriés d'Indochine, op. cit.

et à celui

H ii_IS 1'-90 Il -15 6b./0 ".6S 5'.w 51.55 46.50 41.45 36.40 31.3S ((.~o l,. !-S 16.to
Il.15

F

, .,.
0-5
~ $ ~ " ~ M NUb d
~ 5

5

10

15 lo

tS 30 35 40 45 50

oS 60

PYRAMIDE

DES

AGES

DE LA POPULATION

NOYANTAISE

EN 1851

H 91. ~j

F

Yb .'0 ~U~ J~.10 l' .15 .10 b' _ 65 " ~,.
51.55
4'- 50 41.45 31,.40 ~d5 H.30 tl. t5 l'. J.o
1\.15 (;.10 0.5

'0

40 M 30 1.5 10 /i

10 5

5 10 151.015 ~ * 40

PYRAMIDE

DES

AGES

DE LA POPULATION

NOYANTAISE

EN

1965

26

démographie

Elevée a décru pulation

du temps

de l'exploitation au moment continuait originale.

minière,

la population des mines,

jeune et adulte alors que la poCette évolution du dépar une
en-

brutalement paysanne n'est pas

de la fermeture sa diminution Elle

progressive. parmi

à Noyant peuplement
pyramide

est un exemple se traduit
dans

d'autres en 1965

des campagnes.
des âges de forme

Celui-ci
cylindrique

à Noyant
laquelle

les populations

fantine, lentes.

adolescente,

adulte,

âgée,

sont,

en gros, numériquement

équiva-

2 - REPARTITION PAR CLASSES

DES

ENFANTS

ET ADOLESCENTS D'HABITATION

NOYANTAIS

D'AGES

ET LIEUX

Garçons Ages 0- 5 6-10 11-15 16-20 Total Bourg 10 11 17 11 49 Corons 3 2 3 4 12
Campagne

Filles T 16 20 26 26 88 Bourg 6 14 19 12 51 Corons 1 5 1 3 10
Campagne

T 11 31 29 25 96

3 7 6 11 27

4 12 9 10 35

Les non-scolarisables, un peu plus de

adolescents 15%. la moitié, Les

forment

30%

de

cette

population, d'âges

les
6-10

enfants et 11-15)

scolarisables environ.

(classes

55%

3 - COMPOSITION

DES

MENAGES

DANS

LA POPULATION

NOYANTAISE

Le dû au grand ou

taux nombre

relativement de , ménages de

faible composés couples

des soit âgés.

enfants de

par

famille âgées

(0,8)

est

personnes

seules

(veufs position

veuves) suivante:

soit

Ce qui en fait donne

la com-

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