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Mon conservatoire côté cour

De
230 pages
Ce livre retrace les dix longues années d'études au Conservatoire National des Arts et Métiers, le CNAM. Cette institution emblématique représente l'ultime chance pour lui et pour tous ceux que la vie a laissés au bord du chemin. Pour atteindre le Saint Graal, la route est parsemée d'embuches et beaucoup trop trébuchent. Le candidat au diplôme doit faire preuve de persévérance, surtout s'il n'a pas le niveau minimum requis. Autodidacte, il est constamment à la merci du découragement du doute dû à ses lacunes, autant d'obstacles à sa réussite.
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Henri Ostrowiecki Mon Conservatoire côté cour
Préface de Christophe Dejours
©L’Harmattan, 20165-7, rue de l’École Polytechnique –75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’éditeur ou de ses ayants droit.
ISBN : 978-2-336-30846-3 EAN : 9782336308463
Mon Conservatoire côté cour
Encres de vie
Collection dirigée par Annemarie Trekker
Cette collection a pour objectif de publier des textes littéraires à caractère autobiographique sous forme de récit (de vie), d’autofiction ou de roman personnel, ainsi que des témoignages et des écrits restituant et/ou mettant en scène la mémoire collective.
Dans la même collection :
Agathe Gosse,À la source de mes mots, le fleuve Congo,2014.
Marie Fizaine,Le goût de la terre,2014.
Anne Lauwers,Les couleurs de la musique, 2014.
Jean-Paul Procureur,Alesia, Lettre ouverte à ma mère, 2014.
Nelly Laurent,La rue des Songes ou les rêves d’une métamorphose, 2014.
Christian Leray,Amor do MarAmour de la Mer, 2015.
Michèle-Baj Strobel,D’Orient et d’ailleurs. Ateliers des voyages, 2015.
Laurence Leguay,Lettre à l’absent, 2015.
Bernadette Feroumont,Accompagner la vie jusque-là. Récits de volontaires en soins palliatifs, 2015.
Jean-Pierre Outers,Un Voyage à l’envers, 2015.
Rachel Santerne,Les jours qui précédaient sa disparition, 2016.
Annemarie Trekker,Les maisons de pierre, 2016.
Marie Fizaine,Exode 1940. De la Gaume à la Bourgogne, 2016.
Bernarde Rousseaux,La mesure du neutre, 2016.
Vander Straeten Jean-Pierre,Chronique d’un étudiant à Louvain au temps duWalen buiten, 2016
Henri Ostrowiecki
Mon Conservatoire côté cour
Préface de Christophe Dejours
Collection : Encres de vie
DU MÊME AUTEUR
La demi-douce,Les Éditions des Rosiers, mars 2011
«Dans tous les pays où il y a une cour, les arts mécaniques sont avilis ; il y existe une classe dont l’immoralité privilégiée croirait se déshonorer en les cultivant alors même que le despote les favorise, sa protection flétrissante établit une démarcation politique entre l’utile artisan qui enrichit son pays et le satrape insolent qui le dévore.»
Henri Grégoire 29 septembre 1794.
Alice, sans toi, ce diplôme n’aurait été qu’un rêve.
REMERCIEMENTS
Ce livre a bénéficié de rencontres, d’échanges et de discussions avec une petite vingtaine de personnes. Toutes, à des degrés divers ont droit ma profonde reconnaissance. À commencer par Katy, ma femme. Elle a joué un rôle essentiel d’aiguillon tout au long de ce parcours, en m’offrant affection et savoir-faire, conditions indispensables à sa réalisation. Bernard Lehembre, mon ami, par ces conseils avisés, m’a accompagné depuis le début de cette belle aventure jusqu’au point final. Juliette Raoul-Duval, m’a écouté, guidé au sein du Conservatoire en me présentant Lise Cloître du service des archives, Frédérique Desvergnes de la photothèque, Alain Mercier, historien, Laurent Pieuchot et Hervé Moineau, chacun à sa façon a su répondre à mes diverses demandes. D’autres comme Christiane Bonnelle, Bernard Hocheid, Viviane Glickman, Benjamin Prémel, Hélène Monneret, Alice Chanlancet, Danièle Chambionnat, Jacques Pierrin et Renaud du Tertre,m’ont encouragé, conseillé, accueilli, qu’ils en soient tous remerciés. Mes excuses à ceux que j’aurais involontairement oubliés. Enfin, merci à Jean-Louis Leibovitch d’avoir traduit une simple idée en projet de couverture.
PRÉFACE
Le livre d’Henri Ostrowiecki se lit comme un roman où se révèlent le courage et la détermination d’un homme dont l’image ne correspond pas à celle que la littérature donne des héros. La dimension dramatique de son itinéraire se joue tout entière dans l’ombre de la société et pourraitmême aujourd’hui passer pour une figure de l’anti-héros. Ce qui fascine notre époque ce sont ces jeunes gens qui en quelques brèves années, deviennent les virtuoses d’une technique dont ils usent pour défier les grandes puissances (« hackers ») ou pour faire d’immenses fortunes («start-up »). L’action qui se joue avant l’explosion cybernétique, se situe dans les années 1960-1970. Et c’est sans doute l’un des intérêts de ce livre que de faire, par prétérition, la chronique d’une époque brutalement révolue, dont le Conservatoire national des Arts et métiers (CNAM) a été un fleuron. Une histoire des rapports entre le travail, la technique, les études et la société que l’on honorait jusqu’au sommet de l’État, comme le montre la séquence du livre où Henri Ostrowiecki raconte avec tellement d’humour la visite au CNAM de ValéryGiscard d’Estaing, alors Président de la République, pour parrainer la cinquante-et-unième promotion d’ingénieurs du Conservatoire.
Et il est bien vrai que pendant des décennies les ingénieurs du CNAM ont marqué le paysage industriel de la France, en raison, précisément, de leur formation exceptionnelle, en ceci qu’elle était l’exact opposé de celle que l’on délivrait et que l’on continue à délivrer dans les Grandes Écoles pour former les « élites de la nation ». De facto le CNAM a pendant une bonne partie du XXe siècle formé une anti-élite qui a rendu d’immenses services aux différentes activités industrielles du pays. Modestes, doués d’une capacité de travail hors du commun, loyaux, endurants, ils étaient des ingénieurs de production extrêmement compétents. Ces qualités, elles se forgeaient par un parcours très dur accompli par des hommes qui commençaient leurs études alors qu’ils étaient ouvriers et devaient le rester pour
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