Que faire après un bac ES

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Après un bac ES, peut-on faire autre chose que des études économiques ? Les ES ont-ils une chance d’intégrer une grande école ? Quels DUT ou BTS pour les ES ? Pour les études de droit, faut-il obligatoirement passer par la fac ? Un IEP après le bac ES : possible ou impossible ?
Toutes les réponses à ces questions et bien d’autres pour vous aider à choisir le métier qui vous correspond et à vous orienter vers la formation la plus adaptée.
Bruno Magliulo est un spécialiste des problématiques d’orientation. Il a été professeur agrégé dans le secondaire et le supérieur, puis inspecteur de L’Éducation nationale, et enfin responsable du service de formation continue de l’académie de Paris. Il est l’auteur de nombreux ouvrages pour les lycéens et étudiants sur les poursuites d’études et anime le blog de l'orientation htto://conseildeclasse.letudiant.fr.
Licence : Tous droits réservés
Nombre de pages : 47
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© l’Etudiant 2013
23, rue de Châteaudun, 75308 Paris cedex 09
Dépôt légal : février 2013
EAN 978-2-8176-0257-8
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo
Pour réussir, il faut être autonome
7 - Comment s’organisent les cours à la fac ?
Une bi-licence, c’est quoi ?
La bi-licence n’est pas une licence pluridisciplinaire
Premier vœu : l’école de commerce sur concours
Des études encadrées ou plus ouvertes ?
11 - En quoi consistent les études universitaires en sciences humaines et sociales (SHS) ?
4 - Le redoublement volontaire en fin de première, un choix judicieux ?
Le redoublement ne marche pas à tous les coups !
10 - À la fac, faut-il choisir AES ou économie-gestion ?
Quand l’entrée dans le supérieur se fait sur concours
Une année à l’étranger, pour quoi faire ?
5 - Partir un an à l’étranger après le bac, une bonne idée ?
6 - Comment financer mes études ?
Une scolarité plus ou moins coûteuse
Tenir compte de son projet d’études supérieures
Six semestres pour un premier cycle de licence
Travail, bourses, emprunts : ce qu’il faut savoir
Couverture Titre Copyright Sommaire Introduction Avant-propos
1 - Le site admission-postbac.fr, comment ça marche ?
Quel est le calendrier ?
Les instituts des métiers du notariat (IMN)
Un principe de base : un redoublement ne peut pas être imposé en fin de première
Quand l’entrée dans le supérieur se fait sur dossier
Un échec en fin de première année
Comment choisir sa classe prépa ?
De bac+1 à bac+5
À chaque GE, son niveau de recrutement
9 - Pour les études de droit, faut-il passer par la fac ?
Les universités en ont le quasi-monopole
Mais il existe aussi des formations courtes professionnalisantes
Une sortie à niveau bac+4/5 au minimum
17 - Qu’est-ce qu’une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) ?
Un principe à la fac : une professionnalisation progressive
Divers formats d’enseignements
L’évaluation des étudiants
Un autre modèle : celui de la double licence
Un profil « double compétence »
8 - Une licence bidisciplinaire, est-ce mieux qu’une licence tout court ?
Des écoles aux statuts différents
D’autres critères de choix
Il y en a pour (presque) tous les goûts
Un programme proche de celui du lycée
De bons résultats pour les bacheliers ES
20 - Comment me réorienter en cas d’échec en prépa ?
Une sélection plus ou moins sévère à l’entrée
Du sport scolaire de haut niveau
Un sas de transition entre le lycée et le supérieur
Prépa économique et commerciale, option économique : quasi une chasse gardée
19 - Existe-t-il des classes prépas réservées aux bacheliers ES ?
Qu’apprend-on en SHS ?
14 - Puis-je me réorienter si l’université ne me convient pas ?
12 - Quelle est la différence entre LEA et LLCE ?
Des filières qui réussissent bien aux bacheliers ES
Une ou plusieurs langues ?
Économie-gestion, une filière plus pointue
AES, une filière pluridisciplinaire sur mesure
Des établissements sélectifs à l’entrée
Un échec en fin de deuxième année
Ces écoles ne sont pas toutes « de commerce »
21 - Un IEP après le bac ES : possible ou impossible ?
Une formation d’excellence…
Un échec dans les premières semaines
18 - Comment choisir une école de commerce ?
Bifurquer en fin de L2
15 - Comment intégrer les filières sélectives ?
Un principe : plus de candidats que de places
Une spécialisation progressive
2 - Comment construire mon projet professionnel ?
Parcours professionnel ou généraliste ?
D’autres filières pour travailler dans le sport
16 - Les bacheliers ES ont-ils une chance d’intégrer une grande école ?
Les SHS et l’emploi
Qu’apprend-on dans une grande école ?
Une approche littéraire ou pragmatique ?
Se réorienter en cours de première année
Que faire après la L3 ?
Quelles perspectives professionnelles ?
Une licence multiforme
13 - Quels sont les débouchés en STAPS ?
Les modalités de sélection
Qui est concerné ?
Les différentes voies de l’économie
Sommaire
S’ouvrir à d’autres horizons
3 - Après un bac ES, puis-je faire autre chose que des études économiques ?
Des vœux adaptés au bon projet
Études supérieures courtes ou longues ?
… Et très sélective
Comment préparer les concours d’entrée ?
22 - Comment fonctionnent les concours communs ?
Commun mais pas tout à fait identique
Comment les écoles font-elles leurs choix parmi les candidats ?
Les concours communs niveau bac
À Combien de concours faut-il se présenter ?
23 - Quels DUT ou BTS pour les bacheliers ES ?
DUT et BTS, quelles différences ?
Quels DUT ou STS après le bac ES ?
Et après le BTS ou le DUT ?
24 - À quoi servent les classes de mise à niveau (MAN) pour les BTS ?
Pour qui ces classes sont-elles faites ?
Comment fonctionnent-elles ?
Une sélection en deux temps
25 - Existe-t-il des formations en alternance pour les bacheliers ES ?
Qu’est-ce qu’une formation en alternance ? Qui dit formation en alternance, dit contrat de travail Avantages et contreparties : à vous de juger Index
Introduction
Les guides de l’Etudiant répondent à vos questions sur l’orientation. À partir d’une méthode simple : vous écouter. Vous le constaterez aisément, les questions qui structurent ce livre sont les vôtres. Nous les avons collectées au cours des conférences organisées sur ce thème lors de nos divers Salons, partout en France, et dans les forums ouverts surwww.letudiant.fr. Pour y répondre, nous nous sommes appuyés sur l’expérience d’enseignants, de responsables de formation, mais aussi sur les témoignages d’étudiants ou de professionnels. Pour vous guider au mieux, nous avons complété le texte de repères utiles : les principaux points à retenir, des références à d’autres publications, des liens Internet… Dans un même ouvrage sont ainsi rassemblés tous les ingrédients qui vont vous permettre d’amorcer votre réflexion. Parallèlement à cette lecture, vous pouvez suivre sur www.letudiant.frles dernières évolutions des filières ou des métiers qui vous intéressent. Nous vous invitons en outre à vous abonner à sa lettre d’information hebdomadaire (gratuite) : elle vous signalera nos nouveautés et vous alertera sur les étapes clés de l’orientation. Ce suivi est fondamental. Vous le savez : bien
enseignement supérieur est d’une redoutable complexité. Parce que la richesse des filières demeure, pour beaucoup, un trésor caché. Parce que la puissance des représentations est parfois terrifiante et qu’elle stérilise l’imagination. Ce livre est donc une porte d’entrée. À vous d’enrichir votre projet en rencontrant des étudiants et des responsables de formation, dans leurs établissements ou lors des manifestations qui ponctuent l’année – l’Etudiant en organise plus de 60 sur l’ensemble du territoire. À vous de piocher dans notre liste d’établissements (plus de 5 000 !) en vous connectant s u rwww.letudiant.fr pour découvrir leurs offres en détail. À vous aussi de confronter vos projets à vos capacités, vos désirs à la réalité, et si ces désirs vous semblent flous ou difficilement formulables, prenez conseil auprès de spécialistes (les nôtres vous aident de manière individualisée à travers notre offre « l’Etudiant Coaching Orientation »). Bonne lecture, et à bientôt !
Emmanuel Davidenkoff Directeur de la rédaction de l’Etudiant
Avant-propos
Chaque année, je donne plusieurs dizaines de conférences sur le thème « Que faire avec un bac ES », dans le cadre de nombreux salons de l‘Etudiant, et dans divers établissements scolaires, publics ou privés, répondant à l’invitation d’enseignants, chefs d’établissements, représentants de parents d’élèves. Par ailleurs, je suis l’administrateur du blog de l’orientation (http://conseilsdeclasse.letudiant.fr), sur lequel les parents d’élèves et les élèves intéressés peuvent trouver des articles sur les débouchés du bac ES, mais aussi sur d’autres thèmes relatifs à l’orientation, et surtout, poser des questions auxquelles je m’efforce de répondre en profondeur. Chaque année, je traite ainsi plus de 5 000 questions diverses, dont une bonne partie concerne la filière ES des lycées et ses débouchés. Ce double positionnement me permet de recenser les questions les plus fréquemment posées par les familles concernant le bac ES et ses débouchés. C’est en me fondant sur ces questions que j’ai construit cet ouvrage, dans le but d’être au plus proche de vos préoccupations en ce domaine. Ce livre est destiné aux élèves et parents d’élèves des classes de première et terminale ES, soucieux de bien préparer leurs choix en matière d’orientation postbac. Il s’adresse également aux familles dont l’enfant est scolarisé en classe de seconde (voire de troisième) qui, pour certaines, se demandent si choisir la filière ES est un bon choix, et sont normalement soucieuses de nourrir leur réflexion par une quête d’informations précises sur cette voie d’études secondaires, et ce que sont ses débouchés. Il devrait également intéresser tous ceux (professeurs, conseillers d’orientation, etc.) qui interviennent auprès des collégiens et lycéens dans le domaine de l’orientation. Si vous souhaitez un approfondissement, ou poser une question ne figurant pas dans ma liste, n’hésitez pas à me contacter sur le blog de l’orientation : http://conseilsdeclasse.letudiant.fr. Je vous y répondrai rapidement et gratuitement.
Bruno Magliulo Inspecteur d’académie honoraire
1 Le site admission-postbac.fr, comment ça marche ?
Tout élève désireux de se faire admettre en première année de l’enseignement supérieur doit, sauf cas particulier, se connecter sur le sitewww.admission-postbac.fr et exprimer ses vœux d’inscription, par ordre de préférence.
QUI EST CONCERNÉ ?
Tous les candidats à l’admission en première année de l’enseignement supérieur en France doivent s’inscrire sur ce site, qu’ils soient dans un lycée public ou privé. Attention : si vous voulez vous inscrire dans un établissement situé à l’étranger, ce portail ne vous est d’aucune utilité. Environ 90% des établissements d’enseignement supérieur sont concernés par cette procédure : vous pourrez accéder à leur liste détaillée en vous connectant sur le site. Sauf cas particulier, les établissements qui ne sont pas concernés sont pour la plupart privés hors contrat ou non reconnus par l’État.
INFOS PLUS Sur le même sujet, lire aussi les questions15,17, 23.
Vous pouvez formuler 36 vœux au maximum. Parmi ceux-ci, vous pouvez émettre 12 vœux au maximum pour chaque grande filière de l’enseignement supérieur : 12 pour les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) – dont 6 au maximum par filière de prépa – 12 pour les universités, 12 pour les IUT et BTS, et 12 pour les autres formations.
QUEL EST LE CALENDRIER ?
Le calendrier n’est pas strictement le même chaque année, mais les opérations s’étalent toujours de début décembre à la fin septembre et se déroulent en cinq phases successives.
La phase d’information
Elle s’étend de la première semaine de décembre à la mi-janvier. Durant cette période, vous avez accès à la liste des établissements concernés par cette procédure, le calendrier détaillé, la façon d’accéder aux dossiers de préinscription, etc.
La phase d’inscription
Elle s’ouvre mi-janvier et s’étale en général jusqu’à mi-mars. Attention à ne pas attendre la dernière minute : vous pourriez avoir du mal à vous connecter ! Durant cette phase, vous avez la possibilité d’indiquer entre 1 et 36 vœux. Notre conseil : si vous avez placé en tête de votre liste des filières sélectives, demandez à entrer dans plusieurs établissements pour une même formation. Autre conseil : si vous mettez en tête de liste une ou plusieurs filières sélectives, placez au moins en dernier vœu une filière moins sélective. À la fin de la phase d’inscription (vers la mi-mars), il n’est plus possible de modifier la liste.
La phase de hiérarchisation des vœux
En revanche, il est possible jusqu’au début du mois de juin de modifier le classement de vos vœux. Bien sûr, il e s t absurde de commencer par placer dans votre liste une filière non sélective, puis des filières sélectives. Attention : durant cette phase, vous devez procéder à la validation de chacun de vos vœux et surtout transmettre les dossiers d’inscription dans les délais signalés.
Les phases d’admission
Tout au long de la période allant de la mi-juin à la mi-juillet, il y a trois phases successives d’admission durant lesquelles vous recevez des réponses à vos candidatures. Vous avez soixante-douze heures pour répondre : si vous ne le faites pas, vous êtes définitivement éliminé. Si vous répondez un « oui définitif », vous acceptez la formation qui vous est proposée (attention car vos autres candidatures s’effacent alors automatiquement !). Si vous répondez un « oui mais », cela signifie que vous acceptez la proposition, mais que vous espérez avoir une formation mieux placée dans votre liste de vœux. Si vous répondez un « non mais », vous refusez la proposition mais vous maintenez votre candidature pour d’éventuels vœux mieux placés (attention car si vous n’obtenez pas de réponse positive sur l’un de vos vœux mieux classés, vous n’aurez rien !). Enfin, si vous répondez « renoncement général », vous renoncez à l’ensemble des candidatures (une réponse qui convient à ceux qui sont admis dans un établissement non concerné par cette procédure).
À retenir
1\ Presque toutes les inscriptions dans le supérieur se font via le site admission-postbac. 2\ Vous pouvez formuler au maximum 36 vœux. 3\ Soyez attentif au calendrier des inscriptions.
La phase de procédure complémentaire
Cette ultime phase ponctue le dispositif. Elle ne concerne que les élèves qui n’ont obtenu aucune réponse positive au cours des phases d’admission précédentes. Dès la fin juin, et jusqu’à la fin septembre, vous pouvez vous porter candidat sur les places restant disponibles dans certains établissements.
À lire aux éditions l’Etudiant : • 100 Questions-réponses pour bien s’orienter ; • Admission postbac, mode d’emploi.
Pour en savoir plus, consulter : www.letudiant.fr/etudes/inscription/admission-postbac-un-pro-repond-a-vos-questions-19534.html; www.admission-postbac.fr/.
2 Comment construire mon projet professionnel ?
Les débouchés du bac ES sont très divers. Tellement que le problème majeur rencontré par les élèves de terminale ES est finalement celui de l’embarras du choix. Résultat : de très nombreux élèves ne sont pas en mesure de formaliser un projet professionnel bien mûri et stable, sur lequel s’appuyer pour choisir leur filière d’études supérieures. Il existe en la matière quelques questions de base, incontournables, que vous avez tout intérêt à vous poser avant de faire vos choix.
ÉTUDES SUPÉRIEURES COURTES OU LONGUES ?
Les études courtes demandent deux ou trois années après le baccalauréat et permettent de s’insérer sur le marché de l’emploi à leur issue. C’est en France le cas des BTS, des DUT, des licences professionnelles, et de centaines d’écoles professionnelles. Les études longues, elles, nécessitent cinq années d’études au moins : c’est la durée minimale pour obtenir un diplôme de grande école, un master professionnel, etc.
Quel niveau de qualification à la sortie ?
Le nombre d’années d’études requises n’est pas la seule différence. C’est certes un critère de distinction, mais le plus important est que le niveau de qualification professionnelle atteint ne sera pas le même. Prenons l’exemple des métiers de la grande distribution : il est possible de s’ypréparer via unBTS ou un DUT commercial, une école de commerce en trois ans, ou via des grandes écoles de commerce en cinq ans. Les études courtes débouchent sur des postes tels que chef de rayon, un poste intermédiaire donc, hiérarchiquement positionné entre les cadres et dirigeants (qui sont généralement passés par des formations longues de type grandes écoles de commerce), et les employés vente en rayon, qui disposent le plus souvent d’un CAP ou d’un bac professionnel commercial.
Réussir à visualiser son avenir professionnel
Ce qui est en jeu, c’est la vision de votre devenir professionnel : dans quel secteur d’activité allez-vous travailler ? À quel niveau de responsabilité ? À quel niveau de revenus pourrez-vous prétendre ? Quelle progression de carrière pourrez-vous escompter ? Bien sûr, la promotion interne (une fois entré dans la vie active) permet aussi parfois d’accéder à certaines professions à haute responsabilité. Mais, dans les faits, seule une toute petite minorité de professionnels bénéficie de telles promotions. De plus, pour nombre de professions réglementées (expert-comptable, avocat, architecte, etc.), il n’est pas possible d’exercer sans être détenteur d’un diplôme professionnel de niveau bac+5 au minimum et jusqu’à bac+8!
Passer du court au long
Sachez cependant qu’il est possible d’atteindre des diplômes de l’enseignement long en commençant par le c o u r t . Chaqueannée, plusieurs milliers d’élèves parvenus à un BTS, un DUT ou un diplôme d’école choisissent de poursuivre leurs études plutôt que d’aller vers le marché de l’emploi. Une bonne part d’entre eux parvient à entrer soit dans une grande école – les « concours parallèles » les dispensant d’avoir à passer par les classes préparatoires – soit en troisième année de licence sur équivalence après avoir fait un bon parcours en STS ou en IUT. Il est donc possible de faire des études longues en commençant par une filière courte… à condition toutefois de réussir la procédure de sélection, ce qui, de fait, réduit le nombre d’élus.
PARCOURS PROFESSIONNEL OU GÉNÉRALISTE ?
Selon que votre projet professionnel est clairement dessiné ou que vous hésitez entre plusieurs secteurs professionnels, vous n’aurez pas la même démarche.
Si vous avez un projet professionnel précis
Si vous êtes quasi certain de ne pas changer d’avis ensuite, vous avez la possibilité d’attaquer votre parcours de formation supérieure en entrant dans une filière immédiatement professionnalisée et bien ciblée. Si, par exemple, vous visez une formation centrée sur les métiers de la gestion comptable et financière, vous pouvez attaquer par des études courtes tels le BTS comptabilité et gestion des organisations, le DUT gestion option finances-comptabilité, la filière qui prépare au DCG (diplôme de comptabilité et gestion), ou au contraire des études plus longues, en vous efforçant d’entrer en première année d’une grande école du secteur comptable et financier à recrutement niveau bac. Dans tous ces cas, vous commencez à vous professionnaliser dès la première année de vos études supérieures.
INFOS PLUS Sur le même sujet, lire aussi les questions15,23.
Mais si vous hésitez encore…
Si vous êtes indécis, vous avez intérêt à commencer par un premier cycle d’études générales, afin de repousser à bac+2 ou bac+3 le moment du choix d’une filière professionnalisée. Vous pouvez entrer en classe préparatoire (deux années d’une formation très générale à l’issue desquelles vous choisirez un deuxième cycle professionnalisé de type grande école), ou entrer en premier cycle licence universitaire (votre admission en filière professionnalisée se fera après deux ou trois ans). Attention, il s’agit toutefois de bien choisir son premier cycle général. Pour vous y aider, appuyez-vous sur votre bilan scolaire et personnel. Choisissez des disciplines que vous aimez et dans lesquelles vous êtes en situation de réussite, et il y a fort à parier que vous trouverez ainsi au cours de ce premier cycle votre projet professionnel.
DES ÉTUDES ENCADRÉES OU PLUS OUVERTES ?
L’échec ou la réussite dans le supérieur est en grande partie lié à votre capacité de travail et à votre manière de vous organiser. Certains étudiants ont besoin d’être encadrés pour apprendre, d’autres s’adaptent très bien, au contraire, au modèle universitaire, qui exige une plus grande autonomie. D’où l’importance de très bien se connaître avant de se lancer.
Des parcours encadrés…
Si vous avez besoin, pour vous investir dans votre travail scolaire, d’un encadrement de tous les instants (effectifs « à taille humaine », contrôle systématique des présences, travaux fréquents et évalués en profondeur, restitution régulière de bilans aux élèves et aux parents, etc.), vous préférerez les classes préparatoires aux grandes écoles, les IUT, les STS et la plupart des écoles.
… ou la liberté de la vie universitaire
Qui dit autonomie dit souvent effectifs de masse, pas ou peu de contrôle des présences, importance des formations optionnelles, construction d’un parcours de formation « à la carte », etc. Ce sont les premiers cycles universitaires qui offrent cette franche liberté, tout particulièrement les deux premières années. Sachez qu’un bon élève peut ne pas avoir le profil « classe préparatoire » parce que l’excès d’encadrement est parfois tel qu’il conduit certains élèves à l’échec. Si vous êtes suffisamment autonome pour bien naviguer en solo, si vous avez besoin qu’on vous laisse d’importantes marges de manœuvre, vous aurez peut-être avantage à privilégier la voie universitaire.
INFOS PLUS Sur le même sujet, lire aussi la question7.
DES VŒUX ADAPTÉS AU BON PROJET
Prenons l’exemple d’un élève qui préfère plutôt se lancer dans des études longues, bien encadrées, dans le domaine du commerce international. Quels sont les choix qui se présentent à lui ?
PREMIER VŒU : L’ÉCOLE DE COMMERCE SUR CONCOURS
La première option qui s’offre à lui est celle d’une grande école de commerce international, à recrutement niveau bac. Une école de ce genre répond à ses trois exigences : un fort encadrement, un parcours long et l’acquisition de compétences pointues. Parmi la trentaine d’écoles de ce type existant en France (sans compter certaines autres situées à l’étranger), il lui reste à déterminer les deux ou trois qu’il va viser en préparant ses concours.
INFOS PLUS Sur le même sujet, lire aussi la question18.
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