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Pour une vie épanouissante, une éducation motivante

De
213 pages
Jacques André centre ici sa réflexion sur la métamotivation que constitue l'accomplissement de soi, finalité éducative essentielle. Pour lui, se réaliser c'est réussir sa vie en la construisant à partir de rencontres marquantes et d'expériences fondatrices. Des extraits de récits de vie authentiques et émouvants, choisis pour leur exemplarité, sont éclairés par des références théoriques et permettent de définir les conditions les plus favorables pour entrer dans le processus de réalisation de soi.
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Jacques ANDRéPour une vie é Panouissante,
une éducation motivante
Essai sur la métamotivation
avec la collaboration d’Anthony POULIQUEN
a près avoir consacré ses ouvrages précédents à l’éducation et à
la pédagogie de la motivation, l’auteur centre ici sa réflexion sur
la métamotivation que constitue l’accomplissement de soi, finalité
éducative essentielle. Pour une vie é Panouissante,Pour lui, se réaliser c’est réussir sa vie en la construisant à partir
de rencontres marquantes et d’expériences fondatrices. c e sont
elles qui nous amènent à donner le meilleur de nous-mêmes. une éducation motivante
d es extraits de récits de vie authentiques et émouvants, choisis
pour leur exemplarité, sont éclairés par des références théoriques et Essai sur la métamotivation
permettent de définir les conditions les plus favorables pour entrer
dans le processus de réalisation de soi.
L’expérience affective personnelle ayant une portée universelle,
il est fort probable que dans certains récits, le lecteur puisse se
retrouver.
Jacques ANDRé a été maître de conférences en
Sciences de l’éducation à l’Université de Poitiers et
chargé de mission à l’IUFM de Poitou-Charentes. Il a
été rédacteur à la revue « Les Cahiers Pédagogiques »
et a connu l’expérience d’entraîneur sportif au
niveau national. Actuellement, il intervient dans
diverses formations professionnelles, celle des enseignants musiciens
essentiellement. Il donne également des conférences auprès d’organismes
et d’associations, celles des parents d’élèves, en particulier. Dans cette
même édition, il a publié deux ouvrages : « éduquer à la motivation,
cette force qui fait réussir » en 2005, et « a l’origine de la réussite,
des parents motivants » en 2009.
Anthony POULIQUEN, son collaborateur, a été directeur de centre
social dans le Finistère et est aujourd’hui formateur pour les CEMEA
(Centre d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active) des Pays
de la Loire. Il donne régulièrement des conférences sur le sport et sur
l’éducation populaire.
isBn : 978-2-343-04033-2
21 €
Pour une vie é Panouissante,
Jacques andr é
une éducation motivante




Pour une vie épanouissante,
une éducation motivante


Essai sur la métamotivation
Jacques ANDRE

avec la collaboration d'Anthony POULIQUEN






Pour une vie épanouissante,
une éducation motivante


Essai sur la métamotivation















Du même auteur


Éduquer à la motivation,
cette force qui fait réussir
Edition l'Harmattan, 2005


A l'origine de la réussite,
des parents motivants
Edition l'Harmattan, 2009



















© L'HARMATTAN, 2014
5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04033-2
EAN : 9782343040332

Remerciements


Ce livre doit son existence à Anthony POULIQUEN,
mon collaborateur. C'est lui qui m'a incité à l'écrire et qui
s'est impliqué activement dans sa réalisation.

Carine GOURSAUD qui a apporté le témoignage
essentiel de mon livre précédent, m'a, elle aussi, fortement
et régulièrement encouragé à publier tout en m'apportant
indirectement sa contribution.

Cet ouvrage est aussi, en partie, celui de ceux et celles
qui y ont écrit. Ils m'ont fait confiance et ont mis en mots
leurs idées et sentiments avec beaucoup de vérité,
d'humilité et d'humanité. Je les tiens en grande estime et
suis heureux que leurs textes figurent dans cet ouvrage.

Les nombreuses personnes qui, à des moments et des
lieux divers en France et en Belgique, m'ont invité, ou
écouté et remercié, ont également influencé cette
publication.

Ma reconnaissance s'adresse également à ma
bellefille Véronique ANDRE qui m'a apporté une aide
précieuse pour la construction et la présentation de cet
écrit.

Enfin, bien sûr, je rends hommage à mes parents et
mes proches et, avec eux, à « mes maîtres » qui m'ont
nourri et fait grandir. Ces derniers, on les verra cités ici et,
particulièrement, Albert JACQUARD à qui je dois
beaucoup, et qui vient de nous quitter en septembre 2013.

A tous, merci !
7
Avant-propos


Ce livre s'adresse à tous, et en particulier, à ceux qui
ont la responsabilité d'éduquer, à savoir : les éducateurs,
enseignants, formateurs, animateurs, entraîneurs,
dirigeants, chefs d'établissements, responsables de groupes
et d'organismes divers...
Au delà de l'autonomie, l'accomplissement de la
personne est la finalité idéale qu'ils ont à viser.
C'est surtout à travers des rencontres marquantes et
des expériences profondes et durables que l'être humain se
développe. Il doit être accompagné sur ce chemin. Quand
il prend conscience de ces influences, il devient davantage
auteur de sa vie.
Cet ouvrage apporte un éclairage sur les principales
voies éducatives qui permettent à chacun de devenir le
meilleur de lui-même dans l'intérêt de tous.
Pour ceux qui désirent aider les autres à se réaliser,
cette lecture est essentielle.
9
Introduction



« Un grand empereur, à la veille de quitter la vie, fit le
compte de ce qu'il devait à son père, à sa mère, à ses
maîtres, à ses amis, aux dieux, et, tout prince qu'il fût, en
tête de ce livre de raison qu'il tenait et où il consignait ses
pensées de maître du monde, il inscrivit ses plus anciennes
dettes, celles dont on finit par n'avoir plus même
conscience, qu'on oublie et ne paie jamais, ses dettes
d'enfant et d'adolescent.
Il nota comme un bon comptable, les exemples, les bontés,
les sourires sans lesquels il ne fût jamais devenu l'homme
qu'il était, Marc Aurèle.
Quand un si grand prince pensait avoir de telles dettes,
quelles sont donc les nôtres ?... »

Jean GUEHENNO, Changer la vie, éd Grasset, 1973.




Dans mes livres précédents, je pars de l'hypothèse que
la motivation est le principal facteur de toute réussite et
que cette énergie psychologique prend naissance et se
développe dans et par des interactions humaines.
Tout au long de notre vie, nous sommes animés par un
besoin puissant, souvent non conscient de conquérir
l'estime des personnes que nous valorisons tout
particulièrement. Nous sommes toujours à la recherche
d'une bonne image de nous-mêmes que nous voulons voir
dans leurs yeux.
11 Si ces référents nous attirent c'est qu'ils sont motivés,
voire passionnés, et qu'ils donnent l'image stimulante du
désir et du plaisir. Par leur seul exemple, ils nous incitent à
nous engager dans l'action ; ils suscitent chez nous le désir
de vivre plus intensément et de nous dépasser.
Si ensuite, ils se comportent en pédagogues qui
respectent, accompagnent et stimulent, notre engagement
perdurera et se canalisera sur certains domaines.
Ainsi, des intérêts que l'on a tendance à croire inscrits
dans notre personnalité, apparaissent et se développent
dans et par la relation humaine.

« Nous sommes le produit de rencontres » disait Albert
JACQUARD.
Cette idée et celle de la citation de Jean GUEHENNO
sont pour moi essentielles. On va les retrouver dans ce
livre que je consacre à la réalisation de soi, finalité même
de l'éducation. L'accomplissement de la personne ne peut
en effet s'effectuer que par des rencontres et expériences
affectives fortes. Pour le montrer, j'ai délibérément choisi
de laisser le plus possible la parole à certaines personnes
d'horizons divers de mon entourage. Elles me semblent
illustrer au mieux ce qu'il est convenu d'appeler « la
réalisation de soi ». Elles sont originales, impliquées dans
ce qu'elles font, curieuses et créatives. Ouvertes aux autres
et au monde, elles donnent l'image du plaisir de vivre, de
découvrir, de s'émerveiller, de communiquer, de se
dépasser et d'aider les autres.

D'une façon générale, je veux contester ici la diffusion
et l'exploitation de certaines représentations sociales qui
réapparaissent actuellement et qui semblent erronées et
dangereuses en matière d'éducation. On entend par
exemple des personnalités politiques affirmer dans les
médias que les comportements déviants seraient dus au
12 déterminisme biologique. Selon leur thèse, on naîtrait
violent, meurtrier, suicidaire, pédophile tout comme on
serait génial de naissance parce que notre père est qualifié
de « génie ».
Or, actuellement, dans la communauté scientifique, le
débat entre l'inné et l'acquis a disparu. On dit que les gènes
interagissent entre eux et avec l'environnement dans lequel
ils évoluent, et qu'on ne peut établir une filiation entre tel
gène et tel caractère. On a également montré que le
cerveau ne cesse de se construire tout au long de la vie au
gré des rencontres, expériences et apprentissages. Quand
un être humain vient au monde, il n'est pas déterminé
quant à ses aptitudes et à sa personnalité. Celles-ci ne
résultent pas de l'infrastructure corporelle comme l'affirme
la thèse héréditariste, mais se développent dans des
interactions avec les autres et l'environnement. Le
développement d'un enfant est une dynamique
permanente.
L'éducation prise dans son sens large, comme friction
de l'individu avec son environnement, apparaît ici comme
fondamentale, alors que dans la conception précédente,
elle ne peut qu'être réduite aux fonctions qui consistent à
instruire, à discipliner, à conditionner, à évaluer et à
sélectionner.

Je souhaite également résister à la pression d'une autre
tendance, constatée par les sociologues, qui concerne
l'individualisme, le narcissisme, le culte du moi et
l'arrivisme à tous les niveaux de la société incarnés par la
formule « tout pour moi, rien pour les autres, après moi le
déluge ». Ainsi, par exemple, des personnes qui ont
socialement réussi en répondant au mieux aux valeurs
dominantes ambiantes de la société : « avoir, pouvoir,
paraître » disent qu'elles ne doivent leur succès qu'à
ellesmêmes, à leur personnalité, à leur force de caractère, à leur
talent ou encore à leur travail personnel. Elles évoquent
13 rarement, voire jamais, leurs rencontres, leurs dettes, tant
elles veulent afficher leur force et être qualifiées
d'exceptionnelles. Certes ces personnes ont de réelles
qualités, mais celles-ci se sont développées à partir de
rencontres riches et d'expériences formatrices ; elles les
ont exploitées, c'est bien, mais elles les ont oubliées.
Je précise que, quand je parle de relations humaines
intervenant dans les réussites, j'exclus ce que l'on appelle
« les relations publiques ». Les résultats obtenus par les
experts en courtisanerie, soumission, conformisme et
manipulation ne présentent pas d'intérêt dans ma réflexion.
Bien plus, dans mon système de valeurs, je les rejette.

Enfin, je m'inscris en faux contre cette tendance
récente qui consiste à négliger le contexte, le passé,
l'avenir pour ne porter attention qu'à « l'ici et
maintenant ». Aujourd'hui, par exemple, politiques et
médias tendent à valoriser l'action ou plutôt l'agitation et la
réactivité. Or, quand on se situe dans cette dynamique, il
est difficile de parler de vie intérieure, de développer une
pensée profonde et de travailler sur soi. Réussir sa vie,
selon moi, c'est être en recherche d'accomplissement ; c'est
se respecter, se construire en permanence. Pour y parvenir,
nous avons besoin des autres et du temps.

Ma réflexion et mon action éducative se situent dans le
cadre de la psychologie humaniste issue d'un mouvement
de psychologues et psychothérapeutes conçu au début des
années soixante aux États-Unis, en Californie, avec comme
principaux auteurs Carl ROGERS et Abraham MASLOW.
Leur option « centrée sur la personne » apparaît alors
humaniste et révolutionnaire en ce sens qu'elle offre
délibérément un modèle positif de l'expérience humaine.
On croit, ici, à l'immense potentiel de l'être humain, à son
éducabilité et à son autodétermination.
14 On pense que de lui-même, l'homme cherche toujours
à croître, à apprendre, à créer, à communiquer, à aimer, à
se dépasser. Plutôt que de chercher à maîtriser l'affectivité,
on l'écoute d'abord et on se centre sur les émotions et les
sentiments à réguler et qui sont des points de départ et
d'arrivée du développement car on considère
l'accomplissement de soi comme une finalité vers laquelle
il faut tendre.
La dimension corporelle et affective est, ici,
essentielle. L'expérience de la douleur ou du plaisir, de la
peur et du désir, influence voire détermine les
comportements ultérieurs et, en particulier, les
apprentissages et les acquisitions. Ces expériences
affectives sont à la base de la réalisation de soi. L'exercice,
l'entraînement, les mises à l'épreuve, les confrontations à
des obstacles sont nécessaires car formateurs.
Expériences et rencontres sont liées, elles interagissent
dans l’accomplissement de soi.

Si dans mes écrits précédents, je considérais surtout la
motivation comme un moyen efficace pour atteindre les
diverses formes de réussite, c'est à la réussite personnelle,
l'accomplissement de soi comme finalité essentielle que je
consacre cette étude.
L'orientation de cet ouvrage est encore éducative et
pédagogique. L'analyse du processus du développement
personnel et de ses caractéristiques, permet de dégager les
conditions et les situations qui favorisent au mieux
l'autoréalisation.

Abraham MASLOW, l'auteur référence sur ce sujet,
distingue deux grandes catégories de besoins à l'origine de
la motivation humaine : ceux qu'il qualifie « de base » tels
les besoins personnels physiologiques et de sécurité ; et les
autres, sociaux, qui concernent l'appartenance au groupe,
15 l'estime de soi et des autres, et les besoins supérieurs ou
méta-besoins relatifs au dépassement.
Si les premiers ont pour objet la recherche de
l'équilibre, les seconds ont pour but le mieux-être, la
recherche de plénitude, l'expression du meilleur de soi.
Les deux catégories de besoins s'articulent ; la
satisfaction des besoins supérieurs ne peut être recherchée
en général que si celle des besoins de base est assez
largement atteinte. Cependant, même dans ce cas, peu
d'individus atteignent ce plus haut niveau.
Qu'est-ce qui permet de dire qu'une personne s'est
réalisée et se réalise ?
Pour débuter le premier chapitre qui vise à proposer
une réponse à cette question, j'ai tenu à relater
l'extraordinaire histoire de vie d'un homme fortement
handicapé à la suite d'un accident, qui aujourd'hui mène
une nouvelle vie qu'il dit trouver « meilleure » que celle
qui précédait le drame.
Nous sommes ici dans des conditions extrêmes ; cette
expérience hors du commun permet de grossir le trait et
ainsi de mieux cerner d'emblée cette notion de réalisation
de soi. Elle illustre aussi on ne peut mieux, la notion de
« résilience », de travail sur soi, et, à partir de là, de
construction de soi.

Quelles sont les qualités de ces personnes que l'on
peut considérer comme « accomplies » ? Elles sont
caractérisées sur le fond par une pensée positive et par une
implication forte dans l'action.
On trouve ces êtres authentiques et congruents. Ils
acceptent les différences des autres. Ils sont lucides sur
eux-mêmes et sur leur entourage, ouverts au monde. Leur
autonomie est manifeste et ils font preuve de créativité.
Ces qualités se sont développées dans et par des
rencontres et expériences fortes. La réalisation de soi n'est
16 possible qu'avec une relation forte à autrui. Tel est le titre
que j'ai choisi pour ce second chapitre.
La relation humaine est en effet à l'origine du
développement de la motivation et de la méta-motivation.
Pour que l'influence de certains soit déterminante dans le ent de la personne, les interactions humaines
doivent répondre à certains critères. Je me réfère ici à des
supports psychologiques théoriques pour les analyser très
brièvement : le processus d'identification, le désir
mimétique et le besoin d'estime. Adoptant une démarche
inductive, je consacre la plus grande partie de ce chapitre à
relater des extraits de récits de vie de personnes diverses
de mon entourage. Leurs propos illustrent les principes
précédents. Ces rencontres ayant été dynamisantes pour
moi, je veux les faire partager au lecteur.

Si « nous sommes le produit de rencontres », on peut
également penser que nous sommes constitués par
l'ensemble de nos actes. L'être humain se fait par ce qu'il
fait.
C'est à la primauté de l'expérience dans le
développement de la personne qu'est consacré ce nouveau
chapitre. L'expérience affective, qui constitue le noyau du
psychisme, exerce une influence énorme sur l'évolution de
l'individu. Quand celui-ci est totalement et profondément
impliqué dans une action, porté par le plaisir, il peut
littéralement se métamorphoser. Si précédemment,
l'origine de la motivation se trouvait dans la relation aux
autres : motivation extrinsèque, ici, elle se situe dans le
plaisir de la pratique même d'une activité : motivation
intrinsèque, comme c'est le cas dans le jeu de l'enfant. Les
deux formes de motivation se conjuguent pour déclencher
et renforcer le désir de satisfaction du besoin supérieur
d'accomplissement.
Dans tous ces cas, l'expérience sensible personnelle
est première ; il faut lui laisser sa place et accorder de la
17 liberté au sujet dans l'acte d'apprendre. Il est également
nécessaire que ce dernier analyse alors ce qu'il vient de
vivre.

Recentrer l'éducation sur la réalisation de soi est
l'objet de ce dernier chapitre. Si l'individu, en interactions
avec son environnement, se construit partout et tout au
long de la vie, diverses instances éducatives sont plus
spécialement concernées par l'aide à apporter à ce projet
d'épanouissement personnel, à savoir la famille, l'école et
le milieu associatif. Il n'est pas question ici d'indiquer à
tous ces acteurs des techniques pour aider à
l’accomplissement de soi, ce serait incohérent. Le but de
cette partie est, à partir des analyses précédentes, de leur
éviter d'empêcher l'accès à la réalisation de soi ; au mieux
de le faciliter, par la proposition de conditions favorables.
A l'école, le conditionnement et le « gavage » sont
ainsi à proscrire, pour privilégier la démarche
expérientielle qui peut susciter le désir et le plaisir
d'apprendre et développer des intérêts culturels.

Il incombe à la famille de s'efforcer de faire vivre les
enfants dans un climat de sécurité, de liberté et de plaisir ;
et cela, autant que faire se peut, dans un contexte de
beauté, bonté et vérité. Avant tout, les parents doivent
donner l'image de la joie de vivre, du dynamisme et de la
recherche de dépassement.

C'est dans le milieu associatif que l'enfant va trouver
l'occasion de pratiquer des activités qui se prêtent bien au
projet d'épanouissement. Les activités physiques et
artistiques en particulier sont à privilégier.
Mais c'est surtout la manière dont elles sont vécues
qui est formatrice. Le rapport que le sujet entretient avec
l'activité est fortement influencé par les relations humaines
18 qui entourent la pratique. Ici, la personne du moniteur,
impliqué et respectueux d'autrui, exerce une influence
déterminante. Sa formation pédagogique et sa culture
éducative apparaissent alors indispensables pour faire de
lui un « référent accompli ».

D'une manière générale, tous ceux qui sont concernés
par l'éducation doivent comprendre comment ils se sont
construits, et exercer sur eux-mêmes un regard lucide pour
accéder à l'accomplissement.

Le but de ce livre est d'inciter chacun à se dégager du
fatalisme et de l'inertie qui l'accompagne pour s'engager,
solliciter et actualiser ses potentialités plus qu'il ne le fait
habituellement. Quel que soit le terrain où il agit, chacun
doit pouvoir exprimer le meilleur de lui-même. Il suscitera
alors le désir mimétique chez ceux qui l'entourent et les
mettra à leur tour sur le chemin de leur accomplissement.
19