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Pourquoi enseigner la musique?

De
250 pages
Les propos du professeur Claude Dauphin exposent les fondements de la pédagogie musicale, depuis les philosophes de l’Antiquité jusqu’aux grands innovateurs du xxe siècle. Tour à tour théorique et
passionné, l’auteur inscrit son discours dans la réalité sociale et politique contemporaine et ne se prive pas de critiquer les dérives utilitaristes de certaines réformes. Contre le conformisme académique, rappelle-t-il, il n’est de meilleur remède que la transmission
de l’amour de l’art. Il en fait une brillante démonstration dans ce livre, notamment par ses études sur les oeuvres de Mozart et de Beethoven, dans le contexte de la diversité des genres et du croise-
ment des cultures.
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Pourquoi enseigner la musique ?
P ro p o s s u r l ’ é d u c a t i o n m u s i c a l eà l a l u m i è re d e l ’ h i s to i re ,d e l a p h i l o s o p h i e e t d e l ’ e s t h é t i q u e
Les Presses de l’Université de Montréal
Extrait de la publication
Extrait de la publication
pourquoi enseigner la musique ?
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pourquoi enseigner la musique ?
Propos sur l’éducation musicale à la lumière de l’histoire, de la philosophie et de l’esthétique
Les Presses de l’Université de Montréal
Extrait de la publication
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Dauphin, Claude, -
Pourquoi enseigner la musique ? Propos sur l’éducation musicale à la lumière de l’histoire, de la philosophie et de l’esthétisme
(Paramètres) Comprend des réf. bibliogr.
 (version imprimée) ----  (version numérique) ----
. Musique – Étude et enseignement. . Musique – Étude et enseignement – Histoire. . Musique – Philosophie et esthétique. . Musique – Histoire et critique. I. Titre. II. Collection : Paramètres. .  . --
er Dépôt légal :  trimestre  Bibliothèque et Archives nationales du Québec © Les Presses de l’Université de Montréal, 
Les Presses de l’Université de Montréal reconnaissent l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour leurs activités d’édition. Les Presses de l’Université de Montréal remercient de leur soutien financier le Conseil des Arts du Canada et la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC).
       
Extrait de la publication
remerciement s
Il me paraît toujours outrancier de me présenter comme l’unique auteur d’un ouvrage dont le sujet s’est construit au fil d’échanges infinis avec des personnes de mon entourage. Cela est particulièrement vrai de ce livre puisqu’il repose sur des matériaux qui ont jalonné mon professorat sur deux décennies. Pour leur participation au jeu de la dialectique, je remercie les étudiants de musique de l’Université du Québec à Montréal, dont Vincent Bouchard-Valentine, aujourd’hui professeur de musique à Saint-Hyacinthe, et Édith Bouyer, mon assistante de recherche, pro-fesseure de musique à Montréal, qui a été prodigue des remarques les plus éclairantes à la lecture de ces pages. Ce livre doit aussi énormément à mon ami Édouard Garo, éminent pédagogue, helléniste et composi-teur, ex-directeur du Séminaire pédagogique de l’enseignement secon-daire de Lausanne, avec qui cesProposété l’objet des plus riches ont discussions. Il en est tout autant pour Doris Blaise, professeure de musique et de sciences à Montréal, pour Vincent Van Sull, professeur de musique à Louvain-la-Neuve, pour France David, pianiste et péda-gogue, pour Denyse Blondin et Jean-Paul DesPins, mes plus proches collègues de la section de pédagogie musicale de l’Université du Québec à Montréal. Par ailleurs, je dois à mon amie latiniste Christiane Léaud d’avoir su faire profiter ce texte de son immense expérience de la révi-sion linguistique et de sa connaissance raffinée du français écrit. À chacune de ces personnes j’exprime ma plus vive gratitude.
Avant-propos
L’idée de ce livre m’est venue au sortir des Journées francophones de recherche en éducation musicale de , un forum de spécialistes de l’éducation musicale dans l’espace francophone européen, au Canada et en Côte-d’Ivoire. Ces JFREM, pour reprendre leur acronyme familier, se tenaient à l’Université d’Ottawa au mois de mai de cette année-là. Inaugurées par une conférence magistrale de Gilles Boudinet, maître de conférences à l’université Paris VIII, sur « Les enjeux de l’éducation e musicale au  siècle», ces rencontres avaient été dominées par la question lancinante de la postmodernité associée à l’urgence d’inventer l’éducation « contextuelle ». La conférence que j’y prononçais clôturait le colloque et les idées que j’y exposais sont diffusées à travers ce livre, dont le chapitre sur l’herméneutique constitue le pivot. À la suite de ma prestation, un collègue vint me présenter les com-pliments d’usage en me faisant remarquer qu’il était peut-être temps de réunir, en un ouvrage, divers sujets critiques que j’avais présentés à cette tribune au cours des dernières années. Cet avis empressé, chaleureux et certainement tout chargé d’intentions amicales, me fit l’effet d’un ulti-matum : j’y ai spontanément décodé un « avant qu’il ne soit trop tard » assurément absent des intentions de mon interlocuteur. À quoi attribuer ce sentiment d’urgence ? Certainement pas à la prétention d’associer ma modeste situation à celle d’un célèbre musicien dont la commande reçue d’unrequiemlui avait semblé prémonitoire de sa propre disparition. Rien ne permettait de douter des intentions optimistes de mon collègue ni de la bienveillance de son invitation à livrer aux musiciens-éducateurs
Extrait de la publication
1 0w p o u r q u o i e n s e i g n e r l a m u s i q u e ?
un ensemble de réflexions appropriées à cette période où l’art et l’édu-cation écopent du désarroi de nos sociétés devant la volatilité des valeurs éthiques. S’agit-il d’infléchir un débat en cours ? La conscience des enjeux culturels et éthiques qui bouleversent les sociétés humaines se joue effectivement dans le champ de l’éducation. Au tournant actuel de notre humanité, c’est là que se décide l’essentiel. S’il y avait un point de vue à émettre, c’est ici et maintenant qu’il importe de le faire. Les préoccupa-tions environnementales sont pressantes, si pressantes qu’elles occultent d’autres facteurs capitaux de l’essence humaine comme les faits de culture. La lutte pour la nature atténue le combat tout aussi impératif pour la culture. L’éducation musicale est un de ces domaines patri-moniaux de l’humanité menacés de disparition sous l’effet du désen-gagement des gouvernements et de la déroute créée par le relativisme ambiant. Sur ce sujet, justement, j’ai semé des thèses qui appelaient une synthèse dont ce livre est la matérialisation. Qu’est-ce qui vaut la peine d’être enseigné aujourd’hui ? Tout et rien ! L’inspiration est en perte de vitesse, les connaissances s’estompent dans un passé de plus en plus nébuleux alors que l’on se fie progressi-vement à l’élève pour alimenter en classe les sujets de réflexion, pour qu’il y apporte les témoignages de son quotidien dans le but premier d’affermir une identité sans véritable ancrage. Plus vite s’accroît la recherche de nouveaux modes d’apprentissage, plus vite s’amenuisent les matières et les contenus du savoir. S’il fallait exposer dans un musée tous les graphes de modèles éducatifs dessinés ces dernières années par les « scientistes de l’éducation », on pourrait aisément les substituer aux tableaux de maîtres disposés à touche-touche dans la perspective abys-sale duProjet d’aménagement de la Grande Galerie du Louvrepeint par Hubert Robert en . Tant de technicité exubérante me fait ressentir l’urgence de disserter, d’enrober de chair le squelette du graphisme, mais surtout de prendre du recul, ne serait-ce que pour mieux apprécier les lignes de la composition et goûter aux charmes du tableau. La plus grande tragédie qui puisse arriver aux enseignants d’art serait de voir se tarir leur inspiration artistique en cédant à l’injonction de se transformer en professionnels de l’enseignement, ce qui relativi-serait en cela la singularité de leur matière. Le conformisme académique offre assurément un meilleur refuge que le dévoilement de ses passions
Extrait de la publication