L'histoire de Ségou

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Cet article retrace les différents événements qui se sont succédé dans la 4ème région administrative du Mali à partir de la dislocation des Trois grands empires du Mali

Publié le : mardi 7 mai 2013
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 République du Mali
Un Peuple-Un But -Une Foi     
L'histoire de Ségou rédigée par :
Prof. COULIBALY Amadou Bina , Historien-Géographe de Formation, Professeur d’Enseignement secondaire général.  Janvier 2010. abina@stech.edu.ml  binacoul@yahoo.fr  0022366105149
     Du courage Professeur Amadou Bina Coulibaly   
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Atouts agricoles incontestables, richesses piscicoles immenses grâce au Niger nourricier, attraits touristiques tant géographiques que culturels, la ville de Ségou ou la « cité des Balanzan » est la capitale de la quatrième région administrative du Mali. Elle est située au centre du pays à l’Est de Bamako à 240 km.  
Cette cité proprette qui s’étire sur huit (8) km, le long de la rive droite du Niger, ses larges boulevards ombragés, ses bâtiments ambigus systémiquement bordés de jardins, ses enceintes de banco rouge qui abritent des dizaines de milliers d’agriculteurs bambaras, de toucouleur, de pêcheurs (bozo ou des bateliers Somono). C’est Ségou la coquette, Ségou la frondeuse, fière de son passé guerrier autant que sûr, aujourd’hui, de ses richesses, possède le secret de refaire du Mali le grenier de l’Afrique de l’Ouest.  
    
L’histoire de Segou :
L’origine du nom de Ségou serait venue  de la déformation de Si Koro « Près de l’arbre à karité ». Selon une autre version, Ségou viendrait de Cheikou, nom d’un grand marabout qui y aurait vécu.         
            Certains historiens affirment que c’est Kalandjan Couloubali,  fondateur de la première dynastie régnante des Bambaras, qui aurait créé le premier village vers 1660 (version la plus répandue). D’autres, enfin, soutiennent que c’est la deuxième dynastie, celle des Diarra qui aurait transplanté à Ségou sa capitale, Sikoro, devenue trop exigüe pour un royaume à son apogée vers 1770.
Deux siècles durant, un Etat fortement militarisé a vu se succéder une multitude de rois « élus » ou portés au pouvoir par les officiers.
Le royaume bambara doit avoir vu le jour suite à l’anarchie consécutive à l’effondrement des grands empires et à l’insécu rité provoquée par la traite des noirs.
Une vieille légende assez répandue nous dit qu’un après -midi deux frères, Nyangolo et Baramangolo, poursuivis par des ennemis, eurent la vie sauve grâce à un silure (poisson appelé « pôliô » en Bambara) qui les prit sur son dos et leur fit traverser le fleuve Niger. Leurs ennemis, ne disposant pas de pirogue, durent rebrousser chemin.
C’était au XVI e siècle. Les deux frères, en signe de reconnaissance et pour que leurs descendants n’oublient jamais la belle action du silure changèrent leur nom de famille en COULOUBALI : « COULOU » signifie pirogue et « BALI » traduit l’idée de manque. Ce patronyme     COULOUBALI rappelle que malgré l’absence de pirogue les deux frères ont pu traverser le fleuve. Comme ils venaient de l’Est, de vers Dia, les  deux frères désormais COULOUBALI continuèrent vers l’Ouest,  pénétrèrent dans la région de Ségou. Là, ils décidèrent de se séparer.
Niangolo l’aîné, alla s’instal ler à Niamina sur la rive gauche du Niger entre Koulikoro et Ségou.
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Baramangolo, le frère cadet de Niangolo eut un garçon nommé Kaladian COULOUBALI. Vers 1600, Kaladian s’installa à     Markadougouba alors capitale de la région de Ségou et où résidait le chef Sarakollé ou Soninké du nom de Soro Silamakamba KOITA. Kaladian donna naissance à Notémé et à Danfassari. Les Bambaras
avaient pris une telle importance par rapport à leurs chefs Soninkés qu’à la mort de Silamakamba KOITA, les Soninkés ne lui choisirent pas de successeur.
Pratiquement, le pouvoir revint à Kaladian qui disposait d’une armée d’élites ; toujours est-il qu’à sa mort vers 1682, il était craint et respecté par ses voisins. Kaladian dont le règne dura trente ans (1652-1682) perm it la formation d’un embryon d’État.  
Laissant à Markadougouba son frère Notémé, Danfassari, à la tête d’une troupe, vint s’installer à Ségou Koro dont il devint le chef jusqu’à sa mort vers 1697. Son fils SOMA COULOUBALI lui succéda de 1697 à 1712 et établ it son autorité sur tous les villages environnants jusqu’à Barouéli. Il épousa une princesse de Niamina, Sounou SACKO qui donna naissance à deux garçons Mamari Fotigué et Seniblé et à une fille d’une très grande beauté, Sanamba.  
Mamari devint Biton COULOUBALI : à la mort de son père Soma vers 1712, Mamari COULOUBALI devint le chef de Ségou Koro. Cependant, le besoin d’unifier Ségou comme une entité politique homogène s’est imposé. Ainsi, au cours d’une assemblée générale, il a été décidé de choisir un chef unique pour Ségou et de définir les modalités du choix de ce chef, de ses attributions, de ses rapports futurs avec les « Ton-dés ». L’assemblée se sépara après avoir adopté le choix d’un seul chef par tirage au sort. Un jour fut fixé pour ce choix. Tous les
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chefs « Ton-dés » (Horon) pouvaient se porter candidats. On fit appel à tous les nobles de Ségou et des environs pour le jour J.
Chaque candidat remit une baguette à la commission de contrôle composée de doyens d’âge de l’assemblée. Celle -ci disposa côte à côte toutes les baguettes, et fit appel d’abord à un garçonnet, puis une fillette et enfin une femme enceinte. Et chaque fois, le sort désignait Mamari et chaque fois la commission rejetait ce choix.
Les hommes de castes intervinrent et la commission valida le choix de Mamari dit Biton « bi » signifie aujourd’hui, « ton » signifie société. Ce qui veut dire : « ce n’est que dans cette société d’aujourd’hui que tu deviens quelque chose ; dis toi le bien et ne l’oublie pas ». Le choix de Biton a été très judicieux car il maintint l’équilibre des forces dans la jeune cité guerrière.
A l’origine, un groupe de chasseurs se réunissant pour boire ensemble niô dolo (bière de mil), le Ton s’est rapidement transformé en une association villageoise appelée Ton-djon. Les associations rivalisent entre elles aussi bien à la chasse que devant les calebasses d’hydromel. Mais se découvrant bientôt de véritables talents militaires, ils forment une armée de métier, dans laquelle sont peu à peu incorporés des condamnés de droit commun, des aventuriers de toutes sortes, captifs de guerre et des hommes n’ayant pas pu verser à l’État leur quote -part… d’hyd romel. Ils prendront le nom Ton-djon, qui désignant au paravent les seuls membres volontaires, s’applique désormais restric tivement aux « esclaves du Ton ». Lors d’une assemblée, il a été demandé que tous les chefs de famille de la région versent chacun annuellement dix (10) cauris à Biton pour prix de « didji » (hydromel). Ce fut ainsi que débuta l’impôt à Ségou sous le nom « di-songo » (prix de miel), terme qui devint, depuis la colonisation jusqu’à nos jours « ni-songo » (prix de l’âme).   Du courage Professeur Amadou Bina Coulibaly  Page 5  
Biton disciplina les Ton-djons et en fit de bons soldats avec lesquels il conquit le Kaarta, Djenné, le Sibiridougou (Barouéli, Niamina et environs), le Bendougou (région de San), le Séladougou (région traversée par le (Bani), le Karadougou (région de Sarro et environs), le Bélédougou et Tombouctou.
Biton, chef incontesté, consolida son armée, qui comportait une flotte fluviale et organisa le royaume Bambara sur la base des Ton Villageois. Ségou apparaît invincible. Il devra sa perte à des dissensions intérieures.
Biton mourut de tétanos vers 1755 après 41 ans de règne et laissant un royaume en 60 provinces à la tête de chacune desquelles il plaça un chef Ton-djon. Avant sa mort, il fit un statut particulier aux hommes du fleuve, les Somonos qui se livraient à leur pêche librement. Biton n’intervenait pas dans le choix de leurs chefs. En compensation de cette sorte d’autonomie dont ils jouiss aient, les Somonos, en temps de guerre, constituaient une rapide et efficace flottille pour le transport des troupes.
Les descendants de Biton n’ont pas pu conserver le pouvoir, la confusion s’installa. Les Ton -djons, soldats perdus, font et défont les rois au gré de leurs orgies, se contentant de proclamer après chaque coup d’État.  
En 1766, un esclave affranchi des COULOUBALI, Ngolo DIARRA, l’emporta sur ses compères.  
Les chefs ton-djons décidèrent de se succéder à eux-mêmes. Ce fut par ordre de règne : Gassin-Kéfadiougou, N’gogny -Ton Massa, Sébougou-Mabèrèkanou, Pélégana-Kanoubagnouma et enfin Ngolo DIARRA.
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Ngolo est d’origine modeste. Ses parents vivaient à Niola. Son père, pauvre, vieux et maladif, lui donna comme « Di- songo » à Biton.
Très beau, de port royal, Ngolo DIARRA, pendant son jeune âge provoquait de l’admiration, partout où il passait. Biton l’aima beaucoup et l’attacha au service de sa femme préférée Nadjè qui le traita comme son fils.
Biton l’enverra comme esclave aux KOUNTA de Tombouctou sous la conduite de Soma BOIRE. Le jeune Ngolo DIARRA ne tardera pas à se faire remarquer par sa grande intelligence et une personnalité noble. Le Cheick KOUNTA le remet à son ancien maître sans doute par crainte
de l’ascendance que cet esclave trop bri llant peut avoir dans les milieux jeunes de sa cour et le réel danger qu’il représente pour ses successeurs.
Voilà donc Ngolo DIARRA de nouveau à Ségou où il a une grande estime auprès des Ton-djons qu’il commande.  
Ngolo DIARRA (1770-1790) fut élu roi de Ségou, mais les Ton-djons ne voulurent pas instituer une dynastie. Grâce à l’intelligence, au courage et à la volonté de N’Tji, fils de Ngolo, la dynastie des DIARRA sera instaurée à Ségou. Son père le nomma chef de province avec résidence à Bambougou d’où le nom Bambougou N’tji. Disons que Bambougou N’tji est issu du mariage de Ngolo et Makoura, la propre fille de Biton et de sa favorite Nadjè, cette reine qui fut une vraie mère pour Ngolo.
Ngolo DIARRA sera avant tout un grand soldat. Il ramena le trône de Ségou Koro à Ségou Sikoro. Sa première expédition fut contre son village natal de Niola pour se venger des siens de l’avoir fait esclave de
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Biton. Il consolida le pouvoir et agrandit le royaume. Il mourut empoisonné, à 90 ans, par le mets de fonio qu’il avait mangé à Djenné à son retour d’une expédition contre les Mossis du Yatenga après 20 ans de règne.
Monzon DIARRA (1790-1808), deuxième fils de Ngolo, connut un début difficile à cause de l’opposition à son pouvoir de ses demi -frères. Cependant, il lutta farouchement, contre le Kaarta et agrandit le royaume de Ségou. C’est sous son règne que passera l’explorateur Mungo PARK à Ségou. Mungo PARK nous décrit une ville de quatre cités distinctes :
-Ségou -Koro ;
-Ségou -Bougou ;
-Ségou-Koura ;
-Ségou-Sikoro. 
 Monzon mourut vers 1808 à Sikoro, dans sa maison de campagne à 3 km de Ségou et fut inhumé à Ségou. Il laissa un royaume pacifié. Son fils aîné Dâ lui succéda.
 Ce dernier, hérita d’un père qui avait passé toute sa vie à se battre pou r affermir son trône tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.  Le règne de Dâ Monzon (1808-1827) marquera l’apogée du royaume Bambara de Ségou qui s’étend désormais du Sahel jusqu’à la lisière de la forêt en Guinée. Le célèbre griot de Dâ fut Tientiguiba DANTE à qui il fit don des villages environnant Farako.
Dâ Monzon DIARRA organisa une puissante armée bien entraînée et disciplinée par Bakary KONE dit Bakaridjan à cause de sa haute taille et de sa prestance. Il s’appuie sur les jeunes qui constituent l’ossatu re
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de son armée. L’armée de Bakaridjan vaincra la plupart des petits États voisins :
Roi de Monimpé ; -
-Roi Toto de Diakourouna ;
-Roi Bassi de Samagnana.
Il exerce une suzeraineté sur le Macina. Dâ Monzon était aussi un grand administrateur. Il usa de la guerre comme la diplomatie pour agrandir son royaume. Dâ Monzon procéda à une division du travail au niveau des villages et des provinces par spécialités professionnelles : agriculture, pêche, élevage, artisanat. Les prisonniers de guerre sont libérés et installés à Ségou où ils sont orientés vers des activités productrices de biens déterminés.
La fin du règne de Dâ Monzon est marquée par l’Islamisation et l’émancipation politique du Macina sous SEKOU AMADOU. C’est lui aussi qui va entreprendre plusieurs expéditions contre le Macina ; il est aussi l’instigateur de la lutte des Bambara du Sarro contre le Macina.         
Dâ Monzon meurt sans jamais voir se réaliser ses desseins sur le
Macina, c’est aussi le déclin du royaume Bambara de Ségou qui est amorcé. Les successeurs de Dâ Monzon vont connaître une série de vicissitudes qui sont marquées par la lutte contre EL HADJ OMAR, la fin de la Dynastie Bambara puis l’occupation française.  
L’histoire des princes Peul s du MACINA fut inséparable de l’histoire des rois Bambara de Ségou. Deux familles rivales vivaient dans le Macina : Les BARRY et les DIALLO. A la suite des querelles entre les DIALLO et les BARRY, Mamadi DICKO, chef de Macina fait appel à son souverain Dâ Monzon DIARRA. Sékou AMADOU proclame le djihad  Du courage Professeur Amadou Bina Coulibaly  Page 9  
contre les « païens » c’est -à-dire les animistes, repousse toutes les attaques et renverse les DIALLO. Il fut le plus brillant prince de la Dynastie des BARRY. Son autorité allait s’étendre sur tout le Macina, de Djenné jusqu’à TOMBOUCTOU. Il fonda Hamda llaye en 1815 où il s’installa. Il organisa le Macina en provinces dirigées par des gouverneurs et convertit tous les peul s à l’Islam. Il préleva des impôts sur les récoltes, les troupeaux et sur l’or.  
Plus rigoristes que les Tidiani, les musulmans du Macina sont restés fidèles à leurs conditions de quadria. Apparentés aux Toucouleurs puisque Peul s, ils refusent l’hégémonie d’EL HADJ OMAR. Celui -ci ne peut tolérer une telle rivalité, habité qu’il est par le message divin qu’il a reçu : « Balaie tout le pays ». Car EL HADJ OMAR considère les Peuls du Macina comme des musulmans mounafiks (hypocrites). Autre raison, EL HADJ OMAR voyait mal l’alliance du royaume Peul  du Macina musulman avec les Bambara de Ségou considérés comme infidèles.
Ses successeurs ont été incapables de maintenir l’autorité et la puissance du Macina. La lutte entre Bambaras et Peuls sera longue et durera jusqu’à l’intervention d’EL HADJ OMAR, roi Toucouleur se chargeant lui aussi de balayer du pays tous les infidèles. La conquête Toucouleur est marquée par la domination du marabout Saidou Omar Tall connu sous le nom d’EL HADJ OMAR TALL, qui s’empara de Ségou (1861) et du Macina (1862). EL HADJ OMAR TALL, fin lettré, grand doctrinaire de l’Islam (Khalife de la Tidianiya), prêcha la guerre sainte. Il entreprit une série de batailles dont les plus remarquables sont celles de Niamina et d’OUEITALA en 1860. Après son entrée à Ségou le 10 mars 1861, EL HADJ OMAR invita à la conversion à l’Islam. Il confit le pouvoir à son fil s AMADOU pour aller à la conquête de Tombouctou. Les Peuls et les
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Bambaras ne désarmèrent pas et formèrent une coalition contre EL HADJ OMAR, ils continueront d’harceler le conquérant qui, acculé aux falaises de Bandiagara, meurt en1864 à Dinguebéré.
Mais ces guerres n’étant pas terminées que Ségou dut affronter une nouvelle menace, celle des troupes coloniales françaises. Les Bambaras n’ont jamais accepté l’occupation Toucouleur, les Français mettront fin à cette situation. Devant la menace Française, Amadou confia le pouvoir à son fils Madani et se rendit à Nioro en 1884.
Le commandant Archinard mit en fuite Madani et entra à Ségou le 6 avril 1890. Archinard rétablit au pouvoir les Bambaras. Le 11 mars 1893, le commandant Archinard revint à Ségou (de Nioro); il érigea la résidence du cercle et le commandant Bonnacorsi en devint le premier administrateur le 13 avril 1893. Ségou restera désormais sous administration coloniale française.
Mais de soumission, il n’y en aura pas. Sauf si l’on tint pour tel le fait que des bambaras aient massivement embrassé la religion chrétienne apportée par les blancs après avoir si âprement résisté à l’Islam. En réalité, les citadins comme les paysans de Ségou demeurent profondément attachés à leurs croyances ancestrales. Heureusement, la colonisation n’a pas apporté que la « religion des blancs » .Elle s’est accompagnée de l’introduction de la technologie et s’il est une région du
Mali à en avoir profité, c’est bien celle de Ségou. C’est là qu’est né l’Office du Niger, char gé de rétablir dans leurs lits fossiles les bras du fleuve, avec cet objectif fixé au début du siècle : près d’un million d’hectares irrigués, grâce à la résurrection des anciens défluents.  
En 1947, le barrage de Markala a été inauguré. Fidèle gardien des vieilles traditions négro-africaines (animisme), le royaume Bambara de
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