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Témoignages de pionniers visionnaires de la formation tout au long de la vie

De
404 pages
Voici vingt-sept témoignages, recueillis auprès d'acteurs principaux : formateurs, professeurs, experts, chercheurs, militants, tous engagés au service d'un projet, témoignages complétés par la présentation de l'INFA aujourd'hui (bilan et perspectives). Il s'agit d'un projet de promotion humaine et sociale porté par un effort de formation professionnelle et d'alternance : un combat pour inscrire « la formation tout au long de la vie ».
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Témoignages de pionniers visionnaires de la formation tout au long de la vie
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Sous la direction de DominiqueALUNNI
Témoignages de pionniers visionnaires de la formation tout au long de la vie
Préface deBernard Roux
LHarmattan
Remerciements
Aux amis pour leurs précieux témoignages : Claudius RAVACO,ean QUERCY,AndréGUGNAND, Maurice CAYRON,acquesBEGASSAT,AndréACQUER, PierreBEEVE, TonyAVE,AndréDEPERETT, Severin MONTAREO, Paul DANTONE,ChristianABAY,AndréGENT, MarcCEVAER, AndréDESBORDES,Bernard ROUX,acques SEME,osephAGON, Claude RACNE, MichelBECAME, Marie-CatherineBECAME, Michel VAER,ClaudeBONDE,oseph-ucBONDE, Paul ECQUET,ean PEYRETON,AntoineDUPONT-FAUVE, Pour leur participation : Jean LOBRY, militant fondateur d’association de culture populaire, tourisme social et familial et tourisme rural ancien chef de service information et relations publiques du groupe de la Cdépôts et consignations et ses filialesaisse des DominiqueALUNNI militant de mouvements de jeunes et d’éducation populaire militant syndicaliste (fédération métallurgie) formation à l’nstitut des sciences sociales du travail (SST Sorbonne) ancien secrétaire général duCentre deCulture Ouvrière (CCO) fondateur et premier président deCUTURE ETBERTE fondateur et animateur du groupeCCO-NFAC(nstitut national de formation d’animateurs de collectivité) président du directoire de l’Union pour la communication sociale (UPCS) expert auConseil national du tourisme,nstitut français du tourisme, administrateurnstitut Robert Schuman pour l’Europe, président de l’AEP (Association de recherche et d’échanges pour l’éducation et la formation permanente président du collège fondateur et administrateurNFA(nstitut national de formation et d’application) duCCO
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AnneALUNNI ancienne animatrice duCCO,
ancienne directrice administrative UPCS (CCO-NFAC)
MichelCHAUVIEREetBrunoDURIEZpour leur rappel historique.
Gérard NAVARRO: directeur général de l’NFApour sa présentation de l’institut aujourd’hui.
Pierre RICHARDetMickaëlBERNARDdu département multimédia de l’NFApour l’illustration.
Roland MARCHAL: ancien chargé de mission sur le dialogue social à l’NFAetClaude RACINEancien directeur de l’NFAC, duCREAR et de l’DA(nstitut de l’audiovisuel) pour leurs travaux d’assemblage et de mise en conformité nécessités pour l’édition de cet ouvrage.
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PREFACE
Vingt-sept témoignages tissent et garantissent la mémoire collective d’une soixantaine d’années d’histoire duCCO.Evoquant de multiples noms et faisant apparaître de nombreux visages, pour certains disparus, ils confortent un vingt-huitième témoignage, celui deDominiqueAlunni, plus que jamais incarnation de la réalité historique de toutes ces années, et qui accompagne chacun des vingt-sept à travers des mises au point surplombantes et éclairantes et avec un art subtil du contrepoint, témoignages qui sont autant de rivières aux sources différentes et cependant proches, aux parcours typés, et qui se jettent toutes dans un fleuve toujours abondant, et parfois tumultueux : leCCO. Mais leur eau possède le même goût prononcé, celui de l’expérience de l’autre, telle qu’elle a pu été décrite parEmmanuelévinas mais surtout voulue bien avant parEmmanuel Mounier.e personnalisme constitua le bain amniotique des fondateurs du CCO et de ceux de l’CO qui ont précédé.C’est sur cette vision qu’ils ont fondé leur engagement. ’engagement constitue la vertu fondamentale duCCO tout au long de son histoire.es pionniers comme les héritiers se sont appliqués à être lucides et enthousiastes, à dépasser les cadres théoriques y compris ceux du christianisme.Cela explique que leCCO ait été ouvert totalement aux différentes formes de l’humanisme. Voilà le secret d’une attractivité puissante. Econstruire une relation humaine par la constructionn clair, il s’agit de de soi-même et par l’action dans la communauté.Cela s’appelle aussi le chemin de la liberté, dont l’exercice est à la fois élan personnel vers l’Autre et communication avecui. Sans le savoir d’une manière aussi intellectualisée, les fondateurs duCCO ont été proches des philosophes de la transcendance. Mais en tant qu’hommes de terrain, confrontés à des situations réelles, ils ont été militants de l’action.l n’est pas indifférent de relever que deux des vingt-sept témoins sont les petits-fils du philosophe MauriceBun des livres les plus importants s’intitule "l’londel, dont Action ". On voit d’emblée que la pédagogie de l’action, à laquelle il est sans cesse fait référence dans ce livre, n’est pas née à partir de rien.Elle est le produit d’un combat permanent et d’un engagement pour l’omme saisi dans son idéal de liberté.Elle s’est forgée à travers deux grandes périodes duCCO, la première de 1950 à 1965 qui a correspondu au relèvement de laFrance, et la seconde de 1965 à 1990 qui fut celle de la modernisation du pays.Elle reste aussi parfaitement éligible pour jouer une partition originale dans la phase actuelle de mutation très profonde de notre société.
eCCO est né dans la liberté et pour la liberté, condition absolument nécessaire pour reconstruire dans les années 50 un pays éprouvé par les destructions de la guerre et les abaissements moraux d’une période de déchirements. Pour de jeunes ouvriers (certains avaient participé à la Résistance) c’était plus qu’un idéal c’était revivre et vivre pour tous.TOUT APPARAISSAIT POSSIBLE. Cela explique que l’nstitut de culture ouvrière (CO) ait joué le rôle de passeur.En 1945, il prenait la suite de l’université populaire lancée par la OC, en respectant la liberté de choix des stagiaires pour adhérer ou non à telle ou telle centrale syndicale.aCFTC(futureCFDT) eut également la sagesse de créer son propre institut de formation syndicale. On voit que le prosélytisme était d’autant plus absent que les querelles politiques et légitimes se déployaient dans des mouvements jugés amis, mais dont les divergences tactiques pouvaient encombrer l’exploration des chemins du réel. Dès lors, on ne s’étonnera pas que leCCO, poussé par laOC, ait pu prendre en charge de nouvelles activités.l a pu ainsi se glisser dans le cadre statutaire de l’CO, en respectant scrupuleusement l’héritage, ce dernier résidant dans la qualité du travail effectué par une équipe de formateurs, tous militants ouvriers et soucieux de créer une pédagogie originale. Ce que l’on doit admirer le plus, c’est la modestie des pionniers.En majorité ouvriers dans les grandes industries (chantiers navals, grande mécanique, automobile, etc.) exerçant des fonctions syndicales (notamment CFDT,CGT etFcompris qu’il fallait commencer par le début,O), ils ont tant sur le terrain (stages décentralisés) qu’à Paris ou en région parisienne (stages nationaux). ls ont communié aux fondements de l’éducation populaire, en ayant des liens constructifs avec la direction de l’éducation populaire, au sein de l’Education nationale, cette dernière étant très inspirée de la pensée d’un eanGuéhenno.Ainsi, pour que de jeunes militants ouvriers promis à exercer des responsabilités à partir de leurs qualités personnelles puissent le faire, il fallait leur assurer des bases culturelles : lire, écouter, parler, mémoriser, noter, argumenter…Ade là, tous se passionnent pour lespartir trois grands axes des programmes : histoire du mouvement ouvrier, initiation économique, initiation politique (constitution et institutions). Parler de soif d’apprendre n’est pas un vain mot, quand on sait que plusieurs milliers de stagiairesCCO ont payé leurs frais de déplacements, participé financièrement à l’organisation des stages, tout en perdant une semaine de salaire ! Evoquer aussi l’intérêt manifesté par l’extérieur ne relève pas du codicille.lecteur ne manquera pas de remarquer la création d’unee Association pour l’éducation populaire (AEP), fondation avant la lettre, voulue et présidée par un grand patron, par ailleurs reconnu par ses pairs.
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