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Trois espaces de protestation

De
298 pages
La mondialisation a bel et bien changé la politique. C’est ce que démontre Pascale Dufour, qui examine conjointement le rôle des partis politiques, des syndicats et du milieu associatif dans trois « espaces de protestation » particuliers : la France, le Canada et le Québec.
L’approche adoptée est distincte d’une analyse classique des mouvements sociaux. En considérant ensemble non seulement le mouvement des femmes, le mouvement de solidarité internationale, les organisations altermondialistes plus connues, mais aussi les réseaux considérés comme plus marginaux, l’ouvrage apporte des connaissances originales d’un pan très important de l’action collective récente, en donnant une image globale d’une réalité apparemment très fragmentée.
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Politique
mondiale
a mondialisation a bel et bien changé la politique. Pascale DufourL C’est ce que démontre Pascale Dufour, qui examine
conjointement le rôle des partis politiques, des syndicats Trois espaces et du milieu associatif dans trois « espaces de protestation »
particuliers : la France, le Canada et le Québec.
de protestationL’approche adoptée est distincte d’une analyse classique des
mouvements sociaux. En considérant ensemble non seulement
France, Canada, Québecle mouvement des femmes, le mouvement de solidarité
internationale, les organisations altermondialistes plus connues,
mais aussi les réseaux considérés comme plus marginaux,
l’ouvrage apporte des connaissances originales d’un pan très
important de l’action collective récente, en donnant une image
globale d’une réalité apparemment très fragmentée.
Pascale Dufour est professeure au Département de science politique
de l’Université de Montréal et directrice du Centre de recherche sur les
politiques et le développement social (CPDS).
• isbn 978-2-7606-3141-029,95 $ 27 e
Couverture : © Divisions colorées du carré rouge à la Pin Pong Kafka
École de la Montagne Rouge
Disponible en version numérique
Les Presses de l’Université de Montréalwww.pum.umontreal.ca PUM
Couv-1-Pol. Mondiale-choix final-1.indd 1 13-01-14 12:17
dufour
Trois espaces de protestationEspace de protestation.indd 2 13-01-24 14:50trois espaces de protestation
france, canada, québec
Espace de protestation.indd 3 13-01-24 14:50POLITIQUE
MONDIALE
La collection « Politique mondiale » est dirigée par Stéphane Paquin et Stéphane Roussel.
Espace de protestation.indd 4 13-01-24 14:50POLITIQUE
MONDIALE
Pascale Dufour
Trois espaces
de protestation
France, Canada, Québec
Les Presses de l’Université de Montréal
Espace de protestation.indd 5 13-01-24 14:50Cet ouvrage a été publié grâce à une subvention de la Fédération canadienne des sciences
humaines, dans le cadre du Prix d’auteurs pour l’édition savante, à l’aide de fonds
provenant du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et
Bibliothèque et Archives Canada
Vedette principale au titre :
Dufour, Pascale, 1971-
Espaces de protestation et mondialisation : trois sociétés en comparaison
Comprend des réf. bibliogr.
isbn 978-2-7606-3141-
1. Mondialisation. 2. Contestation - France. 3. Contestation - Canada. 4. Contestation
- Québec (Province). 5. Antimondialisation. i. Titre.
JZ1318.D832 201 2 303.48’2 C2012-942127-8
erDépôt légal : 1 trimestre 2013
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
© Les Presses de l’Université de Montréal, 2013
isbn (papier) 978-2-766-3141- (papier)
isbn (epub) 978-2-7606-3178-6 (pdf)
isbn (pdf) 978-2-7606- 3179-3 (epub)
Les Presses de l’Université de Montréal reconnaissent l’aide fnancière du gouvernement
du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour leurs activités d’édition.
Les Presses de l’Université de Montréal remercient de leur soutien fnancier le Conseil
des Arts du Canada et la Société de développement des entreprises culturelles du Québec
(SODEC).
imprimé au Cana Da
Espace de protestation.indd 6 13-01-24 14:50
000Remerciements
Le contenu de cet ouvrage est soutenu par un processus de recherche
qui s’est étalé sur une dizaine d’années et qui a impliqué de
nombreux assistants de recherche, étudiants de maîtrise de science
politique à l’Université de Montréal : Arielle Hudon-Fortier,
Johanne Lachance, Félix Tériault-Bérubé, Valérie-Anne
MahéoLe-Luel. Ils ont eu la patience de consulter et d’analyser des archives
parfois volumineuses et de me suivre dans mes pérégrinations. Je
les remercie chaleureusement, leur grande implication dans la
recherche a été une source d’inspiration constante. Je remercie tout
spécialement Renaud Goyer, doctorant en sociologie à l’Université
de Montréal, pour son travail assidu et sa réfexion toujours perti -
nente qui m’a permis d’avancer et de persévérer dans la rédaction
de cet ouvrage.
Ian Morrison, alors qu’il était étudiant de maîtrise à l’Université
de Carleton en Économie politique, a réalisé quelques entrevues à
Ottawa et Toronto. Catherine Montmagny, doctorante en crim-i
nologie à l’Université de Montréal est intervenue dans la mise en
forme du manuscrit avec efcacité et persévérance.
Je remercie également le Conseil de recherche en sciences
humaines du Canada et le Fonds de recherche Société et Culture
du Québec pour leur soutien fnancier et la confance accordée.
Ce livre a également été accueilli avec enthousiasme par les
PUM, son directeur général, Antoine del Busso, et l’ensemble de
l’équipe d’édition. Je les remercie chaleureusement.
Espace de protestation.indd 7 13-01-24 14:50Espace de protestation.indd 8 13-01-24 14:50Avant-propos
La mondialisation est entrée dans la vie de Janet, une étudiante de
22 ans, le 23 août 2007. Elle participait ce jour-là, avec 5 000 autres
personnes, au premier forum social québécois. Impressionnée par le
succès de l’événement, choquée par le silence médiatique l’ayant
1entouré, elle milite depuis au sein d’un groupe afnitaire qui se
défnit comme radical. Pour Lucie, 45 ans, cet événement s’inscrit
dans la continuité des luttes qu’elle mène dans son organisation
humanitaire depuis la signature de l’accord de libre-échange entre
le Canada et les États-Unis à la fn des années 1980. « Routarde »
des rassemblements altermondialistes, elle a fréquenté les forums
sociaux mondiaux depuis leur apparition en 2. Convaincue
qu’« un autre monde est possible », elle travaille quotidiennement à
la mise en place de projets humanitaires qui défendent une vision
équitable du commerce mondial.
De l’autre côté de l’Atlantique, Christophe, un syndicaliste de
5 ans, a été sensibilisé aux dangers de la mondialisation néolibérale
lors des mobilisations massives de la fn des années 10 contre
l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). Il avait également
participé, comme beaucoup de gauchistes de sa génération, au
mouvement de solidarité avec les zapatistes en . Depuis, il
fréquente assidûment les forums sociaux européens et ne manque
pas une occasion de défendre au sein de son organisation l’utilité
d’une présence syndicale à ces événements. Également militant chez
les Verts, il est très engagé sur la scène politique locale. Il considère
d’un bon œil le parti d’extrême gauche, refondé en 2009, inspiré par
les luttes altermondialistes. Son engagement dans les forums et dans
son organisation syndicale prend tout son sens s’il peut concrètement
se prolonger dans l’arène partisane.
1. Dont les membres s’associent selon certaines afnités idéologiques ou de
pratiques militantes.
Espace de protestation.indd 9 13-01-24 14:50
1991040959P10 trois espaces de protestation
Nous pourrions multiplier à l’infni les histoires personnelles
liées aux mobilisations et aux manifestations de l’altermondialisme.
Bien sûr, de nombreux points de rencontre existent entre ces
histoires, et le propre de l’altermondialisme est justement de permettre
un rassemblement militant autour de slogans communs. « Un autre
Québec est possible » ; « Une autre Europe est possible » ; « Un autre
monde est possible ». Au-delà des clichés, les militants possèdent
des caractéristiques sociologiques et politiques semblables.
Majoritairement très instruits, ils se défnissent politiquement
comme progressistes et partagent les mêmes diagnostics quant à
l’état du monde ainsi que la même volonté de trouver des solutions
de rechange et de travailler, ensemble, à changer ce monde.
Cependant, à y regarder de plus près, il existe des diférences
notables entre les militants suivant les lieux considérés, et les
histoires fctives mentionnées plus haut sont des caractérisations
(grossières) de ces diférences. Ainsi, les femmes sont plus présentes
au sein des mobilisations altermondialistes au Québec qu’en France ;
les jeunes aussi. Les partis politiques, bannis de tous les forums
sociaux, sont néanmoins des acteurs centraux des luttes sur le
continent européen. Ces variations ne sont pas uniquement le
résultat hasardeux des trajectoires spécifques des individus, mais
également le refet des histoires sociales propres à chaque société.
Ainsi, les points de rencontre entre l’action collective et la
thématique de la mondialisation sont très diférents suivant les lieux
considérés. Par exemple, la mondialisation est apparue sous le
visage du libre-échange au Canada, alors qu’en France c’est bien la
mondialisation économique et culturelle qui a, dès le départ, été
l’objet des critiques. Et il a fallu attendre la fn des années 1990 pour
que les acteurs sociaux du Québec s’entendent pour envisager
unanimement la mondialisation comme un problème.
L’objectif de ce livre est de reconstruire l’histoire des liens entre
action collective et mondialisation. Plus précisément, nous rendons
compte des trajectoires diférenciées de l’action collective en lien
avec la mondialisation dans trois cas, la France, le Canada et le
Québec, en considérant la période des vingt-cinq dernières années.
Nous proposons une lecture de ces trajectoires qui nous permet de
comprendre ces diférences. Finalement, que nous enseignent ces
Espace de protestation.indd 10 13-01-24 14:50PAvant-propos 11
variations sur les sociétés étudiées ? Est-ce que la mondialisation,
comme enjeu de débat public, change la vie politique ?
Je suis partie de l’intuition que l’enjeu de la mondialisation
infuait sur les comportements politiques des individus, des groupes
et des modes de représentation qui existaient dans les sociétés. À
travers l’analyse de l’action collective des principaux acteurs
politiques et sociaux dans chacune des sociétés examinées, fondée sur
des terrains de recherche systématique, j’ai vérifé cette intuition.
Parler d’espace de protestation
Comme Jenson et Sousa Santos (2) l’ont montré, il y a plusieurs
mondialisations qui s’articulent diféremment suivant les lieux
considérés. Il s’agit alors de penser en termes de relations et de
dynamiques confictuelles les acteurs et les institutions engagés dans
l’inscription de la mondialisation au sein des sociétés pour
comprendre comment les acteurs donnent un sens aux mondes multiples
dans lesquels ils évoluent. Pour rendre comparativement
opérationnel ce présupposé de multiplicité, j’utilise la notion d’« espace
de protestation mondiale ». Cette notion, à laquelle le premier
chapitre est consacré, désigne l’ensemble des lieux de rencontre (de
luttes, de débats, de négociation) des acteurs politiques et sociaux à
propos de la mondialisation. Elle permet de vérifer l’existence d’une
diférenciation des intérêts et des identités autour de l’enjeu de la
mondialisation ; elle ne présuppose pas l’inscription de cet espace
sur le territoire national, mais pose la question des frontières de cet
espace comme une question empirique de premier ordre ; elle ne
détermine pas non plus a priori le type d’acteurs concernés. Au
contraire, la notion d’espace évoque la circulation et le mouvement.
Il est donc possible d’imaginer des acteurs qui ne feront que
traverser l’espace de protestation mondiale, alors que d’autres y seront
plus fortement installés. Finalement, cette construction analytique
se révèle un outil de com paraison très efcace.
Le deuxième chapitre dresse un portrait, à partir de la littérature
existante, des trois espaces d’activisme transnational étudiés. Nous
verrons qu’en France, au Canada et au Québec les luttes contre la
mondialisation et la question nationale s’articulent de manière
distincte. Les chapitres empiriques proposent de reconstruire les
Espace de protestation.indd 11 13-01-24 14:50
000P12 trois espaces de protestation
transformations des trajectoires de ces trois espaces de protestation
mondiale du milieu des années 1980 à aujourd’hui en opérant une
distinction entre les traits distinctifs de chaque cas (par
comparaison aux autres) et sa trajectoire empirique proprement dite. Le
chapitre 9 nous permet de comparer ces trois architectures afn de
comprendre les sources de ces diférences et leurs signifcations
politiques plus larges.
Pourquoi lire ce livre ?
Pourquoi lire un autre livre sur la mondialisation ? Pourquoi lire un
autre livre sur l’altermondialisme ? Ne savons-nous pas tout ? Ces
questions ne sont-elles pas déjà dépassées ?
Les sociétés capitalistes et démocratiques du Nord débattent
depuis bientôt 10 ans de la « crise de légitimité » de la gouvernance
mondiale (Bleiker, 22). Il s’agit d’un débat universitaire, également
présent dans l’espace public. Il est reproché aux institutions
internationales comme le Fonds monétaire international (FMI), la Banque
mondiale (BM) ou l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
de fonctionner en vase clos par rapport aux sociétés nationales et de
ne pas avoir de mécanismes de reddition de comptes respectant les
critères minimaux de la démocratie. Dans cette vision de la
gouvernance mondiale, les institutions internationales mentionnées,
majoritairement dirigées par des économistes, prennent des décisions
qui ont des impacts sur la vie quotidienne des citoyens, imposent
des cadres stricts aux gouvernements nationaux, en particulier dans
le domaine économique, sans être directement redevables aux
citoyens, alors même que ce sont des représentants des
gouvernements nationaux qui sont membres de ces institutions.
Pour se faire entendre, les citoyens n’auraient d’autre choix que
d’utiliser la rue et la protestation pour exprimer leur désaccord et
faire valoir leurs intérêts. Cependant, la rue ne peut être une
manière « normale » de faire de la politique, d’où l’idée de « crise »
et la volonté, pour les dirigeants politiques, de trouver des moyens
de faire taire la rue.
Sans entrer dans le débat concernant l’efcacité de la protesta -
tion mondiale dans ce processus de réappropriation politique par
les citoyens des décisions internationales, l’existence et la
persisEspace de protestation.indd 12 13-01-24 14:50
00PAvant-propos 13
tance de ces acteurs protestataires posent un certain nombre de
défs : qui parle au nom de qui ? Qui représente qui ? Quels sont les
canaux de cette représentation ? Quels devraient être le rôle et la
place des mouvements sociaux dans les processus décisionnels ?
Comment se traduisent, sur le plan national, ces protestations qui
ont pour cible la manière dont le monde évolue ?
Notre objectif n’est pas de répondre à ces questions par la
proposition d’une liste de solutions, mais bien de comprendre comment
ces phénomènes, souvent décrits en termes très généraux, se
traduisent dans diférentes sociétés et quelles sont les transformations
des espaces politiques qui sont liées à ce mécontentement populaire
face au processus de « mondialisation » de l’économie et de
changement des règles du jeu du capitalisme mondial. Comme le
soulignent Hamel et Maheu (2001), à trop nous intéresser aux acteurs
collectifs, à leurs actions, stratégies, discours, nous perdons de vue
la structure sociale dans laquelle ils évoluent ; mais à trop mettre
en avant la forme et les changements de cette structure globale, que
d’aucuns appelleront la modernité, nous risquons également de
déconnecter les analyses des réalités empiriques et des acteurs qui
font l’histoire au quotidien. En ciblant notre recherche sur les
dynamiques politiques et les rapports de force entre les acteurs
engagés dans le débat à propos de la mondialisation et en
considérant la variable temporelle tout autant que la variable du lieu, nous
serons en mesure de qualifer cette action collective au point de vue
de sa signifcation politique de transformation sociale. Il s’agit donc
d’une analyse intermédiaire que je propose, entre les analyses fnes
des engagements militants et des parcours individuels (qui ont
généralement déjà été explorés) et une analyse macro des relations
entre institutions internationales et grandes organisations
internationales non gouvernementales.
Espace de protestation.indd 13 13-01-24 14:50Espace de protestation.indd 14 13-01-24 14:50Table des matières
Remerciements 7
Avant-propos9
Parler d’espace de protestation 1 1
Pourquoi lire ce livre ?12
Chapitre 1
Les espaces de protestation mondial e 15
Mondialisation et sociétés nationales18
Les lieux et les échelles de la protestation21
L’action politique 29
La notion de temps 34
Le dispositif de comparaison 36
Chapitre 2
Trois espaces d’activisme transnationa l 41
La littérature sur l’activisme transnational
et le mouvement pour la justice mondiale43
Les spécifcités des littératures : des rapports diférenciés
au territoire national 63
Chapitre 3
Les traits distinctifs de l’espace frança is 79
Un point d’entrée tiers-mondiste8 1
La question sociale au cœur de l’espace84
Le renouvellement de la gauche et de ses organisations 91
La lutte contre le libéralisme économique – 2002 à 2007 95
Des absences marquées 98
Chapitre 4
Une trajectoire en boucle pour la France ? 103
Un espace national en expansion 103
Espace de protestation.indd 295 13-01-24 14:50Un espace transnational fortement politisé 107
La recomposition de la gauche sociale 114
Un espace qui se rétracte : le retour du national
et les limites de la convergence 118
Comment ne pas perdre son âme ? L’exemple syndical 119
Le PS et l’espace de protestation mondiale :
un divorce consommé à partir de 2005 122
Les Verts : un rendez-vous manqué ? 123
La LCR : un parcours quasi parfait 126
Conclusion 135
Chapitre 5
Les traits distinctifs de l’espace canadie n 139
Un point d’entrée précoce à travers la question du libre-échange 140
La mondialisation des économies 145
Le 11 septembre 2001 160
Le mantra sécuritaire 163
Des absences marquées 169
Chapitre 6
La trajectoire canadienne : la décroissanc e ? 171
À la défense de la nation canadienne (anglaise)172
À la défense de la démocratie 173
La sécurisation de l’espace de protestation mondiale 179
Conclusion  181
Chapitre 7
Les particularités de l’espace québécoi s 185
Un point d’entrée commercial 186
Le libre-échange et l’indépendance économique188
La prise de conscience du caractère antisocial de la mondialisation 194
La prise de conscience des efets de la mondialisation
sur les niveaux de pauvreté des populations 199
Les événements de 2001 : un temps fort 202
Une lente réorientation 208
Des absences plus ou moins marquées 222
Chapitre 8
Vers une institutionnalisation de la trajectoire québécois e ?225
L’autonomisation progressive de l’enjeu
de la souveraineté et la thématique de la pauvreté 225
Espace de protestation.indd 296 13-01-24 14:50Le point tournant de 2001 229
Un espace en voie d’institutionnalisation ? 230
Conclusion 236
Chapitre 9
Mondialisation et action collective en comparaison 239
Une redéfnition des termes de la représentation politique239
Les éléments de divergence : contenu, ancrage et dynamiques 243
Mondialisation, action collective et processus
de représentation politique  246
En guise de conclusion 261
Bibliographie269
Annexe291
Espace de protestation.indd 297 13-01-24 14:50Politique
mondiale
a mondialisation a bel et bien changé la politique. Pascale DufourL C’est ce que démontre Pascale Dufour, qui examine
conjointement le rôle des partis politiques, des syndicats Trois espaces et du milieu associatif dans trois « espaces de protestation »
particuliers : la France, le Canada et le Québec.
de protestationL’approche adoptée est distincte d’une analyse classique des
mouvements sociaux. En considérant ensemble non seulement
France, Canada, Québecle mouvement des femmes, le mouvement de solidarité
internationale, les organisations altermondialistes plus connues,
mais aussi les réseaux considérés comme plus marginaux,
l’ouvrage apporte des connaissances originales d’un pan très
important de l’action collective récente, en donnant une image
globale d’une réalité apparemment très fragmentée.
Pascale Dufour est professeure au Département de science politique
de l’Université de Montréal et directrice du Centre de recherche sur les
politiques et le développement social (CPDS).
• isbn 978-2-7606-3141-029,95 $ 27 e
Couverture : © Divisions colorées du carré rouge à la Pin Pong Kafka
École de la Montagne Rouge
Disponible en version numérique
Les Presses de l’Université de Montréalwww.pum.umontreal.ca PUM
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Trois espaces de protestation