Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Achetez pour : 10,99 €

Téléchargement

Format(s) : EPUB

sans DRM

Publications similaires

Janus

de ibooktheque

Préceptes de vie de l'abbé Pierre

de presses-du-chatelet

Vous aimerez aussi

Amos Daragon

de perro-editeur

Amos Daragon - Trilogie

de perro-editeur

suivant
UN HOMME AU PRIMAIRE
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Québec par l’entremise de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC.
PERRO ÉDITEUR 580, avenue du Marché, suite 101 Shawinigan (Québec) G9N 0C8 www.perroediteur.com Infographie : Vanessa Vallières Révision : Stéphanie Veillette Dépôts légaux : 2016 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISBN papier : 978-2-924637-05-0 ISBN Epub : 978-2-924637-06-7 ©Perro Éditeur, R.S. Capé, 2016 Tous droits réservés pour tous pays Imprimé au Canada
R. S. CAPÉ
Un homme
Un hommeàu primàire Essai
À mes fils adorés
Table des matières
REMERCIEMENTS9 PRÉFACE11 INTRO15 ÊTREUNHOMMEAUPRIMAIRE21 UNEÉCOLEÀCHANGER57 MAPHILOSOPHIE67 PREMIERSCONFLITS89 MONHISTOIREDHORREUR117 UNPROBLÈMEDESOCIÉTÉ235 CONCLUSION295 BIBLIOGRAPHIE305
Remerciements
Je tiens à remercier d’abord et avant tout ma famil le, c’est-à-dire ma douce et tendre épouse ainsi que mes deux fils, âgés de six et trois ans lors des événements relatés dans ce livre, sans laquelle je ne sais pas comment j’aurais tenu le coup. Mes deux petits amours ignorent tout du rôle primordial qu’ils ont joué dans le salut de leur papa, en étant tout simplement eux-mêmes, a vec leurs beaux yeux pétillants, leurs câlins affectueux et leurs jolis sourires. Merci à ma femme, qui m’a patiemment supporté et encouragé à travers ce calva ire qui a été terriblement éprouvant pour elle aussi. Je dois absolument adresser des remerciements tout particuliers à ma grande amie et ancienne collègue, Sylvie Croteau, une ense ignante hors normes que j’ai eu la chance inouïe de croiser sur mon chemin et qu i a si généreusement accepté de m’aider à faire de ce livre quelque chose de pré sentable. Sans elle, ces lignes n’auraient jamais été publiées. Cet essai n’aurait pas été possible sans le soutien et l’aide de mes amis et des lecteurs de mon blogue qui m’ont suivi, écouté, con seillé et épaulé. Un gros merci également à Bryan, Gabrielle et toute l’équipe de  erro Éditeur qui ont cru avec enthousiasme en mon manuscrit et dont le professionnalisme et l’excellence ont été d’une aide inestimable pour sa correction et son amélioration. Finalement, merci à vous, chères lectrices et chers lecteurs, pour votre curiosité et votre intérêt. Merci d’avoir investi quelques-uns de vos précieux dollars durement gagnés dans l’achat de ce livre. Merci de vous soucier du sort de nos enfants et de nos écoles.
Préface
Il est triste de constater que l’éducation au Québe c a très peu évolué depuis les années soixante. Des règles dépassées sont encore d e rigueur et même appliquées avec un certain dévouement, oserais-je dire. Toutes ces réformes mises de l’avant par le ministère de l’Éducation ne sont pas parvenues à changer la mentalité de plusieurs enseignants et directions d’ écoles. Ils reproduisent systématiquement la méthode d’enseignement qu’ils o nt connue étant enfant. J’ai vu des enseignants et des enseignantes au primaire se faire vertement reprocher, par des directions, leurs idées novatrices, pourtan t excellentes, parce qu’elles sortaient des cadres stricts de l’enseignement traditionnel. Le jeune enseignant qui arrive sur le marché du travail avec le but de changer le monde de l’éducation se fera vite rabrouer, surtout s’il enseigne au primaire et, particulièrement, s’il est un homme. Le monde présc olaire et primaire est majoritairement féminin et, depuis quelques décenni es, la société a créé une psychose face à l’enseignant masculin : elle véhicu le qu’il pourrait avoir des penchants pédophiles. Et tous les enseignants mascu lins ont, eux, développé une peur presque maladive d’être perçus comme tels. Et avec raison ! Leurs comportements sont scrutés à la loupe et il n’est pas question pour eux de mettre la main sur l’épaule d’un enfant, encore moins si c’est une fille. Ceci est valable à tous les niveaux : préscolaire, primaire, secondaire, collégial ou universitaire. Cette peur cachée et taboue, mais ô combien réelle, règne dans toutes les écoles. Les enseignants doivent, pour se protéger, demander à u ne collègue d’être présente lorsqu’ils sont seuls avec une élève. Enseignante depuis trente-trois ans, je ne peux plus compter le nombre de fois où un enseignant m’a demandé d’assister à une rencontre qu’il avait avec une élève. Oui, il y a eu des prêtres pédophiles, oui, il y a eu des entraîneurs de hockey pédophiles, mais doit-on mal juger tous les hommes qui exercent un travail auprès des enfants ? Pourrait-il y avoir discernement ? Il y a eu des religieuses voyeuses et méchantes et des enseignantes se conduisant en marâ tres qui anéantissaient l’estime des enfants qu’elles n’aimaient pas en les humiliant devant tous. Abus de pouvoir, dirons-nous, mais nous n’avons pas pointé du doigt toutes les enseignantes pour autant. De plus, l’enseignement au primaire est un milieu, comme je l’ai dit plus haut, majoritairement féminin avec une philosophie d’ense ignement féminine. Très peu d’hommes se retrouvent dans les écoles préscolaires et primaires au Québec, et ces derniers se heurtent à une double confrontation : non seulement ont-ils peur d’être jugés pédophiles, mais ils sont tenus de se conformer à la philosophie féminine de l’enseignement. J’ai malheureusement vu des hommes se faire crûment rabrouer par des femmes parce que l’enseignement du primaire leur revenait de