Galys

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Deux enfants de treize ans, lui français d'Algérie et elle anglaise, que le hasard et l'Histoire réunissent, découvrent l'amour à Majorque pendant l'été 1962. Réfractaires par nature à toutes les sortes de conformismes, ils décideront de l'apprendre ensemble, comme on apprend un métier, comme on répond à une vocation précoce, mais naturellement sans autre professeur qu'eux-mêmes. En fait, ils vont mettre en pratique avant de l'avoir lue cette citation d'Erich Fromm : " Si nous voulons apprendre comment aimer, nous devons procéder de la même manière que pour apprendre n'importe quel autre art, à savoir la musique, la peinture, la charpenterie, ou l'art de la médecine ou de la mécanique."
Publié le : vendredi 4 juillet 2008
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EAN13 : 9782304014846
Nombre de pages : 351
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Titre
Galys
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Titre Frédéric Gabriel
Galys L'uniformité de la multitude… Première partie
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© É ditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 9782304014846 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304014846 (livre imprimé) ISBN : 9782304014853 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304014853 (livre numérique)
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CHAPITREI
En descendant le boulevard Saint-Saëns, Da-niel remarqua une fille qui marchait à sa ren-contre. Elle devait avoir son âge, un peu plus jeune peut-être… Certainement pas plus de treize ans. Elle semblait le connaître. Elle lui sourit et vint droit sur lui. Elle avait des cheveux châtains bouclés et brillants et une figure douce et pâle. Quand elle commença à lui parler, il se sentit gêné de ne pas se souvenir d’elle. Mais, il s’aperçut aussitôt qu’elle avait un oeil gris et un oeil marron et cette anomalie le déconcerta. Il en oublia son embarras, il en oublia même que, de loin, elle lui avait paru jolie. Cela l’empêchait-elle de voir correctement ? Probablement pas. Mais elle l’empêchait, lui, de la regarder en face. Il ne sa-vait pas quel iris fixer. Cette drôle de fille avait un message pour la grand-mère de Daniel. Des affaires à repasser à venir chercher demain matin chez ses parents. Il l’écouta distraitement et réagit avec un peu de retard quand elle aborda des sujets plus person-
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nels. Oui, il habitait là parce que l’école était fi-nie pour lui aussi, enfin le collège… Mais de-main il ne serait pas libre, non… Il ne serait pas dans le quartier… Elle semblait hésiter à le quitter. Lui-même n’avait pas envie de la laisser partir, mais s’ils continuaient leur conversation, elle allait vite s’apercevoir qu’il ignorait qui elle était… Il ne sut plus quoi dire. Heureusement quelqu’un ap-pela la jeune inconnue. Elle eut un sourire déso-lé et lui lança qu’elle espérait le revoir, en s’éloignant déjà. Il resta à la regarder trottiner vers une adulte et disparaître au premier carre-four, après s’être tournée une dernière fois dans sa direction… Elle en savait suffisamment sur lui pour l’appeler par son prénom. Il ne comprenait pas comment, de son côté, il avait pu l’ignorer. Pas à cause de ses yeux étranges et rares, mais parce que, en définitive, il la trouvait très jolie. Elle avait déclaré « A bientôt », et sur le ton d’une question, ou peut-être même d’une invitation… Et c’était bien la première fois qu’une fille avait un comportement aussi amical avec lui. Il remonta chez sa grand-mère, pour lui transmettre le message de l’inconnue qui avait un oeil gris et un oeil marron et il en profita pour la questionner à son sujet. C’était donc Dominique. Un joli prénom… Et il était nor-mal qu’elle ait ce teint et ces cheveux clairs,
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