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Histoire de ma vie

De
142 pages
L'auteur se lance dans une aventure qu'il n'avait pas prévue : raconter sa vie. Qu'est-ce que j'ai réalisé dans mon existence ; comment en suis-je venu à gravir un à un ces degrés d'une renommée relative, cela passant par mon enfance, l'épreuve de l'adolescence, la chance de la Libération, l'aide des Dominicains, la protection d'Hubert Beuve-Méry, et une existence de travail monumental, doublée d'un sentiment de liberté complète. Cette vie ne peut-elle pas se résumer que par la joie et la reconnaissance ?
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Jacques Lonchampt
HISTOIRE DE MA VIE
HISTOIRE DE MA VIE
Jacques Lonchampt
HISTOIRE DE MA VIE
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-04022-6 EAN : 9782343040226
AVERTISSEMENT
A quatre-vingt-sept ans et demi, en mars 2013, je commence ce document sur ma vie, pour céder aux instances de mon cher cousin Nicolas Aguettant. A vrai dire, mon existence ne me paraît pas digne d’être racontée et elle n’est riche que par les postes qui m’ont été offerts, les rencontres que j’y ai faites, par les personnalités ou les œuvres que j’ai connues et interrogées – avidement, cela est vrai. Mais j’ai l’impression d’avoir eu beaucoup plus de chances que de mérites. C’est l’impression que je voudrais qu’on en garde. J. L.
Chapitre I
Mon enfance et mon adolescence
 Mes parents et grands-parents  Je suis né le 10 août 1925 à Lyon, à la Croix-Rousse, dans une rue qui n’existe plus (Petite rue des Gloriettes). Mon père était contrôleur à la Banque de France. Mais nous n’y demeurâmes pas longtemps, car Papa fut nommé directeur de la Banque de France à Mont-de-Marsan. Remontons un peu plus haut.  Je n’ai pas connu mon grand-père paternel sur qui j’ai peu de renseignements. Des lettres de ma grand-mère à sa mère, il ressort qu’il était très amoureux, mais assez libre, rentrant parfois tard dans la nuit. Il est mort à Paris en 1888, à 35 ans, sans qu’on sache bien de quoi. Ma grand-mère, née Clémentine Baille, était, quand je l’ai connue quarante ans plus tard, une vieille dame charmante, dont je me souviens qu’elle s’était empressée pour me sauver un doigt que j’avais introduit dans sa machine à coudre. Ses lettres de Paris indiquaient une jeune fille profitant de la vie avec toute l’insouciance de la jeunesse, qu’allait estomper son retour dans sa famille, à Lons-le-Saunier, sans autre bonheur que celui de ses enfants, ma tante et marraine, Jeanne Matagrin, et Papa. Elle était l’aînée d’une nombreuse famille, celle de Prépavin, de ses frères et
de ses sœurs, Lucy, Alfred, Alice, Louise, Pierre, Henry et Joseph