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En grandes pompes

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Des enfants et leurs familles sont prises en grippe par un fabuleux monstre qui semble en vouloir aux chaussures des autres... Le commissaire Nullos ne sachant pas où débuter l'enquête, c'est La Puce, aidé par son fidèle chien Gros-Blair et d'une sacrée grand-mère surnommée Mamie Musclor, qui va tenter de résoudre le fameux mystère des grandes pompes.

La seconde enquête de La Puce, détective rusé. Dès 9 ans.

Illustrations : Christophe Besse.


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3
Gros Blair s'adonnait à son jeu favori : il déchirait un journal et en faisait des confettis. Le sol de la pièce en était tapissé, et luimême en avait plein les poils.
 Arrête, Gros Blair ! ordonna La Puce. Si maman voit ce carnage, on va prendre un de ces savons !
L'enfant entreprit de ramasser les morceaux de journal. Comme il tentait d'arracher à Gros Blair la dernière page qu'il tenait encore dans la gueule, son attention fut attirée par un gros titre : « La mystérieuse affaire du... »
Gros Blair ! Il est question d'une enquête Lâche, policière !
Le chien, à contrecœur, céda le journal. La Puce lut alors l'article à voix haute :
« Dans la soirée du 21 octobre, Mme Demir, sa fille Rosy et deux de ses enfants ont été attaqués à la bombe lacrymogène. Un peu plus tard, une vieille dame a été victime chez elle d'une attaque similaire. Hospitalisés, Mme Demir et les enfants souffrent de blessures légères et d'allergies provoquées par le liquide lacrymogène. Mais la vieille dame, sauvagement rossée, est plus sérieusement atteinte.
Dépêchée sur les lieux des agressions, la police y a trouvé des empreintes identiques, d'une taille hors du commun. Seul témoignage recueilli pour l'instant, celui des enfants quichoquésrépétaient dans l'ambulance : « Il était grand ! si grand ! »
Chargé de l'enquête, le commissaire Nullos a déclaré que, sans aucun doute possible, les empreintes étaient celles d'un géant. »
Un géant ! répéta La Puce.
Il demeura pensif quelques instants. Gros Blair, lui aussi, se prit à rêver. Il avait écouté avec attention la
lecture de l'article et en avait compris l'essentiel, c'està dire trois mots: « enquête », « Nullos » et « géant »... Il se leva soudain et tourna en rond en essayant d'attraper sa queue. C'était chez lui le signe d'une grande joie. La perspective d'une nouvelle enquête le ravissait.
Attention ! cria soudain La Puce. Voilà maman ! Il ne faut surtout pas qu'elle lise l'article, ça va lui faire peur.
Et il dissimula le journal sous un fauteuil.
Qu'estce que tu as ? demanda Mme Legrand en entrant. Tu as l'air tout chose.
Euh... non, je ne suis pas chose, bafouilla La Puce. Mais, euh... je m'ennuie, voilà, c'est ça, je m'ennuie !
Révise un peu tes leçons !
Maman, c'est les vacances ! Une semaine pour la Toussaint, c'est déjà court, s'il faut la passer à travailler, autant rester à l'école !
Bon, dans ce cas, viens ! On va chez Annie !
Annie ? quelle Annie ?
Voyons ! Il n'y en a pas trentesix ! Mon amie ! celle qui tient « Les P'tites Pompes », le magasin de chaussures pour enfants. Regarde un peu l'allure de tes baskets ! Tu as besoin de chaussures.
 Oh ! maman ! s'écria La Puce en sautant sur les genoux de sa mère. Ma jolie petite maman en sucre ! Ça y
est ? Tu t'es décidée ? Tu veux bien m'acheter des santiags ?
Gros Blair fit un bond sur le canapé à côté de Mme Legrand. Il se mit à lui nettoyer la figure à grands coups de langue.
Hé ! du large ! rouspéta Mme Legrand. Ma parole, ce chien est fou ! On dirait qu'il veut des santiags, lui aussi ! Du calme tous les deux ! Arrêtez votre numéro de charme ! On va voir, je n'ai pas encore dit oui. Si ces « horreurs » ne sont pas trop pointues, pas trop dures au bout, si la cambrure est bonne, si le talon n'est pas trop haut, pas trop biseauté, si elles ne risquent pas de déformer le pied...
Maman, ça devient des ballerines, alors !
 On verra, conclut Mme Legrand avec un sourire. Peutêtre vaisje me laisser faire...
Youpi ! s'écria La Puce en enfilant son blouson à toute vitesse. Blairo, si j'ai mes chaussures, je t'offre le plus bel os que jamais, dans tes rêves de briard, tu n'as pu imaginer !
La Puce et sa maman sortirent, précédés de Gros Blair, qui aimait toujours partir en éclaireur. Tout en marchant, La Puce réfléchissait. Il venait de gagner la première manche d'un match très serré : sa maman acceptait enfin de lui acheter des santiags. Restait la seconde, bien plus délicate... Allaitelle le laisser mener une nouvelle enquête ? Le gros titre du journal lui trottait dans la tête : « La mystérieuse affaire du géant », un titre bien alléchant... Le commissaire Nullos n'avait pas encore demandé son aide, mais ça n'allait sans doute pas tarder, comme à chaque fois...
Maman ?
Oui ?
commissaire Nullos n'aurait pas appelé ces Le joursci, par hasard ?
Non ! Pourquoi appelleraitil ?
! comme ça ! pour donner de ses nouvelles, Oh pour dire un petit bonjour...
« Pour dire un petit bonjour », répéta Mme Legrand en imitant la voix de son fils. Tiens donc ! Tu crois que je ne te vois pas venir avec tes gros sabots ? Figuretoi que j'ai lu le journal avant que tu le caches sous le fauteuil... Un géant qui agresse les vieilles dames et les enfants ! Et qui se sert d'une bombe lacrymogène en plus, quelle horreur ! Je suis désolée, mais cette affaire n'est pas pour toi.
Mais, maman... insista La Puce.
Estce que tu sais seulement ce qu'est une bombe lacrymogène ?
C'est un truc qui fait pleurer !
Ce « truc », comme tu dis, fait pleurer parce que le liquide envoyé par la bombe brûle les yeux, il peut même entraîner une paralysie momentanée du visage. C'est affreux !... Alors, c'est non ! Et si tu continues à me parler de cette affaire, on rebrousse chemin et adieu les santiags !
Bon... bon, grommela La Puce.
Il baissa la tête et n'ajouta plus un mot. Après quelques Instants, Mme Legrand finit par rompre le silence.
 Allez, ne boude pas, va ! Tiens, regarde ! Ça te dirait d'aller au cirque ?
Elle s'arrêta devant une affiche et lut à haute voix l'encart publicitaire : « Après son triomphe à Poitiers, Angoulême et Tours, le cirque Mariano donne quelques représentations dans votre ville. Dépêchezvous de prendre vos places ! »
 Quand j'étais petite, j'adorais aller au cirque, ajoutatelle, rêveuse. Le cirque Mariano est très connu, tu sais.
Ah, oui ? fit La Puce qui n'écoutait que d'une oreille.
Veuxtu que je prenne des places ?
Bof ! le cirque, c'est un peu dépassé !
Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de robot, de pistolet à laser ?
Non, mais c'est du spectacle pour bébé !
C'est vrai, j'avais oublié que Monsieur est déjà très vieux.
La Puce leva les yeux au ciel. Gros Blair, revenu sur ses pas, contemplait l'affiche, lui aussi. Trois caniches étaient photographiés dans les poses les plus extravagantes. Gros Blair grogna sourdement.
Tu vois, dit La Puce amusé, Blairo non plus n'aime pas le cirque.
Déçue, Mme Legrand haussa les épaules et décida de poursuivre son chemin. Mais soudain, Gros Blair la bouscula et fila droit devant lui à toute vitesse.
Qu'estce qui lui prend ? demanda Mme Legrand.
Il doit se passer quelque chose de l'autre côté de la rue ! Je fonce ! On se retrouve chez Annie !
Et La Puce démarra en trombe.
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