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L'arène des dragons, partie 4 (dernière partie)

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La légende du dragon, tome 3 - L'arène des dragons, partie 4 (Dernière partie) Deux mystérieux inconnus ont pénétré à Chaland. Les habitants ignorent tout de l’identité des personnes qu’ils abritent... que veulent réellement ces vagabonds ? Car, contrairement à ce qu’ils prétendent, ils ne sont pas là par hasard... Pendant ce temps, Magroâs, le fils de Malnord qui organise les terribles jeux de l’arène, est en proie à un dilemme. Il a fait une promesse insolite à Yénie, mais son frère Malest lui met la pression. Ce grog tiendra-t-il parole ?
Laurayne Ruiz signe ici le troisième volet de cette grande aventure destinée à la jeunesse.


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LA LEGENDE DU DRAGON
L'ARENE DES DRAGONS
Tome 3
Partie 4 (Dernière partie)
LAURAYNE RUIZ
© 2016 Laurayne Ruiz pour le texte et la couverture
ISBN : 979-10-96633-06-7
Dédicace :
Pour mes parents que j’aime tant, ainsi que toute ma grande famille.
18 - La forteresse de Magroâs
Galas et Humber s’enfonçaient toujours plus dans le désert. Ils essayaient d’oublier la chaleur écrasante. S’évader de la forteresse avait été un véritable défi, d’autant plus qu’ils étaient très affaiblis par l’interrogatoire musclé de Malest
Maintenant, ils tentaient de rejoindre les nomades, ceux qui les avaient déjà secourus dans ce même désert. Ou bien l’arène, afin de retrouver leurs protégés.
Les lèvres profondément crevassées en déshydratation avancée, Humber finit par s’effondrer. Son esprit devenait incohérent. Incapable d’aligner deux idées pour se relever. Il regrettait leur captivité. Une bulle de son passé se forma, comme un curieux parallèle à son manque d’eau et de nourriture actuels.
Un jour, coincés dans une caverne avec Grover, le fils de Galas, ils avaient tenu sans manger et sans boire pendant trois jours avant d’enfin pouvoir sortir.
Dans le désert brûlant, il comprenait qu’il était vain de lutter. C’était fini. Galas se retourna vers son ami. Il se laissa choir à côté.
— Ça… ne sert à rien. Nous… sommes perdus, articula-t-il péniblement.
Le grand homme partit brutalement en arrière et dévala la dune telle une marionnette désarticulée. Allongé dans le creux, il contempla le ciel un instant. Il tendit une main. Pour se protéger les yeux, déjà à demi-fermés.
Une secousse lui fit émettre un cri de douleurs alors qu’il s’en serait senti incapable. Il avait donc encore de l’énergie, quelque part en lui, songea-t-il confusément.
Il comprit que c’était son ami qui venait de rouler en bas de la dune lui aussi. Pour le rejoindre.
— On devrait rebrousser chemin, dit Galas.
Humber rechigna, grimaça. Pourtant, il se redressa très lentement.
— Je suis incapable de faire… un pas de plus, gémit-il. Encore moins… en sens inverse. Cette forteresse… est maudite !
Galas se redressa lui aussi. Tous deux étaient debout maintenant, comme s’ils se donnaient une énergie mutuelle.
— C’est notre seul espoir ! Nous ne… pouvons pas rester ici !
Ils savaient qu’à la nuit tombée, des créatures rôdaient, profitant de la fraîcheur pour chasser. Il y avait beaucoup de dragons, à ce qu’on disait.
Avec lenteur et bravoure, Galas et Humber reprirent le chemin de la forteresse de Malest.
À cet instant, ils n’avaient pas conscience du péril qui les avait menacés. De l’autre côté de la dune qu’ils avaient renoncé à atteindre, un groupe de brigands faisait une halte. Ils n’auraient
eu aucun mal à mettre en pièce Galas et Humber à cause de leur épuisement.
Heureusement, les deux guerriers n’avaient pas parcouru une si longue distance. Titubants et les poumons prêts à exploser, la forteresse leur apparut. Ils n’eurent toutefois pas la force de la rejoindre.
Ignorant que Galas et Humber étaient si proches, Gérard et ses amis marchaient d’un pas prudent entre les couloirs de la forteresse.
L’architecture rappelait celle du volcan. La présence de chariots renforçait cette impression. Un mécanisme connu uniquement des grogs permettait de faire rouler ces chariots sur des rails.
Cette fois, les wagonnets ne transportaient ni armures ni armes, mais de l’eau. Les grogs avaient les mêmes besoins que les humains. Surtout dans ce désert de sable brûlant.
— On sera plus discret en se cachant à l’intérieur qu’en prenant des directions sans savoir s’il y a des grogs de l’autre côté de telle ou telle porte, assura Gérard.
Il pénétra dans un premier chariot. L’étroitesse ne permettait pas un second occupant. Kadec grimpa dans celui de derrière. Katana un troisième et Jenn un quatrième.
L’eau tiède était agréable après la brûlure du désert. Pourtant, Kadec grognait. Son épée était trop encombrante. Il songea un bref instant à s’en débarrasser. Au dernier moment, il se ravisa. Une arme dans un territoire hostile était toujours un atout. Qu’importe les inconvénients.
Aucun grog ne remarqua leur présence. Les wagonnets suivaient les rails dans un roulis caractéristique.
Dans la paume de Katana, la sphère offerte par la druidesse s’activait toujours. L’agitation contre l’une des parois commença en revanche à se déplacer. C’était le signe qu’ils feraient mieux de sortir des chariots avant de rater l’emplacement de la pierre précieuse.
— Suivez-moi ! intima l’apprentie magicienne.
Après une brève explication, ils approuvèrent son analyse et descendirent prudemment.
Tandis que Katana se dirigeait vers une porte, elle nota que la sphère s’affaiblissait, comme si le signal diminuait. Kadec, qui avait tenté vainement d’ouvrir la porte, se mit à pester.
— Flûte ! Il y a toujours des impasses partout où nous allons ! — Et toujours une solution, rétorqua Gérard. As-tu déjà oublié que Jenn a gardé le trousseau de clés ? — Ha, oui, c’est vrai, se souvint Kadec, un sourire goguenard aux lèvres.
Il laissa Jenn passer devant lui avec emphase. Pourtant, seul à l’arrière à présent, un pli barra son front.
S’inquiétait-il pour la bataille qui faisait sûrement rage dans l’arène ? Pour Galas et Humber ?
Où était-ce en rapport avec le commentaire de Kaham sur Keloo et ses habitants ?
Gérard se retourna à ce moment et capta cette nervosité fugace chez son ami.
Il se doutait que...
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