Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Lire un extrait Achetez pour : 7,90 €

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Publications similaires

Dans le silence de ton coeur

de hachette-romans

La Reine Oubliée

de les-editions-valentina

Blind Spot, 3

de univers-partages-editions

2
L'Autre
3
Jennifer Ballandras
L'Autre
Littérature pour la jeunesse
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9950-2 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748199505 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9951-0 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748199512 (livre numérique)
6
.
.
8
CHAPITRE1
Pu… ain, comment ai-je fait pour en arriver là ? Je déteste la neige, je déteste le ski, je déteste la montagne, je déteste les colonies ! Hurlais-je mentalement tout en contemplant avec désastre les pauvres habits (si on peut appeler ça des habits) que je traînais sur ma misérable carcasse ! Un pantalon, certes chaud (c’était d’ailleurs son seul avantage) mais informe, un pull col roulé, ultra serré (j’en étais à me demander s’il existait toujours un cou en dessous), un blouson tellement… je n’ose même pas le décrire ! Vert criard ! Et moi qui ne suis pas à la limite de la maigreur maladive, je ressemblais à un énorme bonhomme de neige avec ! Je hais le ski ! Je hais le froid ! Parce qu’en plus, j’ai des moufles orange ! Orange ! Et pas des gants, non, des moufles ! Sur la tête, je portais un bonnet taillé d’une façon telle que ma tête paraissait deux fois plus grosse qu’en réalité ! D’accord, on n’était pas là pour faire les mannequins sur les pistes mais un minimum s’impose ! Surtout si c’était pour faire un truc
9
L’Autre
auquel je n’avais aucune envie de faire d’efforts ! Merde quoi à la fin ! C’étaient mes parents qui m’y avaient inscrite. Ça te fera du bien le grand air, de rencontrer d’autres gens qu’ils m’ont dit. Mon œil ! Ils m’ont balancée dans ce cauchemar pour être tranquille pendant deux semaines. Parce que mon enfer a une durée de péremption de deux semaines ! Est-ce que je vais survivre ? Rien n’est moins sûr. Je continue la description de mon attirail (jusque-là, récupéré à droite, à gauche chez les divers membres de ma famille, d’où le dépareillement total…). J’avais aux pieds d’immondes chaussures. Énormes, rigides : je ne pouvais pas plier la cheville, ni marcher naturellement, (il paraît que c’est normal) j’avançais mètre par mètre et encore prudemment. Pas envie de me payer en plus de tout ça une gamelle phénoménale ! Accrochés à ces chaussures deux énormes ski, jamais vu des trucs aussi longs ; et à mes poignets, deux bâtons, de ski, enfin il paraît que c’est utile, pour le moment, ils me servaient surtout à ma maintenir en équilibre pour ne pas tomber sur le côté. – Si tu n’y vas pas, je te pousse ! me menaça-t-on. C’est la piste baby t’as peur de quoi ? Hum… de tomber, de me casser un jambe, le coccyx (si, c’est déjà arrivé bande d’incrédules),
10