Le Temple des Mokus. Chroniques de l'Archipel, tome 2

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Egg met le cap sur les Terres Nouvelles, où vécurent les premiers Okalus. Mais la carte au trésor trouvée par son père attire bien des convoitises...


Découvrez le deuxième tome d'une série d'aventure truculente.



Après s'être échappés de justesse de l'île de Temps-Mort, Egg et Tripoux embarquent pour les Terres Nouvelles afin de trouver des Okalus capables de déchiffrer la mystérieuse carte au trésor. Mais le voyage promet bien des surprises et les habitants des Terres Nouvelles semblent extrêmement dangereux... Pourront-ils faire confiance au légendaire pirate Burn Healy, à la jolie princesse okalu dont Tripoux est tombé amoureux, ou à Millicent, la fille de l'infâme Pembroke ?


Une chose est sûre : Egg et Tripoux peuvent compter sur leur amitié.



Entre "Indiana Jones" et "Pirates des Caraïbes", "Les Chroniques de l'Archipel" réunit tous les ingrédients d'une excellente série d'aventure !


Publié le : dimanche 25 mai 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791023500943
Nombre de pages : 370
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LE TEMPLE DES MOKUS
Geoff Rodkey
CHRONIQUES DE L’ARCHIPEL
Tome 2 LE TEMPLE DES MOKUS
Traduit de l’anglais (ÉtatsUnis) par Rosalind EllandGoldsmith
Déjà paru : Chroniques de l’Archipel, Tome 1 : Le Trésor des Okalus 2013
Illustration de couverture : Joëlle Jolivet
Édition originale publiée en 2013 sous le titreChronicles of Egg – New Lands par G.P. Putnam’s Sons, une marque de Penguin Groupe, New York. © 2013 Geoff Rodkey Tous droits réservés.
Pour la traduction française : © 2014 Éditions du Seuil ISBN : 9791023500936
Conforme à la loi n° 49956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse.
Pour Tal
Chapitre 1 Décamper
a tête suspendue pardessus le bastingage, j’ob servai la proue duGrive fendre l’écume. Vue celLa… de près, la mer Bleue n’était pas si bleue que « On aurait dû l’appeler la “mer Verdâtre” ou la “Merquiparaîtbleuemaisdeloinseulement” », songeaije. Ces pensées étaient certes sans intérêt, mais elles m’évitaient de m’appesantir sur lesvrais problèmes – par exemple, sur le fait qu’un homme voulait ma mort… et que j’étais amoureux de sa fille, Millicent… et que je n’étais pas certain d’avoir bien mémorisé la carte qui était à l’origine de tous mes ennuis. Trois tortillons vers le bas à gauche – quatre tirets vers le haut… À moins que ce ne soit l’inverse ?
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Pas facile de retenir quelque chose dans une langue que l’on ne parle pas… Depuis que nous étions montés à bord, je m’en traînais nonstop à reproduire cette carte, esquissant les signes vingt fois par jour, du bout du doigt, sur le pont duGrive. J’avais pourtant le sentiment de la maîtriser de moins en moins. La tête toujours renversée, je fermai les yeux et m’efforçai de visualiser les hiéroglyphes okalus peints dans la tombe du roi Flamme. Tiret point plume – bol – deux tirets point oiseau de feu… – Ayé ? T’as fini ? Tripoux se tenait derrière moi. – Presque, répondisje. Laissemoi vomir une der nière fois et… – C’quoi, ton problème ? grognatil. La bouffe est quand même pas si dégueu ! – Ce n’est pas ça…, répliquaije sans conviction. Après trois jours à manger de la viande de tortue et des biscuits pleins de vers, je ne m’étonnais plus que les matelots du capitaine Racker soient tous squelettiques. – T’as l’mal d’mer ? questionna Tripoux. – Non plus. – Alors quoi ? J’aurais voulu répondre : « Je suis terrorisé. J’aimerais mieux oublier ce fichu trésor et m’enfuir ! » mais
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c’était impossible. Comment avouer mes craintes ? Comment dire à Tripoux que, d’après moi, nous serions tués à peine arrivés aux Terres Nouvelles – avant même de trouver un Okalu capable de tra duire la carte – et que le mieux à faire était de fuir aux îles Barker ou encore plus loin, afin d’échapper à quiconque voulait me supprimer ? J’eus un dernier hautlecœur, puis je me redressai lentement et me tournai vers mon acolyte. Ses pau pières tressaillaient sous sa crinière blonde. Il brandit les poings, et le crochet, au bout de son bras gauche, étincela au soleil levant. – Allez ! lançatil. Bagarre ! – Encore ? soupiraije. – Faut que j’m’entraîne ! Juste avant notre départ, il avait acheté ce crochet à un pirate des champs, et depuis il apprenait à le manier. L’ennui, c’est qu’il n’avait qu’un partenaire d’entraînement : moi… Aussi, plus il s’améliorait, plus ma chemise était tailladée. Il promettait à chaque fois de ne pas m’effleurer, mais il était encore loin de maîtriser ses gestes. – Pas maintenant, rétorquaije. Il faut qu’on parle. – D’quoi ? – Je crois que… j’ai oublié la carte. – Nan, j’te crois pas. – Je t’assure. – T’as d’jà dit ça hier, et pis tu t’en es souvenu.
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