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Meurtres au pays des peluches

De
55 pages

Une nouvelle énigme pour le jeune détective La Puce : un mystérieux personnage kidnappe et assassine les jouets des petits. Ne pouvant compter sur le commissaire Nullos, c'est donc seul qu'il mène l'enquête.

La troisième enquête de La Puce, détective rusé. Dès 9 ans

Illustrations : Christophe BESSE


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Illustrations : Christophe Besse Première Publication : 1992, aux Editions Casterman
Exploitation en vertu de la licence non-exclusive confiée par la SOFIA dans le cadre de la loi er n° 2012-287 du 1 mars 2012 relative à l’exploitation numérique des livres indisponibles du e XX siècle.
Directrice de collection ReLIRE : Cécile Decauze
ISBN : 978-2-37169-008-0 Dépôt légal internet : août 2014
IL ETAIT UN EBOOK Lieu-dit le Martinon 24610 Minzac
« Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur, ou de ses ayants droit, ou ayants cause, est illicite » (article L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par l’article L. 335-2 du Code de la propriété intellectuelle. Le Code de la propriété intellectuelle n’autorise, aux termes de l’article L. 122-5, que les copies ou les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, d’une part, et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration.
QUI A POIGNARDÉ HECTOR ?
Madame Dever, installée au salon, feuilletait une revue. Machinalement, elle se fit la remarque qu'il était bien agréable d'habiter une rue calme, comme celle sur laquelle s'ouvraient ses fenêtres. Goûter un peu de silence de temps en temps était vraiment plaisant...
Elle posa son magazine et brusquement, ce calme absolu lui sembla étrange. Que fabriquait donc Alexandre ? Habituellement, il faisait un raffut du diable lorsqu'il jouait dans sa chambre, se prenant pour le « chevalier Pégase » ou « Spiderman ». Décidément, ce calme était de mauvais augure : Alexandre devait préparer quelque bêtise.
Madame Dever quitta le salon et monta l'escalier qui menait à la chambre de son fils. Sans savoir au juste pourquoi, elle constata que ses mains tremblaient, que sa respiration était saccadée.
Elle hésita avant d'ouvrir la porte.
— Alexandre ! appela-t-elle. Alexandre, tu es là ? Tout va bien, mon chéri ?
Elle n'eut pas de réponse. Elle colla l'oreille à la porte : aucun bruit ne venait de l'autre côté. Ce silence lui parut tout à coup insupportable. Elle ouvrit brusquement la porte. Le spectacle qui s'offrit à elle la glaça de terreur. La chambre était sens dessus dessous. Tous les jouets d'Alexandre s'entassaient pêle-mêle sur le sol. Son petit bureau avait été renversé, les pages de ses livres arrachées, les posters qui ornaient les murs lacérés à grands coups de couteau. Le lit de l'enfant était défait... Une grande tache rouge maculait les draps. Madame Dever poussa un cri déchirant:
— Alexandre !
Une petite voix derrière elle demanda :
— Qu'est-ce que tu as, maman ? Pourquoi tu cries si fort ? Je t'ai entendue du jardin... Pourquoi tu pleures, maman ?
Madame Dever serra son fils contre elle. C'est alors que le petit, pointant vers le lit un index tremblant, les yeux écarquillés de terreur, hurla :
— Maman ! Maman !... Hector ! On a poignardé Hector !
Il se dégagea des bras de sa mère et courut vers le lit.
Tendrement, il embrassa Hector et se mit à pleurer. Madame Dever, qui s'était approchée, prit Hector à son tour. Elle le regarda bien attentivement : l'ours avait un poignard dans le ventre, et la peluche était tachée de sang.
— Mon pauvre petit... murmura-t-elle, abasourdie. Je me demande bien qui est l'auteur de cette sinistre plaisanterie.
Alexandre, tout en reniflant, ramassa une feuille de papier qui traînait à terre.
— Regarde, maman ! Il y a quelque chose d'écrit là-dessus !
Madame Dever prit la feuille et lut. Elle pâlit.
QUI A PEnDU BARBIE ?
Des cris stridents retentirent à l'autre bout de l'appartement. Monsieur et madame Lasry étaient en train de prendre le café. Ils échangèrent un regard inquiet.
— Au secours ! Au secours ! Venez vite !
C'était la voix de leur petite fille. Elle hurlait comme si l'on était en train de l'égorger. Laissant tomber leurs tasses, les parents se précipitèrent au secours de l'enfant.
Vanessa se tenait debout sur le seuil de sa chambre. Son visage était baigné de larmes. Elle suffoquait, tant ses sanglots étaient violents.
— Que se passe-t-il, ma chérie ? demanda son père en la prenant dans ses bras.
La petite n'eut pas besoin de répondre. Monsieur Lasry parcourut la chambre du regard : elle était dans un désordre inouï. Au lustre, pendue au bout d'un ruban de satin rouge, une poupée se balançait. Monsieur Lasry ne put s'empêcher de frissonner, il avait eu très peur... Mais cette peur, il la jugea ridicule. Alors, énervé, il posa la petite Vanessa à terre et lui donna une fessée.
— C'est tout ce que tu as trouvé de mieux à faire ? cria-t-il. C'est la dernière bêtise que tu tenais à ajouter à ta collection ? Ma parole, cette enfant est un vrai diable !
Vanessa redoubla ses sanglots.
— Bar... Bar... Ma Barbie ! articula-t-elle entre deux hoquets. Ma poupée ! C'est pas... pas moi qu'a fait ça !
— Évidemment que ce n'est pas elle ! affirma madame Lasry.
Un seul coup d'œil lui avait suffi pour se rendre compte que le carnage fait dans la chambre ne pouvait être l'œuvre d'une enfant. Vanessa n'y était pour rien, elle en était persuadée.
Elle monta sur un tabouret et décrocha tout doucement la poupée. Un bout de papier s'échappa de la robe de Barbie. Madame Lasry le ramassa, lut ce qui y était écrit, puis le tendit à son mari.
— Lis ça, dit-elle, la gorge nouée.
— « LA PROCHAINE FOIS... » lut monsieur Lasry à voix haute. Il faut absolument prévenir la police, ajouta-t-il en prenant la main de sa femme.
NULLOS DANS LA PELUCHE
— Vous êtes un ours ! Un malotru ! Un goujat ! Un cœur de pierre ! Un bourreau d'enfants ! Comment osez-vous insinuer ?... Ah ! quel malheur ! La police aujourd'hui n'est plus d'aucun secours !
Madame Dever, le teint écarlate, l'œil furibond et le chignon en bataille, hurlait aux oreilles du commissaire Nullos. Elle le dépassait déjà d'une bonne tête, mais plus elle l'insultait, plus le malheureux commissaire se ratatinait sur lui-même. Il tentait vainement d'interrompre le flot d'injures qui se déversait sur lui.
— Mais, madame, je n'ai pas dit que...
— Si ! Vous l'avez dit ! Vous avez laissé entendre que c'est Alexandre lui-même qui a poignardé son ours en peluche.
— Non, mais peut-être a-t-il...
— Mon pauvre Alexounet chéri ! Lui qui est si tendre, si doux, un ange ! Aller planter un couteau de boucher dans sa peluche préférée, celle que sa grand-mère lui a offerte pour ses sept ans ! Vous n'avez pas d'enfants, je suppose ?
— Non, heur...
— J'en étais sûre ! Sans quoi, vous auriez tremblé de peur, vous aussi. Et la lettre de menace, hein ? qu'en faites-vous ? « La prochaine fois... », qu'est-ce que ça signifie à votre avis ?
— Il ne faut pas...
— Je vais vous le dire, moi, ce que ça signifie. Cela veut dire : « La prochaine fois, c'est ton fils que je poignarderai ! »......
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