Un coeur à prendre. Journal d'un dégonflé, tome 7

De
Publié par

Le monde de Greg s'écroule quand son collège organise un bal pour la Saint Valentin. C'est la panique : si aucune fille n'accepte de l'accompagner, il sera la risée de l'école. Et il ne peut pas compter sur l'aide de son ami Robert, qui n'y connaît RIEN aux filles.


Il lui reste quelques semaines avant le bal. D'ici là, Greg a intérêt à se tenir à carreau et à ne pas se ridiculiser en public, une fois de plus, s'il veut trouver une cavalière...


Publié le : jeudi 6 février 2014
Lecture(s) : 30
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791023501896
Nombre de pages : 228
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
couverture
DE jeff KiNney  
Traduit de l'anglais (États-Unis)  
par Natalie Zimmermann  
Rejoins toi aussi la communauté des fans de Greg  
sur www.journaldundegonfle.fr  
Dans la même série :  
Journal d'un dégonflé – Carnet de bord de Greg Heffley  
Journal d'un dégonflé – Rodrick fait sa loi  
Journal d'un dégonflé – TROP c'est TROP  
Journal d'un dégonflé – Ça fait suer !  
Journal d'un dégonflé – La vérité toute moche  
Journal d'un dégonflé – Carrément claustro !  
Hors série : Journal d'un dégonflé à écrire toi-même  
Wimpy Kid text and illustrations copyright © 2012 Wimpy Kid, Inc.  
DIARY OF A WIMPY KID®, WIMPY KID™ and the Greg Heffley design™  
are trademarks of Wimpy Kid, Inc. All rights reserved.  
Couverture : Jeff Kinney et Chad W. Beckerman  
Première publication en anglais en 2012 par Amulet Books,  
une marque de Harry N. ABRAMS, Incorporated, New York.  
Titre original : Diary of a Wimpy Kid : The Third Wheel  
(Tous droits réservés pour tous pays par Harry N. Abrams, Inc.)  
Pour l'édition française, publiée avec l'autorisation de Harry N. Abrams, Inc.  
© Éditions du Seuil, 2014. ISBN : 979-10-2-350189-6  
Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse.  
Pour GRAM  
7
JANVIER
Dimanche
Je regrette de ne pas avoir commencé mon journal  
beaucoup plus tôt, vu que celui qui écrira ma biographie  
aura un paquet de questions à me poser sur les années  
de ma vie qui précèdent le collège.  
Heureusement, je me rappelle à peu près tout ce qui  
m'est arrivé depuis ma naissance. En fait, j'arrive même  
à me souvenir de trucs qui se sont passés AVANT ma  
naissance.
À cette époque, il n'y avait que moi. Je nageais dans le  
noir et faisais des galipettes ou des petites siestes dès  
que l'envie m'en prenait.  
8
Et puis, un jour que j'étais plongé dans une super-sieste,  
j'ai été réveillé par de drôles de bruits qui venaient de  
l'extérieur.
Je n'avais pas la moindre idée de ce que j'entendais, mais  
j'ai appris plus tard que c'était ma mère qui me passait  
de la musique dans des écouteurs qu'elle posait sur son  
ventre.
Ma mère pensait sûrement qu'en me passant de la  
musique classique tous les jours jusqu'à ce que je vienne au  
monde, je deviendrais un genre de génie.  
9
Ces écouteurs étaient livrés avec un micro et, quand  
maman ne me faisait pas écouter de musique, elle me  
racontait sa vie.  
Et dès que mon père rentrait du travail, ma mère  
l'obligeait à me raconter SA journée en détail.  
10
Et ce n'était pas fini. Chaque soir, maman me faisait  
une demi-heure de lecture avant d'aller au lit.  
Le problème, c'est que mes heures de sommeil ne  
correspondaient pas à celles de ma mère : quand elle  
dormait, moi j'étais super réveillé.  
Je regrette quand même de ne pas avoir écouté  
davantage ce que maman me lisait.  
11
La semaine dernière, en littérature, on a eu une interro  
surprise sur un bouquin que je n'avais pas encore ouvert.  
J'étais à peu près certain que maman me l'avait lu avant  
ma naissance, mais impossible de me souvenir des détails.  
J 'imagine que, la semaine où ma mère m'a lu ce livre, je  
devais avoir l'esprit ailleurs.  
Le plus dingue, c'est que ma mère n'avait même pas  
BESOIN d'un micro pour que je l'entende.  
12
Enfin, j'étais à L'INTÉRIEUR de son corps et, que  
je le veuille ou non, j'entendais chaque mot qu'elle  
prononçait.
En fait, presque rien de ce qui se passait à  
l'extérieur ne m'échappait. Et quand mes parents  
devenaient un peu trop amoureux, je devais écouter ça  
aussi.
13
Je ne me suis jamais senti très à l'aise quand les gens  
se montrent un peu trop affectueux à côté de moi,  
SURTOUT quand ce sont mes parents. J'avais beau  
essayer de les interrompre, ils n'ont jamais compris le  
message.
Au contraire, même, je ne faisais qu'AGGRAVER les  
choses.
14
Au bout de quelques mois de cette vie-là, je n'en pouvais  
plus, et c'est pour ça que je suis né avec trois semaines  
d'avance. Mais dès que j'ai senti le froid et vu les  
lumières aveuglantes de la salle d'accouchement, j'ai voulu  
faire marche arrière.  
Le jour où je suis né, j'avais accumulé un gros manque de  
sommeil et j'étais d'une humeur massacrante. Quand vous  
tomberez sur une photo de nouveau-né, maintenant vous  
saurez pourquoi ils ont toujours l'air furax.  
15
D'ailleurs, je n'ai toujours pas rattrapé mon manque de  
sommeil, et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé.  
Depuis que je suis né, j'essaye de retrouver les sensations  
que j'avais quand je flottais dans le noir, heureux comme  
c'est pas permis.  
16
Mais quand on vit avec quatre autres personnes, il y a  
toujours un imbécile pour venir tout gâcher.  
J'ai fait la connaissance de mon grand frère, Rodrick,  
quelques jours après ma naissance. Jusque-là, j'avais cru  
que j'étais enfant unique, et j'ai été très déçu de  
découvrir que ce n'était pas le cas.  
17
À l'époque, on vivait dans un tout petit appartement et  
je devais partager ma chambre avec Rodrick. Comme il  
avait le petit lit, j'ai dû dormir pendant plusieurs mois  
dans le tiroir du haut de la commode, ce qui est  
sûrement illégal.  
Papa a fini par débarrasser ses affaires de la pièce qui  
lui servait de bureau pour en faire une chambre d'enfant.  
J 'ai hérité du petit lit de Rodrick, et lui en a eu un  
tout neuf.  
Pratiquement TOUT ce que j'avais en ce temps-là me  
venait de mon grand frère.  
18
Et quand on me les refilait, ses affaires étaient soit  
usées, soit couvertes de bave.  
Même ma TÉTINE était celle de Rodrick. Mais je crois  
qu'il n'était pas prêt à me la donner, ce qui explique  
peut-être pourquoi il ne m'a jamais vraiment aimé.  
19
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.