Arielle Queen, la dame de l'ombre

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Tome 10

New York, début des années 1990. Hélène Stewart, employée du riche homme d’affaires Laurent Cardin et chauffeur pour son fils Anthony, superstar de cinéma, apprend de la bouche d’un mystérieux notaire qu’elle aura un rôle important à jouer dans la vie d’une certaine Arielle Queen, une jeune fille qui, à ce moment, n’est encore qu’un bébé. Accepter cette mission ne sera pas sans conséquence pour Hélène. Sa vie, banale jusque-là, bascule dans un univers étrange qu’elle n’aurait jamais pu soupçonner.


Arielle est désormais possédée par l’esprit malveillant de sa demi-sœur Hel. Sous l’emprise du mal, elle se joint aux forces de l’ombre, commandées par son père, le dieu Loki. Mais la jeune femme-démon est loin d’être une enfant soumise, et père et fille rivalisent de cruauté pour étendre leur domination sur la race humaine.


Pendant ce temps, au château d'Orfraie, Razan est de nouveau confronté à Kalev de Mannaheim. Le jeune homme est prêt à tout pour retrouver Arielle Queen et la ramener du bon côté. Cette fois, rien ne pourra l’arrêter, même une possible alliance avec le prince Kalev, son rival de toujours, ou un mariage forcé avec la reine Arihel, alter ego implacable d’Arielle Queen dont la réputationlui a valu le surnom de Dame de l’ombre.
Publié le : mardi 15 novembre 2011
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EAN13 : 9782895495222
Nombre de pages : 288
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Extrait


Elles étaient en retard. C’est Hélène qui conduisait. Lisa Cardin, sœur d’Anthony et fille chérie de Laurent Cardin, ne cessait de regarder sa montre. L’avion allait décoller dans une trentaine de minutes.

— Je suis désolée, Lisa, s’excusa Hélène en prenant le dernier virage menant à l’aéroport.

— Tu n’as rien à te reprocher. C’est ma faute. Je n’aurais pas dû faire la bringue toute la nuit !

— Heureusement que la majorité de vos affaires sont déjà là-bas, fit remarquer Hélène. Ça ira plus vite pour l’enregistrement si vous ne présentez que ce simple bagage à main.

Lisa hocha machinalement la tête. Elle était nerveuse.

— Tout se passera bien, lui dit Hélène.

Le débarcadère se profilait à l’horizon. Hélène gara la limousine devant les portes vitrées qui donnaient sur le comptoir de la compagnie aérienne avec laquelle Lisa faisait affaire.

— Nous y sommes.

Les deux femmes sortirent du véhicule et échangèrent un dernier au revoir.

— Promettez-moi d’être prudente, lui dit Hélène.

— Et toi, promets-moi de veiller sur mon frère, répondit Lisa.

— Je l’ai à l’œil, ne vous inquiétez pas. Allez, filez, sinon vous devrez partager la seule place libre avec le train d’atterrissage !


Les portes s’ouvrirent et Lisa se précipita à l’intérieur du bâtiment principal. À travers les panneaux vitrés, Hélène la vit courir jusqu’au comptoir d’enregistrement. La fille de son patron était bel et bien partie cette fois. Reviendrait-elle un jour ? Pas avant très longtemps, songea Hélène. Son prince charmant l’attendait en Europe, où il avait monté une petite affaire. Elle s’en allait le rejoindre.

Lisa avait toujours démontré un vif intérêt pour tout ce qui touchait aux vieux pays. Hélène se souvenait d’une conversation qu’elle avait eue avec la jeune femme, un soir, alors qu’elle l’avait prise au siège social de la Volsung pour la conduire à la villa des Cardin. Lisa avait alors soutenu qu’elle irait un jour s’établir en France, petit copain ou pas.

Sur le chemin du retour, Hélène s’arrêta au supermarché pour y faire quelques emplettes. Sandy venait dîner ce soir. Elle avait pensé faire du poisson, avec du riz aux fines herbes en accompagnement. Elle agrippa deux bouteilles de blanc en passant devant le rayon des vins et une boîte de câpres en bifurquant vers celui des marinades.

La première chose qu’elle fit en rentrant chez elle fut de ranger le poisson dans le frigo. Elle alla ensuite à sa table de travail et alluma son ordinateur. Elle attendait un important courriel de son employeur, Laurent Cardin. Ce dernier l’avait embauchée, quelques mois auparavant, comme chauffeur personnel de la famille. Les trois premiers messages qui apparurent dans la boîte de réception annonçaient des publicités pour des prêts usuraires et des sites de recherche d’emploi. Le quatrième était d’origine inconnue. Le nom de l’expéditeur était BISHOPW. Elle attendit encore quelques secondes, mais aucun courriel de son patron ne vint. Elle cliqua sur le message de BISHOPW et lut ce qu’il y avait à l’écran :

Quoi que vous en pensiez, vous n’êtes pas Hélène Utterson
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