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Arthur Quinn et la gardienne des enfers

De
165 pages
Arthur Quinn a vaincu le Serpent-Monde, il s’est retrouvé face à face avec le Loup Fenrir, et, voilà qu’à présent, il est confronté à l’enfant le plus puissant de Loki, la Gardienne des Enfers. Avec ses amis Ash, Ellie et Ex, Arthur entreprend de mettre fin à une nouvelle menace. Mais Loki a plus d’un tour dans son sac, un tour qui change tout.
Arthur doit affronter Loki dans une confrontation ultime, mais, face à un terrible secret et à des ennemis omniprésents, Arthur parviendra-t-il à trouver le courage nécessaire pour vaincre le dieu une fois pour toutes, ou Loki finira-t-il par gagner?
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Éloges pour les livres de la sérieArthur Quinn
« Une création prillante… Un livre haletant et PalPitant. » — Eoin Colfer, auteur d’Artemis Fowl « Un mélange intelligent entre le fantastique et la vie de tous les jours. C’est commeHarry Potter, à la sauce duplinoise. » — Irish Examiner « Une aventure apsolument incroyaple. »
— Sunday Business Post « Un caPtivant susPense surnaturel. » — Sunday Independent « Un mythe scandinave, une histoire irlandaise et un Duplin contemPorain qui se marient à merveille. » — The Irish Times « Un monde mystique où des Personnages mythiques Prennent vie, où le temPs s’arrête, où l’inimaginaple arrive, et où l’excitation est à Pleine Puissance du déput à la fin. » — VOYA, Voices of Youth Advocates « Un susPense dépordant de mystère et d’action. » — School Librarian Journal « C’est comme une chevauchée sur le dos du LouP Fenrir lui-même, endiaplée à en couPer le souffle […] Parfaite Pour quiconque aimeLes Vengeurs. » — Alexander Gordon Smith,Inis Magazine « Une aventure fantastique et caPtivante que vous aPPrécierez tout au long. Vivement le troisième tome ! » — Mary Esther Judy,The Bookbag
Copyright © 2013 Alan Early Titre original anglais : Arthur Quinn and Hell’s Keeper Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Mercier Press, Unit 3B, Oak House, Bessboro Rd., Blackrock, Cork, Ireland. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Sophie Beaume Révision linguistique : Daniel Picard Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Mercier Press Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89733-742-1 ISBN PDF numérique 978-2-89733-743-8 ISBN ePub 978-2-89733-744-5 Première impression : 2014 Dépôt légal : 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Early, Alan
[Arthur Quinn and Hell’s keeper. Français] Arthur Quinn et la gardienne des enfers (Les Chroniques du mensonge ; 3) Traduction de : Arthur Quinn and Hell’s keeper. Pour les jeunes de 13 ans et plus. ISBN 978-2-89733-742-1 I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. III. Titre : Arthur Quinn and Hell’s keeper. Français. IV. Collection : Early, Alan. Chroniques du mensonge ; 3. PZ23.E27Arb 2014 j823’.92 C2014-940567-7
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PROLOGUE
Neil Conifrey ressentit une vague de soulagement quand il vit la sortie de la route principale droit devant. Le voyage avait été long depuis Dublin, et l’extrême lenteur de l’heure de pointe du vendredi n’avait fait que le rendre plus long. Kurt et Susanna s’étaient querellés à l’arrière pendant la majorité du trajet qui avait duré plus de deux heures, tandis que Joanna — la femme de Neil — était restée résolument silencieuse sur le siège du passager, se massant le crâne pour combattre une migraine particulièrement douloureuse. À présent, alors qu’ils approchaient de la sortie, les disputes s’interrompirent enfin. Neil jeta un œil dans le rétroviseur en direction des deux enfants. Kurt avait 16 ans et il avait assurément hérité des gènes du côté de la famille de Joanna. Avec sa fossette au menton et ses yeux légèrement globuleux, il était le portrait craché du frère aîné de Joanna. Il partageait même la barbe naissante et foncée de son oncle. Quant à Susanna, 10 ans, elle ressemblait à Neil avec sa tignasse de cheveux bruns et raides et sa mauvaise vue. Il se concentra de nouveau sur sa conduite alors qu’il remontait l’allée vers la maison de vacances. Malgré l’hiver rigoureux dont ils venaient tout juste de sortir, le chemin de gravier était déjà envahi de ronces et de buissons. Habituellement, il n’avait pas à couper la végétation avant leur visite annuelle lors des vacances de mai, mais, à la voir, il devrait s’en occuper cette fin de semaine. Le mauvais temps les avait forcés à rester à Dublin pour Noël. Normalement, ils étaient heureux de quitter la ville pour rendre visite aux parents de Joanna dans le comté de Leitrim, mais la neige et la glace avaient contrecarré leurs plans. Voilà que maintenant — pour la célébration de l’anniversaire de Joanna —, Neil conduisait la famille à leur maison de vacances à quelques kilomètres de Mullingar. Cette pause était selon lui largement nécessaire pour contrer le tourbillon d’activité de la ville. Cependant, à en juger par la manière dont cela commençait, il constatait qu’il aurait mieux fait de rester à Dublin. La maison elle-même était isolée au bout de l’allée, surplombant un petit coteau. C’était un bungalow compact, peint d’un jaune vif et au style net, moderne. Le soleil s’était levé depuis quelques heures et, alors que Neil garait la voiture, il fut surpris de voir la lumière filtrer d’une des fenêtres. — Quelqu’un a-t-il laissé une lumière la dernière fois qu’on est venus ? demanda-t-il, tirant le frein à main. — Non, répondit Kurt d’un ton maussade en regardant par sa vitre. — Ni moi, dit Susanna. Je le jure. Neil se tourna vers Joanna en haussant un sourcil, perplexe. — Ne me regarde pas comme ça, l’avertit-elle. C’est probablement toi qui l’as laissée allumée. Tu le fais toujours à la maison. Il détacha sa ceinture, peu disposé à admettre qu’elle avait fort probablement raison. Il avait l’habitude d’oublier d’éteindre les lumières de la maison le soir ou chaque fois qu’il sortait. Ils sortirent bruyamment de la voiture. Joanna se pencha contre le capot, inhalant l’air frais à pleins poumons, heureuse de s’extirper du confinement du véhicule. Elle tenait un sac d’épicerie de base qu’ils avaient faite dans une station-service en route. Susanna se précipita pour inspecter le pommier qu’ils avaient planté le printemps dernier. Tandis que Neil sortait avec effort leur unique valise du coffre de la voiture, Kurt agitait son téléphone cellulaire dans les airs,
essayant de capter un réseau. — Je n’ai pas de réseau, se plaignit-il. Papa, il n’y a pas de réseau. — Bien sûr qu’il n’y en a pas, dit Neil, posant la valise à roulettes vers la porte d’entrée. Il n’y en avait pas quand on est venus l’année dernière ni l’été d’avant, ni le printemps d’avant. Et il n’y en aura aucun si nous venons ici en mai. Mais n’est-ce pas merveilleux de se trouver loin des pièges de la société moderne pendant quelques jours ? Kurt choisit de ne pas répondre, soupira et, fâché, enfonça le téléphone dans sa poche. Neil se sourit à lui-même, sortit les clés de la maison de sa poche et essaya de trouver la bonne avant que son fils ne puisse formuler une autre plainte. Même après être venu ici pendant toutes ces années, il ne parvenait pas encore à comprendre le système de clés des anciens propriétaires. — Aucune pomme, dit tristement Susanna en revenant du petit jardin de l’entrée. — Elles auront poussé pour cet automne, Suzie, dit sa mère. Ne t’inquiète pas. Dès que ton père ouvrira la porte, nous nous préparerons un délicieux chocolat chaud. Qu’en penses-tu ? Comme par enchantement, Neil réussit à faire tourner la bonne clé dans la serrure avec un clic. — Tout le monde à bord ! s’exclama-t-il en entrant. C’était une vieille plaisanterie qu’il avait formulée un nombre incalculable de fois auparavant et qui leur faisait tous rouler des yeux à présent. Étant donné que la maison avait passé plusieurs mois inhabitée, Neil s’était attendu à ce qu’il fasse presque un froid glacial à l’intérieur, mais il fut étonné de trouver qu’elle était en fait plutôt chaude. Alors qu’il déposait la valise, la famille s’entassa devant lui dans la cuisine — là où il avait manifestement laissé la lumière allumée lors de leur dernière visite. Personne d’autre parmi eux ne sembla remarquer la chaleur dans la maison ou, s’ils le firent, ils ne trouvèrent pas cela étrange. Il regarda par la porte tandis que Joanna allumait la cuisinière et que ses enfants fouillaient dans le placard à la recherche de réserves. Il avança lentement vers eux, tendant l’oreille en cas de… Eh bien, il ne savait pas en cas de quoi. Il ne voulait pas y penser en fait. Le dos de sa main sentit un radiateur quand il passa ; il était chaud au toucher. — Des guimauves ? demandait Joanna alors qu’elle ajoutait des cuillérées de chocolat en poudre dans une casserole de lait frémissant. — Juste quelques-unes, répondit Kurt en sortant un sac presque vide de guimauves. — On en ajoutera sur la liste d’épicerie pour demain. — Joanna, dit Neil. — Humm ? Elle ne se tourna pas, continuant simplement à remuer le chocolat. — Quoi ? demanda-t-elle avec irritation en pivotant vers lui. — C’est toi qui l’as mis là ? Il montra du doigt la table du petit déjeuner. Le calendrier mural y avait été posé, ouvert au mois de février. Les trois premiers jours du mois avaient été rayés — jusqu’à aujourd’hui. Un X grossier couleur rouille cochait chaque jour. On aurait dit qu’il avait été griffonné avec un doigt trempé dans de l’encre. Ou… — C’est du sang ? bredouilla Kurt en fixant le calendrier. — Bonjour à tous ! dit une voix derrière eux. Neil pivota et se retrouva en face d’un homme de grande taille. Il avait des cheveux blond platine, coupés très courts. Sa barbe était taillée selon ce qu’il avait souvent entendu qualifier Joanna de « barbe de trois jours branchée ». Ses yeux étaient d’un bleu incroyablement pâle et
ils passaient furtivement d’un membre de la famille Conifrey à l’autre. Il portait des pantalons à rayures, un gilet assorti, une chemise et une cravate. Nul signe du blazer qui aurait pu compléter l’ensemble trois pièces. Par-dessus, il portait un tablier rose à fanfreluches avec un « Embrassez le cuisinier », griffonné en travers avec des caractères de style bande dessinée, et un imprimé de poitrine musclée et nue dessous. Il leur souriait, dévoilant une rangée de dents blanches parfaites. — Est-ce du chocolat chaud ? demanda-t-il en claquant la porte derrière lui. J’adore le chocolat chaud. — Qu… qui êtes-vous ? Sans prévenir, l’homme avança. Il posa fermement une main sur la poitrine de Neil et le poussa. Joanna cria tandis que Neil volait dans les airs avant de s’écraser contre les armoires de cuisine et de s’allonger sur le sol. — Qui je suis ? gloussa l’homme blond d’une voix stridente. Je suis Loki, le Père du Mensonge, dit-il tout en avançant nonchalamment plus loin dans la cuisine. Et nous allons tous avoir beaucoup de plaisir ensemble !