Cuscatlan aux eaux bleues

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Cuscatlan aux eaux bleus est l'occasion de découvrir un univers de légende qui offre une perpective métisse de l'histoire salvdorienne. Cuscutlan est le nom indien du Salvador, cela signifie Terre de bijoux. On se laisse emporter avec délice dans le récit de ces contes traditionnels où l'espièglerie de l'enfant éternel des campagne le "Cipitio", la veulerie et l'honnêteté des chiens fantômes et la complaisance des êtres volants sont out autant de caractères que les personnages légendaires partagent avec leurs créateurs.
Publié le : mercredi 1 octobre 2003
Lecture(s) : 320
EAN13 : 9782296331464
Nombre de pages : 92
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Cuscatlan aux eaux bleues Cuscatlan de las aguas azules

Collection La Légende des Mondes dirigée par Isabelle Cadoré, Denis Rolland et Joelle Chassin Dernières parutions
Pascal BACUEZ (collectés et traduits par), Les ruses de la malice, contes swahili, 2001. Noël LE COUTOUR, Contes de malice et de sagesse, 2001. Catherine CASTALI, Lafête des Lumières, 2001. Marie-Christine CABAUD, Ombres et fantômes du Népal - Contes du rire et de l'aigre, 2001. Mariana Cojan NEGULESCO,Le méchant Zméou - contes roumains,2001. Noël Le COUTOUR, Penda la belle bambara, 2001. Youcef ALLIOUI, Contes kabyles, 2002. Victor NIMY, Kalla la noyée, 2002. Victor NIMY, Maa Mboyo, 2002. Adèle CABY -LIVANNAH, Contes et histoire du Congo, 2002. Slimane CHABOUNI, Le Roc du Midi suivi de Moche, 2002. Xavier LUFFIN et Espérance KANA, Lorsque les Bruxellois d'ici et d'ailleurs racontent, 2002. Maud LOISILLIER, Le vase chinois, 2002. Jean et Olivier SAUVY, Monts et Merveilles au Pays de Fujiyama, 2002. Ling DI SHI, La Chine de mes ancêtre, Contes chinois, 2002. Christine Adjahi GNIMAGNON, Do Massé, contes fons du Bénin, 2002. Samad BEHRANGUI, La légende de la tendresse, 2002. Michèle MADAR-HAVEL, L'ogresse verte, 2002. Michèle MADAR-HA VEL,Un sourire sardonique et autres contes effrayants de Tunis, 2002. Saïd ABDALLAH, Trois ruses d'Ibnasaya, contes comoriens, 2002. Bernard Germain LACOMBE, Petis contes des savanes, 2002. Jean-Claude RENOUX, Le voyage d'Hakim, Contes pour les enfants d'aujourd' hui, 2003. Adèle CABY-LIV ANNAH, Les contes de la pleine lune, Congo, 2003. Jean-Claude RENOUX, La vache de Belvezet, Contes traditionnels de Provence et du Languedoc, 2003. DOUMBI-FAKOL Y, A la recherche de la fontaine magique, 2003 Larbi RABDI, Le roi et les trois jeunes filles et autres contes berbères de Kabylie,2003 ~L'Hannattan,2003 ISBN: 2-7475-4930-5

Ricardo LINDO

Cuscatlân aux eaux bleues Cuscatlân de las aguas azules

Préface et traduction de l'espagnol (Salvador) de Marie-C. Seguin

L'Harmattan 5-7, nIe de l'École-Polyteclmique 75005 Paris

FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

POUR MARIE-CHRISTINE, QUI A SI BELLEMENT TRADUIT CES HISTOIRES, ET POUR BORIS, SON ENFANT, QUI PEINT DES PENICHES QUI TRAVERSENT LES OCEANS, AvEC L~AMITIE DE L~AUTEUR BIEN A TOI RICARDO

Préface Ricardo Lindo est né le 5 février 1947 à San Salvador, capitale du Salvador. Fils de l'écrivain et diplomate Hugo Lindo, il développe ses goûts pour tous les genres de la littérature et les arts plastiques. Il est, en autres, auteur de contes, de poésie et de romans, et a réalisé plusieurs œuvres picturales. Il réside avec ses parents au Chili et en Colombie, avant d'étudier la phisolophie et les lettres en Espagne, puis les arts et la littérature à la Sorbonne à Paris. Dans les années 70, il exerce la diplomatie en France et en Suisse puis revient dans son pays. Il est actuellement Directeur de la Revue ARS, organe de la Direction Générale des Arts du Ministère de l'Education. L'espace géographique de ces terres inconnues, du lac de Güija jusqu'au golfe de Fonseca, de ce petit pays d'Amérique Centrale qu'est le Salvador, si petit que ses habitants le nomment volontiers "Le petit Poucet"l, nous guide vers un imaginaire partagé entre ses racines indiennes et l'acculturation chrétienne des espagnols. Cet espace est nourri du rêve de terres nouvelles pour ces conquistadores qui y ont débarqué, où l'or et les pierres précieuses devaient en être le trésor, mais les divinités populaires s'en mêlent. Ricardo Lindo s'est emparé de ce double rêve pour nous transmettre ces contes, qui rappellent à notre mémoire ces lutins et ces mages universels intervenant dans les actions des hommes. Les récits sont parcourus de ces êtres
l "Pulgarcito" ou littéralement "petit Poucet" est en effet le surnom du Salvador, et il a donné, entre autres, le titre à une œuvre majeure de la littérature salvadorienne: "Les histoires interdites du Petit Poucet" écrites par le poète national de la résistance, Roque Dalton, mort au combat en 1975.

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volants, "arboréens", aux idées malignes qui effraient les enfants et qui se font les auteurs d'un songe, où intervient l'influence des nord-américains. On y voit l'oiseau national du Salvador, écoutant la douce musique du Prince des indiens2, et qui s'évanouit avec lui, le jour de l'arrivée des espagnols sur ses terres, ainsi que la petite fille "Malinsa", -au nom proche de la célèbre "Malinche", considérée, dans l'histoire de la Conquête, comme traîtresse pour avoir coopéré avec les espagnols-, se jouant des actions des moines et qui parvient à échapper au pouvoir inquisitorial des jésuites. Dans ce monde poétique, non exempt du souvenir de l'histoire, qui construit l'identité de chaque enfant salvadorien, les pierres sacrées s'associent aux saints chrétiens, lesquels deviennent les personnages de situations équivoques, et sont sujets à une vénération de culture double, métissée. En réalité, on se laisse emporter avec délice dans le récit de ces contes traditionnels où l'espièglerie de l'enfant éternel des campagnes le "Cipitio", la veulerie et l'honnêteté des chiens fantômes et la complaisance des êtres volants sont tout autant de caractères que les personnages légendaires partagent avec leurs créateurs. L'écriture y est, en outre, toujours juste, et le ton sensible de l'auteur scelle une note pacifiée au sein de ce métissage culturel. Marie-C Seguin
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Le Salvador a accueilli de nombreux groupes linguistiques et de nombreuses cultures.
du pays, plus tardivement du Mexique, arrivèrent les "Pipils", qui à contrôler les

Les Mayas ont occupé la partie occidentale

avaient des liens culturels avec les populations du Salvador.

terres habitées par les Mayas. Les "Pipils" forment aujourd'hui

le plus grand patrimoine

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Index

La malle aux légendes Les arboréens (Récit du coordonnier) Ce que raconte le grillon Histoire de Malinsa La sirène d'Uluazapa La pierre de Teshical Cipitio à Suchitoto La grotte enchantée de Sonzacate Les petits sorciers Le joueur de flûte Au cirque lumineux Les chiens fantômes Le petit cheval blanc Les géants Le désastre

p. 9 p. 13 p. 21 ..p. 27 p. 31 p. 37 p. 43 p. 51 p. 57 p. 63 p. 67 p. 75 p. 79 p. 81 p. 85

Cofre de las leyendas Cuscatlan es el nombre indio de El Salvador, quiere decir "Tierra de joyas", y son joyas de labrado jade las infinitas hojas de los arboles, y es joya la garganta deI pajaro cantor. También es joya la leyenda, que viene de boca en boca del fondo del pasado, aunque no la guarden los museos con las cuentas de jade de los collares viejos. En cuanto a mi, he de decir que he amado los ruinosos muros donde la hierba suele depositar su ofrenda, al paso de las lluvias, y he amado los corredores donde naufraga el tiempo antiguo que vigilan los retratos de los abuelos. lQuién no amo alguna vez 10 que se fuel Asi, amé los pueblos pequenos, donde se encuentran cosas que nosotros, habitantes de la ciudad, creiamos desaparecidas. El pueblo guarda sus palabras en la boca de los ancianos, y ellos las dejan en las manos de los ninos. Abren el banI viejo, y adentro estan las nubes, los rios, las ramas donde anidan los pajaros. Nada muere en la tierra. Cae la flor marchita, y el sol, que la recuerda, la vuelve a hacer con lluvia, lodo y aire. Los que vienen, se asombran de la vida. Los que se van, dejan una leyenda.

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La malle aux légendes Cuscatlan est le nom indien du Salvador, cela signifie "Terre de bijoux", les feuilles infinies des arbres y sont des bijoux de jade ciselé et la gorge de l'oiseau chanteur en est un des joyaux. La légende est aussi un bijou, elle passe de bouche en bouche du plus profond des âges, même si on ne la conserve pas dans les musées, auprès des perles de jade des vieux colliers. En ce qui me concerne, je dois vous dire que j'ai toujours aimé les murs en ruines, où l'herbe a pour habitude de déposer ses offrandes, au gré des pluies, et j'ai aussi aimé là où, dans les couloirs attentifs aux portraits des ancêtres, le temps ancien fait naufrage. Qui n'a jamais aimé ce qui s'en est allé? J'ai donc aimé les petits villages, où l'on trouve des choses, que nous autres habitants des villes, nous croyons disparues. Le village conserve ses histoires par la bouche des anciens, qui les lèguent à leur tour aux enfants. Ils ouvrent une vieille malle dans laquelle on trouve des nuages, des fleuves, des branches où nichent les oiseaux. Rien ne meurt sur la terre. La fleur fanée tombe, mais le soleil, qui s'en souvient, la fait renaître avec un peu de pluie, de boue et d'air. Ceux qui arrivent sont surpris par la vie. Ceux qui partent laissent une légende.

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