Julia en péniche

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Publié le : dimanche 1 janvier 1989
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EAN13 : 9782296183704
Nombre de pages : 48
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Collection dirigée par Anne Bramard-Blagny

Un enfant d'ici vous conduit... là-bas ou bien Un enfant de... là-bas vous raconte.

Déjà parus
Julia chez les Berbères David chez les trappeurs Julia en Bolivie Maxime à St-Pierre-et-Miquelon Julia en Mauritanie Kapolé, le petit Pygmée Destination Himalaya, Lamou de Zangla Moussa, enfant du Nil Julia en Andalousie

A paraître
Julia en Grèce Coline en Chine Isabelle chez les Mayas Luc et Alexandre en Amazonie
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Florentino, enfant des Andes Jagolagai, l'enfant-fleur d'Indonésie Julien et Keiko au Japon
L'Harmattan, 1989 ISBN: 2-7384-0426-X

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Préface
Un fleuve, une rivière, un ruisseau, c'est simple comme bonjour. Cela naît d'une source et cela finit, un beau matin, par se jeter dans la mer. L'eau glisse de la montagne à la plaine. Elle va son chemin en chantant. Mais comment fait-on pour naviguer quand il n'y a pas de cours d'eau? Eh bien! on crée un canal. Pour construire un canal, il faut bien sûr de l'eau. On prend celle des sources que l'on a sous la main et qu'on garde dans des réservoirs. Puis on creuse un lit de rivière et on y met l'eau des réservoirs. Mais l'eau ressemble à chacun d'entre nous. Veut -on nous enfermer? Nous nous échappons. Il faut donc que l'eau du canal ne s'échappe pas. On construit des écluses, et entre deux écluses, l'eau paraît immobile. Elle ne va ni à gauche, ni à droite. Elle attend, tout simplement, le passage des bateaux (on les appelle des péniches). Elle abrite des poissons. Elle est accueillante à tous, pêcheurs ou promeneurs. Il y a mille façons de voyager. Mais c'est en péniche, sur un canal, qu'on découvre le mieux le paysage, le cœur des gens, l'âme des choses. Autrefois, les péniches étaient tirées par des chevaux, et c'est pour cela qu'il existe des chemins le long des canaux, les chemins de halage. Julia et Julie ont au la chance de voyager sur le canal de Bourgogne. Sur une péniche. Allant de découverte en amitié. L'une « pour de vrai» et l'autre en rêve. Cette chance n'est pas extraordinaire. Peut -être pourrez-vous, comme Julia et Julie, vivre cette merveilleuse aventure. Je vous le souhaite de grand cœur, car vous verrez: sur un canal, le temps qui va si vite en ville et vous bouscule sans cesse semble tout à coup s'arrêter, comme dans les contes de fées. Et soudain on voit tout d'un autre regard, on entend tout d'une autre oreille, on a du temps pour l'amitié. Le temps d'écouter et de raconter. De faire un vrai et grand voyage, sans aller très loin de chez soi. Tenez, c'est comme un voyage en montgolfière qui resterait à ras de terre. Jean-François Bazin Adjoint aux Affaires Culturelles de la ville de Dijon Premier Vice-Président du Conseil régional de Bourgogne
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Du nord au sud, de la mer à la montagne, les routes, les voies ferrées coupent la France de grands traits de béton et de fer.

Et l'on oublie les rubans d'eau qui se glissent dans le paysage, les rivières sinueuses et tous les canaux tracés aux XVIIe XVIDeiècles: plus de huit mille kilomètres au total et s en France!

Et pour la Bourgogne, plus de mille kilomètres de voies d'eau. Le canal de Bourgogne a été réalisé entre 1775 et 1832, avec pour mission essentielle l'acheminement de marchandises: blé, charbon, bois, vins, vers Paris.

L'obélisque du port du canal de Dijon commémore cette jonction des « trois mers».

Le commerce par voie d'eau s'est bien ralenti: nombre de canaux ont été abandonnés

et les péniches - ces débardeuses aux flancsnoircis- se sont reconvertiesà une vie
de tourisme, baladant petits et grands au filde l'eau.

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