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Les contes de la mer

De
60 pages
Une frêle embarcation avait pris la mer quelques heures plus tôt malgré les signes annonciateurs de tempête. A son bord, un pauvre pêcheur luttait avec courage contre les éléments déchaînés. Ses filets étaient restés désespérément vides ces derniers jours et c’était sa dernière chance de rapporter de quoi nourrir sa famille. Aussi était-il sorti en dépit des supplications de sa femme inquiète à juste titre.
Il s’était éloigné des côtes plus que de raison et avait perdu ses points de repères tant le ciel était sombre et menaçant. Pour ne rien arranger, une brume s’était soudain répandue tout autour de lui rendant la visibilité quasiment nulle. Il se sentait abandonné des dieux. Que deviendraient sa femme et ses cinq enfants si la mer l’engloutissait ?
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La divinité marine
Une frêle embarcation avait pris la mer quelques heures plus tôt malgré les signes annonciateurs de tempête. A son bord, un pauvre pêcheur luttait avec courage contre les éléments déchaînés. Ses filets étaient restés désespérément vides ces derniers jours et c’était sa dernière chance de rapporter de quoi nourrir sa famille.Aussi était-il sorti en dépit des supplications de sa femme inquiète à juste titre.
Il s’était éloigde raison et avait né des côtes plus que points de repèresperdu ses tant le ciel était sombre et menaçant.Pour ne rien arranger, une brume s’était soudain répandue tout autour de lui rendant la visibilité quasiment nulle. Il se sentait abandonné des dieux.si la mer l’engloutissaitsa femme et ses cinq enfants Que deviendraient ?
L’angoisse l’étreignait mais il mobilisapouril était capable toute l’énergie dont résister au découragement et se battre contre l’adversité. Cen’était pas seulement son propre sort qui dépendaitIl ne pouvait supporter l’idée que ses enfantsde sa réussite. meurent de faim par sa faute. Il pensait en particulier à sa petite dernière, âgée de trois mois à peine, qui était bien chétiveregardé partir en et l’avait ellepleurant comme si savait qu’elle ne le reverrait pas.
Soudain la barque fut soulevée par une vague de quatre mètres de haut, tel un fétu de paille. Le pauvre homme crut sa dernière heure arrivée. Ses rames ne lui étaient plus d’elles fendaucune utilité, aient l’air au lieuElles lui furent bientôtdes vagues. arrachées des mains, le laissant encore plus démuni. Il s’agenouillaalorsdans l’esquif qui prenait l’eau de toute part et se résigna à mourir.
- Prenez-moi mais ayez pitié de mes enfants, balbutia-t-il.
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C’est alors qu’il crut entendre une voix dans le grondement de l’océan et une tête effrayante émergea des flots en furie.
-Qu’es-tu prêt à m’offriren vie ? demanda la voix.pour rester
- Qui es-tu et que veux-tu ? répliqua le pauvre pêcheur.
-Je suis le génie de l’océan.ou Neptune,me nomment Poséidon  Certains d’autres Njörd ou Sérapis. Mais je porte bien d’autres noms. Tous me craignent. Tu es dans mon royaume, tu me dois allégeance.
- Je suis votre serviteur etj’implore votre pitié, dit le pauvre pêcheur en joignant les mains. Je voulais juste nourrir ma famille. En aucun cas je ne pensais vous faire du tort en pêchant quelques poissons.
Sa barque était toujours perchée en haut de la vague et le temps semblait comme suspendu. Le pauvre homme reprit un peu confiance. Si la divinité marine avait vraiment souhaité sa mort il ne serait déjà plus de ce monde. Il devait saisir la chance qui lui était offerte quel que soit le prix à payer.
- Que puis-je faire pour vous être agréable ? demanda le pêcheur.
- Je vais te laisser une chance mais tu devras surmonter une épreuve avant de retrouver ta famille.
- Je suis prêt, répondit courageusement le pauvre homme.
- Tu devras venir en aide à un animal marin pris dans tes filets.
Cet ultimatum le laissa perplexe. Ses filets avaient disparu dans la tourmente et il se demandait bien de quel animal marin il pouvait s’agir. Mais il n’eut pas le loisir de demander des explications. La divinité disparutdans les flots qui s’assagirent dans l’instant. La vague déposa la barque avec délicatesse sur la mer redevenue étrangement calme. La brume sedissipa et il se retrouva seul. Nulle côte à l’horizon ! Le danger n’était plus immédiat mais, sans rames,il n’était pas tiré d’affaire pour autant.
Soudain ison embarcationl eut l’impression que tirée en arrière. Il se était pencha et vit une énorme masse sombre dans l’eau, prisonnière du filet de pêche qu’il
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croyait avoir perdu dans la tempête. Il essaya den’en eut pas latirer le filet à lui mais il force. Ce devait être un poisson vraiment très lourd. Comment le libérer sans risquer de tomber à l’eau et de périr noyé?
C’est alors qu’il vit ses rames flotter à côté de l’embarcation. S’il parvenait à les récupérer, peut-être arriverait-l’animal, il ne savait tropil à s’en servir pour sauver comment d’ailleurs.
Mais ce dernier faisait dangereusement tanguer la barque en se débattant pour se dégager. Le pêcheurréfléchit en s’efforçant froison sang de garder d. Il y avait certainement une solution. Il devait faire preuve d’ingéniosité pour la trouver.
Il se pencha du côté de l’animal tout en faisant attention à ce que la barque ne s’enfonce pas trop dans l’eau sous l’effet de son poids et essaya d’entrer en contact avec lui pour le calmer et le rassurer. Il tendit la main et le caressa courageusement. L’effet fut immédiat. L’embarcation cessa de gigoter. L’animal semblait avoir compris qu’on cherchait à l’aider.
Puis l’homme perçut des sons harmonieux et comprit qu’il avait affaire à un dauphin. Sa crainte s’apaisa. Tous les pêcheurs savent que le dauphin est le meilleur ami de l’homme. Son désir de le délivrer en fut décuplé.Ce n’était plus seulement à lui-même qu’il pensait, il souhaitait sincèrement venir en aide à l’animal.
Il chercha au fond de sa barquesi son couteau était toujours là. Il dut d’abord écoper pour mettre la main dessus. Puis il se mit à entailler le filet en faisant bien attention à ne pasblesser l’aêtre fatal.pouvait lui nimal. Un faux mouvement
L’opération était bien engagée lorsqu’il vit deux ailerons de requin fendre l’eau à peu de distance du dauphin. Il devait absolument le libérer avant que les squales ne l’attaquent. Il ferait une proie bien trop facile ainsi ficelé.Le temps était compté.
Le dauphin perçut le danger avant l’homme mais il ne pouvait que lui faire confiance. Il s’efforça de lui faciliter la tâche en glissant le long de la barque au fur et à mesure que le pêcheur entaillait le filet jusqu’à ce qu’il soit enmesure de s’en libérer.
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Il s’en fallut de peu que les squales ne fondent sur lui avant qu’il soit prêt à les affronter. Mais la divinité marine veillait. L’homme avait rempli sa part du marché: il avait affronté sa peur et s’était montré assez astucieuxpour aider le dauphin.
Voyant que laproie leur échappait, les requins renoncèrent et s’éloignèrent. L’homme était soulagé mais pas sauvé pour autant. Contre toute attente, il vit revenir vers lui le dauphin qui se dressa devant la barque avec des cris amicaux comme pour le remercier. Il semblait vouloir lui signifier quelque chose mais le pêcheur ne comprit pas tout de suite ce que c’était. Alors le dauphinrames, en saisit une et lavers les se dirigea ramena au pêcheur. Il fit de même pour la seconde. Puis il sauta presque dans la barque et ses’emparad’un cordage attachéà la proue de l’embarcation.En le tenant dans sa gueule, il reprit sa route, l’entraînant sillage.dans son
En peu de temps, il le ramena vers le rivage. Alors il lâcha le cordage et se dressa hors de l’eaude nouveau pour manifester son amitié et sa reconnaissance à l’homme puis s’enfonça dans l’eau. Un instant plus tard, un gros poisson sauta dans la barque. C’était un cadeau du dauphin qui l’avait sauveur et le lui offraitché pour son pour le remercier.
L’homme et l’animal s’étaient aidés l’un l’autre et s’étaient tous deux montrés reconnaissants.
Le brave homme ramena sa prise à sa famille et on fêta son retour comme il se doit. Lorsqu’ilqui le guidaitretournait en mer il lui arrivait souvent de croiser le dauphin alors vers un banc de poissons en manifestant sa joie de le revoir. Grâce à lui, le pêcheur et sa famille ne connurent plus jamais la faim.
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