Cheval d'espoir (Le ranch des Mustang)

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L’État menace de fermer le ranch des Mustangs. Pour éviter cette catastrophe, les parents de Becky y organisent un camp d’équitation. Becky, Alison et Meg se retrouvent monitrices d’un groupe composé de cinq adolescentes turbulentes. Parmi elles, la fille du ministre du Patrimoine canadien, dont l’approbation est primordiale pour préserver le site...

L’ultime épisode d’une série où trois adolescentes partagent la vie des chevaux dans un ranch situé dans les Rocheuses. Dans ce volet, le lecteur retrouve de nombreux personnages secondaires de la série réunis autour d’un projet : sauver le ranch des Mustangs.
Publié le : mercredi 19 septembre 2012
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EAN13 : 9782700249187
Nombre de pages : 192
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Du même auteur, dans la même série :

Cheval rêvé

Cheval de feu

Cheval de nuit

Cheval sauvage

Cheval fougueux

Cheval invisible

Cheval libre

Cheval de cœur

Cheval intrépide

Retour au ranch

Meg O’Donnell frémit de joie lorsque l’avion s’élança sur la piste. Elle avait hâte de s’élever au-dessus de New York et de retrouver tout ce qu’elle aimait : les montagnes Rocheuses, le ranch des Mustangs et Thomas Horne.

Lorsqu’elle avait quitté Thomas un an plus tôt, elle ignorait quand ils se reverraient. Mais ce nouvel été s’annonçait formidable puisqu’il devait la rejoindre au ranch où l’attendaient ses deux meilleures amies, Alison Chant et Becky Sandersen... Ils lui avaient tous tellement manqué cette année !

Thomas n’avait jamais répondu à ses mails, mais Meg s’y attendait ; quand on arpente la montagne à la recherche de chevaux sauvages, on n’a pas souvent un ordinateur, ni même un téléphone sous la main. Elle espérait – non, elle était certaine – qu’il viendrait au ranch.

Il le fallait ! Ensemble, ils devaient sauver le ranch des Mustangs où la famille Sandersen dressait des chevaux de patrouille pour le compte de l’État.

Elle se rappela le message de Becky qui avait provoqué son départ :

 

Chère Meg, j’ai une mauvaise nouvelle à t’annoncer. Le gouvernement veut fermer le ranch. Pour éviter cette catastrophe, on a eu l’idée d’organiser un camp équestre pour les enfants. Est-ce que tu accepterais de venir travailler avec nous cet été ? Contre un salaire de misère, mais logée et nourrie. Papa et maman sont persuadés que tu serais une cuisinière géniale, après ton expérience à Sunrise Lodge. Alison, Rob, Chuck et moi serons moniteurs. Thomas accepterait peut-être de nous servir de guide pour les randonnées. Qu’en penses-tu ?

 

Ce serait fantastique ! Elle s’agita sur son siège. Dommage qu’elle ait été obligée de rester à New York la première semaine des vacances pour garder son petit frère.

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Elle sortit de son sac le carnet sur lequel elle avait recopié les recettes de sa mère. Autant les étudier avant d’atterrir à Calgary. Dans quelques heures, elle aurait à préparer un dîner pour vingt-huit personnes !

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Un employé du ranch l’accueillit à l’aéroport. Il la conduisit jusqu’à un corral sur les contreforts montagneux où une jument appaloosa, Rascal, l’attendait. En se mettant en selle, Meg respira avec délice l’air frais des montagnes. Enfin, elle était dans son élément.

Tout en suivant la piste sinueuse qui gravissait la montagne, elle planifia ses menus.

Mais, deux heures plus tard, elle comprit que cela ne lui servirait à rien.

En l’apercevant, Alison, qui l’attendait au portail, s’écria d’une voix étranglée :

– Tu ne peux pas savoir comme je suis contente de te voir ! J’avais peur que tu n’arrives jamais.

Contrairement à son habitude, ses vêtements étaient froissés et ses cheveux en bataille.

Que se passait-il ? Surprise, Meg descendit de cheval et tendit les rênes de Rascal à un employé du ranch avant de serrer son amie dans ses bras.

– Je suis désolée de ne pas avoir pu venir plus tôt, mais...

– Tu ne fais plus la cuisine, la coupa Alison. Désormais, tu es monitrice à la place de Rob Kelly qui est malade ; il a dû rentrer chez lui.

– Pauvre Rob. Et pauvre Becky ! s’écria Meg en laissant tomber son sac à dos.

– Je m’attendais à un été génial, enchaîna Alison. Nous trois, avec nos petits amis, travaillant ensemble au camp. Et patatras ! Rob s’en va, Chuck m’ennuie et le ranch manque de main-d’œuvre. On a absolument besoin de Thomas ! Quand arrive-t-il ?

Meg secoua la tête.

– Aucune idée. Je n’ai pas de nouvelles de lui depuis l’année dernière, répondit-elle en parcourant les alentours du regard.

Le ranch des Mustangs lui semblait toujours aussi merveilleux. Installé au bord d’une prairie de haute montagne dominée par des sommets vertigineux, c’était pour Meg le plus bel endroit de la terre, celui où elle se sentait pleinement heureuse.

– ... donc il n’y a que nous quatre, continuait Alison. Au milieu de vingt sauvageonnes et de dizaines de chevaux.

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Elle s’interrompit une seconde et reprit, en écarquillant ses grands yeux sombres :

– Tu es encore plus belle que l’été dernier, Meg. Tu as grandi et tes yeux sont d’un bleu incroyable !

Meg savait qu’Alison la jalousait, aussi elle se hâta de changer de sujet :

– Où sont les enfants ? Je n’ai croisé personne en montant.

– Becky les a emmenées chercher des fossiles. Il a plu toute la semaine dernière, les berges du torrent sont lessivées et on y trouve des pierres intéressantes.

– J’ai entendu parler des inondations. Il y a eu des dégâts ?

– Pas ici. Plus bas, autour des rivières du Daim Rouge et de la Panthère. Mais la pluie a gâché l’ambiance. On espère que les randonnées vont l’améliorer. Au fait, ton groupe part demain.

– Demain ?

– Oui ! Et j’aime mieux te dire que les filles du chalet des mouflons sont remontées à bloc. Elles sont installées dans l’ancienne cabane de Slim, derrière la maison. Elles ne devraient pas tarder à rentrer.

Hissant le sac de Meg sur son épaule, elle ajouta :

– Tu ferais bien d’aller faire leur connaissance pendant que j’emporte tes affaires dans notre chambre. Heureusement, on n’est pas obligées de dormir avec elles !

Typique du ranch des Mustangs, pensa Meg en se dirigeant vers le chalet. À peine débarquée de l’avion, elle était envoyée en randonnée trois jours avec des gamines qu’elle n’avait jamais vues. Quoi qu’il arrive, il fallait que ce camp soit un succès. Le ranch ne pouvait pas disparaître, c’était tout simplement impossible !

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