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Carine Soustiel
Cœur Maasaï
Cœur maasaï
Des livres pour comprendre, réfléchir, s'étonner, des livres pour rêver et voyager à travers le monde, le temps, la vie... Claude PLOCIENIAK,Voyages autour du soleil, Nouvelles poétiques, 2015. Daniel ROQUES,La peau du lion, 2014. Sylvie ANDRÉ,Les fiancés de la Grande Guerre, 2014. Marie-Thérèse BITAINE DE LAFUENTE,Le masque mexicain, 2014. Stanislas KOWALSKI,Deux souliers superposés, 2014. Pius NGANDUNKASHAMA,Les cendres du père, 2014. Pierre-Louis BESOMBES,Le Templier et la Sainte Lance,2014. Sylvie BOCQUETN’GUESSAN,Voyages croisés Lille-Abidjan, Agathe et Mathurin, 2014. Pierre MARMIESSE,Rio-Québec 1, Justin au pays des orixas, 2014. Tristan CHALON,D’or et de sang, au temps des Incas, 2014. Angela PORTELLA,Qui es-tu Salomé ?, 2014.
Carine Soustiel Cœur maasaï
© L'HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07281-4 EAN : 9782343072814
À Sarah, Judith, Malcolm et Kirsteen Je remercie chaleureusement Xavier Péron, sans qui mes personnages maasaï n’auraient pas trouvé de prénoms.
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Le martin-pêcheur. Un petit oiseau aux couleurs chatoyantes lisse les plumes orange mordoré de son fragile poitrail. Une à une, comme le musicien accorde son instrument avec précision. Il s’ébroue, enfle comme un crapaud amoureux, puis se met à chanter. Ses premières vocalises sont un peu hésitantes. Mais bien vite, la mélodie trouve son écho dans la savane qui s’éveille. Le soleil semble quitter la terre au sein de laquelle il avait trouvé refuge pour la nuit. Sans aucune lassitude, il commence son ascension quotidienne dans un ciel bleu zébré de nuages. Les débuts sont paresseux mais très bientôt, chacun le sait ici, il atteindra le zénith et brûlera méticuleusement celui qui se présentera trop longtemps à lui. Les acacias, vieillards décharnés, étirent péniblement leurs branches épineuses sous les premières chaleurs de l’astre lumineux. La fraîcheur de la nuit s’amenuise jusqu’à s’évaporer complètement. Ainsi va chaque jour. En pays maasaï.
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