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Crime à Haverstock

De
272 pages
Mick a quinze ans et il ne veut plus rien savoir de son père! Dan Standish a passé plus de temps en prison qu'en liberté. Abandonné à la ferme où son père a grandi, pour un temps indéterminé, Mick en veut tellement à celui-ci qu'il jure de ne plus le voir! Cependant, il apprend graduellement les raisons pour lesquelles les membres de sa famille en veulent tant à son père, et surtout, que son père n'est pas aussi mauvais qu'on pourrait le penser...
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NORAH McCLINTOCK
CRIME À
Orphelin de mère, Mick
connaît peu Dan, son père, HAVERSTOCK
qui a passé plus de temps en prison
qu’en liberté. Dan est-il le criminel
que tout le monde lui décrit?
Avide de connaître la vérité, Mick n’hésite
pas à se lancer dans une enquête incroyable
sur le passé trouble de son père.
Norah McClintock a remporté pour ce livre
le prix Arthur Ellis du meilleur roman policier
jeunesse, décerné par l’association des
Crime Writers of Canada.
Excellent suspense. Communication-Jeunesse
Illustration de Yayo
12 ans et plus
�� Lecture intermédiaire
I S B N : 9 7 8 - 2 - 8 9 6 4 7 - 1 2 2 - 5
www.hurtubisehmh.com
Extrait de la publication
45
17,6 mm
POLICIER
12,95$
.
CRIME À HAVERSTOCK NORAH McCLINTOCK
www.hurtubisehmh.com
Illustration de Yayo
NORAH McCLINTOCK
CRIME À HAVERSTOCKnor mcclinock
Crime ersC
Crime Haverstock_mep.indd 3 24/01/08 12:27:46 pmàthkoatvha
collEctionCrime Haverstock_mep.pdf 18/02/08 09:54:49 am
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales
du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
McClintock, Norah
[Sins of the father. Français]
Crime à Haverstock
Nouv. éd.
(Collection Atout ; 45. Policier)
Éd. originale : c2000.
Pour les jeunes de 12 ans et plus.
ISBN 978-2-89647-122-5
I. Vivier Claudine. II. Titre. III. Titre : Sins of the father. Français.
IV. Collection : Atout; 45. V. Collection : Atout. Policier
PS8575.C62S5614 2008 jC813’.54 C2008-940226-X
PS9575.C62S5614 2008
C
Les Éditions Hurtubise HMH bénéficient du soutien financier des
institutions suivantes pour leurs activités d’édition :M
– Conseil des Arts du Canada ;Y
– Gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide
au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) ;CM
– Société de des entreprises culturelles du Québec
(SODEC) ;MY
– Gouvernement du Québec par l’entremise du programme de
crédit d’impôt pour l’édition de livres.CY
Conception graphique : fig. communication graphiqueCMY
Illustration de la couverture : Yayo
K
Copyright © 2000, 2008
Éditions Hurtubise HMH ltée
•Téléphone : (514) 523-1523 Télécopieur : (514) 523-9969
www.hurtubisehmh.com
ISBN : 978-2-89647-122-5
Distribution en France
Librairie du Québec/DNM
www.librairieduquebec.fr
erDépôt légal/1 trimestre 2008
Bibliothèque et Archives du Canadaet Arnationales du Québec
La Loi sur le droit d’auteur interdit la reproduction des œuvres sans autorisation des titulaires de droits. Or, la photocopie non
autorisée – le « photocopillage » – s’est généralisée, provoquant une baisse des achats de livres, au point que la possibilité
même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer par des professionnels est menacée. Nous rappelons
donc que toute reproduction, partielle ou totale, par quelque procédé que ce soit, du présent ouvrage est interdite sans
l’autorisation écrite de l’Éditeur.
Imprimé au Canada, réimpression mars 2008
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Norah McClintock mène une vie bien remplie,
àToronto,entre son travail d’éditrice pour le journal
d’un organisme de bienfaisance et ses activités
familiales,en particulier avec ses deux filles.Et puis
il y a l’écriture! «J’aime écrire,dit-elle,parce que
j’adore lire.» Ce sont deux enseignants qui lui ont
communiqué,alors qu’elle était encore toute jeune,
cette passion pour l’écriture et la lecture.
Norah est née à Montréal.Elle est diplômée en
histoire de l’Université McGill.Elle a reçu trois fois
le prixArthur Ellis qui récompense le meilleur
roman policier pour la jeunesse pour Sins of the
ofather (Crime à Haverstock, Atout,n 45)
oMistaken Identity (Fausse identité, Atout,n 25) et
The Body in the basement (Cadavre au sous-sol,
oAtout,n 34).
ClaudineVivier est traductrice professionnelle
depuis 1985.Déjà finaliste pour le prix du
Gouverneur général dans le domaine de la
traduction d’essais,elle aborde maintenant
la traduction de fiction.Claudine fait aussi des
révisions de textes pour des éditeurs et
divers organismes.
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1
1
— Où va-t-on ? Pou r quoi es-tu si pr essé ?
Cela devait fair e cent fois que Mick posait
la que st ion. Il a ura it t out a ussi b ien pu
s’adr e sse r en latin à un nouveau -né. Dan ne
rép ondait pas.
— Dépêche-toi. Il faut filer d’ic i. On n’a
pas de temps à per dr e.
M i c k f o u r r a d o n c u n j e a n s , d e s t - s h i r t s , d e s
chaussett es pr opr es et des sous-vêtem ents
de r echange, un chand ail et son blou son
dans un sac de sport en nylon. Pr ofitant du
fait que Dan ait le dos tourné, il y glissa la
b l a n c q u ’ i l e m p o r t a i tp e t i t e b o î t e e n f e r
partout avec lui depuis maintenant six ans.
Il r efe rma le sac et se laissa entraî ner hors du
logement exigu.
Il y avait au moins une bonne chose dans
t o u t ç a , s o n g e a M i c k e n r e g a r d a n t D a n
donne r un tour de clé dans la serr ur e. Il ne
5
C RIME À H A VERST OCK 5
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sentirai t plus l’odeu r tenace et envah issante
du pepper oni et de la sauce tomate qui
montait de la pizzeri a du r ez-de-chaussée.
Elle lui coup ait l’appéti t — ce qui était un
vrai crime, dans son cas.
— Donne-moi au moi ns un indice, r eprit
M i c k , t a n d i s q u e D a n l e p o u s s a i t d a n s
l’escal ier . On quitte la vill e ?
Pas de répon se.
— On file vers la fr ontièr e ?
Sil ence .
P o u r q u o i s ’ é t o n n e r ? C ’ e s t à D a n q u ’ i l a v a i t
af fair e, après tout. Mais quand même... un
gars a le dr oit de savoir dans quel coin on a
déci dé de le planqu er . Surtou t quand c’est si
pr essé. T out comme il avait le dr oit de savoir
pour quoi Dan avait eu l’air si inquiet en
vérifiant si le gaz étai t bien fermé et la
mach ine à café débranchée, pour qu oi il avait
sursauté au moindr e br uit — des pas dans le
c o u l o i r , l e c l a q u e m e n t d ’ u n e p o r t i è r e d e
voitur e dans la r ue.
Dan jeta le sac de Mic k dans le cof fr e
arri èr e de la vieille Chevy qu’ il avait achetée
pour quelque s centaines de dollars au pr
opri étair e du garage o ù il travai llait. D’un
ge s t e i m p a t i e n t , i l o r d o n n a à M i c k d e m o n t e r
6C RIME À6
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et écrasa l’accéléra teur sans même lui laisser
le temps d’attacher sa ceintu r e.
— C ’ e s t ç a , c o m m e n t a M i c k . F a i s - t o i
pinc er pour excès de vite sse. Même moi, je
conduis mieux que ça.
Dan lui jeta un r egar d caustiqu e.
— Ah oui ? Et depuis quand conduis-tu ?
T u n’as même pas seize ans.
— Je les aurai dans deu x mois.
— Alors tu pourras critiqu er les autr es. En
attend ant, c’e st moi qui tiens le volant, et je
n’ai pas besoin de commentair es.
Mick fit la moue.
— On s’en va à l’aér oport, c’est ç a ? Et
demain matin, on sera à Hawaï ou dans le
golfe du Mexique en train de fair e du surf
ou de la plongée ?
— Je te l’ai dit, il fau t qu’on se mette au
vert pour que lque temps, répo ndit Dan.
— D’accor d. On doi t se met tr e au ver t. Et
qu’est-ce qu’ on a fait ? On s’est enco r e four ré
dans le pétri n ?
Dan lui jeta un r egar d noir . La voitur e
s’engagea vers la voie expr es s.
— Fais donc attention à ce que tu dis. Ça
peu t taper sur les nerfs.
— Et c’est pour ça qu’ on accélèr e ?
C RIME À H A VERST OCK 77
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— Écoute, Mick, je ne peux rien te dir e de
plus . Mais c’est juste pour quelques jours.
Une sem aine tout au plu s.
Le suje t était clos. Mick s’appu ya contr e le
dossi er de vinyle craqu elé de son siège, en
se demandant pour quoi il s’était attend u à
autr e chos e. Dan était un réci diviste, après
t o u t . D a n i e l S t a n d i s h , s o n p è r e , é t a i t e n
prison au moment de sa nais sance. « Ce n’est
pas de sa faute », lui avait toujours répété sa
mèr e . « Il n’a rien fait . T oute cette histoir e est
une err eur . »
P eut-ê t r e était-ce vrai... la pr emièr e fois,
pensa Mic k. Mais six mois après sa r emise en
liberté, Dan était r etourné derr ièr e les
barr eaux. En tout, il avait pur gé tr ois peines de
prison. Et s’il ne se tr ompait pas, cette fuite
vers une destin ation inco nnu e en annon çait
une quat rième. Il tourna la tête pour r egar -
d e r l e s a u t o s , l e s b u s e t l e s g r o s s e m i -
r emor q ues qui filaient devant eux, en se
répétant ce qu’il se répétait toujours quand
il s’agissait de Dan : je m’en moque.
Da n était un bon à rien, le pir e pèr e qu’ on
p u i s s e i m a g i n e r . Q u a t r e m o i s p l u s t ô t ,
quand il avait été r em is en li berté, monsieur
et madame Davidso n — Br uce et Janine,
comme ils voulaient que Mick les appelle —
8C 8 RIME À
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avaie nt semblé encor e plu s catastr oph és que
Mick en appr e nant la nouvell e.
— Ç a v a p e u t - ê t r e m a r c h e r , c e t t e f o i s ,
avait dit Janine.
C’était une femme menu e aux bras
couv e r t s d e t a c h e s d e r o u s s e u r . Q u a n d e l l e
souriait, ce qui arrivait souve nt, Mic k se
sentait aimé, en séc uri té.
— T u connais l’adage, Mick, la tr oisièm e
fois est la bonne...
— Et si ça ne mar che pas, avait ajouté
Br uce, je ne veux pas dir e que ça ne
marcher a pas, compr end s-moi bien. C’est ton
pèr e, Mick, et je sais qu’ il t’aime, mais si
jamais ça ne mar che pas, tu sais que tu es
chez toi, ici. T u le sais, mon fils , n’est-ce pas ?
Quand Br uce David son l’appel ait « mon
fils », Mick sentait son cœur se serr er . Br uce
r essemblait à un papa de feu illeto n télévisé.
On pouvait toujours compter sur lui pour
une partie de ball e ou pour vous emm ener
de bonne heur e à une séance d’entra înement
de hockey , ou encor e pour une conversation
d’homme à homme sur les notes à l’éc ole ou
sur les fill es.
— Je sais, avait répondu Mick .
Il avait pleuré au moment de quitter les
Davidson. Jamais il ne pleu rait quand il était
C RIME À H A VERST OCK 99
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s é p a r é d e D a n . E t p e n d a n t l e s q u a t r e d e r n i e r s
moi s, il avait r etenu son souf fle, attendant
que Dan fasse le faux pas qui déclenche rait
l’intervention des services de pr otection de
l a j e u n e s s e e t l e r e n v e r r a i t , l u i , d a n s l a
c h a m b r e d ’ e n a r r i è r e d e l a m a i s o n d e s
Davidson, dans l’ou est de la ville. Et c’est ce
qu’il espérait, la moitié du temps.
Jusqu’ ici , Dan n’avait pas fait de gaf fe. Il
avait gar dé son empl oi de mécanicien dans
un garage très achalandé situé à dix min utes
de l’a ppartemen t. Et il n’avait pas r etouch é à
l’alc ool. Il r entrait tous les soirs prépar er le
soupe r et, après sa douche, emmenai t Mic k
au cin éma ou manger une crèm e glacée, ou
enco r e jouer au football dans le coin. Comme
si, cette fois-ci, il faisai t vrai ment un ef for t.
Dan donna soudain un coup de volant et
Mick fut pr ojeté contr e la portiè r e. La Chev y
se rabattit br usq uement vers la dr oite et
traversa quatr e voies pour se diri ger vers
une sortie. Mick jur a tout bas et desser ra la
ceintur e de sécurité toute râpée qui l’avait
maintenu contr e le siège.
— Et le clignotant ? T u ne sais pas ce que
c’est ? marmonn a-t-il.
Cramponné au volant, Dan n’écou tait pas.
Il jeta un coup d’œil de côté et donna un
10 C RIME À10
Extrait de la publicationH A VERST OCK
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nouve au coup de volant, aussi br utal que
le pr em ier . Mais cette fois, Mick le vit venir
e t s ’ a c c r o c h a a u s i è g e . I l s a v a i e n t q u i t t é
l’auto r oute à présent et se dirigeai ent ver s le
nor d, sur une r oute à deux voies. Pen dant
quel ques kilomètr es, Dan conduisit en fixan t
davantage le rétr oviseu r que la r oute. Puis,
il fit un signe de tête — à quo i, à qui ? se
d e m a n d a M i c k — , t o u r n a b r u t a l e m e n t
plusieurs fois pour final ement r epr end r e la
dir ectio n de l’autor ou te.
— Mais bon sang, qu’ es t-ce que... ?
commenç a Mick.
Il r enonça à poursu ivr e. À quo i bon poser
des questions quand on sait qu’il n’y aura
pas de répon se ? Peu t-êtr e qu’en dép it des
appar ences, Dan n’essay ait pas du tout de
s ’ a m e n d e r . P e u t - ê t re q u ’ e n c e t t e m i n u t e
pré cise, il était en train de commettr e une
nouve lle gaf fe. Si c’était ef fectivement le cas,
Mick se demandait comment il allait réagir :
serait-i l ravi de r etourner chez les Davidson
o u s e s e n t i r a i t - i l i d i o t d ’ a v o i r f a i t c e t t e
pr omesse à s a mèr e et d’avoir cr u, ne
seraitce qu’un momen t, que Dan tenai t assez à lui
pour ne pas se mettr e une fois de plus dans
le pétri n ?
C RIME À H A VERST OCK 1111
Extrait de la publication
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N’y pense plus, se dit-i l, en r egar d ant
défile r le paysage. Les tours de béton et les
lotisse ments sans arbr es cédai ent la place
aux champs, aux granges et aux silos à
grain. N’e spèr e rien, et tu ne seras jamais
déçu.
— Peux-tu au moins me donner une petit e
idée de l’endr oit où on va ? demand a-t-il.
Quand on part en vacances, on aime bien
savoir un peu à quo i s’attendr e.
Ils filaie nt sur l’autor oute à présent, en
dir ection de l’est.
— On s’en va à la fer me, répond it Dan.
Comme s’il n’y en avait qu’une au monde.
Mick avait l’impr ess ion d’en voir défiler des
douzaines de chaq ue côté de la r oute.
— La ferme ?
— Haverstock, rép ondit Dan.
Il ne s’y attendait pas. Dan avait finale -
ment réus si à le surpr end r e.
— T u v e u x d i r e , l e c o i n d ’ o ù v e n a i t
Maman ?
Dan hocha la tête.
— Et d’où je vien s, moi aussi.
Il se tut mais, cette fois, Mick ne s’en for -
mali sa pas. Quoi qu’i l arrive, cela risquait au
moi ns d’êtr e intér essant. Il n’avait jamais
mis le s pieds à Haverst ock, même s’i l y avait
12 C RIME À12
Extrait de la publicationH A VERST OCK
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de la famille. Enfin, il allait savoir pour quo i
sa mèr e devenait blanche comm e un drap
en voyant ce nom sur le cach et de la poste.
Et peut-êtr e découvrirait -il pour quo i elle lui
avait confié un jour que pour rien au monde
elle ne r etournerait là-bas, même si on lui
pr omettait un million de doll ars ou si on
braquait un pistolet char gé sur ell e. Il s’en -
fonça plus confortabl ement dans son siège,
ferma les yeux et, plu tôt que de har celer Dan
de question s qui risqu aient fort de r este r
sans réponse, il préféra s’end ormir .
Il se réveilla en sursau t, soudain consc ien t
de l’immobilité de la voitur e. Une odeur âcr e
envahit ses narines , qu’ il ne parvi nt pas à
i d e n t i f i e r . Q u e l q u e c h o s e d e v i e u x . . . d e
pourri ? Une odeu r de mort ? T out ça à la
fois, peut- êtr e. L ’éclat du soleil lui fit plisser
le s yeux. Il essaya de con centr er son r egar d
sur le s deux hommes dont la sil houette se
pr ofilait devant la voitur e, garée à présen t
dans une allé e en forme de U devant un
minusc ule bungalow r ecouvert de bar deau x
gri s. L ’un des deux était Dan, grand et minc e
dans son jeans et son t-shirt noirs . L ’autr e,
celui à qui Dan parlai t, était aussi grand ,
mais il avait la taille épaiss ie et les cheveux
C RIME À H A VERST OCK 1313
Extrait de la publication
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blancs. Un vieil homme. Un vieil homm e
acariâtr e. Qui jeta un œil mauvais à Dan,
p u i s l o r g n a l a v o i t u r e d ’ u n a i r m é c h a n t
quand Mic k s’extirpa du siège avant de la
Chevy .
— T u cr ois qu’il te suf fit de te pointer
c o m m e ç a p o u r d e m a n d e r d e s f a v e u r s ?
cracha le vieil homme à l’adr esse de Dan.
Celui-ci s’écarta soudai n pour se diriger
vers la voitur e. Pendant quelqu es second es,
Mick cr ut qu’il allait pr endr e le volan t et
r epartir . Mais non. Dan fit le tour de la
et e n r etira le sac devoitur e, ouvrit le cof fr e
Mick . Puis il r evint sur ses pas et laissa
tomber le sac aux pieds du vieil homme.
— T u peux êtr e sûr que si j’avais eu le
choix, je ne serais pas ven u ici, lança-t-il. Ça
ne sera pas long. Deu x jours peut-êtr e.
Il se tourn a vers Mick et lui fit signe de
la main.
— V iens, Mick. Je veux te prés enter quel -
qu’un. T on grand-pèr e, le vieu x Bil l.
Il se tourna vers le vieil homme.
— Q u e t u l e v e u i l l e s o u n o n , P a p a , c ’ e s t t o n
p e t i t - f i l s . T u v a s l u i t o u r n e r l e d o s , à l u i a u s s i ?
L e v i e i l h o m m e l e t o i s a m é c h a m m e n t
quel ques secon des avant de r epor ter son
14 C RIME À14
Extrait de la publicationH A VERST OCK
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attention sur Mick, qu’il étu dia de ses yeu x
pâles. Il hocha la tête br usquement .
— C’est le tien, pas de doute, se
contentat-il de dir e .
— Deux jours, r eprit Dan. C’es t tout ce
que je te demande.
Il se dirigea vers la voitu r e en faisan t
tinter son tr ousseau de clefs. A vant que Mick
ait pu compr endr e ce qui se passait, il avait
pris le volant et mis le contact.
— Atten ds, hurla Mick en se précip itan t
vers la Chevy . T u ne vas pas me laisser ici !
— Deux jours, Mick y , répondit Dan. Je
r evi e ns te cher cher dès que je peux.
Mick jeta un coup d’œil derri èr e lui. V ers
le vieil homme aigri. Pas quest ion de moisir
ici. Le vieux bouc risquait de l’assassin er
dans son somm eil.
— Je ne r este pas ici ! lanç a-t-i l en s’acc r
ochant des deux mains au rétr o viseu r
extérieur pour montr er qu’il ne plaisantait pas.
— T u n’as pas le choix, petit , répond it
Dan.
I l a p p u y a s u r l ’ a c c é l é r a t e u r e t l ’ a u t o
bondit en avant, arrac hant pr es que le bras
de Mic k, qui lâcha prise.
— Quelques jours, lui l ança Dan, tandis
q u ’ i l f a i s a i t d e m i - to u r p o u r r e p r e n d r e l a
C RIME À H A VERST OCK 1515
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r oute. Une semai ne tout au plus. Je te le
pr ome ts.
Une seconde plus tar d, il avait dispar u,
n e l a i s s a n t d e r r i è r e l u i q u ’ u n n u a g e d e
poussiè r e. Mick se r etourna vers le vieil
homme confit de rancœur et d’amer tume.
Plus jamais, pensa Mick. Plus jamais je ne
ferai confiance à Daniel Stand ish. Même si je
deviens aussi ratatiné que ce vieux bouc.
Même si on m’of frait un million de dollars
ou si on braquai t un r evolver char gé sur moi.
Le vieux Bill Standi sh ne corr es pondait
p a s e x a c t e m e n t à l ’ i d é e d u g r a n d - p a p a
g â t e a u r a v i d e r e n c o n t r e r u n p e t i t - f i l s
inconnu. Il semblait plu tôt furieux en r
egard a n t l ’ a n t i q u e C h e v y n o i r e r e p r e n d r e l a
r oute. Il la suivit des yeux jus qu’à ce qu’elle
soit hor s de vue. Pu is il tourna la tête vers
M i c k . S o n e x p r e s s i o n n e s ’ é t a i t e n r i e n
adouc ie . Il jeta un r egar d mauvais vers le sac
de sport qui gisait à ses pieds sur le gravier .
— T u fe rais mieux d’emporter tes af fair e s
à l’intérieur , lança-t-il d’u n ton glacia l.
Il tourna les tal ons et se dirigea d’un pas
traînant ver s la maison. Mick attrapa son sac
et le suivit .
16 C RIME À16
Extrait de la publicationH A VERST OCK
Crime Haverstock_mep.indd 16 24/01/08 12:27:50 pmCrime Haverstock:Crime Haverstock.qxd 2008-01-17 11:08 Page 17
La maison du vieux Bill semblai t bien
p e t i t e p o u r c o n t e n i r u n h o m m e d e s a c a r r u r e .
Ils entrè r ent dans un salon-salle à manger en
forme de L. Le dessus de la chemin ée de
pier r e, qui occupait tout un mur du salo n,
était encombré de phot os encadrées. Mick en
cher cha une de Dan, sans suc cès . Il aperçut,
attenante à la salle à manger , une minuscu le
cuisin e. Une salle de bains et deux petite s
chambr es à coucher complétai ent le loge -
ment, l’une donnant sur la r oute et l’autr e
sur la cour a rrièr e. Le viei l homme ne fit pas
un geste pour indiquer à Mick une cham br e
et ne l’inv ita pas non plu s à s’asseoir dans
l’un des fauteuils du salon. Il se dirigea
dir ecte ment vers le tél éphone et composa un
numé r o.
— T u ferais mieux de veni r tout de suite,
se content a-t-il de lancer à son interlocuteu r .
Il raccr ocha. T out en attend ant le mysté -
rieux corr espon dant, il se r em it à examin er
Mick de la tête aux pieds. Et ce qu’il voyait
ne semblait guèr e l’enchanter .
Mick commen çait à ne p lus savoir où se
mettr e quand il entendit des pas. La porte de
l a p e t i t e m a i s o n s ’ o u v r i t b r u s q u e m e n t .
L ’ho mme qui entra jeta un br ef r egar d sur
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Mick et lâcha un ou deu x jur ons qui auraien t
scandal isé sa mèr e.
— Dan était ici, annonça le vieil homme.
Le visiteu r , un homme trapu dans la
quarantaine dont le visage avait quelque chose
de familier , dévisagea Mick avec un r egain
d’inté rêt.
— Danny ici ? Quand ?
— Il y a quelques minutes. Il m’a laiss é le
gamin et il est r eparti.
Mick se sentit insul té. Le vieil homme
parlait de lui comme s’il n’était qu’un vulgair e
sac d’or dur e s.
Le nouvea u venu tourna autour de Mic k
avec méfian c e.
— Comment tu t’appelles, fils ? deman
dat-il d’un ton plus aimable que celui du viei l
homme.
Mick le lui dit.
L ’ho mme secoua la tête, comme s’il ne
s a v a i t p a s t r o p c o m m e n t p r e n d r e l a
nou vell e.
— Conte nt de te r enc ontr er , Mick, dit-il
enfin. Je suis ton oncl e Jim.
Mick ne réagit pas.
— J’ai l’impr e ssion que tes par ents n’ont
pas gaspil lé beaucoup de sali ve à te parler
de nous. Je me tr ompe ?
18 18 C RIME À
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— Je savais que j’avais de la famil le ici,
rép ondit Mick.
Ces gars-là sem blaient pri vilégier l’ap -
pr oche dir ecte, le genr e à aimer distribuer les
coups. Mick voulut savoi r à quel point ils
pouvai ent en encaisser .
— Maman ne m’a jamais parlé de vous,
fit-il . Elle disait que personne dans ce coin ne
valait que l’on gaspill e de la salive.
Si oncle Jim fut insul té, il n’en laissa rien
paraîtr e.
— T a mèr e n’a jamais été très forte pour
e n t r e t e n i r l e c o n t a c t , d i t - i l . T o n p è r e n o n p l u s ,
d ’ a i l l e u r s . Q u ’ e s t - c e q u i l ’ a f a i t c h a n g e r d ’ a v i s
en t’amenan t ici ? C’est vrai ce que dit Bill ?
Qu’il est venu ici pour se débarrass er de toi ?
— Non ! pr otesta Mick.
C’était étrange de défendr e Dan, de se
r ebif fer à sa place. Mais il n’avait pas le
choix. Ne rien dir e, c’était avoir l’air d’un
i m b é c i l e i n c a p a b l e d e s ’ o c c u p e r d e l u i -
même ou d’un naïf qui s’était laissé
embobiner par Dan.
— Il avait quel que chose à fair e. Il va
r eveni r dans deux ou tr ois jours.
Les deux homme s échangèr ent un r egar d.
Oncle Jim baissa les yeux vers le sac de sport
qui gisait au milieu de la pièce .
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— C’est à toi ? demanda-t-il.
Mick hocha la tête.
— V iens avec moi. On va te tr ouver un
endr oit où t’installer .
Ils sortir ent de chez Bill et traversèr ent
une cour aussi vaste qu’u n champ jusqu’à
une mais on trapue en pierr e gris e située au
bout d’une rangée de cèd r es.
— Les fille s n’aur ont qu’à se serr er un
peu. T u vas pr endr e la chambr e de Lucy ,
r eprit oncle Jim en enjam bant deux par deux
les mar ches de la galerie. Elles n’en mour -
r ont pas de partager la même chambr e
pendant quelqu es jours.
Une femme, debout devant la cuisinièr e ,
se r etourna quand ils ent rèr e nt dans la
cuisine. Elle jeta un r egar d sur Mick, poussa un
cri et laissa tomber la tarte qu’elle venait de
sortir du fou r et qui s’écrasa à ses pied s. Une
tarte aux ble ue ts, à en juger par la couleur
des dégâts.
Oncle Jim lâcha un autr e chapelet de gr os
mots que la mèr e de Mick aurait tr ouvés tout
aussi inacc eptables .
— Ne fais pas attentio n à ta tante
Charlene, dit-il. C’est sa façon de te souh aiter
la b ienvenue.
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T a n t e C h a r l e n e , o c c u p é e à n e t t o y e r l e
dés astr e avec un vieu x tor chon, leva vers
eux un visage cram oisi.
— Il r essemble tellement à...
— ... à son pèr e, coupa oncle Jim. C’es t le
petit de Dan.
Le visage de tante Charl ene, de r ouge
qu’il était, devint blêm e.
— Dan ? Dan est ici ?
— ... était ici, corrigea oncl e Jim dont le
calme tranchait sur l’agi tation anxieuse de sa
femme. Mick va r ester chez nou s un jour
ou deux, Charlene. Je vais lui montr er la
chambr e de Lucy pour qu’ il s’i nstalle . Et je
pari e qu’en suite , il ne r efu sera pas de se
mettr e quelque chose sous la dent. Pas vrai,
Mick ?
Mick avait l’estomac dans les talons. Midi
était déjà loin, et il n’avait rien avalé dep uis
le bei gnet et le café que Dan lui avait plantés
sou s le nez après l’avoir sorti du li t un peu
après l’aub e. Il acqu iesça d’un sig ne de tête.
— Mais il devra se passer de tarte, j’en ai
peu r , ajouta l’on cle Jim en grimaçan t un
sou rir e .
Mick le suivi t jus qu’au pr emier étage. Il
ignorait ce qui avait b ien pu ef frayer tante
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Charlene à ce point, et r egr ett ait cet incid ent .
Cette tarte sentait vrai ment bon.
Mick fit une rapide toil ette, se donna un
coup de pei gne et r edes cendit dans la
cuisine, qu’il tr ouva r emplie de monde. En plus
d’oncle Jim et de tante Charl ene, il y avait là
deux fillet tes, beaucoup plu s jeu nes que lui.
Le vieux Bill était là aussi, ainsi qu’ un autr e
homme, une fem me et deu x garçons — des
h o m m e s , e n f a i t , q u i d e v a i e n t a v o i r a u
moi ns 18 ou 19 ans. Oncle Jim prit les choses
en main et f it les présentati ons : les cousines
Lucy et Penny , l’oncl e Budd y et la tante
Anne , et leurs fils, Andy et Peter . T ous r
egard a i e n t M i c k e n g o u f f r e r l e p o u l e t f r i t e t
la salade de pommes de terr e que tante
Charlene avait posés devan t lui.
— Comme ça, Danny est venu ici ,
commença oncle Budd y . Il est arri vé, s’est débar -
rassé du gamin et il a fil é. Est-ce que je me
tr ompe ?
— T u ne peux pas mieu x dir e, répondit le
vieux Bill. Reste à savoir ce que nous allons
fair e de lui.
T ous les adultes t ournèr ent les yeu x ver s
M i c k , q u i n e s a v a i t p l u s o ù s e m e t t re .
Af famé comme il était, il s’était précipité sur
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le poulet de tante Charl ene et un peu de
nourritur e lui était r estée coll ée au menton .
Il l’essuya avec la serviette en papier .
— V ous n’avez pas à vous en fair e, dit-il.
Dan a dit qu’il allait r evenir , et il r eviendra.
Oncle Buddy le r egar da comme s’il était
un marti en.
— T u ne connais pas très bien ton pèr e,
n’est -ce pas ?
— Comment veux-tu qu’il le connaiss e ?
coupa oncle Jim. Depui s quinze ans, Danny
a p a s s é p l u s d e t e m p s e n p r i s o n q u ’ e n l i b e r t é .
Il sourit gentime nt à Mick.
— Ne t’en fais pas. On va s’occu per de toi.
Mick posa l’os de poulet qu’i l tenait à la
main.
— Je peux m’occu per de moi tout seu l,
rép ondit- il du ton le plu s assuré qu’il put.
D e t o u t e é v i d e n c e , c e s g e n s - l à n e p o r t a i e n t
pas Dan dans leu r cœu r . Et il s semblaient
t o u t a u s s i c o n t r a r i é s p a r l a p r é s e n c e d e
Mick. Mais c’était récipr oqu e. Mick n’avait
pas plus env ie d’êtr e ici qu’eux avaient envie
de l’avoir sur le s bras.
— Donne-moi l’ar gent pour le billet d’au -
tobus, et tu ne m’au ras plus dans les pattes,
dit-il à son oncle Jim.
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Celui-ci se mit à rir e et fit le ges te de
pr endr e son porte-m onn aie dans sa poch e
arri èr e de pantalon. Mais tante Charl ene, les
yeux hagar ds, lui attrapa le poi gnet.
— Ne fais pas ça. Sois gentil avec lui,
dit-elle d’un ton pr esque suppliant en lui
agri ppant le bras. T u sais bien que ce n’est
pas de sa faut e.
Oncle Jim fit un ges te pour se libé r er ,
comme un gr os chien qui cher che à se débar -
rasser d’un chiot envahis sant. Il se r emit à
rir e, d’un rir e qui sonnait faux, sans que
Mick pût s avoir pour quoi.
— Bien sûr que tu es le bienvenu ici , Mic k,
d i t l ’ o n c l e J i m . U n j o u r o u d e u x , u n e
semaine , un mois, ça m’est vraiment égal.
T u fais partie de la famille.
Mick r egar da son oncle, puis sa tante. Il y
avait quelque chose qui clochait entr e ces
deux-là, mais ça ne le r egar dai t pas. Il ne les
connaissa it pas, et d’après ce qu’il avait pu
voir jusqu’à présent, il ne risquai t guèr e de
l e s a i m e r . M a i s s a n s a r g e n t , q u e l c h o i x
a v a i t - i l ? I l s e d o n n a i t u n j o u r , p e u t - ê t r e
deux. Ensu ite, s’il le fal lait, il r entr erait chez
lui en auto-stop et verrait , une fois là-bas, ce
qu’il pourrait fair e.
24 C RIME À24
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L ’odeur du poulet fri t lui chatou illait les
narines. Pas de dout e, sa tante Charlene
s a v a i t c u i s i n e r . P r e s q u e a u s s i b i e n q u e J a n i n e
D a v i d s o n . R e s t e r u n e o u d e u x j o u r n é e s
de plus ici n’allai t pas le tuer . Il se r esservit
du poulet.
C RIME À H A VERST OCK 2525
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