Dérapages en série

De
Publié par

Dans une bourgade proche de la Suisse, Bastien traîne son ennui. Une nuit, témoin d’un accident mortel, il vole dans la BMW accidentée une mallette et un téléphone portable. Il revend le portable à un receleur, Dylan, et cache l’attaché-case. Mais les malfrats sont bien décidés à récupérer leur bien.

Un roman policier palpitant qui plonge le lecteur dans l’univers confiné d’une modeste ville de province où chacun cache ses petits trafics et ses lourds secrets… L’idéalisme et la solidarité s’expriment dans cette intrigue astucieusement maîtrisée, au suspense de tous les instants.
Publié le : mercredi 17 octobre 2007
Lecture(s) : 54
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782700241044
Nombre de pages : 160
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

SOMMAIRE

SOIRÉE DU MARDI 3 NOVEMBRE

TRAFICS

L’ACCIDENT

LA MALLETTE

LA RENCONTRE

JOURNÉE DU MERCREDI 4 NOVEMBRE

DÉBUT D’ENQUÊTE

SUR LA ROUTE

RENDEZ-VOUS AU SQUARE

SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDE

L’ÉTAU SE RESSERRE

CONFIDENCES

SOIRÉE DU MERCREDI 4 NOVEMBRE

RENDEZ-VOUS

LES DIAMANTS

AU CŒUR DE LA NUIT

AVEUX

DIMANCHE 16 FÉVRIER

DYLAN

LÉA

JUSTINE

BASTIEN

978-2-700-23135-9

ISSN 1766-3016

© RAGEOT-ÉDITEUR – PARIS, 2007.

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays. Loi n° 49-956 du 16-07-1949 sur les publications destinées à la jeunesse.

DANS LA MÊME COLLECTION

120 minutes pour mourir, Michel Amelin
À l’heure des chiens, Évelyne Brisou-Pellen
Allô ! Ici le tueur, Jay Bennett
Arrêtez la musique !, Christian Grenier
Assassinat rue Morskaïa, Michel Honaker
L’assassin est un fantôme, François Charles
@ssassins.net, Christian Grenier
Un automne rouge sang, Paul Thiès
Avant qu’il soit trop tard, Stéphane Daniel
Big Bug, Christian Grenier
Brigade sud : la disparition, Jean-Luc Luciani
Cadeau mortel, collectif d’auteurs
Carton rouge ou mort subite, P. Barbeau/R. Judenne
Coupable idéal, Jean Molla
Coups de théâtre, Christian Grenier
Crime à tous les étages, Alice Hulot
Crime d’auteur, Jacques Asklund
Croisière en meurtre majeur, Michel Honaker
Dérapages en série, Gilles Fresse
La disparue du canal, Geneviève Senger
L’énigme des sept dragons, Thomas Brezina
Un été bleu cauchemar, Paul Thiès
Un fantôme au pensionnat, Thomas Brezina
Folle à tuer ?, Catherine Missonnier
L’heure de la vengeance, Catherine Missonnier
Un hiver blanc frisson, Paul Thiès
L’inconnue de la chambre 313, Geneviève Senger
Léo a disparu, Roselyne Bertin
Meurtre au lycée, Geneviève Senger
Le mystère du château hanté, Thomas Brezina
Des nouvelles de Logicielle, Christian Grenier
L’oiseau de mort du cap Horn, Jean Merrien
L’Ordinatueur, Christian Grenier
Panique aux urgences, B. Aubert/G. Cavali
Panique sur le télésiège, Thomas Brezina
Un parfum de meurtre, Sarah K.
Plongée fatale, Jacques Asklund
Un printemps vert panique, Paul Thiès
Le secret de la momie rouge, Thomas Brezina
Seules dans la nuit, B. Aubert/G. Cavali
Simulator, Christian Grenier
Sombre trafic, Catherine Missonnier
La sorcière de midi, Michel Honaker
Souviens-toi de Titus, Jean-Paul Nozière
Un tueur à la fenêtre, Stéphane Daniel
Vacances criminelles, Alain Surget
Week-end mortel, Jean-Paul Nozière

À mon père, Simon, et à mon fils, Ben.

Un grand merci à Pascal Bernard pour son aide sympathique.

« Les hommes s’imaginent faire des enfants alors qu’ils ne font que d’autres hommes. »

San-Antonio, San-Antoniaiseries

SOIRÉE DU MARDI 3 NOVEMBRE

Trafics

J’ai laissé ma vieille mobylette sur le parking du supermarché, pas très loin du centre-ville. Je la gare toujours là quand je viens à Montjoie. Pas envie qu’on m’aperçoive sur ce tas de ferraille tuberculeux et rouillé. Je l’ai attachée au pied d’un panneau publicitaire vantant les mérites d’une banque à qui, paraît-il, on pouvait parler. Mon antivol n’était autre qu’un morceau de chaîne à bestiaux refermé par un gros cadenas, le tout « emprunté » à la quincaillerie.

D’accord ma mob aurait pu trouver sa place dans un musée, d’accord elle ne valait pas le prix de trois pleins de mélange, d’accord ça m’aurait été égal qu’on me la pique. Mais pas maintenant.

J’avais plus de vingt kilomètres pour rentrer à Sarcomont et je n’étais pas tellement chaud pour les accomplir à pied ou en stop. La nuit commençait à tomber et, dès qu’il fait noir, les gens ne s’arrêtent plus. Déjà qu’ils ne s’arrêtent pas trop en pleine journée…

La mob, c’est papa qui me l’a offerte. Pour mes quatorze ans. J’ai su quelque temps après qu’il l’avait achetée une bouchée de pain – rassis – à un fils d’agriculteur du coin. Il l’avait confiée au garagiste afin qu’il révise les organes de sécurité. Résultat : les freins étaient nickel. Exactement le contraire du moteur, poussif comme un cheval perclus de rhumatismes.

Dans les montées un peu raides, je dois l’accompagner en pédalant. J’aurais préféré l’inverse : pas de freins et un cylindre tournant comme une horloge.

J’aurais aussi préféré que papa m’offre un scooter neuf aux chromes rutilants. Mais là, je nageais en pleine science-fiction. Ce n’étaient pas les trois clients quotidiens de la quincaillerie et son chiffre d’affaires tendant vers le zéro qui lui auraient permis de me payer un engin pareil. Sans compter que son carburant à lui coûte cher et qu’il consomme plus que mon antique deux-roues.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Coupable idéal

de rageot-editeur

Double disparition

de rageot-editeur

suivant