Gribouille et le Faiseur de pluie

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Gribouille n’est pas un épouvantail ordinaire. Sympathique, toujours élégamment vêtu, aimant parler aux fleurs de son champ, il fait souvent l’objet de moqueries de la part de ses compagnons épouvantails et de leur chef, le « Grand Magnifus ».



Un jour, la visite d'un mystérieux vieil homme donne à Gribouille la chance de faire ses preuves et de gagner l’amitié de ses tourmenteurs. Mais sa quête pour retrouver le Faiseur de pluie se transforme vite en une aventure extraordinaire en des terres lointaines où vivent des lutins et d'autres créatures fantastiques.


Publié le : jeudi 19 mai 2016
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EAN13 : 9782334060738
Nombre de pages : 54
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ISBN numérique : 978-2-334-06071-4

 

© Edilivre, 2016

Chapitre 1
Sept épouvantails

Dans un monde magique et merveilleux, se trouvait un pays enchanté. Oh, c’était un minuscule pays, à peine plus grand qu’une petite ville !

Là-bas, vivaient sept épouvantails. Attention ! Ce n’étaient pas des épouvantails comme on en voit tous les jours. Ceux-ci pouvaient voir, parler, penser, ressentir des émotions, dormir, rire, chanter… Bref, on l’aura compris, c’étaient des épouvantails qui sortaient de l’ordinaire !

Celui qui s’était autoproclamé le chef de la bande, s’appelait Magnifus. Il s’était même fait surnommé le « Grand Magnifus » car c’était un épouvantail extrêmement vaniteux qui ne recherchait que l’admiration de ses camarades. Il aimait dire : « Je suis le plus fort, le plus intelligent et le meilleur ! » et il n’hésitait pas à rabaisser quotidiennement ses camarades en leur répétant : « Tu es un imbécile ! » ou alors « Tu n’es qu’un bon à rien ! »

En plus de cela, Magnifus était très autoritaire. Il aimait donner des ordres.

« Fais ci ! », « Fais ça ! » criait-il sans arrêt. Mais il refusait bien sûr qu’on lui en donne.

Et ses coups de colère effrayaient énormément ses compagnons.

Chacun des épouvantails avait un champ différent à garder.

Le « Grand Magnifus » avait choisi le plus grand des champs, celui qui regorgeait de belles citrouilles orange.

Les sept autres qui se nommaient Acide, Caligule, Hugo, Argos, Lupin et Gribouille, avaient des champs bien plus petits.

Gribouille était le plus distrait d’entre eux et surtout, il était très maladroit. Il lui arrivait souvent de tout renverser sur son passage ou d’oublier ce qu’il avait à faire.

Le « Grand Magnifus » le détestait et se moquait de lui continuellement.

« Hé Gribouille ! Un jour, tu finiras par oublier ta grosse tête pleine de paille ! » disait-il souvent.

Et il éclatait alors d’un grand rire sonore.

Comme Magnifus n’aimait pas Gribouille, les autres épouvantails l’avaient aussi pris en grippe car ils ne voulaient en aucun cas, risquer de mécontenter « leur chef ». Ainsi, eux aussi, ne manquaient pas une occasion de se moquer de Gribouille.

Cela rendait triste le pauvre épouvantail qui désirait tellement avoir des amis.

Il est vrai que Gribouille était un peu différent des autres.

Par exemple, il lui arrivait parfois de parler tout seul. Peut-être parce qu’il n’avait personne à qui vraiment parler…

De plus, Gribouille était très élégant, ce qui était tout à fait choquant pour ses camarades qui pensaient que tout épouvantail digne de ce nom, se devait de porter des vêtements usés !

Les habits de Gribouille étaient simples mais toujours bien entretenus, ce qui était mal vu de ses compagnons. La seule chose d’usagée que Gribouille portait, c’était son chapeau, un vieux haut-de-forme défoncé au sommet.

Ce chapeau, il y tenait comme à la prunelle de son œil.

Il en était si fier qu’il ne l’ôtait jamais, sauf pour dormir.

Et puis, contrairement à ses camarades qui gardaient tous un champ de légumes, Gribouille, lui, avait choisi un champ de fleurs ! Pour un épouvantail, c’était un choix bien surprenant !

Les journées de nos sept épouvantails se ressemblaient toutes.

Ils se levaient en même temps que le soleil (à part le « Grand Magnifus » qui s’accordait souvent quelques heures de repos supplémentaires) et rentraient chez eux dès le coucher du soleil (à part le « Grand Magnifus » qui rentrait souvent bien avant).

Ils étaient parfois dérangés par quelques corbeaux mais en général, n’avaient rien d’autre à faire que de rester toute la journée debout au milieu de leur champ, les bras en croix, l’air menaçant.

Mais cela ne les dérangeait pas, au contraire ! Ils éprouvaient la plus grande des fiertés à s’acquitter de leur tâche.

Les seuls moments où ils s’ennuyaient, c’étaient les jours de pluie car ils devaient rester enfermés chez eux à ne rien faire d’autre que d’attendre que la pluie s’arrête.

Chapitre 2
Un bien étrange vieillard

Le soleil était levé depuis bien longtemps et comme d’habitude, nos sept épouvantails étaient de garde dans leur champ respectif quand un vieil homme que personne n’avait jamais vu auparavant, arriva au pays.

Il n’était pas plus haut que trois pommes et avait le visage si ridé qu’on devinait sans peine qu’il devait être très très vieux.

La première chose que ce vieillard remarqua, ce fut le champ du « Grand Magnifus ». Les belles citrouilles rondes de ce dernier lui ouvrirent l’appétit.

– Que veux-tu étranger ? lui cria le « chef des épouvantails » dès qu’il le vit. Va-t’en de mon champ ou tu auras affaire à moi !

– Mon bon ami, lui dit le vieil homme avec humilité, j’ai fait un long voyage et je meurs de faim. Pourrais-tu me donner quelques-unes de ces belles citrouilles à manger ? Ce serait bien aimable de ta part !

Le « Grand Magnifus » partit alors d’un grand éclat de rire cruel.

– Imbécile ! répondit-il sèchement. J’ai la garde de ce champ et tant que j’en aurai la garde, pas une seule citrouille n’en...

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